Gaston Gérard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gérard.
Gaston Gérard
Gaston Gérard en 1932
Gaston Gérard en 1932
Fonctions
Député 1928-1932
puis 1936-1940
Gouvernement IIIe République
Groupe politique GR (1928-1932)
GDRI (1936-1940)
Maire de Dijon

(16 ans, 0 mois et 0 jours)
Prédécesseur Charles Dumont
Successeur Robert Jardillier
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Dijon, France
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Dijon, France
Nationalité Française

Gaston Gérard, né le à Dijon (Côte-d'Or) et mort dans cette même ville le , est un avocat et un homme politique français. Il fut maire de Dijon de 1919 à 1935, député de la Côte-d'Or dans les années 1930 et plus brièvement sous-secrétaire d'État sous la IIIe République. Il fut le premier membre d'un gouvernement français à être en charge du tourisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu modeste[1], il nait au domicile de ses parents, Georges Adolphe Gérard, comptable, et Marie-Louise Maison, au 30, rue Amiral Roussin. Sa famille est installé à Dijon depuis de nombreuses générations[1], il fait de brillantes études de droit à l'université de Dijon et devenu avocat, il s'inscrit au barreau de cette ville en 1899[1]. Il attire tôt l'attention. Il entame une carrière politique qui ira de la gauche à la droite et le conduira de fonctions électives locales à divers cabinets ministériels. Gaston Gérard est alors membre de l'Alliance démocratique. Il est élu en 1907, conseiller général pour le canton de Dijon-Ville et mène en parallèle un carrière active d'avocat[1], reconnue par le nombre d'acquittement qu'il obtient aux assises[1].

Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale comme auxiliaire, il passe à sa demande au service armé[1]. Il finira capitaine en ayant reçu deux citations françaises et une belge[1]. À la fin de la guerre, il est décoré de la Légion d'honneur à titre militaire[1].

Participant à cinq gouvernements, il est le premier membre d'un gouvernement français en charge du Tourisme. Il développe le thermalisme, participe à l'organisation des travaux publics, de la marine marchande et de l'aviation civile.

Député de la Côte d'Or, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Durant l'Occupation, il se rapprochera du régime de Vichy, espérant être nommé maire de Dijon mais sans succès[2] et sera membre de la Ligue française[3].

Il est condamné à une peine d’inéligibilité et à l’indignité nationale à la Libération[4].

Localement très attaché à sa ville natale, il est conseiller général de la Côte-d'Or dès 1907 mais est surtout maire de Dijon de 1919 à 1935. En 1921, avec l'appui de l'industriel dijonnais Xavier Aubert, il crée la Foire gastronomique en s'inspirant du modèle lyonnais de la foire des soieries d'Édouard Herriot[5].

On lui doit également quelques ouvrages : Au secours du bon sens, Dijon, ma bonne ville, le Miroir du coin et du temps et de nombreuses chroniques parues dans le quotidien dijonnais Le Bien public.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié en premières noces à Dijon le 6 août 1907 avec Reine Geneviève Bourgogne, il épouse en secondes noces à Chenôve le 14 avril 1964 Odette Andrée Perrot.

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

  • le Stade Gaston-Gérard, stade de football de Dijon, qu'il avait contribué à faire construire, pris son nom en 1969.
  • Une place de la ville porte également son nom.
  • Il a laissé son nom à une recette, le poulet Gaston Gérard, créé accidentellement par sa femme pour un diner avec le critique Curnonsky qui lui donna ce nom.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Gaston Gérard », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale.
  2. "La collaboration plane sur le stade de Dijon" par Jérémie Demay, Sofoot.com, 24 novembre 2017.
  3. "Des documents font resurgir le passé collaborationniste de l'ancien maire de Dijon Gaston Gérard " par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne, 7 septembre 2017.
  4. Dijon 1940-1944, du désespoir à l'espoir, thèse de Pierre Gounand, docteur d'État en Histoire contemporaine
  5. Un salon régional des produits de l'agriculture, de l'industrie et des arts organisé à Dijon en 1858 est également à l'origine du projet.
  • Charles Marquès, Le XXe siècle à l'hôtel de ville de Dijon, Précy-sous-Thil, Éditions de l'Armençon, 2006.