Les Bonbons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les Bonbons

Chanson de Jacques Brel
extrait de l'album Mathilde
Sortie 1963
Durée 3:29
Genre Chanson française
Format 33 tours 25cm, super 45 Tours
Auteur-compositeur Jacques Brel
Label Barclay

Pistes de Mathilde

Les Bonbons est une chanson de l'auteur-compositeur-interprète Jacques Brel, publiée en 1963 sur le 33 tours 25cm Mathilde, précédent sa diffusion en super 45 tours l'année suivante.

En 1966, elle est rééditée sur un 33 tours de compilations considéré comme le 7ème album de l'artiste.

En 1967, Jacques Brel donne une suite à la chanson, Les Bonbons 67, diffusée sur l'album Jacques Brel 67.

La chanson[modifier | modifier le code]

Les Bonbons évoque les amours d'un personnage naïf, versatile, car fortement influençable par les avis de la gent féminine. À l'élue de son cœur, il offre des bonbons plutôt que des fleurs « parce que les fleurs c'est périssable », d'ailleurs « les bonbons c'est tellement bon, bien que les fleurs soient plus présentables, surtout quand elles sont en boutons. » Cette dernière les refuse, lui préfère un certain Léon pour qui elle l'abandonne. Il les offre alors à Germaine, que juste avant, se rangeant à l'avis de celle qu'il accompagnait, il avait fortement critiquée :

« Oh oui Germaine est moins bien que vous, oh oui Germaine elle est moins belle, c'est vrai que Germaine a les cheveux roux, c'est vrai que Germaine elle est cruelle, ça vous avez mille fois raison. [...] Mais bonjour mademoiselle Germaine, j'vous ai apporté des bonbons... »

(paroles Jacques Brel, extraits)

Les Bonbons 67 (suite et fin)[modifier | modifier le code]

En 1967, utilisant la même musique, Jacques Brel donne une suite à sa chanson, qu'il nomme Les Bonbons 67. On retrouve le même personnage beaucoup plus sûr de lui (en apparence), qui vient réclamer à Germaine, vexé qu'il est par une réflexion faite sur la longueur de ses cheveux, les bonbons qu'il lui a précédemment offerts :

« Je viens rechercher mes bonbons, vois-tu Germaine j'ai eu trop mal quand tu m'as fait cette réflexion au sujet de mes cheveux longs, c'est la rupture bête et brutale... »

En guise de chœur aux paroles du personnage se mêlent les ricanements moqueurs de Germaine.

C'est alors, qu'il remarque le jeune frère de Germaine, à qui finalement, il offre les bonbons :

« Mais c'est là votre jeune frère, [...], c'est celui qui est Flamingant, [...], J'vous ai apporté des bonbons parce que les fleurs c'est périssable, puis les bonbons c'est tellement bon, bien que les fleurs soient plus présentables surtout quand elles sont en boutons. »

Ce revirement est accompagné par des « oh » et un « oh mais alors » de Germaine vexée et surtout choquée par la nouvelle préférence de son ex-courtisan.

(paroles Jacques Brel, extraits)

L'interprétation[modifier | modifier le code]

Pour ces deux chants, Jacques Brel « force » sur l'accent bruxellois. Au détour d'un couplet des Bonbons 67, il se brocarde lui-même, faisant dire au personnage :

« J'ai perdu l'accent bruxellois, d'ailleurs plus personne n'a cet accent-là, sauf Brel à la télévision »

Jacques Brel moque également cette mode naissante des cheveux longs chez les garçons, ainsi que des engagements pacifistes du mouvements hippies (certains y virent même une allusion moqueuse au chanteur Antoine[1]) :

« Et tous les samedis soirs que j'peux, j'écoute pousser mes cheveux, je fais glou-glou, je fais miam-miam, j'défile criant paix au Vietnam, parce qu'enfin j'ai mes opinions »

(et cela sous les « bravo, bravo » moqueurs de Germaine).

Cette utilisation outrancière de l'accent bruxellois, à l'époque fut reproché à Jacques Brel par ses compatriotes, tandis que la Communauté flamande n'apprécia guère l'ambivalence du personnage[réf. nécessaire] qui (dans le dernier couplet), ignoré par le personnage féminin, laisse transparaître son homosexualité latente et jette son dévolu sur un jeune flamingant en l'occurrence frère de Germaine.

Réception[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Les Bonbons

Les Bonbons 67

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mortimer Winterthorpe, « Du hit parade à la parodie : Les Élucubrations d'Antoine », sur lachansonfrancaise.net, (consulté le ).
  2. http://www.encyclopedisque.fr/disque/58930.html / consulté le 22 juillet 2016.
  3. http://www.encyclopedisque.fr/disque/3117.html / consulté le 22 juillet 2016.
  4. http://www.encyclopedisque.fr/disque/59559.html / consulté le 22 juillet 2016.
  5. http://www.encyclopedisque.fr/disque/59562.html / consulté le 22 juillet 2016.