Cette page est en semi-protection longue.

Tissu adipeux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tissu.
image illustrant l’anatomie image illustrant la médecine
Cet article est une ébauche concernant l’anatomie et la médecine.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Le tissu adipeux (masse grasse) est un tissu conjonctif, ses cellules sont séparées par de la matrice extra-cellulaire. C'est en fait un tissu conjonctif contenant des cellules graisseuses, appelées « adipocytes ». Ces cellules représentent la partie fonctionnelle spécifique du tissu (parenchyme). C'est un des plus grands réservoirs à énergie du corps humain. Il est constitué de graisse blanche et brune. Chez l'humain le tissu adipeux est constitué à plus de 95% de graisse blanche.

Le tissu adipeux contient également des préadipocytes, cellules souches adultes qui formeront des adipocytes en fonction de la balance énergétique, des conditions hormonales et de nutrition. D'autres types cellulaires sont présents: fibroblastes, macrophages, cellules sanguines et endothéliales ; cet ensemble de cellules constitue la fraction stroma-vasculaire du tissu adipeux (le stroma, au contraire du parenchyme, n'est pas spécifique du tissu).

Le tissu adipeux apparait chez le fœtus au deuxième trimestre de la grossesse au niveau des joues, du cou, des épaules et des reins[1].

Sur un sujet non obèse, le tissu adipeux est composé de 20 à 30 milliards d'adipocytes.

Chez la femme, le tissu adipeux blanc représente de 20 à 25 % de la masse totale tandis que chez l'homme, elle varie de 15 à 20 %[2].

On appelle cellulite un amas de graisse disgracieux.

Le tissu adipeux sécrète de nombreuses hormones, les adipokines (leptine, TNF-alpha) et ces sécrétions semblent modulées par un répresseur de transcription, l'ICER[3]. Le tissu adipeux est aussi capable de transformer certaines hormones, en particulier des stéroïdes sexuels. Il est important de remarquer que la production adipocytaire est généralement dépendante du degré de développement du tissu adipeux, et donc qu’ils sont produits de manière inadéquate au cours de l’obésité.

Les individus sous-alimentés perdent une grande partie de leur graisse ainsi que de la masse musculaire, le corps utilisant ces tissus pour produire de l'énergie par catabolisme, ce qui permet aux fonctions vitales de rester actives (le système nerveux et les muscles du cœur, notamment).

IRM

La saturation des graisses (ou fatsat) est une technique permettant de supprimer le signal de la graisse en imagerie par résonance magnétique.
C'est une méthode qui utilise la légère différence de fréquence de résonance des protons des atomes d'hydrogène présents dans la graisse par rapport à ceux de la molécule d'eau. Cette différence est d'environ 220 Hz à 1,5 Tesla. On envoie donc une radiofréquence dirigée spécifiquement sur la fréquence de la graisse afin de la saturer avant de recueillir le signal de la coupe.

Plastron

Le plastron est un signe clinique découvert à la palpation de l'abdomen dans certaines pathologies infectieuses ou inflammatoires aigües (appendicite, péritonite, angiocholite) et correspondant à l'inflammation de la graisse épiploïque.

Notes et références

  1. Claude M. Poissonnet, Marquisa LaVelle, Alphonse R. Burdi : Growth and development of adipose tissue. J Pediatr 1988 ; 113 : 1-9
  2. Cours d'histologie Les tissus adipeux
  3. Hypothèse d'un dysfonctionnement sécrétoire du tissu adipeux dans l'obésité lire en ligne Article gratuit

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :