Fille

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'être humain pré-pubère de sexe féminin. Pour le lien de parenté, voir Fille (parenté).
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Trois jeunes filles, par Doris Ulmann

Une fille est un mot polysémique désignant une être humain de sexe féminin prépubère.

Biologie[modifier | modifier le code]

Portrait d'une fille de huit ans

Différences comportementales[modifier | modifier le code]

Dans l'imaginaire collectif, les filles sont réputées moins violentes que les garçons, plus attirées par les histoires d'amour, etc.

Appuyées notamment par les offres distinctes (segmentation marketing) de jouets[1], de services[2], de couleurs (les filles et le genre féminin en général sont assimilées à la couleur en rose[3]), ces différences sont dictées par la société[2]. Ces différences étant imposées alors que les garçons et filles sont trop jeunes pour exprimer leur volonté, une part de conditionnement peut expliquer les choix ultérieurs[2],[4]. C'est ce genre de biais éducatif que dénonce Simone de Beauvoir dans sa célèbre phrase « On ne naît pas femme : on le devient[5]. »

Significations et appellations[modifier | modifier le code]

Civilité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : mademoiselle.

Dans plusieurs langues européenne, il existe un terme spécifique destiné à appeler les jeunes filles : « mademoiselle » en français, « Fräulein » en allemand, « Miss » en anglais... Ces termes tendent à disparaître, contestés pour leur caractère sexiste et discriminatoire.

Littérature et œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

La jeune fille est une figure chez certains auteurs comme Proust, Baudelaire, Montherlant ou encore Nabokov qui la représente avec ambiguïté (entre l'angélisme, la naïveté et/ou l'innocence, et l'ingénue perverse - cf. Lolita). Mais elle joue souvent un rôle naïf dans les contes de fée.

Les filles peuvent parcourir des voyages initiatiques (Alice au pays des merveilles), mais le combat a peu de chances de faire partie des épreuves, contrairement aux voyages des garçons.

La représentation d'une fille prépubère comme sexuée apparaît avec le type de la nymphette de Viadimir Nabokov dans son roman Lolita.

Dans la plupart des œuvres de fiction, les bienséances ont longtemps fait des filles des personnes incapables de se défendre. Dans les années 1960, les comics proposaient des héroïnes filles, mais elles ne devaient pas se battre physiquement (leurs pouvoirs leur permettant de se battre à distance, à l'image de Jean Grey et la fille invisible). Plus récemment, les filles se sont mises à se battre physiquement.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Girveau et Dorothée Charles, Des jouets et des hommes, RMN-Grand Palais, , 352 p. (ISBN 9782711857951, OCLC 780259033, lire en ligne), p. 65
  2. a, b et c « Lutter contre les stéréotypes filles-garçons », sur strategie.gouv.fr, (consulté le 19 janvier 2017)
  3. Annie Llorca et Jean-Michel Grunberg, Gérer une marque enfants, Eyrolles, (ISBN 9782212545388, OCLC 690800463, lire en ligne)
  4. Gianini Belotti, Elena., Du côté des petites filles, Editions des Femmes/Antoinette Fouque (ISBN 9782721004499, OCLC 36330298, lire en ligne)
  5. Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe, vol. II : L'expérience vécue, Gallimard, coll. « NRF essais », , Folio (ISBN 9782070205141, OCLC 489616596, lire en ligne), chap. 1 (« Enfance »), p. 13

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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