Caudecoste

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Caudecoste
Caudecoste
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Agen
Intercommunalité Agglomération d'Agen
Maire
Mandat
François Dailledouze
2020-2026
Code postal 47220
Code commune 47060
Démographie
Gentilé Caudecostois
Population
municipale
1 091 hab. (2018 en augmentation de 10,99 % par rapport à 2013)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 04″ nord, 0° 44′ 15″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 120 m
Superficie 17,13 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Agen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Sud-Est agenais
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.caudecoste.fr

Caudecoste est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'Agglomération d'Agen située dans le Brulhois sur la Garonne. C'est une commune limitrophe avec le département de Tarn-et-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 13 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 746 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Agen-La Garenne », sur la commune d'Estillac, mise en service en 1941[8]et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour la période 1971-2000[10], à 13,4 °C pour 1981-2010[11], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Caudecoste est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[13],[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Agen, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 81 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (56,2 %), terres arables (32,3 %), forêts (4,2 %), cultures permanentes (4,1 %), zones urbanisées (2,4 %), eaux continentales[Note 6] (0,8 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants du site qui s’organisèrent furent les gallo-romains, ils habitaient au bord du fleuve, des vestiges de poteries, de tuiles et un four ont été mis au jour dans une gravière au lieu-dit Berty.

1096 : Communauté de Caudecoste

Le pape Urbain II reconnut la communauté de Caudecoste. Mais les caprices du fleuve dont le cours était encombré de petits îlots et de bois, rendait cet habitat assez précaire, aussi ils se déplacèrent vers ce léger promontoire bien situé au bord de la première terrasse qui dominait toute la plaine. On y accédait par une côte courte mais âpre... où l’on avait très chaud en arrivant au sommet : d’où son nom Costo Caudo.

Pour se défendre des bandes de pillards qui convoitaient les réserves des paysans et même des Vikings qui firent des incursions en Agenais, ils entourèrent le village de palissades. Au village, étaient implantés les commerces et les notables, en plaine, les paysans, les serfs cultivaient des céréales, et de la vigne sur les hauteurs.

Vers 1270, une crue de la Garonne que certains historiens toulousains donnent comme la plus importante jamais enregistrée, dévasta une grande partie des abris et des cultures situés dans la plaine. Le petit village, entouré de palissades, ne pouvant accueillir tous ces gens qui ne voulaient plus construire si près du fleuve, il est permis de penser que les consuls de l’époque décidèrent à ce moment-là de construire une bastide plus importante et mieux défendue.

C’est donc entre 1273 et 1300 que fut menée à bien la plus grande partie de la construction de la bastide ecclésiastique de Caudecoste.

Construction de la bastide[modifier | modifier le code]

La bastide : une place carrée, entourée de maisons avec un passage couvert appelé cornière ou arcades. Les rues se recoupent à angle droit. Certaines maisons possèdent un jardin sur l’arrière. Sur la place, deux puits qui existent toujours. Le tout fut entouré de remparts, murs de pierres et de cailloux, de plus d’un mètre d’épaisseur et de quatre mètres de haut dont des vestiges se voient encore de nos jours. Une église fut construite sur l’emplacement de l’actuelle qui, elle, n’a que 100 ans.

Sur la place, des commerces, du moins sous les arcades : boucher, débit de boissons, échoppes de sabotier, tailleur, marchands d’étoffes et sur cette place, un marché où s’échangeaient et se vendaient toutes les productions agricoles de l’époque : œufs, volailles, légumes, vins...

À l’extérieur, le Foirail où se tenait la foire : on y vendait le bétail de trait, les chèvres et les moutons - foire importante : Caudecoste étant le centre géographique de ce qui allait devenir le canton.

  • Sur cette place - autour de laquelle fut dessinée et construite la bastide, il y a des maisons qui ont été entretenues et quelquefois restaurées mais dont le gros-œuvre est originel à leur construction, soit entre 1270 et 1300.
  • Ces cornières ont des piliers et des poutres en châtaignier, bois qui abondait dans les alentours. Les maisons plus modernes sont des constructions qui ont été réalisées après des destructions et incendies durant le siège de Caudecoste, en 1651 où presque toute la population fut massacrée.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Victimes des nazis le 23 juin 1944 :

  • Armand Casse, réfugié chez sa grand-mère. Membre du Corps Franc Pommiès, domicilié à Puymirol où une stèle est à sa mémoire place du Foirail.
  • Marcellin Serret, 42 ans, pendu à la treille du cordonnier.
  • Roger Dublin, 32 ans, amené dans le village de Dunes (Tarn-et-Garonne), pendu avec 10 autres victimes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

[[Image:|Blason à dessiner|100px]] Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1977 juin 1995 René Capus    
juin 1995 mars 2008 Paul Rogale    
mars 2008 2009 Jean-Pierre Audoire SE  
Jean-Jacques Plo SE  
mai 2020[19] En cours François Dailledouze   Professeur de lycée

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2018, la commune comptait 1 091 habitants[Note 7], en augmentation de 10,99 % par rapport à 2013 (Lot-et-Garonne : −0,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2301 0691 1331 1661 1861 1311 1161 1031 098
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0501 0441 0409911 012940940864831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808814843747758750731714794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7797687768328559109119331 010
2018 - - - - - - - -
1 091--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Nazelles, château inscrit au titre des monuments historiques en 1997[24].
  • Bastide du XIIIe siècle, Caudecoste conserve de sa riche histoire de nombreux vestiges de maisons à pans de bois, la place des Cornières avec ses passages couverts, des remparts.
  • Musée situé dans la Maison des Consuls.
  • École Jean Couture (architecture type Jules Ferry).
  • Château de Beaujardin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site officiel de la commune : www.caudecoste.fr
  • Caudecoste sur le site de l'Institut Géographique National

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station météofrance Agen-La Garenne - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Caudecoste et Estillac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  19. « François Dailledouze à Caudecoste », Sud Ouest édition Dordogne/Lot-et-Garonne, , p. 21.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. « Château de Nazelles », notice no PA47000024, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Souvenirs de rugby dans la bastide
  26. Les vice-champions de France reçus à la mairie