La Grande Traversée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Grande Traversée (homonymie).

La Grande Traversée
22e album de la série Astérix
Scénario René Goscinny
Dessin Albert Uderzo

Personnages principaux Astérix, Obélix
Lieu de l’action Armorique
Nouveau Monde
Jutland

Éditeur Dargaud
Première publication 1975
ISBN 2-205-00896-X
Nb. de pages 48

Prépublication 1975
Adaptations Astérix et les Indiens (1995)
Albums de la série Astérix

La Grande Traversée est le vingt-deuxième album de la série de bande dessinée Astérix de René Goscinny (scénario) et Albert Uderzo (dessin), prépublié en 1975 dans le quotidien Sud Ouest puis publié en album en 1975.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Astérix et Obélix vont pêcher du poisson frais pour Panoramix car c'est un ingrédient crucial pour la potion magique. Cependant une tempête les emporte sur la mer loin de la Gaule. Pensent être revenus en Armorique, ils échouent sur une terre inconnue peuplée par une étrange tribu et des dindons qu'ils nomment « glouglou ».

Plus tard, un explorateur viking aborde également cette nouvelle terre. Il embarque Astérix et Obélix qui fuient la tribu et se retrouvent tous en Scandinavie. Une fois là-bas, un banquet viking est organisé afin de fêter la découverte du nouveau monde par l'explorateur viking, et présente à son peuple Astérix et Obélix pensant qu'ils sont de là-bas. Mais l'esclave gaulois Périférix les ayant reconnus comme des compatriotes à lui provoque une belle bagarre durant laquelle les gaulois s'échappent à bord de la barque du premier (étant pécheur). Les vikings concluent donc que l'explorateur n'a rien découvert. Les gaulois retournent au village après avoir pêché.

Personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Astérix, le guerrier gaulois et le héros
  • Obélix, le livreur de menhir et aussi le meilleur ami d'Astérix
  • Idéfix, le petit chien d'Obélix

Personnages du village gaulois[modifier | modifier le code]

Pirates[modifier | modifier le code]

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Kerøsen, l'aventurier viking
  • Zøødvinsen, le chien de Kerøsen
  • Øbsen, le chef viking
  • Périférix, pécheur gaulois capturé et utilisé comme esclave par les vikings

Locutions latines[modifier | modifier le code]

  • Ira furor brevis est : La colère est une courte folie
  • Donec eris felix, multos numerabis amicos : Tant que vous serez heureux, vous aurez beaucoup d'amis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Astérix et les Indiens

Astérix et les Vikings

Allusions culturelles et éléments humoristiques[modifier | modifier le code]

Parmi les allusions culturelles et éléments humoristiques présentes dans l'album, on peut référencer[1] :

  • L'album évoque la colonisation viking des Amériques qui se déroula au Moyen-Âge, correspondant à un ensemble d'expéditions sur le continent américain dont l'une des plus célèbres fut celle d'Erik le Rouge.
  • Arrivés sur le continent américain, les Gaulois découvrent les dindons, qu'ils appellent « glouglou ». Lorsqu'ils en mangent quelques-uns, ils remarquent qu'ils seraient meilleurs farcis. C'est une référence à Thanksgiving, fête nord-américaine très populaire, où la dinde farcie constitue un plat emblématique.
  • Le premier Indien assommé à plusieurs reprises par Obélix voit des étoiles assez curieuses :
  • Deux références à la célèbre pièce Hamlet de William Shakespeare : dans la première case de la planche 41, le chef viking Øbsen dit, en regardant un crâne (autre référence à l'esthétique de la pièce) "qu'il y a quelque chose de pourri dans [s]on royaume", cette remarque fait référence à la célèbre réplique de la pièce « il y a quelque chose de pourri au royaume (ou dans le royaume) du Danemark », Danemark où il est probable que l'action de cette fin d'album se situe. La planche 43 nous offre une seconde référence à la pièce : Kerøsen, après s'être demandé s'il était ou non un découvreur, reprend la tirade aussi connue, sinon plus d'Hamlet « être ou ne pas être, telle est la question ».

Notes et références[modifier | modifier le code]