Saint-Sixte (Lot-et-Garonne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Sixte
Saint-Sixte (Lot-et-Garonne)
Vue de Saint-Sixte vers 1900
Blason de Saint-Sixte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Agen
Intercommunalité Agglomération d'Agen
Maire
Mandat
David Sanchez
2020-2026
Code postal 47220
Code commune 47279
Démographie
Gentilé Saint-Sixtois
Population
municipale
356 hab. (2018 en augmentation de 2,59 % par rapport à 2013)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 45″ nord, 0° 47′ 02″ est
Altitude Min. 45 m
Max. 71 m
Superficie 5,92 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Agen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Sud-Est agenais
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Saint-Sixte
Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne
Voir sur la carte topographique de Lot-et-Garonne
City locator 14.svg
Saint-Sixte
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Sixte
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Sixte
Liens
Site web http://st-sixte-47.fr/ www.st-sixte-47.fr

Saint-Sixte est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune traversée par l'Auroue. Saint-Sixte se situe également sur la rive gauche de Garonne. Elle est limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 13,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 770 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Agen-La Garenne », sur la commune d'Estillac, mise en service en 1941[8]et qui se trouve à 18 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour la période 1971-2000[10], à 13,4 °C pour 1981-2010[11], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Sixte est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[13],[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Agen, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 81 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (94,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (68,9 %), zones urbanisées (8,8 %), cultures permanentes (8,6 %), mines, décharges et chantiers (8,2 %), eaux continentales[Note 6] (5,5 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Établi entre la Garonne et l’Auroue, le village Saint-Sixte est, à une époque, peuplé principalement de mariniers. Il est ainsi construit tout en longueur et tourné vers le fleuve qu’il surplombe.

Jusqu'à la crue de 1875, Saint-Sixte est un port fluvial qui prospère grâce au commerce et à la batellerie. Des gabarres viennent alors mouiller aux villages du Double et de Port-de-Bonneau. Lors de la crue, le premier sera détruit entièrement. Il reste aujourd'hui du second quelques maisons cossues en bord de Garonne.

Stelle commémorative du massacre des Tziganes

Le au matin, quatorze forains Tziganes dont six mineurs sont fusillés par les Waffen SS, la même unité qui dans la journée pendra douze personnes dans le village voisin de Dunes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 1989 Marcel Fournet    
mars 1989 mars 2008 Jean-Jacques Magné    
mars 2008 [19] Gérard Aujoux (démissionnaire)    
2010 2020 Danièle Lamensans-Garibaldi DVD  
2020 En cours David Sanchez    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2018, la commune comptait 356 habitants[Note 7], en augmentation de 2,59 % par rapport à 2013 (Lot-et-Garonne : −0,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
736721747769766816791737753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
752696665638631567546504474
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
421452427340325315313298314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
303264249260255282303322354
2018 - - - - - - - -
356--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint Sixte
Blason de Saint Sixte Blason
De gueules à une gabarre arrêtée d'argent, son mât accompagné d'un léopard d'or à dextre et d'une croix cléchée, vidée et pommetée d'or de douze pièces à sénestre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ex-voto dit "de Bonne Aimée"

L’église de Saint-Sixte est édifiée au XIXe siècle quand les habitants du Double viennent s’installer sur les hauteurs pour reconstruire leur village entièrement détruit par la crue.

C’est une église gothique dont le clocher-tour est bâti à l’identique de celui de la commune voisine de Caudecoste. Sainte Catherine, patronne des mariniers qui constituent l’essentiel de la population locale, fait l’objet d’un culte important dans cette église dès sa construction terminée.

L’église Saint-Sixte abrite un remarquable ex-voto, sous la forme d’une maquette de bateau. Un ex-voto est une offrande faite à un saint par un fidèle, en remerciement d’une grâce accordée.

A Saint-Sixte, village essentiellement peuplé de familles de mariniers, l’offrande est faite à sainte Catherine, qui est la patronne des mariniers. L’ex-voto se présente sous la forme d’une maquette de bateau en bois peint sur la poupe duquel on peut lire l’inscription "Bonne Aimée". Il fut offert à l’église en 1828 par la famille Roucaud.

L’ex-voto dit "de Bonne Aimée" est classé au titre d’objet à l’inventaire des Monuments Historiques depuis le .

Galerie[modifier | modifier le code]

Vue de l'église Sainte Catherine vers 1900

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station météofrance Agen-La Garenne - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Saint-Sixte et Estillac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  19. https://www.ladepeche.fr/article/2010/08/11/887137-saint-sixte-demission-du-maire.html sur la Dépêche du Midi du 11 août 2010
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.