Gail Bradbrook

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Gail Bradbrook
Image dans Infobox.
Gail Bradbrook lors de la Déclaration de Rébellion, le 31 octobre 2018 à Londres.
Biographie
Naissance
(49 ans)
West Yorkshire, Angleterre
Nom de naissance
Gail Marie Bradbrook
Nationalité
Britannique
Domicile
Stroud, Royaume-Uni
Formation
Université de Manchester
Activité
Militante, Activiste
Autres informations
Domaine
Biophysique moléculaire, Environnement
Membre de
Mouvement
Compassionate Revolution, Rising Up !, Extinction Rebellion
Site web

Gail Marie Bradbrook, née le , est une militante environnementale britannique, cofondatrice du mouvement social et environnemental Extinction Rebellion[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Gail Marie Bradbrook grandit à South Elmsall dans le Yorkshire de l'Ouest. Son père travaille dans une mine à South Kirkby. Elle est titulaire d'un doctorat en biophysique moléculaire de l'Université de Manchester. Elle effectue ensuite un travail de recherches post-doctoral en Inde et en France[3],[4].

De 2003 à 2017, Gail Bradbrook est directrice de la stratégie de Citizens Online, une organisation militant pour un accès Internet plus large envers les utilisateurs et utilisatrices en situation de handicap. En 2010, elle est notamment à l'origine de la campagne de communication «Fix the Web»[5].

Activisme[modifier | modifier le code]

À l'âge de 14 ans, Gail Bradbrook se sensibilise à la cause animale et aux droits des animaux. Elle rejoint alors le Green Party ou Parti vert, principal parti écologiste du Royaume-Uni[6]. La militante s'implique dans divers groupes de campagne à Stroud. De 2010 à 2013, elle œuvre comme directrice volontaire pour le mouvement Transition Stroud[7],[8] Le groupe mène différentes actions en opposition à la construction d'un incinérateur local[9],[10],[11], dont une manifestation comprenant une protestation nue[12].

C'est à cette même période que les militants dressent un barrage routier à Merrywalks, première action déterminante pour la fondation d'Extinction Rebellion, mouvement de désobéissance civile au Royaume-Unie, créé pour alerter sur l'urgence climatique[13]. En 2015, Gail Bradbrook fonde avec le militant George Barda, le groupe Compassionate Revolution, transformé en Rising Up !, (puis en Extinction Rebellion)[14],[15],[16]. Gail Bradbrook a également été impliquée dans le mouvement Occupy et les campagnes autour du pic pétrolier, mais cet engagement n'a pas réussi à trouver un écho dans la société civile[17].

En 2016, Gail Bradbrook réalise une retraite psychédélique au Costa Rica, où elle consomme de l'ayahuasca, de l'iboga et du kambo, à la recherche d'une certaine clarté dans son travail[17],[6]. Cette expérience lui permet de revaloriser son approche du militantisme. Peu de temps après son retour, elle se sépare de son mari et rencontre Roger Hallam, chercheur au King's College, activiste et militant britannique de l'environnement. Ensemble, ils établissent les grandes directions du mouvement Extinction Rebellion[17].

À travers ses actions, Gail Bradbrook souhaite faire prendre conscience des dangers du réchauffement climatique anthropique et estime que seule la désobéissance civile à grande échelle peut provoquer les changements nécessaires[18]. Le mouvement Extinction Rebellion a essaimé dans plus de 70 villes et capitales à travers le monde dont Berlin, Paris et New York[19].

Le , la militante escalade l'entrée du ministère des Transports afin de s'opposer au vaste projet de ligne ferroviaire à grande vitesse HS2. Elle est arrêtée alors qu'elle commence à attaquer une vitre blindée au marteau[19]. La même année, lors de la troisième intervention publique du mouvement, plus de 30 000 militants se réunissent afin de paralyser l'aéroport de Londres, ainsi que d'autres emblèmes institutionnels tel la Banque d'Angleterre, le Parlement du Royaume-Uni et autres ministères[19].

Elle est poursuivie pour avoir participé à une action contre un établissement de la banque Barclays en mars 2021, placardant une affiche sur la façade : « Cette banque finance le chaos climatique ». Mise en examen pour « dommages criminels » et « atteinte contre une institution financière », elle encourt dix ans de prison ferme[20].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Gail Bradbrook se marie une première fois avec le physicien britannique Jeffrey Forshaw, puis avec son ex-partenaire Simon Bramwell, également cofondateur de Extinction Rebellion[4],[21]. Mère deux garçons, elle vit à Stroud[22],[23].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gail Bradbrook, What is our place in these times?. In Extinction Rebellion (ed.). This Is Not a Drill: An Extinction Rebellion Handbook. Penguin Books. pp. 185–186,2019, (ISBN 9780141991443).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sam Knight, « Does Extinction Rebellion Have the Solution to the Climate Crisis? », sur www.newyorker.com, The New Yorker,
  2. (en-GB) Matthew Taylor, « 'We have a duty to act': hundreds ready to go to jail over climate crisis », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  3. (en-GB) « Dr Gail Bradbrook - BBC Sounds », sur www.bbc.co.uk, BBC, (consulté le )
  4. a et b (en) « Extinction Rebellion founder Gail Bradbrook: ‘We’re making people’s lives miserable but they are talking about the issues’ », The Sunday Times,‎ (ISSN 0140-0460, lire en ligne)
  5. (en-GB) « Call to fix 'inaccessible' sites », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a et b (en) Susannah Butter, « Extinction Rebellion’s co-founder on bringing London to a standstill », sur Evening Standard, Evening Standard, (consulté le )
  7. (en) Chris Warne, « Transition Stroud awarded £10,000 of Lottery funding », Stroud News and Journal,
  8. (en) « Gail Marie BRADBROOK - Personal Appointments (free information from Companies House) », sur beta.companieshouse.gov.uk (consulté le )
  9. (en) Eddie Bisknell, « PICTURES: Anti-fracking protesters spray paint Barclays bank in Stroud », Stroud News and Journal,
  10. Victoria Temple, « Sofa protesters plan second night outside despite police warnings », Gloucestershire Live,
  11. (en) « CPS drop case against anti-incinerator activists », Stroud News,
  12. (en) Matt Bass, « Naked protest at Shire Hall against the Javelin Park incinerator decision », Stroud News,
  13. Ed Stilliard, « Eco activists cause traffic misery in Stroud through protest », Gloucestershire Live,
  14. (en) Jamie Wiseman, « New online political venture the Compassionate Revolution to be launched in Stroud », Stroud News,
  15. (en) « New online political venture the Compassionate Revolution to be launched in Stroud », Stroud News,
  16. « Compassionate Revolution Launch Event Highlights », sur Stroud Community TV, (consulté le )
  17. a b et c (en) Sam Knight, « Does Extinction Rebellion Have the Solution to the Climate Crisis? », sur The New Yorker (consulté le )
  18. (en-US) Derek Royden, « Mobilizing against extinction », sur NationofChange, (consulté le )
  19. a b et c Thomas Abgrall, « Gail Bradbrook : Une désobéissante très civile », Causette : 20 femmes qui feront 2020 (Hors-série #11),‎ hiver 2019-2020, p. 58-61 (ISSN 2100-9791)
  20. « Stroud, le berceau anglais des activistes écologistes », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  21. (en) Ella Milburn,Chris Bethell, « Britain's New Climate Change Protesters Are Desperate to Get Arrested », Vice,
  22. (en) Molly Scott Cato, « I’m an MEP who helped block London’s bridges to protest climate change », sur inews.co.uk, i News, (consulté le )
  23. (en-GB) Tom Wall, « Stroud, the gentle Cotswold town that spawned a radical protest », The Observer,‎ (ISSN 0029-7712, lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]