Bataille de Saint-Bily

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Bataille de Saint-Bily
Description de cette image, également commentée ci-après
La chapelle de Saint-Bily, à Plaudren.
Informations générales
Date 30 mai 1795
Lieu Plaudren
Issue Victoire des Républicains
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Jean-Louis Gaspard Josnet de LaviolaisPierre Guillemot
Jean Jan
Forces en présence
400 hommes[1]1 000 à 1 500 hommes[2],[1]
Pertes
aucune[3]150 morts[1]
(selon les républicains)

Chouannerie

Coordonnées 47° 46′ 47″ nord, 2° 41′ 29″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

(Voir situation sur carte : Morbihan)
Bataille de Saint-Bily

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(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Saint-Bily

La bataille de Saint-Bily se déroula lors de la chouannerie à Plaudren, dans les bois de Saint-Bily. Le , les Républicains s'emparent d'un camp de Chouans.

La bataille[modifier | modifier le code]

Après leur défaite et la mort du général de Silz à la bataille de Grand-Champ, les Chouans se replient sur leurs bases. Georges Cadoudal à la tête de 3 000 hommes est prévenu par Francheville que les Bleus projettent une attaque contre lui et se retranche sur les bois de Floranges à Pluvigner, Pierre Guillemot de son côté avec 1 000 à 1 500 hommes gagne les bois de Saint-Bily à Plaudren. Ce déploiement en arc de cercle permettait ainsi à Guillemot et à Cadoudal de relier les hommes de Jean Jan à l'Ouest et ceux de Sol de Grisolles à l'est, tout en menaçant Vannes[2].

Cependant les Républicains poursuivent leur offensive. 400 soldats commandés par l'adjudant-général Josnet de Laviolais attaquent le bois de Saint-Bily où se trouvaient les hommes de Pierre Guillemot. Les Chouans avaient construit des fortifications, ils sont néanmoins balayés et mis en déroute[2].

Les hommes de Guillemot prennent la fuite et sont poursuivis jusqu'à Saint-Jean-Brévelay et Bignan où ils sont encore inquiétés par l'arrivée de dragons de Lorient, en garnison à Locminé. Le représentant Brüe écrit brièvement dans son rapport : « 1 500 Chouans, attaqués par 400 Républicains, ont été mis en déroute et ont perdu 150 hommes… Ces succès ont provoqué des subsistances, dont on avait si grand besoin[1]. »

« Le 11 prairial, l'administration avait appris par divers rapports et déclarations que les rebelles chassés de Grand Champ s'étaient ralliés dans la forêt voisine de Lanvaux où ils rencontrèrent cinq cents hommes armés qui avaient été rassemblés pour marcher à leurs secours. L'on savait qu'alors, ils se disposaient à se rendre à leur camp de Saint Bily, formé près d'un village et dans la forêt de ce nom, aux environs d'Elven.Le général Josnet, était reparti le 11 au matin. Dans son absence, l'administration fit passer les détails qu'elle avait reçus au chef d'Etat Major qu'elle requit de prendre les mesures qui pourraient être en son pouvoir pour détruire le nouveau foyer de rébellion et pour mettre à l'abri tous les cantonnements et même les districts que leur faiblesse pourrait exposer aux tentatives de l'ennemi.Elle le requit également de faire parvenir,de fait, des dépêches au général qui était présumé avoir pris la route du district de Roche des Trois afin qu'il s'occupât d'empêcher la réunion des rassemblements dirigés par De silz cadet dans la partie Est du département avec ceux qui étaient déjà formés à Saint Bily. Mais le même jour, avant dix heures du soir, le général vint lui-même annoncer à l'administration que des avis qu'il avait reçus sur sa route l'ayant déterminé à diriger sa marche sur Saint Bily, le camp des rebelles y avait été emporté par les colonnes à ses ordres. C'est à lui qu'il appartenait de rendre compte avec détail de cette opération purement militaire. Il paraît, pour ce que l'administration a pu recueillir, que les rebelles avaient aussi dans leur camp de Saint Bily divers effets et approvisionnements mais la troupe emportées par l'ardeur de la poursuite ayant été bivouaquer ailleurs, pendant la nuit tous ces objets furent enlevés et lorsqu'ensuite on a retourné au camp, on y a plus trouvé que les baraques et retranchements des rebelles qui ont été brûlées et détruites. Cette affaire au reste n'a pas dû coûté une seule goutte de sang républicain et la perte des rebelles a dû être considérable; quelques prisonniers républicains ont encore été délivrés[3]. »

— Rapport du procureur général du Morbihan au comité de Sûreté générale de la Convention. Vannes le 21 prairial An III

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Charles-Louis Chassin, Les pacifications dans l'Ouest, t.I, p. 386.
  2. a b et c François Cadic, Histoire populaire de la chouannerie, t. I, p. 545-546.
  3. a et b Archives départementales du Morbihan (Liasse L 277)