Bal des débutantes

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'événement. Pour le roman du même nom, voir Le Bal des débutantes.
Les débutantes du Bal 2011

Le Bal des débutantes est une soirée créée à l'origine pour les jeunes filles de la noblesse britannique. De nos jours, ce sont des soirées mondaines pour les jeunes membres des familles très riches, connues ou puissantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du Bal[modifier | modifier le code]

L'origine historique du Bal des débutantes se trouve à la cour britannique du XVIIIe siècle. Le Bal des débutantes était un rituel qui permettait d'intégrer les jeunes filles « bien nées » à la cour, en leur permettant d'affirmer leur respectabilité et celle de leurs familles. On rassurait ainsi les jeunes prétendants sur le fait que ces débutantes étaient du « même monde », alors que « la pression sociale pour se marier dans son milieu était considérable »[1]. Ces jeunes filles étaient présentées à la reine en robes blanches, gants blancs et diadèmes. « L'entrée dans le monde » des débutantes marquait le début de « The Season » : le calendrier mondain qui permettait aux élites anglaises de se retrouver à l'occasion de fêtes et d’événements très codifiés[2].

En 1780, le « Queen Charlotte's Ball » fut organisé à l'initiative du roi George III, à l'occasion de l'anniversaire de sa femme, la reine Charlotte. Ce bal permit également de financer la maternité de l'hôpital Queen's Charlotte[3]. Cette tradition britannique fut soutenue par les aristocrates français exilés en Grande-Bretagne pendant la Révolution. Ils contribuèrent au succès « The Season », qui leur rappelait les plaisirs de la Cour de Versailles [4].

Le Bal des débutantes se répandit dans plusieurs parties du monde. En Angleterre, la tradition perdura jusqu'en 1953, année où elle fut abolie par la reine Elisabeth II, approuvée par sa sœur, la princesse Margaret.

Aujourd'hui, les bals des débutantes traditionnels les plus connus du monde sont « l'International Debutante Ball » du Waldorf Astoria à New York ou en Europe, le Bal de Vienne.

C'est en 1957 que la France renoua avec la tradition britannique. Les débutantes en robes blanches, gants blancs et diadèmes, étaient présentées à la princesse d'Orléans Bragance[5] par le danseur Jacques Chazot sur la scène de l'Opéra Garnier ou à Versailles en 1959[6]. Si cette soirée réunissait le « tout-Paris » de l'époque, le dernier Bal de débutantes traditionnel français eut lieu en 1973[7].

Les débutantes[modifier | modifier le code]

À l'origine, les débutantes ou « debs » étaient des jeunes filles issues de l'aristocratie ou des classes aisées anglaises, qui faisaient leur « entrée dans le monde », à la sortie du couvent. Ceci signifiait que la jeune fille était en âge de trouver un époux, participer à la vie de la cour[8], et devenir adulte. Le concept de débutante est essentiellement britannique mais il s'est répandu et l'on retrouve dès le XIXe siècle des débutantes un peu partout dans le monde.

Il est question de débutantes dans plusieurs romans de Francis Scott Ftizgerald et Leon Tolstoi y fait référence dans Anna Karenine.

Les débutantes célèbres sont nombreuses : au Royaume-Uni, la duchesse Georgiana du Devonshire[9] a fait l'objet de plusieurs articles et ouvrages.

Zelda Sayre, fut une célèbre débutante du Sud des Etats-Unis, avant d'épouser Francis Scott Fitzgerald.

A New York, Conelia Guess fut nommée « débutante de la décennie. » Sa cousine, Daisy Prince a participé à un Bal des débutantes en France en 1995.

France à partir de 1994[modifier | modifier le code]

Le Bal des débutantes en France est une soirée mondaine et un événement caritatif d'envergure internationale qui réunit chaque année à Paris une vingtaine de jeunes filles et garçons de 16 à 22 ans, originaires d'une douzaine de pays.

Le Bal se tient chaque année à Paris, à l'automne, lors des fêtes américaines de Thanksgiving.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé par Ophélie Renouard en 1994, il marque l'entrée de jeunes filles dans le monde de la couture et des médias, auxquels elles ont souvent accès pour la première fois. Ces jeunes filles arborent des robes des maisons de haute couture et de la haute joaillerie[10]. Bien que le Bal possède une identité résolument contemporaine, il s'inscrit malgré lui dans la lignée des « Bal des débutantes » traditionnels. Les débutantes sont dans la majorité des cas issues de familles privilégiées, mais elles doivent posséder des qualités qui leur sont propres[11] : elles sont aussi invitées à participer pour leurs accomplissements personnels et ce à quoi elles se destinent. Certaines sont remarquées pour ce qu'elles ont déjà accompli, malgré leur jeune âge. Par exemple, la débutante chinoise Yu Hang était déjà une star de la danse lors du Bal 2016. En 2018, elle a intégré la prestigieuse troupe du Royal Ballet à Londres.

Il existe d'autres bals des Débutantes dans le monde. Les participantes sont choisies selon leurs origines : « un tiers de filles d'industriels, un tiers de filles de barons des médias, un tiers de filles d'actrices ou d'acteurs célèbres [...] avec juste un zeste d'aristocratie », et parfois de rares participantes sont invitées pour leur personnalité particulière (comme un QI très élevé[12]), on ne peut pas acheter de places ni pour y participer, ni pour y assister[11],[13].


Histoire du Bal[modifier | modifier le code]

Le 27 septembre 1992, Ophélie Renouard (au départ attachée en relations publiques du groupe d'hôtels Concorde, auquel appartient le Crillon[14], où est originellement organisé le bal) renoua avec la tradition, tout en lui apportant une tournure contemporaine[15] et personnelle[16]. Au départ, l'idée était de rassembler des jeunes filles françaises et étrangères, à l'occasion d'un défilé de Haute Couture[17]. Au cours des années, Ophélie Renouard insuffla au Bal un esprit qui reste le même aujourd'hui : un événement couture dont le but est de récolter des fonds pour une ou plusieurs associations caritatives[18], qui invite à participer des jeunes filles et des garçons choisis avec soin, en célébrant l'art de vivre à la française.

Les débutantes des défilés couture de 1992 et 1993 étaient presque exclusivement européennes[19] et tous les créateurs étaient français, à l'exception de Oscar de la Renta.

En 1994, le défilé devient pour la première fois un Bal et les débutantes étaient accompagnées d'un cavalier. Il continua à recevoir le soutien des maisons de couture française [20] : Chanel, Christian Dior, Gaultier Paris etc. et certaines Maisons étrangères: Elie Saab, Alexander McQueen, Oscar de la Renta et Vivienne Westwood.

En novembre 2000, le Bal acquit une renommée internationale[21], grâce à la première apparition de Lauren Bush[22], en Christian Dior, pendant l'élection de son oncle, Georges W. Bush, à la présidence des États-Unis[23]. Son cavalier était SAR le prince Louis de Bourbon. Les médias du monde entier traitèrent de l'événement[24].

En 2003, le Bal accueillit les deux premières débutantes chinoises : Bao Bao Wang, la petite-fille de l'ancien président du Congrès du Peuple et vice Premier ministre adjoint, en Lanvin, et Pénelope Pei-Tang, la nièce de l'architecte de la pyramide du Louvre, en Zac Posen[25]. Elles sont suivies en 2006 par Xiaodan Chen en Oscar de la Renta et en 2009 par Jasmine Li en Carolina Herrera.

Les débutantes de Hong-Kong sont elles aussi issues de dynasties célèbres. En 2009, Ariel Ho-Kjaer est la petite-fille de Stanley Ho, fondateur de Macao. Lara Fok-Lau est la petite-fille de Henry Fok. Les cousines Alison Lee et Alexandra Louey sont les petites filles de Christina Lee, la femme la plus élégante de Hong-Kong.

En 2006, Elizabeth Senghor, l'arrière petite-nièce du président-poète Léopold Sédar Senghor fut la première débutante africaine, en Gaultier Paris[26].

Le Bal 2010 n'eut pas lieu, en raison de la vente de l'hôtel de Crillon. En 2011 et 2012, l'hôtel fut de nouveau le cadre du Bal, avant sa fermeture pour d'importants travaux de rénovation. En 2013, le Bal eut lieu à l'Automobile Club de France, puis, en 2014 et 2015, au palais de Chaillot[27], et en 2016 et 2017 à l'hôtel Peninsula Paris. Depuis 2018, le Bal a lieu dans les salons du prince Roland Bonaparte, au Shangri-La Hotel Paris.

Les œuvres caritatives[modifier | modifier le code]

Tout comme la première fois, en 1992, l'objet du Bal est de réunir des fonds pour une ou plusieurs associations caritatives[28] en faveur des femmes démunies. Depuis 2009, il soutient « Enfants d'Asie » une association qui pourvoie à la scolarisation de jeunes filles en Asie du Sud-Est[29][réf. insuffisante].

Certaines débutantes du Bal font carrière dans le monde associatif ou caritatif, telle Lauren Bush, fondatrice du projet Feed, qui fut soutenu par le Bal et qui milite contre la faim dans le monde[30].

Stephane Bern et les débutantes, 2011

Parrainage et haute couture[modifier | modifier le code]

Maisons de haute couture[modifier | modifier le code]

La couture est l'un des éléments essentiels du Bal. D'ailleurs, lors du premier bal, les grands couturiers finançaient l’événement[31] et habillaient déjà les débutantes[32].

Suzy Menkes, qui couvrait l’événement dans les années 1990, précise alors : « Ce défilé donne une véritable idée de ce qu'est la haute couture à Paris, des chignons réalisés par Carita, un maquillage compact et des jeunes filles qui marchent péniblement dans des robes du soir divines. » [33]

Le Bal est l'un des rares événements au cours duquel les modèles de haute couture ne sont pas présentés par des mannequins professionnels. Le plus souvent, les jeunes filles portent la robe de soirée d'un grand couturier pour la première fois [34].

La robe des débutantes est choisie avec l’équipe du Bal et prêtée par les maisons de haute couture françaises et étrangères [35],[36]. Les robes sont choisies selon leur personnalité « il faut avoir plusieurs options à proposer aux jeunes filles » dit le créateur hollandais Jan Taminiau[37].

Les débutantes considèrent ces robes comme l'un des grands attraits de la soirée, comme le précisa, en 2013, Lady Amélia Windsor à propos de sa robe Elie Saab : « Je n'ai jamais porté une telle robe de ma vie, et je ne suis pas sûre que cela se reproduise. »[38] La fille de l’acteur français Jean Rochefort, Clémence, en Nina Ricci, confia que c'était son premier rendez-vous avec la haute couture[39].

Les maisons de couture concourent à la renommée internationale du Bal. Elles réalisent parfois une robe spécialement pour leur débutante, comme le fit Carolina Herrera en 2003 pour Diana Mellon ou, en 2014, le couturier danois Jesper Hovring pour Viola Mikkelsen[40] et la Maison belge Natan pour Alexandra, la fille de SAR la Princesse Esmeralda de Belgique[41].

L'année 2014 marqua la première apparition d'une maison de couture chinoise : Guo Pei, qui réalisa la robe de la débutante Italo-brésilienne Ginevra Fontes Williams.

Parrains[modifier | modifier le code]

La singularité du Bal : les débutantes et les cavaliers y accèdent uniquement sur invitation car il est financé par trois parrains. L'hôtel, la voiture et le joaillier du Bal, comme l'hôtel de Crillon ou Renault et Payal New York.

Cette caractéristique donne au Bal toute indépendance vis-à-vis des familles et des débutantes, jeunes ambassadrices de la haute joaillerie, de la couture, et du monde du luxe, plus particulièrement français.

Hôtel du Bal[modifier | modifier le code]

L'hôtel du Crillon fut l'hôtel du Bal de 1992 à 2012 mettant à disposition un lieu et ainsi qu'une logistique. Le lieu du Bal est désormais le Shangri-La Hotel Paris. Il accueille à la fois les préparatifs, répétitions, séances photos et le Bal lui-même. Les familles étrangères y sont logées[42].

Invitation à participer au Bal[modifier | modifier le code]

Le fait que les débutantes ne soient pas plus de 20 chaque année, venues d'environ 12 pays, et que l'on ne puisse pas acheter sa place, distingue le Bal de tous les autres bals. Il arrive fréquemment que des jeunes filles aussi célèbres soient-elles, comme Paris Hilton, ne soient pas retenues[43].

« L'argent n’est pas un critère de sélection. C’est d’abord une histoire de tenue, d’éducation, de valeurs communes qui déterminent les affinités, les amitiés qui se noueront au cours de la soirée. On ne prend pas les enfants gâtés[44] ».

Le Bal étant aussi un événement couture, les robes sont les robes des défilés et l'équipe du Bal aide chacune des « jeunes filles à définir celle qui lui convient[45] ».

Les critères pour être invitée sont « apparence, charme excellence et parents célèbres ». C'est aussi la personnalité de chacune et ce qui ferait d'elle une « débutante exceptionnelle[44] ».

Les jeunes filles sont issues de milieux privilégiés. Certaines appartiennent à des familles royales ou aristocratiques, des familles d'artistes, d'écrivains, d'entrepreneurs ou de politiciens. D'autres filles sont présentes grâce à ce qu'elles ont déjà réalisé, malgré leur jeune âge ; bloggeuses, danseuses, sportives de haut niveau[46]. De 2000 à 2003, le Bal a accueilli chaque année la gagnante du concours du magazine français Jalouse. Elle était élue par le magazine à partir de son dossier de présentation[47]. En 2013 Lauren Marbe, étudiante britannique de 17 ans, membre de la Mensa Association, fut remarquée par le Bal, grâce à son QI de 161[48] et débuta en Anne-Valérie Hash. En 2016, la ballerine chinoise Yu Hang débuta au Bal en Alexander McQueen.

La transformation[modifier | modifier le code]

La grande majorité des participantes doit s'adapter à l'événement afin de porter au mieux des robes haute couture. Selon Rory Ross du Daily Telegraph, la débutante « échange ses jeans effilochés branchés, ses baskets et son gloss parfumé aux fruits pour des talons, des diadèmes et des robes du soir Haute Couture, qui coûtent souvent plus de 30 000 euros. Ces jeunes filles subissent une transformation semblable à celle de Cendrillon (« semblable » car la plupart des débutantes ont déjà pris de l’avance sur Cendrillon. »

Mais si les débutantes « rêvent évidemment de porter des robes Couture, elles apprécient de rencontrer des jeunes filles de pays différents. Elles ont beaucoup de points communs : elles travaillent, font des études et s'entendent immédiatement. »[49]

Les débutantes manifestent leur gratitude d'avoir pu vivre cette expérience. Elles mettent en avant l'aspect caritatif de l’événement, mais aussi les liens d'amitié qui se créent entre elles et avec les cavaliers venus également de plusieurs pays étrangers[50]. Ainsi que l'exprime Scout LaRue, débutante 2008, la fille des acteurs Demi Moore et Bruce Willis : « C'est une expérience unique au monde, être habillée comme une princesse à Paris, avec toute ma famille réunie autour de moi, ce qui est très rare. »[51]

Les débutantes, leur carrières après le Bal[modifier | modifier le code]

Harumi Klossowski de Rola, débutante 1993, en Hanae Mori, Wan BaoBao, débutante 2003, en Lanvin et Théodora Warre, débutante 2005, en Neil Cunningham et Nadine Ghosn, débutante 2005, en Didier Ludot sont créatrices de bijoux.

Lady Sophia Hamilton, débutante 1992 en Givenchy est créatrice de chemisiers, portés par Claudia Schiffer et Samantha Cameron.

Découverte au Bal 2000 en Christian Dior, Lauren Bush fut mannequin pendant ses études à Princeton. Elle apparu en couverture de Vogue et posa pour Tommy Hilfiger et Abercombrie & Fitch avant de créer le projet Feed.

Lily Collins, débutante 2007 en Chanel, déclarait au Telegraph : « Je m'apprête à étudier le journalisme et voulais avoir le scoop sur ce qu'est l'expérience du Bal des débutantes. » L'année suivante, Lily a couvert la campagne présidentielle américaine pour l'émission Kids Pick the President, sur la chaîne Nickelodeon[52].

En 2008, elle fut désignée « mannequin international de l'année » par l'édition espagnole du magazine Glamour, avant de poser en couverture de ce magazine en août 2009 et de commencer une carrière d'actrice.

Dree Hemingway, l'arrière petite-fille d'Ernest Hemingway, débutante 2003 en Christian Dior, est devenue mannequin et paru en couverture de Vogue et Elle.

Certaines débutantes sont devenues chefs d'entreprises, comme Delphine Delafon, débutante 1998 en Olivier Lapidus, créatrice d'une ligne de sacs qui portent son nom ou Cordelia de Castellane, débutante 1997 en Emanuel Ungaro, qui commercialise une ligne de vêtements d'enfants.

La débutante française 1994 Hortense du Rouret a un poste important chez Richemont. Plusieurs d'entre elles comme la débutante de 2001 Julia Restoin Roitfeld sont des influences.

Réaction des médias[modifier | modifier le code]

Le Bal illustre diverses valeurs : la famille, le cosmopolitisme, l'attachement au savoir-faire français et international et à la cause des plus défavorisés. Le Bal reste un événement à l'ambiance bon-enfant[réf. nécessaire], dont le but est caritatif. Il est aussi une vitrine du savoir-vivre à la française : « En période de crise, ce Bal peut apparaître singulier, mais sa finalité est humanitaire, il ne faut pas l'oublier. C'est aussi une jolie occasion de célébrer des traditions qui font rêver nombre de jeunes filles et de participer au rayonnement de Paris et de la Haute couture. »

Chaque année, le Bal fait la une[réf. nécessaire] des quotidiens, magazines et télévisions à travers le monde, pas seulement dans les rubriques mode et société.

Il sera le sujet d'un long métrage, produit par HBO[réf. souhaitée] et il est au cœur d'un roman policier français : « le Bal des débutantes » de Philippe Colin-Olivier, éditions Le Passage. Il est décrit comme « l'un des événements les plus branchés de la jet set ». L'écrivain et historienne Natasha Fraser-Cavassoni a déclaré : « le Bal a su maintenir son exclusivité, tous les grands créateurs y ont participé, et il n'y a jamais eu de mauvaises photos des débutantes. »

Analyse sociologique[modifier | modifier le code]

Pour la sociologue Axelle Rouge-Masliah, le bal des débutantes est un événement mondain caractéristique de la classe capitaliste transnationale, c'est une « fusion symbolique entre un rituel aristocratique et une soirée moderne, tout en restant un signe d’appartenance à une société privilégiée ». Son but est de nouer des amitiés entre jeunes femmes appartenant à une même élite : « les jeunes femmes s’avèrent souvent être filles ou petites filles d’hommes politiques, d’industriels ou d’artistes internationalement reconnus. Elles ne doivent donc leur présence qu’à leur filiation et à une certaine photogénie » [53].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) BECKETT J.V., The aristocracy in England, 1660-1914, Oxford, Basil Blackwell,
  2. « Debrett's », sur www.debretts.com
  3. « The London season », sur www.thelondonseason.org
  4. « Le bal des débutantes comme si vous y étiez », sur www.challenges.fr
  5. « La perle des debs », sur www.rts.ch,
  6. « Le bal des débutantes... de 1959 », sur L'Express
  7. « Comment se faire inviter au bal des débutantes », sur francetvinfo.fr
  8. « The Court Presentation », sur www.edwardianpromenade.com
  9. « Georgiana, Duchess of Devonshire », sur www.amanda-foreman.com
  10. « Le bal des débutantes 2009 », sur www.vogue.fr
  11. a et b « Le bal des débutantes comme si vous y étiez », sur www.challenges.fr,
  12. « Londres : Lauren Marbe, 17 ans, plus intelligente qu’Einstein », sur aufeminin, (consulté le 11 décembre 2018)
  13. « Social Diary 1/4/06 - Social Safari in Paris, France », sur www.newyorksocialdiary.com (consulté le 11 décembre 2018)
  14. Marie-France Chatrier, « Le monde s'invite au Bal des debs », Paris Match, semaine du 17 au 23 novembre 2016, pages 88-93.
  15. « Le Premier Défilé des Débutantes », Point de Vue,‎ , p. 26
  16. « Behind The Scenes: Having A Ball », sur Hong Kong Tatler
  17. Jean-Claude Zan, « Les Plus Belles Débutantes du Monde », Paris Match,‎
  18. « Kyra Kennedy. Une américaine à Paris », sur Paris Match,
  19. « le Bal 1992 », sur www.lebal.paris
  20. Jean-Claude Zana, « Les plus belles débutantes du monde », Paris Match,‎
  21. (en) Adam Sage, « Pearl stud for belle of the ball », The Times,‎
  22. (en) « Fairy godmother to the new debs », sur fashion.telegaph.co.uk
  23. « Élection de George W. Bush à la présidence des États-Unis », sur perspective.usherbrooke.ca
  24. (nl) Door Elise Francks, « Elegante schoonheid », Royals,‎
  25. « Suzy: A Lily Safra Night…The Crillon Haute Couture Ball Scoop », sur wwd.com
  26. « Bal des débutantes, la crème de la crème au rendez-vous », sur lci.tf1.fr
  27. « Le Bal des débutantes comme si vous y étiez », sur challenges.fr
  28. « Frous-frous et talons Louboutin au Bal des débutantes », sur www.lexpress.fr
  29. « Enfants d’Asie », sur www.lebal.paris
  30. « Froufrou au bal des débutantes », sur lepoint.fr
  31. « Le bal des débutantes... de 1959 », sur LExpress.fr, (consulté le 13 décembre 2018)
  32. Madame Figaro, « Dans les coulisses du premier Bal des débutantes en 1958 », sur Madame Figaro, (consulté le 13 décembre 2018)
  33. (en) Suzy Menkes, « Haute Couture and the Upper Crust », International Herald Tribune,‎
  34. http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/diaporama/le-bal-des-debutantes-2014/6256#le-bal-des-debutantes-2014-9
  35. https://www.francetvinfo.fr/culture/people/comment-se-faire-inviter-au-bal-des-debutantes_468522.html
  36. http://www.lexpress.fr/styles/diapo-photo/styles/mode/frous-frous-et-talons-louboutin-au-bal-des-debutantes-2012_1191881.html?p=4
  37. « Rencontre entre la jeune vietnamienne lan vy tran et le créateur Jan Taminiau », sur parismodes.tv,
  38. JT France 2, 13h, 1er décembre 2013, Lady Amélia Windsor
  39. « Le grand retour du Bal des débutantes », sur Le Figaro
  40. « En coulisses du Bal des débutantes », sur www.lofficiel.com,
  41. « Alexandra reine de la fête », sur Paris Match,
  42. « Le Bal des débutantes comme si vous y étiez », sur challenges.fr,
  43. « Les bals des prétendants », sur L'Express
  44. a et b « Bal des débutantes - 25 jeunes filles du monde qui font rêver », sur Paris Match
  45. (en) « Fairy godmother to the new debs », sur fashion.telegraph.co.uk
  46. « Jane Aldridge, blogueuse débutante », sur L'Express
  47. « Jalouse - n°52 de 2002 - page 1 - Cendrillon sans les larmes un deux trois participez au bal des », sur patrimoine.editionsjalou.com
  48. « Bal des Débutantes : "Sans mon QI, je n'aurais pas été invitée", dit une participante », sur RTL
  49. « Froufrou au Bal des débutantes », sur Le Point
  50. (en) « Vogue Flash Moment: Having a Ball », Vogue,‎
  51. Eric Bureau, « Le Bal des Débutantes les fait tous rêver », Aujourd'hui en France,‎
  52. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://www.broadcastingcable.com/article/115079Nickelodeon_Gets_Political_with_Election_Programming.php
  53. Axelle Rouge-Masliah, « Le Bal des Débutantes : un événement mondain caractéristique de la Classe Capitaliste Transnationale. », Revue Urbanités,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]