Valérie Masson-Delmotte

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Valérie Masson-Delmotte
Valérie Masson-Delmotte, 2015 (cropped).jpg
Valérie Masson-Delmotte en 2015.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (47 ans)
NancyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Directeur de thèse
Sylvie Joussaume (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Prix Descartes ()
Prix Irène-Joliot-Curie ()
Prix Jean-Perrin ()
Nature's 10 (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Valérie Masson-Delmotte, née le à Nancy[1], est une paléoclimatologue française. Elle est directrice de recherche au CEA et co-présidente du groupe no 1 du GIEC depuis 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Valérie Masson-Delmotte[2] est docteur diplômée en 1996 de l'École centrale Paris en physique des fluides et des transferts[3]. Sa thèse de doctorat porte sur la « Simulation du climat de l’holocène moyen à l’aide de modèles de circulation générale de l’atmosphère ; impacts des paramétrisations » (Félicitations du jury, directeurs de thèse : A. Soufiani (ECP), S. Joussaume (LSCE).)

Depuis 1997, remarquée par Jean Jouzel[3], elle est chercheuse au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), et plus précisément au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement[4]. Depuis 2008, elle est directrice de recherche au CEA[2]. Ses recherches portent sur l'évolution du climat passé[4].

Elle fait partie de nombreux projets nationaux et internationaux dont le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Elle a contribué à la rédaction du quatrième et du cinquième rapport du GIEC[4]. Le 7 octobre 2015, elle est élue co-présidente du groupe de travail no 1 du GIEC, qui travaille sur les bases physiques du climat[3].

Elle est membre du haut conseil pour le Climat, créé en 2018 et placé auprès du Premier Ministre[5]. Elle est sélectionnée également par la revue Nature dans les dix scientifiques dont les contributions ont particulièrement comptées en 2018[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Elle obtient de nombreux prix[6].

  • 2002 : grand Prix Etienne Roth de l'Académie des Sciences avec Françoise Vimeux
  • 2004 : collectivement avec le thème climat du LSCE, Prix Louis D de l'Institut de France
  • 2007 : associée au Prix Nobel de la Paix remis à Al Gore et au GIEC
  • 2008 : prix Descartes de la Commission Européenne pour la recherche collaborative transnationale EPICA
  • 2011 : prix d'excellence scientifique de l'UVSQ
  • 2013 : prix Irène-Joliot-Curie comme la femme scientifique de l'année[7].

Publications[modifier | modifier le code]

Elle est l'auteur de plus de 90 publications et effectue de nombreuses conférences.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Isabelle Hanne, « Valérie Masson-Delmotte, elle en Giec » sur Libération, 6 décembre 2015
  2. a et b « Valérie Masson-Delmotte, une climatologue citoyenne », La Croix,‎ (lire en ligne)
  3. a b c et d Marielle Court, « Valérie Masson-Delmotte couronnée par la revue Nature », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c (en) « Valérie Masson-Delmotte », sur The Conversation (consulté le 14 février 2018)
  5. Pierre Le Hir, Audrey Garric et Cédric Pietralunga, « Climat : un haut conseil pour orienter le gouvernement », sur Le Monde.fr, (consulté le 28 novembre 2018).
  6. « Valerie Masson-Delmotte », sur Le Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (consulté le 14 février 2018)
  7. (en) « https://www.ipcc.ch/nominations/cv/cv_valerie_masson-delmotte.pdf »

Liens externes[modifier | modifier le code]