Bataille des Tombettes

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Bataille des Tombettes
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Chouans en déroute, huile sur toile d'Évariste Carpentier, 1883.
Informations générales
Date
Lieu Entre Le Châtellier et Parigné
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Charles Dumoulin Aimé Picquet du Boisguy
Auguste Hay de Bonteville
Louis Picquet du Boisguy
• François Julien Morel d'Escures
• Bertrand de Saint-Gilles
Forces en présence
500 à 4 500 hommes[1],[2] 2 000 hommes[2]
Pertes
inconnues 50 morts[2],[3]
500 prisonniers[4]

Chouannerie

Batailles

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Coordonnées 48° 25′ 09″ nord, 1° 14′ 02″ ouest

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Bataille des Tombettes

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(Voir situation sur carte : France)
Bataille des Tombettes

La bataille des Tombettes opposa, en 1800, les chouans et les républicains lors de la Chouannerie.

Prélude[modifier | modifier le code]

La victoire des chouans à la bataille de Saint-James ne leur avait apporté qu'un sursis, rapidement des troupes républicaines arrivèrent en renfort afin d'occuper massivement le pays de Fougères et le pays d'Avranches. Le 24 janvier, 1 200 hommes arrivèrent en renfort depuis Rennes, à Saint-James le général Dumoulin reçut également des renforts venus d'Avranches.

Aimé du Boisguy décida donc d'évacuer le pays de Fougères, de n'y laisser que 4 compagnies chargées de pratiquer la guérilla. Boisguy ignorait à ce moment la soumission de l'Anjou, il décida de se porter au sud afin de réunir les troupes de Vitré, de La Guerche-de-Bretagne et du Bas-Maine, il envoya des courriers aux officiers de ces divisions, leur demandant de réunir toutes leurs troupes.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 26 janvier, l'armée de Boisguy se rassembla afin de se mettre en route. Il y eut toutefois un accrochage entre 4 compagnies chouannes se rendant au rassemblement et un détachement républicain qui se replia sur Fougères après avoir perdu 18 hommes. 4 500 hommes selon Pontbriand sortirent alors en renfort depuis la ville et repoussèrent les 4 compagnies, puis arrivèrent à la vue des troupes de Boisguy qui venaient en renfort, cependant les deux troupes se replièrent sans combattre. À leur surprise, les chouans continuèrent cependant d'entendre les tirs des républicains longtemps après leur départ. Mais Boisguy n'accorda pas d'importance à ces actions : il comptait se rendre à Vitré en contournant par l'est, mais il devait d'abord se rendre à Parigné, où il avait fait confectionner des munitions qui manquaient à ses soldats à cause des trop nombreuses escarmouches. Boisguy décida donc de remettre son départ au lendemain et de camper à Parigné pour la nuit. Les chouans prirent la route de la Vieuville pour Parigné et arrivèrent au lieu-dit des Tombettes. Les Républicains commandés par le général Dumoulin les attendaient en excellente formation et bien positionnés. Dumoulin qui se rendait à Fougères avait entendu la fusillade un peu plus tôt dans la journée et avait deviné la retraite des chouans. Rapidement les républicains entamèrent des manœuvres d'encerclement.

Boisguy jugea qu'il lui était impossible d'éviter le combat et décida de tenter une percée. Les chouans se lancèrent à l'attaque et l'avant-garde chouanne commandée par Bertrand de Saint-Gilles parvint à repousser les premières lignes des républicains et à se frayer un passage. Mais les cartouches manquaient aux chouans et attaqués sur les flancs et à l'arrière, ils furent disloqués et mis en déroute, 50 d'entre eux furent tués, des centaines se dispersèrent de tous côtés. Selon les républicains les pertes des chouans étaient de 800 morts. Cependant Dumoulin choisit de ne pas les poursuivre et repartit pour Fougères. Boisguy parvint à se rendre à Parigné mais ne put y réunir que 1 000 à 1 200 de ses hommes.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le plan de Boisguy n'avait presque plus aucune chance de succès, surtout lorsque le lendemain de la bataille, il fut mis au courant de la reddition de l'Anjou. Espérant l'aide des Anglais et des Émigrés Boisguy resta sous les armes jusqu'au 17 février, date à laquelle il apprit que le Morbihan et Cadoudal avaient cessé le combat. Le lendemain il signa sa reddition avec le général Brune à Rennes. La guerre était finie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , p. 701-702.
  • Toussaint du Breil de Pontbriand, Mémoire du colonel de Pontbriand, .
  • Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie 1793-1800, Rue des Scribes Editions, .
  • Marie-Paul du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy, Paris, édition Honoré Champion, (réimpr. La Découvrance, 1994), p. 431-433.
  • Léon de La Sicotière, Louis de Frotté et les insurrections normandes, 1793-1832, t. II, Plon, (lire en ligne).
  • Félix Jourdan, La chouannerie dans l'Avranchin, 2e partie, . [1], p. 239.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lemas 1894, p. 337
  2. a, b, c et d du Breil de Pontbriand 1897, p. 430-435.
  3. Jourdan 1907, p. 251
  4. de La Sicotière 1889, p. 456