Jacques Marguerite Pilotte de La Barollière
| Jacques Marguerite Pilotte de La Barollière | ||
| Naissance | Lunéville (duché de Lorraine) |
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|---|---|---|
| Décès | (à 81 ans) Nîmes (Gard) |
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| Origine | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1757 – 1802 | |
| Distinctions | Baron de l'Empire Chevalier de la Légion d'honneur |
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Jacques Marguerite Pilotte de La Barollière, baron de l'Empire, né le à Lunéville (duché de Lorraine) et mort le à Nîmes (Gard), est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Jacques Marguerite Pilotte de La Barollière, né le à Lunéville, est le fils d'Alphonse-Henri-Charles Pilotte de la Barollière, seigneur de Malvaux, gentilhomme de la Chambre du roi de Pologne, capitaine commandant de sa vénerie, capitaine aide-major au régiment de la Reine-cavalerie, chevalier de Saint-Louis (né en 1699 à Lunéville et mort 15 janvier 1763) et de sa seconde épouse Marie-Anne-Étienne[1].
Sa famille a pour auteur Pierre Pilotte, conseiller au présidial de Lyon en 1600, marié à Marguerite Billon, dont le fils Abraham, né à Lyon le 11 janvier 1658, acquit une charge dans la maison du Dauphin de France et fut père d’Alphonse-Henri-Charles[1].
Jacques Marguerite Pilotte de La Barollière épouse le 21 août 1798 sa nièce Marie-Henriette Pilotte de la Barollière[1].
Il a un fils unique[1]Justin-Adolphe baron Pilotte de La Barollière, né à Pont-à-Mousson le 21 février 1802[1], marié en 1827 à Lucie-Louise-Gabrielle Joly-Clerc ou Jolicler (remariée à Florence le 17 juillet 1842, à Jean-Baptiste-Louis-Marie, baron de Chazelles-Lunac et de l’Empire), mort le 3 décembre 1836 en son domicile à Nîmes (Gard)[2]. Il serait vraisemblablement mort sans postérité selon Albert Révérend, mais depuis les années 2010[3], un homme se présente comme descendant du baron d'Empire[4].
Carrière militaire
[modifier | modifier le code]Il entre au service en avril 1757 en qualité d'exempt des gardes du roi de Pologne, il est admis en 1760 à l'école des cadets gentilshommes de Lunéville et rejoint en 1761 le régiment de Navarre au sein duquel il participe à la campagne d'Allemagne de 1761 à 1762. Il est sous-lieutenant au régiment de la marine en 1763 et quitte définitivement le service du roi Stanislas, pour rester définitivement attaché à celui de la France[5],[1].
Il fait les campagnes de Corse de 1768 à 1769 puis est nommé en 1770 Capitaine et employé à l'état-major de de Bourcel. Il passe en 1772 dans la Légion royale et est désigné en 1776, pour remplir les fonctions de capitaine en second dans le régiment Mestre de Camp Général dragons. En 1779, il rejoint le 1er régiment de chasseurs à cheval, dans lequel il est nommé capitaine-commandant le 4 septembre 1780[5].
Major du 3ᵉ régiment de chasseurs à cheval en 1784, il en devient lieutenant-colonel en 1788, colonel en 1791, et fait partie des camps de Paris et de Versailles de 1789 à 1791. Nommé maréchal-de-camp le 6 décembre 1792, il commande en cette qualité l'avant-garde de l'armée de la Moselle, se distingue à la bataille de Valmy, et à la prise de Verdun. Il protège le retrait de l'armée française aux combats de Pellingen et de la montagne Verte, et est fait général de division le 6 mai 1793[5],[6].
Envoyé à l'armée des côtes de Cherbourg, il obtient par intérim le commandement de la Vendée, et se fait remarquer à la bataille de Martigné-Briand en juillet 1793. Battu le 18 juillet 1793 et destitué après la Bataille de Vihiers, il est renvoyé de nouveau dans l'ouest, en 1795 où il prend le commandement de la 13e puis de la 14e division militaire[5].
Il achète vers 1793 comme bien national le clos La Fleurettière et manoir du Petit-Aligné à Grenoux (Mayenne) qu'il revend en 1802 alors qu'il est à Nîmes[7].
Il est mis à la retraite en 1803 et nommé receveur général des finances en 1804[1].
Il meurt le 1ᵉʳ décembre 1827 à Nîmes (Gard)[1].
Titres et décorations
[modifier | modifier le code]- Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1781[1].
- Chevalier de la Légion d'honneur le [8]
- Baron de l'Empire avec institution d’un majorat par lettres-patentes du 25 mars 1810 de Napoléon Ier et confirmé dans le titre de baron héréditaire par lettre-patentes du 27 janvier 1815[1].
Armes
[modifier | modifier le code]| Figure | Nom du baron et blasonnement |
|---|---|
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Armes du baron Jacques Marguerite Pilotte de La Barollière et de l'Empire, lettres patentes du ,
Écartelé ; aux 1 et 4 d'argent à l'épée haute en pal de sable, montée d'or ; au 2 de baron-militaire, qui est de gueules à l’épée haute d'argent ; au 3 d'azur, au chevron d'or accompagné de trois croissants d'argent[9] |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Albert Révérend, Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, t. 5, Paris, Honoré Champion, , 440 p. (lire en ligne), p. 372 et 373
- ↑ Registres de l'état-civil de Nîmes, décembre 1836 folio 3 : acte de décès de Justin Adolphe Pilotte de La Barollière le 3 décembre 1836.
- ↑ « La mère et le fils sur les traces de leurs ancêtresUn baron comme aïeul », sur SudOuest.fr, (consulté le )
- ↑ Ouest-France, « Je pensais que c’était un canular »: son ancêtre est un des premiers décorés de la Légion d’honneur, 26 juillet 2025
- C. Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer, t. 2, Poignavant, (lire en ligne), p. 123-124.
- ↑ Louis de la Roque et Edouard de Barthélemy, Catalogue des gentilshommes de Lorraine et du duché de Bar qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États généraux de 1789 : publié d'après les procès-verbaux officiels, Paris, E. Dentu et Aug. Aubry, , 49 p. (lire en ligne), p. 25
- ↑ Alphonse Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, vol. 4, (lire en ligne), p. 3, 35 et 347.
- ↑ « Dossier de Jacques Marguerite Pilotte, baron de la Barollière », base Léonore, ministère français de la Culture.
- ↑ Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, vol. 19, (lire en ligne).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- C. Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer, t. 2, Poignavant, (lire en ligne), p. 123-124.
- Albert Révérend, Armorial du Premier Empire, t. 4, Honoré Champion, libraire, Paris, , p. 54.
- Albert Révérend, Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, t. 5, Paris, Honoré Champion, , 440 p. (lire en ligne), p. 372 et 373.
- Mémoires politiques et militaires du général Tercier, Paris, C. de la Chanoinie, , in-8° (lire en ligne).

Liens externes
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- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 7 YD 33, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la vie publique :