Bon-Encontre

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Bon-Encontre
Statue de la Vierge.
Statue de la Vierge.
Image illustrative de l'article Bon-Encontre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Agen
Canton Agen-2
Intercommunalité Agglomération d'Agen
Maire
Mandat
Michel Lauzzana
2014-2020
Code postal 47240
Code commune 47032
Démographie
Gentilé Bon-Encontrais
Population
municipale
6 166 hab. (2014)
Densité 300 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 11′ 14″ nord, 0° 40′ 22″ est
Altitude Min. 48 m – Max. 209 m
Superficie 20,56 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-bon-encontre.fr

Bon-Encontre est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Bon-Encontrais.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Arrondissement d Agen
Canal latéral à la Garonne.

Commune de l'aire urbaine d'Agen située dans son unité urbaine à 4 km au sud-est d'Agen dans le Sud-Ouest de la France, au sud-est du département de Lot-et-Garonne sur la rive droite de la Garonne et au bord du canal latéral à la Garonne. La ville se trouve entre Toulouse (107 km) et Bordeaux (132 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bon-Encontre
Pont-du-Casse Sauvagnas
Agen Bon-Encontre Saint-Caprais-de-Lerm
Castelculier

Distance des grandes villes[modifier | modifier le code]

L’orientation et la localisation de Bon-Encontre par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant :

Ville Agen Toulouse Bordeaux Montpellier Marseille Nantes Lyon Nice Paris
Distance

Orientation

attenant (NO) 89 km (SE) 124 km (NO) 264 km (SE) 389 km (SE) 380 km (N) 371 km (NE) 529 km (E) 535 km
source : estimation par [1]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Carte topographqiue.

Situés en bordure de la plaine alluviale de la Garonne, les 2 056 ha du territoire communal s’étagent depuis cette plaine jusqu’aux collines bordant la vallée pour atteindre 209 m d’altitude à son point le plus haut.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le canal du Midi et le Mondot affluent de la Garonne qui passe non loin ; d’ailleurs le sous-sol est formé d’alluvions de la Garonne.

Climat[modifier | modifier le code]

L'agglomération bénéficie d’un climat tempéré doux en automne, avec des printemps humides, des étés assez chauds et secs et des hivers doux. Janvier, le mois le plus froid, atteint des températures proches de 5 °C. Le record de température minimale a été enregistré en janvier 1985 avec -−17,4 °C . Au printemps, les mois d’avril et de mai sont souvent pluvieux. L’été est chaud et sec. Enfin, l’automne est doux et peu pluvieux[1].

Tableau comparatif des données météorologiques d'Agen-Bon Encontre et de quelques villes françaises[2]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Agen-Bon Encontre 1 984 716 4,8 30,1 70,6
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Mois Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures minimales moyennes °C (Agen-Bon Encontre)[2] 3,1 4,5 5,0 6,7 10,6 13,2 15,4 15,1 13,0 10,6 6,6 4,0 8,2
Températures maximales moyennes °C (Agen-Bon Encontre)[2] 8,5 10,8 13,6 16,4 20,2 23,8 26,9 26,2 24,1 19,0 12,5 8,8 17,6
Températures moyennes °C (Agen-Bon Encontre)[2] 5,1 6,7 8,6 11,3 14,8 18,2 20,8 20,2 18,0 14,0 8,6 5,6 12,6

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La ville comporte plusieurs zones urbaines :

  • la principale, au sud-ouest de la commune, se trouve le long de la route départementale 813 ex-RN 113 ;
  • la seconde, plus à l'ouest, le Petit Colayrac, est contiguë à l'agglomération d'Agen ;
  • un certain nombre de hameaux comme la Frégate, Saint-Ferréol, Frances et Cassou sont disséminés dans les collines et vallons plus à l'est.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Transport routier

A62 L’autoroute A62 (échangeur no 7 Le Passage d'Agen)

N113 La route nationale 113 relie Bon-Encontre à Toulouse et Bordeaux.

  • Transport aérien

L’aéroport Agen-La Garenne assure une liaison avec Paris-Orly.

  • Transport fluvial

Le canal latéral à la Garonne suit celle-ci depuis Toulouse jusqu’à Bordeaux.

  • Transport ferroviaire

La gare la plus proche est la gare d'Agen.

  • Transport urbain
Articles détaillés : Keolis Agen et Transports en commun d'Agen.

Le réseau Tempo exploité par la société Keolis Agen et dessert les 29 communes de l'agglomération d'Agen soit un total de 92 042 habitants depuis le , en remplacement du réseau Transbus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Bon-Encontre est édifiée sur les vestiges d'une cité gallo-romaine.

En 1997, d'importants vestiges d'une villa gallo-romaine ont été mis au jour. Cette villa du Ier siècle, dont le nom d'origine est inconnu, présente l'originalité de n'avoir subi aucune modification et son plan d'origine est resté intact. Les enduits muraux en particulier datent de cette époque alors que les mosaïques semblent dater du IVe siècle. Cette villa était vaste et comprenait des bâtiments de ferme pour loger les domestiques, stocker les outils et élever du bétail. Un cimetière était situé à côté de la villa. Des tombes y ont été découvertes, d’origine soit gallo-romaine, soit franque.

Il est à peu près certain qu’un petit village se développa dans ce lieu et qu'il fut ravagé par les hordes barbares qui envahirent et traversèrent la contrée. Les Wisigoths qui s’y installèrent pendant quelques dizaines d’années le reconstruisirent partiellement mais les Normands, plus tard, l’incendièrent.

En juillet 2000, un sondage a permis de découvrir la partie thermale et deux hectares de bâtiments agricoles.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Bon-Encontre s'appelait alors Pau et était parfois appelé La Roqual du nom d'un lieu-dit du village. C'était un village formé essentiellement de paysans. La culture de la terre y était prépondérante.

Une grande partie du patrimoine bon-encontrais date de cette époque :

  • au XIe siècle, l'église Saint-Radegonde fut construite, elle resta pendant longtemps l'unique lieu de culte de la ville. Cette église a été construite sur l'emplacement de la villa gallo-romaine mise au jour en 1997 et elle a été édifiée en grande partie avec les pierres de cette villa ;
  • le château de Plèneselve date du XIIe siècle ;
  • le château de Castelnoubel a été édifié au XIIe siècle ;
  • l'église Saint-Étienne de Cassou date du XIIIe siècle.

À partir du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

La ville n'a acquis son nom qu'au XVIe siècle à la suite de la découverte d'une petite statuette de la Vierge Marie.

La légende[modifier | modifier le code]

Selon la légende, vers 1550, le dernier fils d'une famille de laboureur, Jacques Frayssinet, remarqua qu'un de ses bœufs avait l'habitude de s'éloigner du troupeau pour s'agenouiller devant un buisson. Le jeune homme, curieux, s'approcha et découvrit une statuette de la Vierge haute de un pied environ (trente trois centimètres). Il la ramena et la montra à sa mère qui s'écria « Hé ? Dieu nous donne bonne-rencontre ». Cette phrase donna son nom à la petite statue ainsi qu'à la commune. Elle fut déposée dans la huche de l'habitation. Lorsque le curé de Sainte-Radegonde fut convié pour la contempler, cette dernière avait disparu.

Le jeune homme retrouva ensuite la statuette dans le buisson. Il l'amena au curé qui lui donna une place plus honorable mais la statuette ne s'en contenta pas et retourna dans le buisson. Le curé, comprenant que c'est là qu'elle voulait être honorée, la mit dans une niche au pied d'une croix de bois. La croix fut ensuite remplacée par un petit oratoire qui fut béni le 27 août 1551. C'est à partir de cette date que commencèrent les pèlerinages qui prirent rapidement une importance considérable.

La statuette est aujourd'hui enfermée dans un reliquaire exposé derrière le maître autel de la basilique Notre-Dame de Bon-Encontre.

Les pèlerinages[modifier | modifier le code]

À côté de l'oratoire abritant la statuette de la Vierge, on construisit en 1600 une église. Cette entreprise, principalement initiée par l'archevêque d'Agen Mgr Nicolas de Villars, fut achevée en 1604.

De 1611 à la Révolution, le pèlerinage fut desservi par les religieux du Fraternité séculière Tiers-Ordre de Saint-François dont le couvent de Bon-Encontre avait été fondé par Marguerite de Valois.

Vers le milieu du XIXe siècle, l’église s’avéra trop petite et l’on décida d’édifier la basilique actuelle, la basilique Notre-Dame-de-Bon-Encontre.

Depuis cinq cents ans, la ville est sujette aux pèlerinages sans interruption, avec un frein pendant la période de la Révolution. Des reines, comme Marguerite de Navarre, des princes, des consuls, des confréries de pénitents, des paroisses de l'Agenais, de la Guyenne et des provinces environnantes se succédèrent pour venir se recueillir à Bon-Encontre. Les pèlerinages étant surtout un culte à la Vierge Marie, ils s'effectuent principalement au mois de mai, mois de Marie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Voici la liste des maires successifs de Bon-Encontre[3] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1983 René Lajunie    
mars 1983 mars 1989 Raymond Vincent    
mars 1989 mars 2001 Francis Auradou PS puis
DVG
 
mars 2001 2014 Michel Lauzzana PS Médecin, 5e vice-président de la communauté d'agglomération d'Agen
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Les objectifs de l'association de jumelage sont, d’une part l’aide au développement humain, économique et social de l’île sénégalaise, et d’autre part, la vulgarisation de la culture africaine au bénéfice des Bon-Encontrais. Ce jumelage a pour origine la rencontre de deux jeunes Bon-Encontrais avec un artiste carabanais, Malang Badji suivie de deux voyages, en février 1996 et en février 1997.

Les réalisations et projets liés à ce jumelage sont :

  • aide matérielle (pirogue, matériel scolaire, médicaments etc.) ;
  • échanges culturels (fonds de bibliothèque, expositions, voyages etc.) ;
  • action de solidarité (sinistrés du ferry Le Joola, parrainage d’enfants).

Les projets sont entre autres : la construction d’une école, la pérennisation des soirées d’entraide, la poursuite des opérations de parrainage d’enfants et la construction d'un réseau d'eau potable.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[4].

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Bon-Encontre participe à cinq structures intercommunales :

  • l'Agglomération d'Agen ;
  • le SIVU Sport Boé/Bon-Encontre ;
  • le SIVU économique et social Boé/Bon-Encontre ;
  • le SIVU Bon-Encontre/Pont-du-Casse ;
  • le SIVOM.

L'Agglomération d'Agen[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération dénommée Agglomération d'Agen regroupe vingt neuf communes de l'aire urbaine d'Agen depuis 2013.

La commune de Bon-Encontre est parfois reconnue comme étant à l'origine de la communauté d'agglomération d'Agen puisqu'elle a contribué à relancer le syndicat intercommunal, ancêtre de la communauté d'agglomération d'Agen.

Dans le cadre de son domaine de compétence, l'Agglomération d'Agen est l'autorité organisatrice du réseau de transports urbains et du service de collecte des déchets pour l'ensemble de l'agglomération.

SIVU Boé/Bon-Encontre[modifier | modifier le code]

Les SIVU de Boé/Bon-Encontre agit à plusieurs niveaux.

Tout d'abord, sur le plan social, il gère un pôle d'accueil de proximité pour

  • les demandeurs d'emploi : réalisation de CV, offres d'emploi…
  • lutter contre l'illettrisme : ateliers de lecture et d'écriture, accompagnement dans les démarches administratives…
  • les jeunes de seize à vingt ans (Centre d'Action Jeune).

De plus, le SIVU a une mission sportive. En effet, les deux villes mettent en commun leurs infrastructures afin de permettre aux sportifs de pouvoir pratiquer vingt-deux disciplines. Toutes ces infrastructures sont gérées par le SIVU. Ainsi, le stade de Bon-Encontre est utilisé pour la pratique du rugby, de l'athlétisme, du baseball ou du tennis alors que la Halle des Sports de Boé sera utilisée par les footballeurs ou les archers.

SIVU Bon-Encontre/Pont-du-Casse[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, Bon-Encontre et Pont-du-Casse ont uni leurs efforts pour réhabiliter le site d'une ancienne tuilerie à l'abandon et y installer successivement un centre équestre, un jardin botanique, puis un village de vacances. Le SIVU (dit SIVU de DAREL) est propriétaire du terrain et aide les deux villes pour la gestion.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 166 habitants, en augmentation de 1,93 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : 1,06 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 361 1 607 1 555 1 646 1 700 1 535 1 535 1 579 1 455
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 322 1 486 1 397 1 370 1 301 1 275 1 279 1 251 1 189
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 156 1 186 1 045 1 208 1 291 1 531 1 633 1 867 2 600
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
3 177 3 853 4 462 5 362 5 759 5 961 6 212 6 166 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Bon-Encontre a un taux de natalité légèrement inférieur à la moyenne nationale sur la période 1990-1999 (11,29 contre 12,75 [9]) et un taux de mortalité inférieur à la moyenne nationale sur cette même période (7,04 contre 9,16 [9]). Sur la période 1990-1999, l'augmentation de population est due de façon équitable à la natalité et à de nouveaux arrivants.

Superficie et population[modifier | modifier le code]

La ville de Bon-Encontre a une superficie de 2 056 hectares et une population de 6 068 habitants[10].

Rang Population Superficie Densité
Flag of France.svg France 1701e 7723e 2871e
Aquitaine 80e 563e 107e
Blason département fr Lot-et-Garonne.svg Lot et Garonne 8e 79e 6e
Arrondissement d'Agen 3e 14e 4e
Agglomération d'Agen 3e 4e -
Canton Agen sud est 1er 1er 2d

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 1999, Bon-Encontre comptait 49,3 % d'hommes pour 50,7 % de femmes[11]. À cette même date, la population se répartissait en classe d’âges suivant les proportions suivantes :

Pyramide des âges de Bon-Encontre en 1999[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
Avant 1904
174 
1905-1924
125 
422 
1925-1939
344 
569 
1940-1954
470 
625 
1955-1969
618 
458 
1970-1984
536 
590 
1985-1999
542 

Natalité et mortalité[modifier | modifier le code]

1990-1999 1982-1990 1975-1982
Taux de natalité (en ‰) 11,29 12,10 11,01
Taux de mortalité (en ‰) 7,04 6,76 9,07
Taux annuel - Solde naturel (en %) +0,43 +0,53 +0,19
Taux annuel - Solde migratoire (en %) +0,37 +1,79 +1,91
Taux de variation annuel total (en %) +0,80 +2,32 +2,11

Économie[modifier | modifier le code]

Économie de la ville[modifier | modifier le code]

La ville est relativement dynamique sur le plan économique. Elle possède deux zones industrielles et une zone commerciale :

  • La zone industrielle de Laville accueille trente cinq industriels, avec comme activité dominante la chimie fine (Archimica) ;
  • La zone industrielle Jean-Malèze a pour activité dominante l'alimentaire (plateforme de distribution Système U), la transformation de viandes (Bigard) et les transports ;
  • La ZAC commerciale de Redon abrite des grandes surfaces : bricolage, hypermarché, vêtements, restaurants, centre auto, meubles, etc.

Au premier janvier 2007, le territoire communal comportait 361 entreprises employant 2 330 salariés[12]. Les 45 entreprises industrielles, dont 3 de plus de 50 salariés, en employaient 22,3 % soit 520 salariés. Avec nombre égal d'entreprises, le secteur de la construction occupait moitié moins de monde : 45 entreprises, dont 2 de plus de 50 salariés, employaient 253 salariés (10,9 %). Les commerces formaient le quart des entreprises (88 établissements) et employaient 481 personnes soit le cinquième des salariés de la commune notamment dans la grande distribution (cinq grandes enseignes). Les services restent de loin le premier secteur d'activité et représentent la moitié des entreprises et des salariés : 183 entreprises employaient 1073 salariés. Si l'on se réfère aux statistiques de 1999, les salariés formaient 80 % de la population active. Par contre, en 2000, s'il n'y avait que 31 exploitations agricoles (dont seulement 12 à plein temps), elles occupaient 59 personnes et utilisaient 931 ha de terres (essentiellement en grandes cultures type maïs). Enfin au 31 décembre de 2007 la commune comportait 167 chômeurs.

De ce fait la moitié des foyers bon-encontrais déclaraient en 2006 un revenu fiscal supérieur à 18 170 € soit plus que la moyenne 15 123 €. Ce qui fait que 59,3 % des foyers y étaient imposables alors que la moyenne est de 45,4 %[13].

Emploi[modifier | modifier le code]

La population active représente 46,1 % de la population et 11,0 % de cette population est au chômage[14]. Le revenu moyen par ménage est de 19 518 €/an alors que la moyenne nationale est de 15 027 €/an[14].

Population active totale en 1999[14]
Ensemble Ayant un emploi Chômeurs
Ensemble 2 655 88,5 % 11,0 %
De 15 à 24 ans 156 72,4 % 21,8 %
De 25 à 49 ans 1 880 89,0 % 10,9 %
De 50 ans ou plus 619 91,3 % 8,7 %
Hommes 1 367 91,1 % 8,2 %
Femmes 1 288 85,9 % 14,1 %

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bon-Encontre est dans l'académie de Bordeaux.

  • Écoles maternelle

L'école maternelle François-Mitterrand accueillait[Quand ?] 185 enfants répartis en six classes.

  • Écoles primaires

L'école primaire Georges-Brassens accueillait[Quand ?] 328 élèves dans quatorze classes.

  • Collège

Le collège La Rocal reçoit 800 élèves et 35 classes dont 7 réservées pour la SEGPA.

Les lycées se trouvent sur la commune d'Agen et Foulayronnes.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le club de Baseball-Softball Les Indians de Boé Bon-Encontre[15] évolue en 2009 en Nationale 1, 2e division française. Ce club fondé en 1993 compte six titres de champion de France. Il comporte cinq équipes différentes participant à des championnats officiels. C'est le 2e club aquitain en nombre de licenciés (chiffre 2008) et le 17e au niveau national qui compte plus de 180 clubs.

Culture[modifier | modifier le code]

Bon-Encontre finance l'École de musique associative Musiquenvie

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Recycling symbol2.svg

La communauté d'agglomération a équipé tous les foyers de cinq conteneurs (verre, papier et journaux, ordures ménagères, emballages et déchets verts) dans le but que les usagers fassent un tri sélectif. Plusieurs ramassages par semaine sont effectués séparément pour chaque matière.

Santé[modifier | modifier le code]

Clinique d'Agen.

La ville dépend beaucoup d'Agen sur la santé :

  • Hôpital Saint-Esprit au nord d'Agen ;
  • Clinique Saint-Hilaire Esquirol ;
  • Hôpital de Monbran ;
  • Hôpital psychiatrique-la Candélie à Foulayronnes.

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Bon-Encontre est le théâtre de plusieurs animations.

La fête de mai[modifier | modifier le code]

Jusque dans les années 1950, la ville de Bon-Encontre connaissait une affluence particulière durant le mois de mai. Elle était le théâtre de fêtes religieuses, pèlerinages, processions, chemin de croix vers la Vierge du coteau. Le tortillon est alors à l'honneur. Cette spécialité locale date des années 1700 et se fabrique les dimanches et jours fériés du mois de mai.

Le festival international d'orgues de Barbarie en Agenais[modifier | modifier le code]

Tous les deux ans, le festival international d'orgues de Barbarie en Agenais est animé par l'association Les Fadas de la musique mécanique. Cet événement, attirant un public nombreux, est un hommage à la musique populaire.

La foire aux livres anciens et vieux papiers de collection[modifier | modifier le code]

Chaque année en décembre a lieu la Foire aux livres anciens et vieux papiers de collection. La foire est accompagnée du Forum des écrivains. Ces deux manifestations sont reconnues au niveau régional.

Le salon des antiquaires en février[modifier | modifier le code]

Tous les ans, la salle de Tortis accueille des antiquaires de renom de la région Aquitaine pour un salon organisé par l'office de tourisme et le président des antiquaires du Lot-et-Garonne.

Le salon du polar en mars[modifier | modifier le code]

Chaque année dans la salle Jacques-Prévert des auteurs de polars et de BD sont invités par la municipalité et l'association « À LIVRES OUVERTS ». Le salon est ouvert les jeudi et vendredi aux scolaires de l'Agenais. Le samedi et le dimanche au public. Cette manifestation de niveau national recueille un grand succès, plus de 2000 visiteurs en 2009.

Rassemblement des Amis de l'Italie[modifier | modifier le code]

Le rassemblement des italiens se faisait autrefois (après guerre) chaque 1er mai. Le dernier a eu lieu en 1960 avec la venue de monseigneur Zaffonnato, archevêque de Udine. C'est une Italienne, Gabrielle Casasola, née à Saint-Vincent-de-Lamontjoie (47) qui a fait renaître cette tradition en 2002. Elle a fait venir l'archevêque de Udine, monseigneur Brollo, avec des maires des villes du Frioul, des parents de résidents dans le Sud-Ouest et des chorales d'Alpins. Tous les deux ans l'association CORAI (Comité d'Organisation du Rassemblement des Amis de l'Italie) organise, le dernier dimanche d'août, une grande journée avec les Italiens et amis de tout le Sud-Ouest. Le dernier a eu lieu en 2008.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Située au lieu-dit Sainte-Rose, la celle de Deffès abrita notamment Pierre de Caussac de l'Ordre de Grandmont. On y retrouva en 1820 la dépouille de Guilielmus, évêque d'Agen décédé en 1263. En 1666, la chapelle presque en ruine s'appelle alors Sainte-Rose. Sous la Révolution française, l'ancienne église est vendue comme bien national en qualité de métairie[16].

Vierge du Coteau[modifier | modifier le code]

Implantée sur le coteau surplombant le centre-ville et la vallée de la Garonne, la Vierge du Coteau est une statue signalant aux pèlerins le sanctuaire de Bon-Encontre. Elle fut construite en 1861 et mesurait 15 m. Elle fut érigée à l'initiative d'un supérieur du petit séminaire, M. Tailhe. La statue a été taillée dans les carrières de Dax et cinq wagons furent nécessaires pour l'acheminer de son lieu de production à son emplacement actuel. Elle fut restaurée en 1880 et, à cette occasion, sa hauteur fut portée à 16,5 m.

Éclairée provisoirement lors des fêtes de Bon-Encontre de 1982 et 1983, l'engouement suscité par cette illumination poussa à entreprendre des travaux d'électrification. La statue est aujourd'hui éclairée toutes les nuits.

En 2002, lors du 1er rassemblement des Italiens, Gabrielle Casasola (initiatrice du projet) avait suggéré de rassembler des fonds pour restaurer la Vierge du Coteau qui n'avait pas été entretenue depuis très longtemps. Les fonds récoltés ont permis de compléter les frais engagés par la mairie de Bon-Encontre pour la réfection de la statue et du site.

Église de Sainte-Radegonde[modifier | modifier le code]

Cette église, de type roman, a été édifiée en l'honneur de sainte Radegonde. Elle fut construite dans la première moitié du XIe siècle sur l'emplacement de sites gallo-romains. Elle a été pendant longtemps la seule paroisse de Bon-Encontre. Du temps des guerres féodales, des luttes contre les Anglais ou des troubles du XVIe siècle, l'église servait d'abri ce pourquoi le sanctuaire a été transformé en donjon ou en poste d'observation et l'abside a été accolée au clocher.

Le porche, la sacristie et deux chapelles ont vraisemblablement été construits au XVIIIe siècle. L'église a été classée monument historique le 3 septembre 1912. Les abords de l'église l'ont été le 15 juin 1942.

Basilique de Notre-Dame de Bon-Encontre[modifier | modifier le code]

Vers le milieu du XIXe siècle, la chapelle royale de Marguerite de Valois s'avérant trop petite, l'évêque d'Agen, Jean-Aimé de Levezou de Vezins il a décidé de construire cette basilique de style gothique. En 1854, une partie de l'ancienne église fut détruite et le 13 avril 1854, Jeudi saint, la première pierre de la basilique fut posée. Un an plus tard seulement, le chœur, les chapelles environnantes, les sacristies et le transept étaient construits. Le 30 avril 1855, Mgr de Vesins bénissait cette première partie du monument. La basilique fut achevée en 1859 et fut consacrée le 11 septembre 1859 par le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux. Son clocher fut ajouté en 1865.

Les travaux suivant l'incendie du chœur en 1971, les vestiges de la chapelle royale de 1607 furent mis au jour. Une Vierge-reliquaire abritant la statuette de la légende se situe au-dessus du tabernacle.

Patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

Château de Castelnoubel[modifier | modifier le code]

Le château de Castelnoubel[17],[18] est situé à environ 10 km d'Agen sur la commune de Bon-Encontre. Il se situe au sommet au-dessus du vallon de Saint-Denis de Lasgourgues. Ce château fort édifié au XIIe siècle, fut reconstruit aux XIVe siècle et au XVIe siècle. Il fut le fief des plus grandes familles de l'Agenais. Au XIXe siècle, le château est devenu résidence et centre d'un salon littéraire. Le château a été inscrit monument historique le 8 août 1966[19].

Cassou[modifier | modifier le code]

Le nom de ce lieu-dit est d’origine gasconne et signifie chêne. Le lieu était sûrement planté de chênes. Dès le XIe siècle, des moines vinrent s’installer à Cassou pour travailler le sol. On raconte qu’ils construisirent un prieuré dont il ne reste aucune trace.

L'église Saint-Étienne de Cassou date de 1271 et a été restaurée en 1850. Cette église comporte deux chapelles.

Château de Plèneselve[modifier | modifier le code]

Le château de Plèneselve[20] est bâti sur un petit promontoire, au commencement du vallon de Saint-Denis. Il a souvent été qualifié de simple manoir mais son enceinte, ses tours et son donjon, ses fossés et son pont-levis en font un véritable château fort. Depuis le début, la villa de Plèneselve est une maison d'exploitation agricole.

D'abord entourée d'une palissade, la villa de Plèneselve devint au XIIe siècle une véritable forteresse puis un château fort.

Pont bleu[modifier | modifier le code]

Ce pont, construit dans l'entre-deux-guerres est un pont en béton comme on en trouve beaucoup sur le canal latéral à la Garonne. Sa particularité est qu'il a été peint en bleu. Il est devenu un des symboles de la commune et a donné pendant quelques années, son nom au journal bon-encontrais d'informations municipales.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marguerite de Valois (vers 1572)
par François Clouet
(étude préparatoire).

* Marguerite de Valois a ordonné la construction de la chapelle royale, remplacée par la basilique Notre-Dame.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

On peut trouver dans la commune plusieurs types de journaux, Le Sud Ouest par exemple (siège à Bordeaux) avec une actualité régionale, Le Petit Bleu journal de l'Agenais ou la dépêche du midi actualité du Lot-et-Garonne. La commune sort aussi son petit journal.

Radios[modifier | modifier le code]

Quatre radios émettent des décrochages à destination de l'agglomération agenaise :

  • Virgin Agen (89.8 FM) ;
  • 47 FM (87.7 FM), créée en 2007 ;
  • ARL (95.9 FM) ;
  • Radio Bulle (93.6 FM).

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans le département de Lot-et-Garonne, les chaînes régionales se limitent à France 3 Atlantique. Possibilité d'avoir les programmes de la TNT.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Climat du Lot-et-Garonne », météo France (consulté le 17 octobre 2007)
  2. a, b, c et d « Observations et Normales d’Agen », InfoClimat.fr (consulté le 17 octobre 2007)
  3. Source: « Maires GenWeb »
  4. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées evolution_insee.
  10. Annuaire de la Mairie
  11. a et b Source: Pyramide des âges sur le site de l’INSEE, recensement de 1999, « Bon-Encontre sur le site de l’Insee »
  12. statistiques locales INSEE
  13. résumé statistique, INSEE
  14. a, b et c Source: Population active sur le site de l’INSEE, recensement de 1999, « Bon-Encontre sur le site de l’Insee »
  15. Le site des Indians de Boé Bon-Encontre
  16. « Deffès (Lot et Garonne) », site amateur, 13 février 2012.
  17. J.-R. Marboutin, Le château de Castelnoubel, p. 285-303, 398-408, 477-493, Revue de l'Agenais, 1911, tome 38 ( lire en ligne )
  18. J.-R. Marboutin, Le château de Castelnoubel, p. 35-55, 141-163, 197-226, Revue de l'Agenais, 1912, tome 39 ( lire en ligne )
  19. « Château de Castelnoubel », notice no PA00084080, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. J.-R. Marboutin, Jean Dubois, Le château de Pléneselve et ses seigneurs, p. 1-16, Revue de l'Agenais, 1911, tome 38 ( lire en ligne )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Dubernard, Bon-Encontre (Lot-et-Garonne) : notre région et son passé, C. Laporte, 1983
  • Georges de Sevin, 500 ans de pèlerinage à Bon-Encontre, G. de Sevin, 1991
  • Histoire de Notre-Dame de Bon-Encontre d'après les documents authentiques, depuis l'origine du pèlerinage jusqu'à nos jours, par un prêtre mariste, Seguin frères, 1883
  • Abbé Géraud Duzil, Notre-Dame de Bon-Encontre, P. Noubel, 1842
  • Marie-Claude Auradou (avec collaboration de Guy Miquel et Claude Cathala). Bon-Encontre: Un Siècle d'images, du bourg ecclésial à la ville moderne, Association De Livres en Livres, 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]