Abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique en France

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Les abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique en France sont des agressions sexuelles de mineurs, commises au sein de l'Église catholique par certains de ses clercs et agents pastoraux.

En mars 2021, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église en France estime qu'au moins 2,5 % à 2,8 % de prêtres et religieux ont commis des agressions sexuelles ou des viols sur environ 216 000 victimes, majeures et vivantes au moment de la rédaction du rapport. En incluant les agresseurs laïcs, le nombre de victimes est estimé à plus de 330 000. La Ciase décrit ce phénomène comme étant massif et systémique. En novembre 2022, Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, annonce qu'actuellement onze affaires d'abus concernant des évêques relèvent de la justice civile ou de la justice de l'Église.

Assemblée des évêques de France en 2000[modifier | modifier le code]

Le procès annoncé de l'évêque Pierre Pican entraîne une plus grande prise de conscience de la responsabilité pénale des évêques[1]. Ceux-ci, lors de leur assemblée annuelle à Lourdes en , décident d'aborder de front le problème des abus sur mineurs commis par des prêtres. Ils entendent notamment des experts leur présenter les conclusions d'un rapport de 200 pages sur la pédophilie[1]. Beaucoup comprennent alors qu'ils ont sous-estimé la gravité de ce problème[1],[2]. Le , les évêques de France publient une déclaration commune pour condamner la pédophilie. Ils reconnaissent que l'Église, comme d'autres institutions, n'est pas épargnée « par une réalité dont elle découvre toute la complexité ». Ils manifestent leur compassion et leur solidarité pour les victimes et leurs familles. Les évêques déclarent qu'ils ne peuvent rester passifs, ou couvrir des actes délictueux : « Les prêtres qui se sont rendus coupables d'actes à caractère pédophile doivent répondre de ces actes devant la justice ». Ils notent toutefois « qu'il n'est pas facile à un évêque de réunir les éléments suffisants et sûrs lui permettant de savoir si un prêtre a effectivement commis des actes à caractère pédophile »[3].

À la suite de cette déclaration, et de nouvelles condamnations dont Gérard Mercury, prêtre pédophile récidiviste, les évêques de France créent un Comité consultatif en matière d'abus sexuels sur mineurs, chargé de travailler de façon interdisciplinaire sur la question des abus commis au sein des institutions ecclésiales. S'ensuivra, en 2002, une brochure intitulée Lutter contre la pédophilie, repères pour les éducateurs [4]. Elle donne des pistes pour détecter les comportements à risque, pour saisir la justice et insiste sur la nécessité d'en finir avec la loi du silence[5]. Tirée à 100 000 exemplaires, elle est remise à jour et rééditée en [6].

Droit de perquisition dans les institutions diocésaines[modifier | modifier le code]

En , un juge d’instruction enquêtant sur des affaires de pédophilie imputées à des religieux ordonne une perquisition dans l’officialité interdiocésaine lyonnaise. L'officialité était chargée, dans le cadre de la procédure canonique interne à l'Église, d’instruire sur les faits reprochés aux religieux. Louis-Marie Billé, archevêque de Lyon, proteste contre cette méthode qu'il juge bafouer la confidentialité nécessaire à l'instruction des procès ecclésiastiques. La chambre de l’instruction de Versailles est saisie et annule la perquisition, au motif que la recherche d’une possible preuve dans une procédure canonique diligentée par l’officialité, pour être utilisée dans une procédure pénale laïque, peut être considérée comme déloyale. Le , la Cour de cassation casse l’arrêt de la chambre d’instruction, en motivant sa décision comme suit : « l’obligation imposée aux ministres du culte de garder le secret des faits dont ils ont connaissance dans l’exercice de leur ministère ne fait pas obstacle à ce que le juge d’instruction procède à la saisie de tous documents pouvant être utiles à la manifestation de la vérité »[7].

Nombre de prêtres incarcérés en France[modifier | modifier le code]

Selon le journal Le Monde, qui s'appuie sur des sources internes à l'Église catholique en France, une trentaine de prêtres et religieux seraient, début 2010, emprisonnés pour des faits d'abus sexuels sur mineurs et une dizaine d'autres impliqués dans une procédure en cours[5]. Le cardinal André Vingt-Trois confirme ces données en , déclarant qu'une « trentaine de prêtres et de religieux purgent la peine à laquelle ils ont été condamnés, conformément à la loi ». Il demande que l'opprobre ne soit pas pour autant jeté sur « l'ensemble des vingt mille prêtres et religieux de France »[8]. D'après une enquête plus récente, menée dans les diocèses pendant l'été 2010, il y aurait, en France, 9 prêtres emprisonnés pour des faits de pédophilie, 51 prêtres mis en examen et 45 prêtres ayant déjà accompli une peine de prison[6].

Demande d'une enquête parlementaire en 2018[modifier | modifier le code]

En , des personnalités demandent l'ouverture d'une enquête parlementaire sur la pédophilie dans l'église catholique française[9]. L'hebdomadaire Témoignage chrétien lance un appel dans ce sens[10],[11]. À l'exception de LR[12], la plupart des groupes politiques à l’Assemblée y sont favorables[13], mais seul le groupe socialiste du Sénat demande officiellement sa création[14], qui est finalement jugée irrecevable par une majorité des sénateurs, ceux de la droite et du centre y étant opposés[15],[16].

Mesures prises par les évêques[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 2000, et en particulier depuis la mise en examen puis la condamnation de Pierre Pican pour « non-dénonciation de crime », l'Église catholique en France a réagi au problème de la pédophilie, en condamnant ces actes et en décidant des mesures pour éviter qu'ils ne se reproduisent[1]. En , Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux, est partie civile dans le procès d'un prêtre de son diocèse accusé d'atteinte sexuelle sur un jeune garçon[17]. Le , l'archevêque de Rouen, Jean-Charles Descubes, suspend de leurs fonctions deux prêtres de son diocèse[18],[19]. Comme un signal inverse envoyé aux victimes, les diocèses de Rhône-Alpes, sous l’autorité du cardinal Barbarin[20], écartent de ses fonctions de juge au tribunal ecclésiastique de Lyon Pierre Vignon, qui avait demandé publiquement la démission de celui-ci[21]; le président de l'association La Parole libérée lance une pétition pour la réintégration de Pierre Vignon[22]. En 2018, l'Assemblée Plénière des évêques à Lourdes (réunion deux fois par an des évêques de l’Église catholique[23]) met au centre des discussions le sujet des abus sexuels[24]. Pour la première fois, des victimes y sont invitées à témoigner (mais pas en séance plénière, les évêques n’y étant « pas prêts »), et demandent l'indemnisation des victimes par l'Église[22]. Le , Philippe Barbarin publie les mesures qu'il a prises dans le diocèse de Lyon dans son témoignage dans En mon âme et conscience[25] dont les droits d’auteur seront reversés aux victimes de Bernard Preynat[26].

Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (2019-2021)[modifier | modifier le code]

La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église est créée en novembre 2018 à l'initiative de la Conférence des évêques de France. Cette commission est dirigée par Jean-Marc Sauvé.

En mars 2021, un rapport d'étape mentionne au moins 10 000 victimes de prêtres pédocriminels en France depuis 1950. En octobre 2021, une « estimation minimale » de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église, donne 2,5 % à 2,8 % de prêtres et religieux[27] ayant commis des agressions sexuelles ou des viols sur environ 216 000 victimes, majeures et vivantes au moment de la rédaction du rapport. En incluant les agresseurs laïcs, le nombre de victimes est évalué à plus de 330 000. Le rapport évalue « entre 2 900 et 3 200 » le nombre de pédocriminels au sein de l’Église catholique en France depuis 1950[28],[29].

Indemnisation des victimes[modifier | modifier le code]

À la suite de l'affaire Bernard Preynat, le diocèse de Lyon décide d'indemniser 21 victimes du prêtre pédophile. En décembre 2020, une somme globale de 169 500 euros est donnée aux 14 premières « dont les faits étaient prescrits et qui ne pouvaient donc pas saisir le tribunal judiciaire ». Les sept autres doivent être indemnisés à la fin des procédures judiciaires[30].

Acte de repentance[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, des enfants sont victimes d'actes de pédophilie par des prêtres du séminaire de Chavagnes. Jean-Pierre Sautreau, ancien pensionnaire, estime que sur une période de trente ans, il y a eu douze enseignants prédateurs à Chavagnes[31],[32]. François Jacolin, évêque de diocèse de Luçon depuis 2018, fait un acte de repentance le 23 octobre 2020 [33]. Il indique avoir recensé 65 victimes d'actes pédophiles depuis les années 1940, dont 32 au sein du petit séminaire de Chavagnes et déclare : « Au nom du Diocèse de Luçon, la honte au cœur, je fais acte de repentance pour tous les faits de violences sexuelles commis contre des enfants par des prêtres du diocèse pendant les décennies passées »[34].

Mesures de novembre 2021[modifier | modifier le code]

À la suite de la remise du rapport de la CIASE en octobre 2021, les évêques réunis en Assemblée Plénière à Lourdes, prennent une série de mesures[35].

Le 5 novembre, ceux-ci reconnaissent « la responsabilité institutionnelle de l’Église dans les violences qu’ont subies tant de personnes victimes », « la dimension systémique de ces violences » et « que cette responsabilité entraîne un devoir de justice et de réparation qui ouvre la possibilité de demander pardon en vérité »[36].

Le 8 novembre, un ensemble de mesures sont prises et annoncées le jour même. Les évêques annoncent notamment la création d'une instance indépendante de suivi des abus, présidée par la juriste Marie Derain. Un fonds d'indemnisation est mis en place, il doit être alimenté par des ventes de biens immobiliers ou mobiliers ou par un emprunt si nécessaire, les évêques ne souhaitant pas lancer d'appel aux dons. Neuf groupes de travail pilotés par des laïcs doivent être mis en place, ce qui doit aboutir à des prises de décisions en 2023[37].

La liste des groupes de travail est la suivante[38] :

  • Partage de bonnes pratiques devant des cas signalés
  • Confession et accompagnement spirituel
  • Accompagnement des prêtres mis en cause
  • Discernement vocationnel et formation des futurs prêtres
  • Accompagnement du ministère des évêques
  • Accompagnement du ministère des prêtres
  • Manière d’associer les fidèles laïcs aux travaux de la Conférence des évêques
  • Analyse des causes des violences sexuelles au sein de l’Église
  • Moyens de vigilance et de contrôle des associations de fidèles menant la vie commune et de tout groupe s’appuyant sur un charisme particulier

Un site est mis en place par la Conférence des évêques de France pour suivre l'avancée des mesures prises par les évêques en mars et novembre 2021[39].

Conférence des évêques de France en 2022[modifier | modifier le code]

Éric de Moulins-Beaufort en 2022

En novembre 2022, lors de la Conférence des évêques de France marquée par la question des abus sexuels dans l’Église, un an après le rapport Sauvé et la récente révélation des abus sexuels de l'évêque Michel Santier, Éric de Moulins-Beaufort annonce qu'actuellement onze affaires d'abus concernant des évêques relèvent de la justice civile ou de la justice de l'Église[40]. Il cite notamment le cardinal Jean-Pierre Ricard, ex-président de la Conférence des évêques, qui vient d'avouer un abus sur une mineure de 14 ans quand il était curé à Marseille il y a 35 ans[41]. Eric de Moulins-Beaufort demande que ceux qui « parmi nous (…) se sont rendus coupables d’actes de ce genre le fassent connaître d’eux-mêmes ». Quelques jours après, Jean-Pierre Grallet, déjà dénoncé par sa victime en décembre 2021, avoue publiquement avoir eu à la fin des années 1980 « des gestes déplacés envers une jeune femme majeure, comportement qu['il] regrette profondément »[42].

Analyses[modifier | modifier le code]

Pour Cécile Berne, de l’association de victimes Comme une mère aimante, Jean-Pierre Grallet minimise les faits en employant des termes inappropriés. La Catholique Marie-Hélène Lafage précise « « Bonjour chers frères évêques, on va reprendre ensemble : on ne dit pas j’ai eu un geste déplacé, mais j’ai commis une agression sexuelle »[42].

La psychanalyste Macha Chmakoff explique que le déni et le « « clivage du Moi », (deux sphères isolées ; l’une conforme à la norme sociale et l’autre intégrant des comportements condamnables), permettent aux clercs abuseurs de vivre deux réalités contradictoires. Ainsi ils prennnent des responsabilités dans l’Église voire participent à la lutte contre les agressions sexuelles, ils laissent alors leur part sombre à l'écart. Ces comportements sont favorisés par le fait d’être « loin de soi », d’avoir une forme d’immaturité[43].

Chronologies des affaires[modifier | modifier le code]

Évêques[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

  • Le , Pierre Pican, évêque du diocèse de Bayeux et Lisieux, est condamné à 3 mois de prison avec sursis pour non-dénonciation aux autorités des agissements pédocriminels de l'abbé René Bissey[44],[4]. S'il avait appris certains faits de façon confidentielle, d'autres informations sur l'existence de victimes avaient été obtenues par une recherche de sa part et ne relevaient pas, selon le tribunal, du secret professionnel[45]. C'est la première condamnation pénale d'un évêque depuis la Révolution française[46],[47].

Années 2010[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Di Falco en 2013.
  • Jean-Michel Di Falco est accusé d'avoir agressé sexuellement deux enfants dans les années 1970. La justice, dans un premier temps, a décidé d'un non-lieu à poursuivre considérant les faits prescrits. Toutefois la Cour de cassation a annulé, le 7 juillet 2022, le jugement de la cour d’appel de Paris qui avait retenu en 2018 la prescription des faits, relançant ainsi la procédure au civil.[48],[49].
  • En 2017, l'évêque de Dax Hervé Gaschignard démissionne à la suite de « comportements inappropriés », en 2011 et 2017, envers des adolescents. Le résultat de l'enquête préliminaire ordonnée par le Procureur de la République de Dax confirme « des attitudes et des paroles totalement inappropriées » auprès des adolescents du diocèse mais pas « assez graves pour être rapprochés de corruption de mineur » ni « d'atteintes sexuelles ». L'affaire est classée sans suite[50],[51].
  • En 2018 le cardinal archevêque du diocèse d'Orléans, André Fort, est condamné à son tour à huit mois de prison avec sursis, pour ne pas avoir signalé à la justice les agissements pédocriminels de Pierre de Castelet, prêtre de son diocèse[52].
  • En 2019, l'archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, est condamné en première instance à six mois de prison avec sursis, pour ne pas avoir signalé à la justice les agissements pédocriminels du prêtre Bernard Preynat. Sa condamnation n'est pas confirmée par les juges de la cour d’appel de Lyon qui prononcent donc sa relaxe, le 30 janvier 2020, relaxe confirmée par la cour de cassation, le 14 avril 2021. Le pape accepte sa démission en mars 2020[53].

Années 2020[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Ricard en 2006
  • En , Emmanuel Lafont est accusé par un migrant haïtien d'avoir marchandé des relations sexuelles en l'échange de papiers d'argent et de biens[54]. En mars 2021, le jeune homme porte officiellement plainte contre Lafont[55].
  • En février 2022, une femme accuse l'évêque Michel Guyard (1936-2021) d'agressions sexuelles subies alors qu'elle avait 5 ou 7 ans et que Michel Guyard était vicaire général du diocèse de Paris[56],[57].
  • Michel Santier démissionne en 2019 après des révélations, auprès de sa hiérarchie, d'« abus spirituels à des fins sexuelles » notamment dans le cadre de la confession commis dans les années 1990 auprès de deux jeunes adultes du diocèse de Coutances et Avranches. L'Église catholique garde le silence sur cette affaire en 2019. Quand la presse la révèle au public en octobre 2022, cinq autres victimes potentielles se font connaitre, le procureur de la République est alors saisi[58],[59], [60].
  • En novembre 2022, Jean-Pierre Ricard, reconnait des abus à l'encontre d'une adolescente de 14 ans, lorsqu'il était curé. Il se met à la disposition de la justice[61],[62].
  • Le 16 novembre 2022, dans un message rendu public, Jean-Pierre Grallet, archevêque émérite de Strasbourg, reconnaît avoir eu « des gestes déplacés envers une jeune femme majeure, comportement qu['il] regrette profondément ». Cette agression sexuelle a eu lieu à la fin des années 1980, alors qu'il était religieux franciscain[63],[64].

Prêtres et laïcs en mission ecclésiale[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1956
  • 1960
    • Le prêtre Pierre Dufour est arrêté en 2003, il reconnait des viols et agressions sexuelles envers des majeurs ou des enfants et ce depuis 1960. Il est condamné en 2006 à 15 ans de prison[66].
    • Dans les années 1960, le prêtre Bernard Tartu est le chef de chœur des Petits Chanteurs de Touraine. Huit victimes alléguées ont déposé plainte contre celui-ci pour agressions sexuelles à partir de 2006, mais les faits, remontant à plus de 30 ans, sont prescrits. Néanmoins l'évêque de archidiocèse de Tours, Vincent Jordy, considère que « l’addition des plaintes », et la « convergence » des dépositions rendent ces allégations crédibles. Aussi Bernard Tartu a été, en décembre 2021, mis en retrait et ne peut « plus faire d’office, de messe même en privé ». Âgé de 81 ans, il est retourné vivre dans sa famille[67],[68].
  • 1962
    • En novembre 2019, le prêtre Roger Matassoli est retrouvé assassiné dans sa maison dans l'Oise, une croix enfoncée dans la gorge. L'évêque Jacques Benoit-Gonnin reçoit des accusations par une victime alléguée pour des faits d'agressions sexuelles en 1962. L'évêque ne prévient pas la justice : « Dans les années 2010-2011, la pratique pour les évêques était de dire si les faits sont prescrits ou non, là ils l’étaient. On ne le ferait plus maintenant ». Plusieurs victimes se signalent, une enquête canonique est demandée par Rome, elle n'est pas menée à son terme. Le meurtrier du prêtre est une de ses victimes[69].
  • 1988
    • 1988 à 1994, le prêtre de la paroisse de Liginiac (Corrèze), Jean-Olivier Guinant viole à plusieurs reprises un de ses jeunes paroissiens, qui avait au début à peine onze ans, puis un autre en 1997. En 1998, il est condamné à 3 ans de réclusion avec sursis pour des attouchements sexuels. Il est alors déplacé à Paris avant de revenir rapidement dans sa paroisse où il s'occupe à nouveau d'enfants. Entre 2001 et 2005, il fait deux victimes mineures avant d'être arrêté et condamné à 12 ans de prison.
  • 1989
    • De 1989 à 1995, puis en 2009, Michel Tual, curé de l'église Saint Jean-Baptiste à Bras-Panon et de celle de Sainte-Rose[70], à La Réunion, se livre à au moins onze agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans. Jugé en 2013, il est condamné à 5 ans de prison[71],[72].
  • 1990
    • Émile Leblond, curé de Pont-Saint-Pierre (Eure) viole un mineur de 12 ans. En mars 2003, il est condamné à huit ans de prison. Lors de son procès, d'autres victimes se présentent pour des viols et agressions qui auraient eu lieu depuis qu'il était devenu prêtre, en 1942. Aucune poursuite ne suivra, ces derniers cas étant prescrits.
    • Gérard Mercury est prêtre dans le diocèse de Toulon où il se livre à des « agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ». Il est alors, une première fois, condamné à 18 mois de prison avec sursis pour ces agressions. Déplacé dans le diocèse de Bordeaux où il récidive, entre 1994 et 1999. En septembre 2001, il est alors condamné à 4 ans de prison avec une interdiction à vie d'une activité en lien avec des enfants.
  • 1995
    • Entre 1995 et 1998, Henri Le Bras a imposé des relations sexuelles à un garçon de 12 ans (en 1995), alors qu'il était curé à Fontainebleau puis à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne). Le 25 octobre 2006, il est condamné à 10 ans de réclusion en Seine-et-Marne. À l'occasion de ce procès, pour la première fois, l’Église est admise à se porter partie civile dans ce type d’affaire[73].
  • 1997
    • En 2004, Bertrand Ollé, chef de chœur de la Maîtrise de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse est dénoncé par des enfants auprès de 2 prêtres et du chef de la chorale qui n'interviennent pas. Lors d'une nouvelle tournée un autre enfant est victime d'agression. Une famille informe alors directement l'évêque Émile Marcus qui signale enfin les faits à la justice[74]. Bertrand Ollé est condamné en 2008 à cinq ans de prison, dont trois ferme pour des attouchements sexuels sur huit enfants de 9 à 11 ans entre 1997 et 2004[75],[76].
  • 1998
    • En septembre, René Bissey est accusé d'une douzaine de viols et agressions sur mineurs entre 1985 et 1996[77]. Il est condamné, le 6 octobre 2000, à 18 ans de réclusion criminelle[78],[44],[79].
Jean-Lucien Maurel posant avec les minimes du collège, en 1970.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]
  • 2000
    • Jean-Lucien Maurel est directeur du collège privé catholique Saint-Pierre de Mur-de-Barrez dans l'Aveyron. Il est condamné en 2000 à dix ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur trois mineurs de 10 à 13 ans. Libéré en 2005, il se retire à Rodez où il peut continuer à célébrer des messes n'ayant pas été défroqué par l'Église catholique[80].
    • Le 6 mai 2022 le frère André Gouzes est mis en cause dans une affaire de viol sur mineur qui remonterait à la fin des années 2000. Le prêtre aurait obligé un enfant, entre ses 4 et 6 ans, à lui faire des fellations. Le signalement par sa congrégation (les dominicains de la Province de Toulouse) date de l’autonome 2021. L'enquête est suivie par le parquet de Rodez[81],[82] .
  • 2004
    • En 2008, l'archevêque Pierre d'Ornellas est informé que le prêtre de Saint-Malo Gaël Carissan, ordonné en 2000, a eu des relations sexuelles avec un adolescent entre 2004 et 2006, essentiellement à Rennes et à Rome. Il ne dénonce pas le prêtre aux autorités judiciaires et décide simplement de le déplacer dans une communauté de l'Arche. Gaël Carissan est finalement condamné en 2019 à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, pour agressions sexuelles. Pendant l'instruction, les enquêteurs ont trouvé près de 4 000 photos et films pornographiques homosexuels et hétérosexuels dans l'ordinateur de Gaël Carissan[83],[84].
  • 2005
    • En septembre, le prêtre québécois Denis Vadeboncœur, membre des Religieux de Saint-Vincent-de-Paul et condamné à 20 mois de prison au Québec en 1985 pour de multiples faits de pédophilie[85], est condamné en France à 12 ans de prison ferme pour les viols d’un mineur[85]. En 1988, l'évêque Jacques Gaillot l'avait accueilli dans son diocèse et l'avait nommé curé de Lieurey, le mettant ainsi à nouveau en contact avec des enfants[85]. En 2000, un jeune homme porte plainte pour viol contre Denis Vadeboncœur, pour des faits qui se seraient déroulés autour de 1990 alors qu'il était encore mineur. Jacques Gaillot, après avoir prétendu qu’il ignorait le passé pédophile de Vadeboncœur en 1988, finit par avouer qu’il en était au contraire parfaitement informé : « On rendait service. On vous demandait d’accueillir un prêtre indésirable et vous l'acceptiez. Ce que j’ai fait il y a plus de vingt ans, c’était une erreur »[85]. Son successeur l'évêque Jacques David demande, quand l'affaire est révélée au public, « compassion et miséricorde » pour Denis Vadeboncœur, « sans aucun mot pour la victime ». Il reconnaît qu' « il n'avait perçu que tardivement la gravité » du problème de la pédophilie[86].
    • En juin, François Lefort, figure de l'humanitaire[87] et dénonciateur de réseaux pédophiles[88], est condamné à huit ans de prison par la cour d'assises des Hauts-de-Seine[89] pour tentatives de corruption, agressions sexuelles et viols sur mineurs. Il avait clamé son innocence sans faire appel. Sorti de prison, il a demandé une révision de son procès au motif que ses trois accusateurs ont déclaré avoir menti sous pression[90],[91]. La Cour de cassation rejette définitivement sa demande en révision en septembre 2020[92].
  • 2007
    • De mai 2007 à juin 2008, et alors qu'il est atteint du SIDA, Jacky Hoarau, le curé de Sainte-Marie, à la Réunion, commet des viols et agressions sexuelles sur un enfant de chœur de 14 ans. En avril 2012, il est condamné à huit ans de prison. Sa hiérarchie était au courant de sa maladie ainsi que des faits de pédophile qu'elle attribuait à son homosexualité[93],[94].
  • 2008
    • En février, le prêtre Pierre-Étienne Albert, membre de la Communauté des Béatitudes, association catholique proche du Renouveau charismatique, est mis en cause pour de nombreuses agressions sexuelles. Il reconnaît les faits concernant plus de 50 enfants[95],[96],[97]. Des témoignages confirment l'inaction des responsables de la communauté[96],[97], lesquels en ont même exclu quatre membres ayant révélé l'affaire[98]. Le dossier est placé sous la responsabilité de la justice[99] et l'affaire est jugée en . Pierre-Étienne Albert est accusé de 38 cas d'agressions sexuelles commis sur des mineurs, d'autres faits avoués étant prescrits. Il est condamné à 5 années de prison ferme[100],[101]. Ce procès révèle aussi les manquements des anciens responsables de cette communauté[102],[103],[104]. Mis en cause pour « non-dénonciation d’atteintes sexuelles », ceux-ci bénéficient cependant d'un non-lieu pour prescription[105]. Par ailleurs, l'OCRVP (Office central de la répression de la violence faite aux personnes) avait enquêté en 2008 au sujet des plaintes déposées pour manipulation mentale, mauvais traitements, abus sexuels, et suicides d'adolescents liés à la communauté des Béatitudes[106].
    • En , au sein des Petits Chanteurs de Passy, Emmanuel Marchand est mis en examen et écroué pour agression sexuelle sur mineur par personne ayant autorité. Le conseil d'administration de l'association révoque Emmanuel Marchand de sa charge de chef de chœur en [107]. Au procès en correctionnelle de consécutif à cette mise en examen, l'association se porte partie civile et obtient des dommages-intérêts en raison du préjudice subi[108], tandis qu'Emmanuel Marchand est condamné à cinq ans de prison ferme[109],[110],[111],[112].
  • 2009
    • Le 25 décembre, un jeune homme, âgé de 16 ans, passe le réveillon de Noël avec Gaston Borges, archiprêtre de la Cathédrale Saint-Étienne de Sens, vicaire épiscopal, assesseur dans les juridictions de la Cour d'appel de Paris et du tribunal pour enfants d'Auxerre. Il accuse ce dernier de l'avoir agressé sexuellement lors de cette soirée. Le prêtre est interpellé chez lui à l'aube du dimanche 27 décembre, les policiers sur place découvrent dans son lit un autre enfant mais cette fois-ci âgé de 12 ans, ce dernier est son filleul. En 2011, il est condamné à un an de prison pour les agressions sexuelles sur ces deux mineurs. En janvier 2013, après avoir purgé sa peine, il reste prêtre et nommé par décision de l'archevêque d'Auch, Maurice Gardès, et avec l'accord de l'archevêque de Sens-Auxerre Yves Patenôtre, aumonier chez les Petites Sœurs des pauvres dans le diocèse d’Auch dans le Gers.
Années 2010[modifier | modifier le code]
  • 2010
  • 2012
    • En septembre, à Lyon, le père Guy Gérentet de Saluneaux est renvoyé de l’état clérical[115] et condamné le , à 81 ans, à deux ans de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur huit jeunes filles entre 1989 et 2000[116]. L'archevêque de Lyon Louis-Marie Billé l'avait interdit de tout ministère public en 2001; son successeur Philippe Barbarin, contacté par une victime vers 2003, avait renouvelé cette interdiction sans alerter la justice[115].
  • 2015
    • Le 25 septembre, la mère d'une victime, décide de déposer plainte contre Jean-François Sarramagnan, un prêtre au sein du diocèse de Bayonne. Les premières agressions de Sarramagnan sur son neveu, alors âgé de 12 ans, datent de 1990. Il avoue ses agressions aux parents de la victime en 1991. En 2007, il est mis en cause dans l'agression d'une jeune fille de 17 ans mais un non-lieu est prononcé. Pierre Molères, cardinal du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, décide de suspendre Jean-François Sarramagnan en 2008 et « l'exfiltre » à l'abbaye Notre-Dame de Tournay. Marc Aillet succède à Pierre Molères, en octobre 2008 et bien qu'informé des faits de pédophilie du prêtre, il ne signale pas l'agression du prêtre et le réintègre en 2010[117],[118]. Sarramagnan est mis en examen en 2016, 25 ans après que les agressions soient connues du diocèse de Bayonne. Après sa mise en examen, il est suspendu par son évêque Marc Aillet qui le renvoie à nouveau à l'abbaye Notre-Dame de Tournay. Marc Aillet signale enfin les faits à la justice le 15 avril 2016[119], juste après avoir participé à la Conférence des évêques de France du 12 avril. En septembre 2018 Jean-François Sarramagnan est condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bayonne pour « attentat à la pudeur sur un mineur de moins de 15 ans, sans violence, ni contrainte ». Par contre, la justice ne met pas en cause Marc Aillet, les faits étant prescrits.
  • 2017
    • En juin, l'ancien évêque d'Orléans, André Fort est mis en examen pour n'avoir pas dénoncé des faits présumés d'attouchements sexuels sur mineurs[120]. Le , Olivier de Scitivaux de Greische, recteur de la basilique de Cléry-Saint-André et également aumônier de plusieurs collèges et lycées d’Orléans dans les années 2000 a été mis en examen pour agressions sexuelles sur un jeune garçon[121] ainsi que Pierre de Castelet, soupçonné d’avoir abusé en 1993 d’au moins une dizaine de garçons entre 11 et 13 ans lors d’un camp de vacances à Arthez-d’Asson, dans les Pyrénées-Atlantiques[122]. Le mardi , Pierre de Castelet est jugé pour atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité, et André Fort pour non dénonciation[123] ; celui-ci dit avoir ignoré le caractère obligatoire de la dénonciation; ses prédécesseurs entre 1981 et 2002, Picandet et Daucourt, n’avaient pas non plus transmis à la police les informations qu'ils détenaient[124]. André Fort échappe à l'audience pour raisons médicales ; Pierre de Castelet ne nie pas les faits mais reste « impassible de bout en bout, y compris face aux larmes [des victimes] »[125]. Le , André Fort et Pierre de Castelet sont respectivement condamnés à huit mois de prison avec sursis et deux ans de prison ferme (sans mandat de dépôt ni incarcération immédiate)[126],[127].
  • 2018
    • Le , Régis Peyrard, un ancien prêtre aumônier de 85 ans, est condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme, pour des agressions sexuelles sur un mineur dans les années 1990. Il reconnait avoir fait des dizaines de victimes mais la plupart des faits sont prescrits. Sa condamnation devrait être aménagée de façon à lui éviter la prison[128].
    • Le 22 novembre, Jean-Marc Schoepff, un prêtre et aumônier niçois ayant été au contact de jeunes pendant plus de trente-cinq ans est mis en examen et placé en détention provisoire[129], à la suite d'une information judiciaire pour « agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité »[130]. Une dizaine de ses victimes se sont manifestées après que l'une d'entre elles a témoigné à visage découvert[131] mais le procureur de la République de Nice estime que les victimes pourraient être beaucoup plus nombreuses[132]. Selon les informations du Monde, des signalements auprès de l’inspection générale et du collège dont Jean-Marc Schoepff était l'aumônier ont été ignorés[132]. Le diocèse l'avait écarté des mineurs depuis 2017[133],[78],[44],[79]. Jean-Marc Schoepff nie les faits qui lui sont reprochés[134].
    • En octobre, un jeune prêtre se suicide à Orléans à la suite d'accusations d’agression sexuelle sur mineurs[135],[136].
    • En mai, plusieurs informations judiciaires sont ouvertes pour des soupçons d’abus sexuels et de maltraitance dans la communauté catholique traditionaliste de Riaumont du Pas-de-Calais[137],[138]; six prêtres de cette communauté sont placés en garde à vue le mercredi , mais pour des faits de violences non sexuelles[139].
    • Olivier de Scitivaux, recteur de la Basilique Notre-Dame de Cléry près d'Orléans, est accusé en 2018 d'avoir abusé sexuellement de jeunes garçons. Il est renvoyé de l'état clérical en 2021. Le procès civil doit se tenir en 2022.
  • 2019
    • Le , le quotidien La Croix annonce que le prêtre Georges Finet, directeur spirituel de Marthe Robin et cofondateur des Foyers de charité, fait l’objet d’une commission de recherche composée d’experts indépendants[140]. Le , les Foyers de charité publient la synthèse du rapport de la commission[141], qui a recueilli 143 témoignages portant sur une période située entre 1945 et 1983. Vingt-six femmes, pour la plupart anciennes élèves de l'établissement scolaire du Foyer de charité de Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) et âgées de 10 à 14 ans au moment des faits, dénoncent son comportement lors de confessions. La commission souligne les « agissements gravement déviants » du père Georges Finet[142]. La chaîne télévisée KTO consacre une émission à ce sujet le [143].
    • En mars, le cardinal archevêque de Lyon Philippe Barbarin est condamné en première instance pour ne pas avoir signalé à la justice les agissements pédocriminels du prêtre Bernard Preynat. À l’issue de ce jugement il donne sa démission, en mai 2016, au pape François qui la refuse. Il se met alors en retrait du diocèse et fait appel du jugement et comparaît à partir du 28 novembre 2019. Sa condamnation est réformée par la cour d'appel de Lyon qui prononce son acquittement le 30 janvier 2020. L'arrêt est confirmé par la Cour de cassation le 14 avril 2021. Le pape François accepte la renonciation du cardinal Barbarin en tant qu'archevêque de Lyon, le 6 mars 2020.
    • En mars, Sergio Tefau, le prêtre de la paroisse de l’église St Thérèse de Papeete, est placé sous statut de témoin assisté[144] puis mis en examen[145] à Papeete pour agressions sexuelles sur mineurs[146].
    • En février, les guides et scouts d’Europe et l’association diocésaine de Perpignan sont parties civiles dans le procès d'un ancien prêtre, jugé pour agressions sexuelles sur mineurs entre 2006 et 2009[147].
    • En février, le prêtre défroqué Jean-Marc Desperon est condamné à trois ans de prison pour avoir abusé sexuellement d’un enfant.
    • En février, Hubert Guiochet (1923-2011), ancien aumônier d'Enghien-les-Bains, est dénoncée par ses victimes cinquante ans après les faits. Il aurait agressé des dizaines de collégiennes et lycéennes dans les années 1960[148]. Des archives dévoilées à la demande des victimes en 2019 montrent que le diocèse avait été alerté[149].
Années 2020[modifier | modifier le code]
  • 2020
  • 2021
  • 2022
    • En janvier 2022, le prêtre Louis Ribes, artiste peintre décédé en 1994, est accusé d'avoir agressé sexuellement plusieurs dizaines d'enfants dans les années 1970 et 1980. Plusieurs enfants ont posé nus à la demande du prêtre. Le diocèse de Lyon, convaincu la véracité des allégations, a décidé de décrocher des édifices religieux les tableaux de Louis Ribes[152]. Selon l'évêque de Saint-Etienne, Sylvain Bataille, il y aurait au minimum 50 victimes[153].
    • En novembre 2022 :
      • Yannick Poligné, prêtre du diocèse de Rennes, est arrêté dans un hôtel à Paris pour viol, aggravé par l'administration de drogues et non protégé, sur un garçon de 15 ans rencontré sur internet, provocation de mineur à l'usage de stupéfiants et mise en danger de la vie d'autrui. Prétextant un cancer, Il avait l'habitude de se rendre à Paris pour une trithérapie contre le VIH et en profitait pour enchaîner des rencontres avec des hommes[154].
      • Il est révélé la mise en cause, depuis juillet 2022, de Guy Terrancle, ancien vicaire général du diocèse de Nice, « prélat d’honneur de sa Sainteté », dans une affaire de mœurs implicant des viols [155],[156].
      • Il est révélé que Pierre Cabarat, prêtre du diocèse de Blois, a été convoqué par la police suite à un témoignage portant soupçon d'agression sexuelle sur mineur. Le dossier a été classé sans suite, les faits étants prescrits. Jean-Pierre Batut, évêque de Blois, a pris la décision de saisir la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et de demander l’ouverture d’un procès canonique[157].

Dans la culture française[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

  • 1934 - Le Petit Pensionnaire de Charles et Johnny. Trenet y parle de ce séjour dans un pensionnat catholique alors qu'il avait 7 ans.
    • « …Après les minutes exquises // Il faut retrouver le dortoir // … // Et le pion, ce monstre noir // Comme un gendarme // Il me suit des yeux // La vie pour moi n'a plus de charme… »[158],[159].
  • 1969 - Le Chien de Léo Ferré. Dans son roman autobiographique Benoît Misère (1970), Léo Ferré parle de son enfance dans un pensionnat catholique et d'un abbé surnommé l'abbé Fricoti Fricota.
    • « …Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur // apprendre à s´appeler dès lors monsieur l´abbé Rita Hayworth // monsieur l´abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées… »)[159].
  • 1971 - L'Abbé à l'harmonium de Charles Trenet. Il y décrit l'ambiance trouble des affaires de pédophilie et qui le troublait quand il était enfant dans les pensions.
    • « …Mon Dieu, comme il pédalait, comme il pédalait bien l’abbé… »[160],[161],[159].
  • 1981 - Vrai vrai vrai, Charles Trenet. 10 ans après L'Abbé à l'harmonium, Trenet revient à nouveau sur ses années de pensionnat.
    • « …Vrai, vrai, vrai le petit pensionnaire // Qui s'trouvait orphelin de sa mère // Vrai ce dortoir // Ces ombres noires // Toutes en soutanes de désespoir… »[159]
  • 2008 - Frère la Guillaumette, Pierre Perret.
    • « …Frère La Guillaumette, // Quand tu rencontres une fillette, // Que tu l’emmèn’s dans ta chambrette // Que tu soulèv’s sa chemisette // Que tu déboutonn’s ta braguette // Que tu sors ta gross’ bistouquette // Que tu t’ fais fair’ un’ p’tit’ branlette // Que tu t’ fais fair’ un’ p’tit’ sucette // Que tu lui écart’s les gambettes // Qu’ tu lui mets dans sa foufounette // Qu’ tu fais juter ta bistouquette // Que tu décharg’s dans sa craquette // Que tu tir’s un’ deuxièm’ crampette // Que tu tir’s un’ troisièm’ crampette // Qu’ tu sens l’ bon Dieu dans tes roupettes // Que tu t’ fais faire un’ p’tit’ lichette // Que tu lui fais un’ petit’ minette // Que tu lui fous dans l’ trou qui pète // Que tu retires ta bistouquette // Et que tu la baises en levrette // Que fais-tu ? // Amen… »[162],[159]
  • 2008 - Cochon de moine, Pierre Perret.
    • « …À la plus jeune gamine // Il dit reviens demain // J’ te f’rai voir la racine // Qui pousse dans ma main // Elle fait grossir les ventres // Et arrondir les seins… »[163],[159].

Films[modifier | modifier le code]

Théatre[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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À voir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés et connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]