Vouzon

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Vouzon
La rue de la Fontaine et l'église Saint-Pierre
La rue de la Fontaine et l'église Saint-Pierre
Image illustrative de l'article Vouzon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Lamotte-Beuvron
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Sologne
Maire
Mandat
Christian Mauchien
2014-2020
Code postal 41600
Code commune 41296
Démographie
Population
municipale
1 494 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 48″ N 2° 03′ 33″ E / 47.6466666667, 2.0591666666747° 38′ 48″ Nord 2° 03′ 33″ Est / 47.6466666667, 2.05916666667  
Altitude Min. 108 m – Max. 147 m
Superficie 78,25 km2
Localisation

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Liens
Site web vouzon.fr

Vouzon est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vouzon appartient à la Sologne, et plus précisément à la « Sologne orléanaise », moins humide et autrefois moins défavorisée que la « Grande Sologne » ou « Sologne des étangs ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vouzon
La Ferté-Saint-Aubin Ménestreau-en-Villette Sennely
Yvoy-le-Marron Vouzon Souvigny-en-Sologne
Chaumont-sur-Tharonne Lamotte-Beuvron Chaon

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est formé de sable et d'argile de l'époque tertiaire, accumulés sur une soixantaine de mètres, et recouvrant le calcaire de Beauce. Le relief de la commune est à peine accentué[évasif].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'eau est omniprésente à Vouzon, comme partout en Sologne. Plusieurs cours d'eau traversent la commune (la Canne autrefois appelée « la Cansle »), le Chicandin ou ruisseau d'Azenière (autrefois « ruisseau de la Dazonnière », une ferme aujourd'hui disparue), le Merdereau au nom évoquant la vase nauséabonde qui s'y accumulait et surtout le Beuvron, rivière fréquentée par les castors à l'époque celtique (beber signifiant castor chez les Gaulois). Les étangs y étaient autrefois nombreux et, par la pisciculture, participaient à l'activité économique de la région. En 1791, on en comptait environ 80 à Vouzon (la future commune de Lamotte-Beuvron comprise).

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le sol était largement occupé par des landes et des bosquets de bouleaux ou des chênes (il n'existait pratiquement pas de futaies à Vouzon, contrairement à ce que l'on peut observer en 2008). Le paysage avait l'aspect d'un bocage, les champs étant entourés de haies vives. Le boisement en résineux, si important à notre époque, date seulement du milieu du XIXe siècle. De nos jours, la forêt de Lamotte-Beuvron (les « bois de l'État » ou forêt domaniale), héritée du domaine impérial de Napoléon III, couvre une partie importante du territoire de Vouzon.

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne (Lamotte-Beuvron / Vouzon / Souvigny-en-Sologne / Chaon) du réseau Route 41 dessert le village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vosonno (monnaies mérovingiennes) ; Vousonno, Vousonne, Vozonne, XIIe s. (chartes) ; Vouson en Sologne, décembre 1396 (Archives Nationales-JJ 150, n° 387, fol. 183 v°) ; Vouzon, novembre 1465 (Archives Nationales-JJ 194, n° 15, fol. 8 v°) ; Vouzon, éloigné d’une lieue du grand chemin de Bourges, autrefois la route de Bourges passoit par Vouzon, elle passe actuellement par La Mothe distante de Vouzon d’une demie lieue, la cause de ce changement provient de la ruine des ponts de Pierrefitte sur la Saudre, 1740 (Bibliothèque Municipale d’Orléans, Manuscrit 995, fol. 269) ; Vouzon, XVIIIe siècle s. (Carte de Cassini).
Lamotte-Beuvron, hameau de Vouzon, fut érigé en succursale de cette paroisse en 1692, puis en paroisse indépendante en 1703, enfin en commune indépendante le 20 janvier 1792.
Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, les 2 paroisses formèrent une collecte appelée : communauté de Vouzon-Lamotte.
Délimitation réalisée par Arrêté Préfectoral du 26 janvier 1935 : Souvigny-en-Sologne cède 2 ha 50 a 40 ca à Vouzon.

Histoire féodale[modifier | modifier le code]

Le titre de seigneur de Vouzon apparaît en 1247. Les premiers seigneurs de Vouzon connus appartiennent à la famille de la Ferté (La Ferté-Nabert, aujourd’hui La Ferté-Saint-Aubin, Loiret). La seigneurie de Vouzon passe par le mariage d’Isabeau de la Ferté avec Renaud de Lisle à la famille de Lisle (fief du Vendômois). Au début du XIVe siècle, Vouzon appartient à la famille de Graçay. Par mariage encore, elle passe aux Dauphin d’Auvergne. En 1371, Guichard Daulphin rend hommage pour sa terre de Vouzon et la forteresse de « la Motte de Beuvron » (à l'origine du hameau devenu la commune actuelle de Lamotte-Beuvron). Son fils, également prénommé Guichard, lui succède en 1403, et vend la seigneurie de Vouzon-Lamotte en 1406 à Guillaume de Laire, un familier du duc d’Orléans. En dépit de sérieuses difficultés financières, la famille de Laire parvient à conserver la seigneurie de Vouzon. Jacques de Laire lui annexe même, par achat en 1505, la seigneurie de Cansles (aujourd'hui La Grillière). Sa fille Suzanne de Laire ayant épousé en 1538 Gilbert II de Lévis, comte de Ventadour, la seigneurie de Vouzon passe en 1548 par donation à son fils Gilbert III, fait duc en 1678. La famille de Ventadour est alors une des plus riches et des plus puissantes de France. Au cours du XVIIe siècle, le seigneur de Vouzon, Anne de Lévy de Ventadour, abbé de Meymac, devient archevêque de Bourges. Il fait reconstruire son château de Lamotte-Beuvron, et prépare l’érection du hameau de Lamotte en paroisse. Il meurt en 1662 à 57 ans. Son neveu Louis-Charles hérite de la seigneurie, qu’il donne en dot en 1691 à sa fille unique, Anne-Geneviève. Un mois plus tard (14 mars 1691), la jeune mariée revend la seigneurie à sa tante, Marguerite Félicie de Lévy de Ventadour, épouse depuis 1668 de Jacques-Henri de Durfort, duc de Duras, doyen des maréchaux de France, alors le plus haut grade de l’armée. À la mort de sa mère en 1717, Jean-Baptiste de Durfort de Duras vend la seigneurie à son cousin Louis-Antoine de Gramont en 1718. Elle reste dans la famille de Gramont jusqu'en 1765, date à laquelle Jérôme de Laage de Meux la rachète à l'héritier d'Antoine-Antonin de Grammont, ce dernier ruiné par une vie dissolue.

Les seigneurs de Vouzon-Lamotte furent pour la plupart de grands personnages, occupant souvent des situations élevées au service du roi. Cependant ils ne résidaient pas à Lamotte, où beaucoup ne vinrent jamais, ou seulement pour de courts séjours. Le domaine était administré par un "fermier général", représentant du seigneur.

Histoire administrative[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XVIIIe siècle, Vouzon fut une "communauté d'habitants" et une paroisse structurée autour de deux pôles : le bourg de Vouzon possédait l'église, et le hameau de Lamotte, à 5 kilomètres au sud-ouest, sur le Beuvron, le château.

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle les principaux seigneurs (Anne de Lévis de Ventadour, archevêque de Bourges, Jacques-Henri de Durfort de Duras et surtout son épouse) préparèrent la création d'une paroisse à Lamotte, indépendante de celle de Vouzon. La création de la paroisse de La Motte-sur-Beuvron fut décrétée par l'évêque d'Orléans en 1703. Cependant la communauté d'habitants remontant au Moyen Âge subsistait, et il n'existait notamment qu'un seul rôle de taille pour les habitants de la communauté de "Vouzon-Lamotte". En raison de divergences d'intérêts (notamment fiscaux) entre Vouzon et son hameau de Lamotte, ce dernier se déclare indépendant de Vouzon le 15 février 1790. Cet état de fait n'est admis par l'autorité supérieure que près de deux ans plus tard : le 20 janvier 1792, l'administration départementale de Loir-et-Cher prononce la "séparation d'intérêts" de Vouzon et Lamotte malgré les vives protestations de Vouzon. La Motte-sur-Beuvron devient alors officiellement une commune à part entière, avant d'être promue au rang de chef-lieu de canton le 25 octobre 1802 (arrêté du 3 brumaire an XI). Sous l'Ancien Régime, Vouzon (ainsi que Lamotte) relevait d'Orléans pour toutes les administrations (généralité, élection, subdélégation, grenier à sel, bailliage, gouvernement). Lors de la création des départements les habitants de Vouzon réclamèrent avec insistance, mais toujours en vain, leur rattachement au département limitrophe du Loiret, toutes leurs affaires se traitant à Orléans, et aucune à Blois et à Romorantin. À la Révolution Vouzon dépendit du district de Romorantin, et du canton de Chaumont-sur-Tharonne.

Histoire économique[modifier | modifier le code]

Dès l'Antiquité, Vouzon se trouvait située sur une voie de communication importante, celle reliant Orléans à Bourges. Au Moyen Âge, en raison d'un trafic commercial important, le bourg possédait plusieurs auberges (l'Ecu, le Lion d'Or, les Trois Rois au XVe siècle ; plus tard, au XVIIIe siècle, l'Image-Notre-Dame) et un hôtel-Dieu pour les voyageurs. La ruine du pont sur la Sauldre, à Pierrefitte-sur-Sauldre, au milieu du XVIIIe siècle, et l'amélioration de la route d'Orléans à Vierzon par Salbris à la même époque entraîna l'abandon de la route directe d'Orléans à Bourges. Lamotte-Beuvron, qui se trouvait sur le nouvel itinéraire profita de la situation au détriment de Vouzon, ce qui accentua la rivalité entre Vouzon et son principal hameau, qui devait aboutir à l'indépendance de Lamotte sous la Révolution.

Jusque vers 1850, Vouzon posséda une industrie textile importante en raison du développement de l'élevage ovin en Sologne et de la bonne qualité de la laine qui provenait des moutons solognots. Depuis le XVIIe siècle, Vouzon était, après Romorantin, le principal centre textile de la Sologne (en 1716 on y comptait 80 métiers à tisser en activité, produisant environ 64 000 mètres de drap dans l'année, essentiellement de la serge). Plusieurs dizaines de fabricants de draps travaillant dans de petits ateliers familiaux selon les mêmes méthodes en vue d'une même production, et étroitement surveillés depuis Colbert par l'autorité royale, formaient la " manufacture de Vouzon". Les Vouzonnais étaient alors surnommés par leurs voisins les "Cardeux", c'est-à-dire les cardeurs de laine. Avec le développement de la navigation à vapeur qui raccourcit considérablement la durée de la traversée de l'Atlantique et réduit fortement le coût des transports, l'arrivée sur le marché français de la laine des "pays neufs" comme l'Argentine et du coton asiatique ou américain entraîne la crise puis la ruine de l'industrie textile solognote, et celle de Vouzon en particulier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Paul Cochet    
mars 2008 en cours Christian Mauchien    
Les données manquantes sont à compléter.

Les premiers maires de Vouzon et de Lamotte-Beuvron[modifier | modifier le code]

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  • Dans les municipalités rurales, la fonction de maire apparaît sous la Révolution. Auparavant, il existait un syndic, aux fonctions moins étendues.

Le premier maire de Vouzon fut le curé de l'époque Louis-Philippe de Rumigny, élu le 14 février 1790 contre le syndic depuis 1788, Laurent Leroy (1735-1803). Le lendemain, Lamotte-Beuvron ayant fait sécession et s'étant déclarée commune se donna comme maire Laurent Leroy.

  • Laurent Leroy était né le 26 mai 1735 à Beaugency (Loiret), dans la paroisse Saint-Firmin, où son père était menuisier. Il fut nommé notaire et procureur fiscal de la seigneurie de Vouzon-Lamotte (en résidence au château de Lamotte) le 22 mai 1761, par le duc de Grammont, seigneur du lieu. Lors de la création des municipalités en 1787 il fut membre de celle de Vouzon-Lamotte et en devint le syndic. Au début de 1789 il rédigea le très long cahier de doléances de la communauté de Vouzon-Lamotte. Il fut élu maire de Lamotte après que ce hameau de Vouzon se soit déclaré indépendant, et avant que cet état de fait ne soit reconnu officiellement le 20 janvier 1792. Il fut ensuite nommé membre du Conseil du district de Romorantin. Politiquement modéré, il fut emprisonné sous la Terreur. Il mourut à Lamotte-Beuvron le 7 septembre 1803.

Principaux maires du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Charles Augustin Rocheron d'Amoy, 1828-1864 (démissionne pour raison de santé) ;
  • Henri Bengy de Puyvallée, 1864-1881 ;
  • Eugène Girard, 1881-1884 ;
  • Henri Bengy de Puyvallée, 1884-1891 (démissionne pour raison de santé, et meurt peu après) ;
  • Alphonse Blanquet (le baron Blanquet), 1892-1898 (démissionne après son établissement à Arpajon, Essonne).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 494 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 241 1 051 1 125 1 168 1 213 1 234 1 224 1 318 1 248
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 320 1 460 1 458 1 430 1 516 1 563 1 532 1 540 1 558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 565 1 564 1 728 1 304 1 407 1 192 1 066 1 213 1 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 118 1 051 1 044 1 107 1 008 1 060 1 420 1 452 1 494
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 27,1 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
  • 48,8 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 27,4 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à Vouzon en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
4,7 
75 à 89 ans
7,1 
11,4 
60 à 74 ans
13,5 
21,0 
45 à 59 ans
18,6 
27,1 
30 à 44 ans
27,4 
15,5 
15 à 29 ans
13,7 
20,1 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

160 odonymes recensés à Vouzon
au 30 mars 2014
Allée Ave. Bld Carr. Chemin Cité Clos Imp. Pass. Place Pont Promenade Route Rue Ruelle Sentier Square Autres Total
0 0 0 0 4 [N 1] 0 0 3 [N 2] 0 3 [N 3] 0 0 2 [N 4] 32 1 [N 5] 1 [N 6] 0 114 [N 7] 160
Notes « N »
  1. Chemin de Jargeau, Chemin de la Bertinière, Chemin de la Louasse et Chemin des Arpents.
  2. Impasse des Bouleaux, Impasse du Châtaignier, Impasse du Stade.
  3. Place du 8-Mai-1945, Place de Cansle et Place de l'Église.
  4. Route de Chaon et Route de Souvigny.
  5. Ruelle Cansle.
  6. Sentier de Cansle.
  7. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Vouzon.
Église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre, édifiée en 1104, est classée au titre des monuments historiques depuis 1989. Elle fait partie du groupement paroissiale de Lamotte-Beuvron, au sein du doyenné de Sologne dans le diocèse de Blois.

Cimetière[modifier | modifier le code]

Porche du cimetière

Au Moyen Âge, le cimetière occupait la place de l'Église actuelle (des ossements ont été retrouvés lors de travaux). Il est assuré qu'il était situé à son emplacement actuel, au nord du bourg, au début du XVIIIe siècle, et probablement dès le XVe siècle. La croix hosannière au fût monolithique (restaurée en 2001) provient peut-être du cimetière primitif. Le portail monumental de maçonnerie semble antérieur à la Révolution, mais le champ de repos était alors entouré de haies. Les murs actuels ont été construits de 1861 à 1864 et intégralement payés par Charles Rocheron d'Amoy, maire de la commune de 1828 à 1864, comme le rappelle le texte de la plaque apposée au-dessus de la grille d'entrée : A Mr Charles Augustin Rocheron vicomte d'Amoy, la commune reconnaissante, pour sa longue administration municipale et pour la construction, à ses frais, des murs du cimetière, terminés en mai 1864.

Presbytère[modifier | modifier le code]

Vouzon possédait un vaste presbytère, doté de 3 hectares de dépendances d'un seul tenant (dont pièce d'eau, charmille, jardin, verger, vigne, etc.), qui entra dans le patrimoine communal à la Révolution. En 1985, des travaux de restauration ont mis au jour une série de poutres peintes paraissant dater du début du XVIIe siècle. L'ensemble de ces peintures a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 30 septembre 1989 et restaurées par un spécialiste en septembre-octobre 1990[5].

Cet ensemble se compose de deux poutres maîtresses de 5,80 mètres et de 35 solives. Les solives sont décorées d'éléments floraux stylisés (tulipes, feuilles de vigne) et de branchages entrelacés, peints au pochoir.

Poutres du presbytère

Les deux grosses poutres présentent :

  • sur la première : une scène de chasse au chevreuil, trois tableaux champêtres, deux vues urbaines, une scène de duel, une scène de bataille, un pont fortifié sur un fleuve, un château-fort, une scène de chasse à courre ;
  • sur la seconde : une chasse au lion, deux scènes champêtres, un village et son église, une chasse au sanglier, des artistes, une ville fortifiée rappelant celles de Frandre au XVIe siècle, une chasse au lièvre.

En l'état actuel des connaissances, on ignore tout des circonstances de réalisation de cet ensemble. Le bâtiment paraît avoir été construit au XVIe siècle. On sait qu'il fut restauré vers 1810, puis en 1873, mais aucun document relatif à ces travaux ne mentionne ces peintures. Ce presbytère fut d'abord, semble-t-il, une vaste maison particulière, probablement propriété d'un riche négociant, peut-être marchand de moutons comme il en existait alors plusieurs à Vouzon au XVIIe siècle. Le curé de Vouzon ne s'installa en ces lieux qu'à la fin du XVIIe siècle au plus tôt. Les peintures sont antérieures à la transformation de ce bâtiment en maison curiale, et elles ont peut-être été masquées à cette époque, car certaines, jugées violentes (chasse, guerre) ou « indécentes » (distractions profanes) étaient en contradiction avec un idéal de vie ecclésiastique.

Château de la Grillère[modifier | modifier le code]

Succédant au siège de la seigneurie de Cansles, le château de la Grillère fut construit au XVIe siècle, et remanié au XIXe siècle. Il eut pour propriétaires François de Beauharnais, lieutenant général du bailliage d'Orléans au XVIIe siècle, ancêtre de Napoléon III ; le comte de Choiseul-Gouffier, ambassadeur de France à Constantinople à la veille de la Révolution ; l'empereur Napoléon III de 1852 à 1870.

Mairie[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville

Avant 1857, Vouzon ne possède pas de mairie appartenant en propre à la commune : une maison particulière est louée à cette fin, et elle sert également d'école. En 1857 la commune achète une ancienne auberge de la Grande Rue, existant déjà au XVe siècle, la Maison de l'Ecu, et y établit la mairie et l'école de garçons. Après des années de débats et de polémiques, la mairie actuelle (ainsi que l'école de garçons de l'époque) est construite en 1882-1883 sur un terrain distrait de celui du presbytère voisin, et inaugurée le 14 octobre 1883.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque année le 31 octobre au soir, pour la fête d'Halloween, un parc boisé décoré pour l'occasion ouvre ses portes et propose une balade effrayante.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Napoléon III (1808-1873), empereur des Français. Appartenant du côté de sa mère à la famille d'origine orléanaise des Beauharnais, propriétaires du château de la Grillière aux XVIe et XVIIe siècles, Louis-Napoléon Bonaparte, devenu président de la Seconde République, rachète ce château et ses 1596 hectares de dépendances le 19 mai 1852, auxquels il ajoute, par un second achat du 3 juillet suivant, les 1820 hectares du château de Lamotte-Beuvron. Devenu empereur sous le nom de Napoléon III, il ne se rend que trois fois sur ses terres de Vouzon, et pour quelques heures seulement, en août 1852, avril 1858 et en mai 1860. Il ne se désintéresse cependant pas d'une commune dont il est un des principaux propriétaires, et contribue, sur sa cassette personnelle, à l'amélioration de la vie municipale, notamment par le financement de la restauration de l'église, l'achat d'une pompe à incendie et l'équipement d'un corps de sapeurs-pompiers. Napoléon III fait de la ferme de Misabran, du domaine de la Grillière, une "ferme-école" destinée à donner l'exemple pour l'amélioration de l'agriculture en Sologne.
  • Louis Blériot (1872-1936), ingénieur, industriel, pionnier de l’aviation et célèbre aviateur ayant réalisé la première traversée de la Manche le 25 juillet 1909 sur un prototype mis au point par ses soins. En 1904, Louis Blériot achète à Vouzon une partie de la Tabardière, où il fait construire le château de Sainte-Marie avec les revenus de son entreprise de fabrication de phares à acétylène pour automobiles. Il est élu conseiller municipal de Vouzon le 1er mai 1904, mais il participe peu à la vie municipale. En 1907, il revend sa propriété de Sainte-Marie pour financer ses recherches sur trois nouveaux prototypes (les Blériot IX, X et XI). En effet, depuis la fin de son association avec Gabriel Voisin, les revenus de son entreprise sont insuffisants pour couvrir les frais de ses nouvelles recherches aéronautiques. Sa retentissante réussite de la traversée de la Manche (25 juillet 1909) lui apporte la gloire et met fin à ses difficultés financières, mais il n'a alors plus de liens avec Vouzon.
  • Au début des années 1910, Louis Blériot achète la propriété de Bouchetault, sur la commune de Chaumont-sur-Tharonne, limitrophe de Vouzon. En 1915, alors qu'il se rend à sa propriété, une panne d'essence l'oblige à se poser dans un champ à Vouzon[6].
  • Georges Claude (1870-1960), chimiste et physicien, inventeur du procédé de liquéfaction de l’air en 1902 et fondateur de la société industrielle L’Air liquide en 1902. Il vécut au château de Chenay pendant la Seconde Guerre mondiale, qu’il quitta bientôt pour habiter celui de Beuvronne, à La Ferté-Saint-Aubin.
  • Pierre-Alain Volondat (né à Vouzon le 28 juillet 1962, à la Gare), pianiste et compositeur. Il commence à étudier le piano à l’âge de 7 ans. En raison de progrès fulgurants dans l'étude de cet instrument, il entre très vite au Conservatoire d’Orléans, puis en 1979 au Conservatoire supérieur de Musique de Paris où il obtient les premiers prix de piano, de musique de chambre et d’harmonie. En 1983, à 20 ans, il se présente au Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique, et y remporte à la fois le premier prix de piano, le prix Reine Fabiola, et la médaille de vermeil, un fait unique dans les annales de ce concours prestigieux.

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillebon (Didier de), L'Église et la paroisse de Vouzon au péril des siècles, s.l.n.d [2011], 174 pages.
  • Poitou (Christian), En Sologne sous l'Ancien Régime. Vouzon et Lamotte-Beuvron de 1500 à 1790, Orléans, 2011, 828 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]