Castelculier

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Castelculier
Castelculier
La mairie
Blason de Castelculier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Agen
Canton Le Sud-Est Agenais
Intercommunalité Agglomération d'Agen
Maire
Mandat
Olivier Grima
2014-2020
Code postal 47240
Code commune 47051
Démographie
Gentilé Castelfondais
Population
municipale
2 342 hab. (2015 en augmentation de 1,17 % par rapport à 2010)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 32″ nord, 0° 41′ 37″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 177 m
Superficie 14,95 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-de-castelculier.fr/

Castelculier est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l’aire urbaine d'Agen située dans son unité urbaine à une dizaine de kilomètres au sud-est d’Agen en pays de l'Agenais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castelculier[1]
Bon-Encontre Saint-Caprais-de-Lerm
Boé Castelculier Saint-Pierre-de-Clairac
Lafox

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La ville est située à 54 m d’altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Séoune et le Mondot, tous deux affluents de la Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La découverte de sites archéologiques de l’époque gallo-romaine, en particulier la villa de Lamarque, témoigne de la présence de riches notables et d’une intense activité agricole. La villa de Lamarque est occupée dès le IIe siècle, sa construction s’étendant jusqu’au IVe siècle sur une surface de 1,5 hectares[2]. Ce site archéologique gallo-romain est aussi l’occasion pour la commune d’organiser des animations[3] et d’engendrer une couverture médiatique dans la presse locale[4].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime, le château de Castelculier est détruit sur ordre du roi Louis XIII, il n’en subsiste aujourd’hui que des ruines.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crime de guerre de Laclotte.

Sous l'occupation allemande, la commune est marquée par le crime de guerre de Laclotte, notamment l'assassinat de civils au lieu-dit « Laclotte ». Le château de Laclotte est pris d'assaut le par une unité de la 2e division SS « Das Reich » sous la conduite de la Gestapo d'Agen. L'opération vise la résistance intérieure française du corps franc Pommiès. Un résistant est tué lors de l'assaut. Un autre est fusillé. Des civils faits prisonniers sont également fusillés. L'opération contre la résistance se poursuit le même jour à Saint-Pierre-de-Clairac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Castelculier Blason Coupé : au 1) d’argent à la croix tréflée de gueules, au 2) d’azur à l’enceinte d’or maçonnée de sable, fortifiée d’une tour aussi d’or ouverte du champ, maçonnée et ajourée aussi de sable[5].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 H. Pinède    
1947 1965 René Salon SE  
1966 1982 Louis Asté    
mars 1983 mars 2014 Marc Boueilh DVD puis UMP Agriculteur
Conseiller général du canton de Puymirol (1994-2015)
mars 2014 en cours Olivier Grima DVD Employé
Président de la communauté de communes Porte d'Aquitaine en Pays de Serres (2014-2016)
Vice-président de l'Agglomération d'Agen (depuis 2016)
Suppléant du conseiller départemental du Canton du Sud-Est agenais
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2015, la commune comptait 2 342 habitants[Note 1], en augmentation de 1,17 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
788720805785824840810843838
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
819793721741736679715761701
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
676641634552626626660641705
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7688151 0051 2331 5971 6972 1322 1942 256
2013 2015 - - - - - - -
2 3742 342-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Châteaux de Castelculier et de Saint-Amans[modifier | modifier le code]

Non loin de Saint-Amans se trouvent aussi les ruines du château de Laclotte, bâtisse érigée par Jean-Baptiste de Chaudordy dans les années 1820 sur les ruines d’une tour datant du Moyen Âge.

Château de Laclotte[modifier | modifier le code]

Le château de Laclotte servait de maquis à la résistance sous l’occupation allemande. Le site a d’abord servi de zone de parachutage. Un important dépôt d’armes y fut ensuite constitué par trois membres du réseau Victoire : Maurice Jacob, Paul Blasy et Élie Moulia. Ces derniers sont arrêtés sur place le samedi par le chef du SD d’Agen Stotz, en présence de Johann Freidrich Zorn, son successeur en 1944[10] (ceci en conséquence de l’arrestation par la gendarmerie de La Réole le 16 août 1943 de l’adjudant Fernand Gaucher, qui, remis aussitôt entre les mains du SD d’Agen, avait avoué l’existence de dépôts d’armes à Marmande et Laclotte). Il s'ensuivit maintes arrestations, notamment sur la zone de Monségur, l’extinction du réseau en Lot-et-Garonne, puis en Gironde, zone précédemment non occupée. Un réseau renaît sur Agen en février 1944, sous les initiatives d’Alfred Streiff, alias Fred, et de l’abbé Pierre Frischman, pour devenir le bataillon d’Agen au sein du Corps Franc Pommiès. À la veille du débarquement, le château de Laclotte redevient le poste de commandement provisoire de la compagnie Fred Streiff. Le château est pris d’assaut le par la 2e division SS Das Reich des Waffen-SS, sous la conduite de la Gestapo d’Agen.

Site archéologique[modifier | modifier le code]

Personnalités de la commune[modifier | modifier le code]

Jasmin lui a dédié un poème[11]. Boudon de Saint-Amans et le comte de Chaudordy s'y sont établis. On doit au célèbre botaniste la première étude scientifique du site gallo-romain de La Marque[12] ; et au magistrat, élu député de 1844 à 1848 et enterré au cimetière de Saint-Amans, un domaine aujourd’hui connu pour avoir été un lieu de résistance durant la Seconde Guerre mondiale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « La villa gallo-romaine de LAMARQUE », Ville de Castelculier, 3 juin 2011.
  3. « Manifestations grand public », Villascopia, 3 juin 2011.
  4. « Castelculier à l’heure gallo-romaine », Ladépêche.fr, 20 mai 2011.
  5. Armorial de France
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. Michel Sercan, « Gestapo à AGEN », sur 7juin44.fr, (consulté le 18 décembre 2012)
  11. L’Abuglo de Castel-cuillé, en gason, Agen, imprimerie Prosper Noubel, 1836, [lire en ligne], 28 pages ;
  12. Jean Florimond Boudon de Saint-Amans, Essai sur les antiquités du département de Lot-et-Garonne, Agen, Imprimerie de Prosper Noubel, éd. 1859, p. 58