Combat de Cornillé

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Combat de Cornillé

Informations générales
Date 15 février 1796
Lieu Cornillé
Issue Victoire des chouans
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
inconnuLouis de Chabert
Forces en présence
500 hommes
(selon les chouans)[1]
220 hommes[1]
Pertes
8 morts
10 prisonniers[1]
aucune[1]

Chouannerie

Coordonnées 48° 04′ 49″ nord, 1° 18′ 25″ ouest

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Combat de Cornillé

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Combat de Cornillé

Le combat de Cornillé a lieu lors de la Chouannerie. Le , les chouans attaque une troupe des républicains occupant le bourg de Cornillé.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Environ dix jours après le combat de Bais, les Gardes territoriaux de Bais décident de mener une expédition punitive afin de venger la mort de leurs camarades. Profitant de l'arrivée d'un renfort de 100 soldats de troupes de ligne, ils marchent sur les paroisses de Saint–Didier et Cornillé, acquises aux royalistes[1].

À ce moment la troisième colonne de la division de Vitré de l'Armée catholique et royale de Rennes et de Fougères est placée sous les ordres de Louis de Chabert, un officier émigré, dont Pierre Rossignol ancien chef de la colonne, devient un des lieutenants. Chabert ne peut rassembler à Torcé que 220 hommes face aux républicains, estimés à environ 500 hommes. Ces derniers se sont dispersés dans les fermes de Saint–Didier et Cornillé, et plusieurs gardes territoriaux s'enivrent[1].

Chabert divise alors sa troupe en quatre détachements et attaque sur quatre côtés à la fois. Aux premiers coups de fusils, les républicains se réunissent à Cornillé. Toutefois, le capitaine des troupes de ligne ne faisant pas confiance aux Gardes territoriaux, et, ignorant le faible nombre des chouans préfère ordonner la retraite. Les territoriaux sont contraints de le suivre et prennent la route de Louvigné-de-Bais[1].

Selon Pontbriand, les chouans n'ont eu aucune perte, tandis que huit gardes territoriaux ont été tués et 10 autres capturés par des paysans, puis libérés après avoir été désarmés[1].

« Les deux braves frères Chabert, émigrés du Languedoc, échappés du massacre de Quiberon, qui, depuis, avaient servi dans le Morbihan, arrivèrent dans la division de Vitré, avec le chevalier Payen et un autre officier nommé Gueffier. M. de Couasbouc[2] offrit aux Chabert le commandement de la troisième colonne, qu'ils acceptèrent et tous les capitaines les virent arriver avec plaisir.

Environ dix jours après l'affaire de Bais, les gardes territoriaux de cette paroisse voulurent profiter de l'arrivée de cent hommes de troupes de ligne pour venger la mort de leurs camarades, tués dans la dernière action, et piller les paroisses royalistes. Ils se réunirent et firent une incursion sur les paroisses de Saint-Didier et de Cornillé, au nombre d'environ cinq cents hommes, qui se répandirent dans les meilleures fermes, où ils vivaient à discrétion. Les Chabert, à peine arrivés, n'avaient que deux cent vingt hommes réunis au bourg de Torcé ; ne voulant pas s'exposer à combattre des forces si nombreuses, ils divisèrent les leurs en quatre détachements, qui attaquèrent des différents côtés les Républicains dispersés dans les fermes ; les premiers coups de fusils réunirent la plus grande partie d'entre eux dans le bourg de Cornillé, mais un assez grand nombre s'était déjà enivrés et arrivaient en désordre. Le capitaine qui commandait la troupe de ligne, entendant une fusillade assez soutenue de quatre côtés différents, ne savait vers lequel marcher, il n'avait pas de confiance dans les gardes territoriales, et, craignant que la Division ne fut réunie et d'avoir affaire à des forces trop supérieures, il prit la route de Louvigné et fut suivi par les territoriaux que les Chabert poursuivirent jusqu'auprès de ce bourg. Ils se retirèrent ensuite, forts satisfaits d'avoir délivré leurs pays, sans qu'il leur en coûtât de pertes. Huit gardes territoriaux avaient été tués dans la journée, et dix autres désarmés par les paysans de Cornillé, qui ne leur firent aucun mal[1]. »

— Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Toussaint du Breil de Pontbriand, Mémoire du colonel de Pontbriand sur les guerres de la Chouannerie, édition Plon, Paris, (réimpr. Y. Salmon, 1988), p. 275-277.
  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i Toussaint Du Breil de Pontbriand, Mémoires du colonel de Pontbriand, p.275-277.
  2. René-Benjamin du Bouays de Couësbouc (1771-1847), chef de la division chouanne de Bécherel