Joseph Picot de Limoëlan

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Joseph Picot de Limoëlan
Joseph Picot de Limoëlan

Surnom Chevalier de Limoëlan
Tape-à-mort
Naissance
à Nantes
Décès (à 57 ans)
à Charleston, États-Unis
Origine Français
Allégeance Flag of the Kingdom of France (1814-1830).svg Association bretonne
Flag of Royalist France.svg Chouan
Grade Colonel
Conflits Chouannerie
Faits d'armes Prise de Pontorson
Distinctions Chevalier de Saint-Louis

Le chevalier Joseph Pierre Picot de Limoëlan, né à Nantes le et mort à Charleston aux États-Unis, le , est un militaire français et un chef chouan pendant la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Joseph Picot de Limoëlan est le fils de Michel Alain Picot, seigneur de Limoëlan, et de Jeanne Roche de Fermoy. Il est le neveu de Pierre-Joseph de Clorivière.

Révolution et militantisme royaliste[modifier | modifier le code]

Au début de la Révolution, Limoëlan adhère comme son père à l'Association bretonne.

À la suite du démantèlement de l'association, il émigre. Son père, également membre de la conjuration et un des aides de camp d'Armand Tuffin de La Rouërie, est exécuté à Paris.

De retour en France, il prend part à la Chouannerie et sert dans la division de Médréac. En 1799, il prend temporairement le commandement de la division de Fougères à la place de Boisguy, alors prisonnier, et s'empare de la ville de Pontorson qui ne livre aucune résistance.

Attentat contre Napoléon Bonaparte[modifier | modifier le code]

Après la paix, Limoëlan est envoyé à Paris par Cadoudal et organise avec Pierre Robinault de Saint-Régeant le complot de la « machine infernale » qui faillit tuer Napoléon Bonaparte le jour de Noël 1800.

C'était lui qui était chargé de guetter l'arrivée de la voiture du premier consul. Mais l'attentat échoue, Bonaparte n'est pas touché mais 22 personnes sont tuées dans l'explosion. Contrairement à Saint-Régeant, Limoëlan parvient à échapper aux recherches de la police de Fouché et quitte Paris.

Exil et mort[modifier | modifier le code]

Il montre, le reste de sa vie durant, beaucoup de remords pour son acte, il abandonne dès lors la lutte et gagne l'Amérique où il est ordonné prêtre en 1812 sous le nom d'abbé de Clorivière; il ne retourna jamais en France, et devint aumônier pour le Couvent de la Visitation de Georgetown. Chaque 25 décembre, il s'enfermait dans sa chapelle ornée des portraits de Louis XVIII et de Charles X, et passait sa nuit en prière, demandant pardon à Dieu pour son rôle dans l'attentat[1],[2].

Il meurt à Charleston, en Caroline du Sud, le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. G. Lenotre, Les grandes heures de la Révolution française, Libraire académique Perrin, (lire en ligne), p. 222
  2. André Castelot, Le Grand Siècle de Paris, Perrin (réédition numérique FeniXX), , 444 p. (ISBN 978-2-262-06073-2, lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères,
  • Pierre Le Bastart de Villeneuve, Le vrai Limoëlan : de la machine infernale à la visitation, Editions Beauchesne, (lire en ligne)
  • (en) Richard Cain Madden, Joseph Pierre Picot de Limoëlan de Clorivière (1768-1826), Catholic University of America,