Pierre Pican

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Pierre Pican
Biographie
Naissance
Granville (France)
Ordre religieux Salésien
Ordination sacerdotale
Décès (à 83 ans)
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Jean Badré
Dernier titre ou fonction Évêque émérite de Bayeux et Lisieux
Évêque de Bayeux et Lisieux

Blason
« Annoncez avec audace le mystère de l'Evangile »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Pierre Pican, né le à Granville dans la Manche et mort le [1], est un évêque catholique français, évêque de Bayeux et Lisieux de 1988 à 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études universitaires par lesquelles Pierre Pican obtient une maîtrise en lettres classiques, il entre chez les salésiens, sa formation religieuse le conduisant du noviciat de Dormans aux scolasticats d'Andrésy et de Fontanières à Lyon. Il fait profession religieuse chez les salésiens le et est ordonné prêtre le .

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Après avoir été aumônier de lycée à Caen pendant 2 ans, Pierre Pican part en 1968 au Liban où il dirige une école franco-libanaise tout en étant vicaire dans une paroisse de Beyrouth et aumônier de lycée.

Rentrant en France en 1971, il est responsable d'un lycée technique avant de devenir supérieur provincial des salésiens de Paris de 1975 à 1981.

Nommé évêque coadjuteur de Bayeux le , il est consacré le en la cathédrale Notre-Dame de Bayeux et nommé évêque titulaire de Bayeux et Lisieux le .

Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre de la Commission de la famille et du Comité permanent pour les affaires économiques. Il est membre du Conseil pour les affaires économiques, sociales et juridiques.

De 1996 à 2010, il est évêque accompagnateur de la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF)[2].

Ayant atteint la limite d'âge, il se retire le . Au Vatican, il est membre[3] du Conseil pontifical pour les laïcs.

En 2015, il reprend du service, en portant le souci des prêtres aînés, au sein d’un groupe mandaté par le secrétariat général de la conférence des évêques de France[4].

Il meurt le [5].

Condamnation pénale dans une affaire de non-dénonciation de pédophilie[modifier | modifier le code]

En décembre 1996, une mère dénonce le père René Bissey pour des actes pédophiles. Ce dernier reconnait les faits et est convoqué le mois suivant par son supérieur hiérarchique, Mgr Pican qui l'invite à entreprendre une thérapie. Le père René Bissey conserve tout de même son affectation. À plusieurs reprises, Mgr Pican l'invite à aller se faire soigner, et ce n'est qu'en septembre 1998 qu’il se résout à muter le père René Bissey vers une paroisse en banlieue de Caen. Outré par l’insuffisance de ce geste, un jeune homme de 24 ans dénonce au commissariat de police de Caen, les actes de pédophilie répétés qu’il a subis de la part du prêtre à partir de l’âge de 12 ans. Le père René Bissey reconnait les charges lors de sa garde à vue. En octobre 2000, il est condamné à dix-huit ans de réclusion par la cour d’assises du Calvados. Lors de ce procès, Mgr Pican est cité comme témoin. C’était la première fois qu’un évêque avait à répondre de ses actes devant la justice depuis 1841. Il était à ce moment-là déjà mis en examen depuis dix mois pour non-dénonciation de crimes, après les plaintes de quatre familles de victimes estimant, qu’en tant que supérieur hiérarchique, l’évêque connaissait les agissements du prêtre pédophile et n’avait pas cherché à les faire cesser. Mgr Pican invoque le secret des échanges entre lui et le père René Bissey.

En septembre 2001, il est condamné à trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation de crimes pédophiles dans son diocèse[6]. C'est une première en Europe. C'est aussi la première fois qu'un évêque se retrouve condamné[3] par la justice française depuis la Révolution. Bien que contestant le bien-fondé de sa condamnation, Mgr Pican renonce à faire appel « dans une volonté d’apaisement » à l’égard des victimes. Cette condamnation fut un signe fort pour l’épiscopat français que l’Église ne devait plus tolérer la moindre faute trahissant la confiance d’un enfant et de ses parents.

Interrogé en 2010 sur sa condamnation, il ne fait part d'aucun regret[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération sportive et culturelle de France (1948-1998), t. 1, Paris, FSCF (à compte d’auteur, imp. Déja-Glmc), (ISBN 2-952838-70-4). 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (en) Fiche sur catholic-hierarchy.org