Combat de Javené

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Combat de Javené
Description de cette image, également commentée ci-après
Église Saint-Martin de Javené
Informations générales
Date
Lieu Javené
Issue Victoire des Chouans
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Aimé Picquet du Boisguy
Forces en présence
inconnues120 hommes[1]
Pertes
6 morts[2]aucune[1]

Chouannerie

Coordonnées 48° 19′ 12″ nord, 1° 12′ 52″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
(Voir situation sur carte : Ille-et-Vilaine)
Combat de Javené
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
(Voir situation sur carte : Bretagne)
Combat de Javené
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Combat de Javené

Le combat de Javené a lieu lors de la Chouannerie. Le , un détachement républicain tombe dans une embuscade tendue par les Chouans.

Combat à Javené[modifier | modifier le code]

Le combat a lieu le , selon Pontbriand[1], cependant le rapport républicain le fixe au [2].

À Javené, un détachement de soldats républicains, tombe dans une embuscade tendue par les Chouans, retranchés dans des fossés. Selon Pontbriand, les Républicains sont 300 et les Chouans 120. Dès la première décharge, les Bleus prennent la fuite et sont poursuivis jusque dans les faubourgs de Fougères. Après le combat, les Chouans se retirent ensuite à La Selle-en-Luitré où ils se reposent[1].

Selon Pontbriand, les Chouans n'ont aucune perte tandis que les Républicains ont perdu 120 hommes[1]. Cependant le rapport républicain ne mentionne qu'une perte de 6 hommes, dont cinq du 12e bataillon d'Orléans, le sixième étant un civil. Les morts sont enterrés dans le cimetière de Fougères, le jour même[2].

« Du Boisguy, qui avait dispersé sa colonne, se rendit dans le bourg de Javené avec cent-vingt hommes ; il y était depuis une heure, quand il fut prévenu de l'arrivée de trois cents hommes de troupes de ligne. Il se hâta de sortir du bourg et alla s'embusquer derrière un fossé bordant la route, qui le couvrait entièrement ; il attendit ainsi l'ennemi et fit tirer à bout portant, fondant en même temps sur lui, avec tous ses gens qui poussaient de grands cris. L'épouvante saisit les Républicains, surpris et effrayés des vides énormes qu'une si brusque décharge avait faits dans leurs rangs; ils prirent la fuite et furent poursuivis jusqu'aux faubourgs de Fougères, où ils rentrèrent, après avoir perdu cent-vingt hommes. Les Royalistes n'éprouvèrent aucune perte ; mais du Boisguy pensant qu'il allait avoir toute la garnison sur les bras, fit promptement sa retraite, par des chemins détournés, jusqu'au village de la Selle en Luitré, où il avait résolu de s'arrêter pour faire reposer sa troupe[1]. »

— Toussaint du Breil de Pontbriand

Combat à La Selle[modifier | modifier le code]

Selon Pontbriand, le combat se poursuit à La Selle-en-Luitré, cet épisode n'est cependant pas mentionné par les rapports républicains. D'après son récit, surpris au boug de La Selle, les Chouans s'enfuient, ils repoussent une charge de hussards et s'embusquent derrière une rivière que les Républicains n'osent traverser. Ces derniers se replient[1].

« Il ne s'était pas aperçu qu'il avait été suivi par un Patriote du pays, qui s'empressa de courir à Fougères, instruire les Républicains du lieu où il s'était retiré; aussi, peu d'heures après, eut-il avis que huit cents hommes marchaient contre lui. Il était déjà trop tard ; le village était presque cerné avant qu'il eût réuni sa troupe ; cependant il eut le bonheur de se sauver saus perte, mais il fut poursuivi vivement et, dans sa déroute, il vint tomber au milieu de cinquante hussards qui l'attendaient au débouché d'une lande ; une décharge qu'il fit faire sur ce détachement tua dix hommes et blessa plusieurs chevaux, et, ayant alors réussi à faire passer une petite rivière à ses soldats, il les embusqua de l'autre côté. L'ennemi, n'osant traverser cette rivière en sa présence et à cause de la nuit qui approchait, se retira à Fougères[1]. »

— Toussaint du Breil de Pontbriand

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Toussaint du Breil de Pontbriand, Mémoire du colonel de Pontbriand sur les guerres de la Chouannerie, édition Plon, Paris, (réimpr. Y. Salmon, 1988), p. 73.
  • Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie 1793-1800, Rue des Scribes Éditions, , p. 118.
  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , p. 335-336.
  • Marie-Paul du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy, édition Honoré Champion, Paris, (réimpr. La Découvrance, 1994), p. 65-66.

Références[modifier | modifier le code]