Astérix en Hispanie

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Astérix en Hispanie
14e album de la série Astérix le gaulois
Scénario René Goscinny
Dessin Albert Uderzo

Personnages principaux Astérix, Obélix, Pépé, Soupalognon y Crouton, Assurancetourix, Nonpossumus
Lieu de l’action Gaule
Hispanie

Éditeur Hachette
Première publication 1969
ISBN 2205003941
Nb. de pages 48

Prépublication 22 mai 1969
Albums de la série Astérix le gaulois

Astérix en Hispanie est le quatorzième album de la série de bande dessinée Astérix de René Goscinny (scénario) et Albert Uderzo (dessin), prépublié dans Pilote du n° 498 (22 mai 1969) au n° 519 (16 octobre 1969) et publié en album en 1969.

  • Tirage original : 1 100 000 exemplaires

Synopsis[modifier | modifier le code]

Nous sommes en 45 avant Jésus-Christ. Toute la région de Munda (Montilla) en Hispanie est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Un village peuplé d'irréductibles Ibères résiste encore et toujours à l'envahisseur. Jules César enlève donc Pépé, fils de Soupalognon y Crouton, le chef du village, et l'envoie à Babaorum, une garnison armoricaine, pour le protéger. C'était compter sans les voisins immédiats du camp retranché. Effectivement, Astérix et Obélix libèrent Pépé et décident de le ramener en Hispanie.

Villes et lieux traversés[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Astérix. Notre héros a beaucoup à faire entre la sécurité de Pépé, les querelles entre ce dernier et Obélix, les Romains qui veulent récupérer l'otage. Dans les dernières pages, le Gaulois prouve que même sans potion magique, il reste un héros.
  • Obélix. Épisode très épuisant pour les nerfs d'Obélix. En effet, Idéfix s'est pris d'affection pour Pépé et délaisse son maître.
  • Pépé. De son vrai nom Pericles (il a des ancêtres grecs), fils du chef Soupalognon y Crouton, otage des Romains. Garçon fier, exigeant, capricieux qui n'hésite pas à mordre le moindre quidam qui se mettrait en tête de le toucher ou à retenir sa respiration jusqu'à ce que les adultes cèdent à ses caprices.
  • Soupalognon y Crouton. Chef irréductible d'un village près de Munda (Montilla), fier et courageux. Père de Pépé.
  • Assurancetourix. Le barde du village a trouvé en Pépé, un admirateur de sa musique. En réalité, Pépé trouve qu'Assurancetourix chante comme les chèvres d'Hispanie.
  • Nonpossumus. Romain tenace et courageux prêt à tout pour récupérer Pépé dont il avait la garde. Il prend d'abord le nom ibérique de Dansonsurlepon y Davignon afin d'approcher les héros sans se faire reconnaître, puis El Hispanies lorsqu'il voudra devenir aurochero.
  • Namaspamus. Gradé romain en patrouille à Hispalis, à l'origine de l'arrestation d'Astérix et Nonpossumus.
  • Lachélechampignon y Causon, vendeur de chars à Pompaléo.

Éléments humoristiques[modifier | modifier le code]

Le village gaulois[modifier | modifier le code]

  • Il faut noter à la première page les attitudes de quelques Gaulois récurrents. On voit Abraracourcix faire les courses avec Bonemine en pavois de fonction ; Âgecanonix suivre une jeune et jolie demoiselle ; et Cétautomatix surveiller de près Assurancetourix.
  • Ordralfabétix, le poissonnier (ainsi que sa femme Ielosubmarine), apparaît pour la première fois dans cette aventure. Sa création sert de prétexte pour déclencher la première bagarre de la série, déclenchant un futur running gag.
  • Ordralfabétix, contre prix de ses services, demande à être payé en menhirs car il vient d'hériter d'un terrain qu'il voudrait aménager : première explication, selon les auteurs, du mystère de Carnac (p. 23).
  • Dans la dernière case, Obélix chante (ou plutôt crie) une chanson hispanique. Cétautomatix se bouche les oreilles et hurle : « Un poisson ! Mon règne pour un poisson ! » Il s'agit d'une référence à la citation de la pièce Richard III de William Shakespeare : « Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! ».

Le voyage en Hispanie[modifier | modifier le code]

  • Avant d'entrer en Hispanie, nos héros découvrent le Pays Vascone (l'actuel Pays basque). En effet, l'auberge dans laquelle ils entrent, au milieu des Pyrénées, ressemble aux maisons basques avec ses colombages rouges. Bien que n'y pendent pas encore les piments d'Espelette (n'ayant été rapporté des Amériques que plus tard), on peut y voir pendre des aulx et du jambon de Bayonne. Parmi les plats proposés par l'aubergiste, on remarque le fameux poulet vascone.
  • Pour passer discrètement en Hispanie, l'aubergiste recommande aux héros un guide faisant partie du peuple des Vaccéens. Ce qui fait dire à Obélix : "Je ne savais pas qu'il fallait un Vaccéen pour entrer en Hispanie". Jeu de mot entre le nom de ce peuple et le vaccin obligatoire pour voyager dans certains pays.
  • Les Gaulois rencontrent des touristes venus en maisons-roulantes, ancêtres de nos caravanes (p. 27). Ceux-ci, pris dans des embouteillages depuis Burdigala, viennent profiter des vacances en Hispanie. On y voit essentiellement des Gaulois (représentant les Français) et des Goths (les Allemands). C'est une parodie des bouchons de départ en vacances vers l'Espagne, phénomène prenant de l'ampleur en cette fin de XXe s, avec ce pays misant sur le tourisme pour dynamiser son économie.
  • On apprend aussi par un des touristes en maison-roulante que « Tous les étés, les Ibères deviennent plus rudes ».
  • C'est dans cet épisode qu'Obélix apprend les danses hispaniques (p. 35) qu'il enseignera plus tard à une tribu amérindienne dans La Grande Traversée.
  • Le thème de la corrida est abordé, sur un mode humoristique : Astérix est jeté dans une arène, où il est livré à un aurochs. Une Romaine se plaint qu'il s'agit d'un spectacle cruel ; son mari lui répond qu'il s'agit d'un noble sport, et qu'après tout l'homme a sa chance face à l'aurochs. Les rôles de l'homme et de la bête sont donc ici inversés. Après la victoire d'Astérix, Nonpossumus décide de se faire « aurochero ». Une note des auteurs vient préciser que l'emploi du mot « aurochéador » est inexact. Il s'agit d'une allusion à la confusion récurrente entre les termes toréro et toréador, le second étant un terme vieilli, il est plus juste d'utiliser le premier.
  • Jules César se trompe au début de l'album en mentionnant Babaorum : il l'appelle « Tartopum ».

Fautes d'orthographe[modifier | modifier le code]

  • Dès la première page, planche 1B, César dit : « Légionnaires, je suis contents de vous ! ».
  • Planche 5A, le légionnaire dit à Périclès Soupalognon y Crouton : « Non, non et non ! Tu nous a empoisonné tout le voyage avec tes caprices ! Tu nous a mordus, énervés, fatigués... » (Tu nous as...).
  • Planche 43A, Bégonia dit : « Non ! Je demande la grâce de cet homme courageux et galand. »

Autres erreurs[modifier | modifier le code]

  • Le trajet emprunté par les Gaulois comporte de gros détours. En effet, après Pampelune (au nord de l'Espagne), ils traversent Coca (au centre-nord-ouest), puis descendent un peu au sud-est vers Ségovie avant de virer plein nord-ouest vers Salamanque. Ces trois villes ne peuvent pas être sur leur route directe. De plus, après Cordoue, ils se rendent à Hispalis (Séville), ce qui constitue encore un détour monstre, car le village ibère se situe non loin de Montilla, situé au sud de Cordoue.

Caricatures[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]