Combat du Bourgneuf-la-Forêt

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Combat du Bourgneuf-la-Forêt
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Informations générales
Date 26 septembre 1792
Lieu Le Bourgneuf-la-Forêt
Issue Victoire des insurgés
Belligérants
Flag of France.svg Républicains
Drapeau france ancien regime.svg Association bretonne
Drapeau france ancien regime.svg Paysans contre-révolutionnaires
  • Paysans de Launay-Villiers et Bourgon
  • Commandants
    Jean-Louis Gavard
    Jean Chouan
    Forces en présence
    200 hommes700 à 800 hommes
    Pertes
    18 morts[1]inconnues

    Chouannerie

    Batailles

    Révoltes paysannes (1792-1793)

    1er Vannes · Fouesnant · Scrignac · Lannion · Pontrieux · Bourgneuf-la-Forêt · Plumelec · Savenay · Loiré · Ancenis · 2e Vannes · Pluméliau · Pontivy · 1er La Roche-Bernard · 1er Rochefort-en-Terre · Pacé · Guérande · Fleurigné · Fougères · Vitré · Mané-Corohan · Plabennec · Saint-Pol-de-Léon · Kerguidu · Lamballe · Saint-Perreux · 2e Rochefort-en-Terre · 2e La Roche-Bernard

    Coordonnées 48° 09′ 52″ nord, 0° 58′ 11″ ouest

    Géolocalisation sur la carte : Mayenne

    (Voir situation sur carte : Mayenne)
    Combat du Bourgneuf-la-Forêt

    Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

    (Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
    Combat du Bourgneuf-la-Forêt

    Géolocalisation sur la carte : France

    (Voir situation sur carte : France)
    Combat du Bourgneuf-la-Forêt

    Le combat du Bourgneuf-la-Forêt se déroula à la suite d'une révolte paysanne lors de la Pré-Chouannerie.

    Combat[modifier | modifier le code]

    Vers la fin du mois de septembre 1792, en Mayenne, une troupe de gardes nationaux d'Andouillé, La Brûlatte, La Baconnière et Saint-Germain-le-Guillaume livrent au pillage le château de Fresnay et le château de Villiers. Alertés par le tocsin, les paysans de Launay-Villiers, Boislin ( ???) et Bourgon se rassemblent à Launay-Villiers, place que le marquis de La Rouërie venait de quitter après y avoir séjourné clandestinement pendant trois mois.

    Au chevalier Jacques de Farcy, propriétaire du château de Villiers, qui demande aux insurgés de ne point aller perdre la vie pour cette baraque, les paysans répondent qu'après les châteaux des nobles, ce seront leurs métairies qui seront incendiées par les patriotes. Ils décident donc de poursuivre leur action punitive et se dirigent vers le Bourgneuf.

    Un des agents de La Rouërie, Jean-Louis Gavard, secondé par Jean Chouan[2], prend alors la tête des insurgés. Les paysans se lancent aussitôt à la poursuite des gardes nationaux, qu'ils rattrapent au Bourgneuf-la-Forêt le soir[3]. La charge menée par les frères Pinçon met rapidement en déroute les gardes nationaux qui abandonnent leur butin et laissent 18 morts sur le terrain[1]. La municipalité du Bourgneuf[4], perturbée par les événements ignore le nom des morts qui ne sont pas du village[5]. L'une des victimes est Pierre Gandon[6], un dixième mort est Pierre Babin[7].

    L'embuscade est suivie le lendemain par une échauffourée entre les chouans et la force armée de Laval venait pour réprimer l'insurrection. Elle fut reçue à l'étang de la Chaîne par une fusillade à laquelle Jean Chouan ne prit aucune part, s'étant déjà réfugié en Bretagne, avec les frères Pinçon, de Bourgon. Cet accrochage fait deux morts parmi les insurgés[8] ; et un blessé[9].

    Sources[modifier | modifier le code]

    • Le Patriote du département de la Mayenne, no 22 du 29 septembre 1792 et no 23 du 6 octobre 1792 ;
    • Abbé Gaugain, Histoire de la Révolution dans la Mayenne, tome 1, p. 423. ;
    • Christian Le Bouteiller, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères,

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    1. a et b Christian Le Bouteiller, La Révolution dans le pays de Fougères, p.147-149.
    2. Il prenait les ordres de Gavard, connu seulement de quelques-uns des chefs. Telle est la version officielle de la légende des chouans. Pour qui connaît les lieux, un simple maire ne pouvait faire preuve de tant de qualités stratégiques. L'endroit est particulièrement bien choisi : la troupe doit passer sur un pont très étroit, sans possibilité de passer au nord (dans l'étang) ni au sud (en bordure du bois de Misedon et dans les marécages.) Le stratège sera reconnu officiellement un an plus tard, en septembre 1793: il s'agissait de Charles Gaspard Elisabeth Joseph de Bailly, supposé émigré, mais que même la rumeur publique disait réfugié dans la région. (Archives Départementales de la Mayenne, L.2043).
    3. les gardes nationaux revenaient coucher.
    4. Registre de la mairie, vue 32, an III.
    5. neuf cadavres d'hommes qui ont été tués dans le dit bourg ou environ que Lon dit quil sont de La paroisse de La Baconniere est d'andouillée
    6. D'Andouillé. Archives départementales de la Mayenne, E dépôt 5/E13 vue 123. Registre d'Andouillé.
    7. D'Andouillé. Archives départementales de la Mayenne, E dépôt 5/E13 vue 57. Registre d'Andouillé.
    8. Geoffroy Veillard du Genest et François Censier de Launay-Villiers, tous les deux enterrés à Saint-Ouën-des-Toits le 29 septembre (E dépôt 178/E15 vue 78)
    9. Le gendarme Fontaine.