Chaumont-sur-Tharonne

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Chaumont-sur-Tharonne
L'église Saint-Étienne et la place Robert Mottu
L'église Saint-Étienne et la place Robert Mottu
Blason de Chaumont-sur-Tharonne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Lamotte-Beuvron
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Sologne
Maire
Mandat
Pascal Goubert de Cauville
2014-2020
Code postal 41600
Code commune 41046
Démographie
Population
municipale
1 105 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 43″ N 1° 54′ 24″ E / 47.6119445, 1.906667 ()47° 36′ 43″ Nord 1° 54′ 24″ Est / 47.6119445, 1.906667 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 142 m
Superficie 78,33 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chaumont-sur-tharonne.fr

Chaumont-sur-Tharonne est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre. Elle fait partie du canton de Lamotte-Beuvron.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chaumont-sur-Tharonne est situé dans l'est du département et son territoire est limitrophe du département voisin du Loiret. Elle se trouve à 10 km environ du chef-lieu de canton, à environ 48 km d'Orléans.

Traversée par la route départementale D 922 (La Ferté-Saint-Aubin à Romorantin-Lanthenay), elle est proche d'un échangeur de l'autoroute A 71 qui relie Orléans à Clermont-Ferrand.

La commune est partiellement située dans la forêt domaniale de Lamotte-Beuvron.

Communes limitrophes de Chaumont-sur-Tharonne
Yvoy-le-Marron La Ferté-Saint-Aubin Vouzon
La Marolle-en-Sologne Chaumont-sur-Tharonne Lamotte-Beuvron
La Ferté-Beauharnais,

Neung-sur-Beuvron

Saint-Viâtre Nouan-le-Fuzelier

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne TER Centre (Romorantin-Lanthenay - Lamotte-Beuvron) et la ligne no2 (Blois / Chambord / Lamotte-Beuvron) du réseau TLC, desservent le village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme « Chaumont » est un archétype d'ancien français fréquent en toponymie, issu de chau(x), chauve et de mont au sens de colline (latinisé sous la forme Calvo Mons ou Calvus Mons) et signifie « Mont Chauve » (c'est-à-dire sans végétation au sommet). Il s'agit d'un oppidum habité par les carnutes[1]. La Tharonne est un cours d'eau dont le nom provient de la langue celte et signifie « rivière rapide » (onno = cours d'eau).

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin de l'Ancien Régime, Chaumont-sur-Tharonne appartenait à la généralité d'Orléans, à l'élection, subdélégation et grenier à sel de Beaugency. On y suivait la coutume d'Orléans au nord du Beuvron (enclave du bailliage de Beaugency), et celle de Blois au sud. Sur le plan religieux, la paroisse faisait partie du diocèse d'Orléans et de l'archidiaconé de Sologne.

À la Révolution, Chaumont-sur-Tharonne fut chef-lieu de canton. L'arrêté du 3 brumaire an XI (5 octobre 1802) supprime Chaumont comme chef-lieu de canton et lui substitue Lamotte-Beuvron.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason chaumont sur tharonne41.svg

Les armoiries de Chaumont-sur-Taronne se blasonnent ainsi :

Taillé : au premier d'or à la tête et col de loup de sable mouvant de la partition, au second de gueules à la porte fortifiée d'argent flanquée de deux tours, le tout maçonné de sable ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 janvier 2006 Michel Doliner UMP  
janvier 2006 mars 2008 Guy Valdelièvre    
mars 2008   Pascal Goubert    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 105 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822 864 1 004 1 075 1 197 1 208 1 211 1 267 1 275
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 245 1 225 1 300 1 325 1 348 1 423 1 442 1 397 1 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 446 1 483 1 444 1 254 1 268 1 213 1 047 1 004 1 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
991 979 932 905 901 1 072 1 069 1 105 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 21,1 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 26,7 %).
Pyramide des âges à Chaumont-sur-Tharonne en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,9 
7,6 
75 à 89 ans
10,4 
13,3 
60 à 74 ans
15,4 
23,2 
45 à 59 ans
20,7 
21,6 
30 à 44 ans
23,5 
15,7 
15 à 29 ans
12,5 
18,4 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne
  • Il existait autrefois deux églises à Chaumont-sur-Tharonne, Saint-Georges et Saint-Étienne. Saint-Georges, qui se trouvait au nord de l'église actuelle, a été démolie au XVIIIe siècle après avoir été longtemps désaffectée. Toutes deux, attestées en 1258, dépendaient de l'abbaye bénédictine de Micy-Saint-Mesmin (commune de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, près d'Orléans).
  • L'église Saint-Étienne subsiste seule. Elle a été entièrement reconstruite au XVe siècle ou au début du XVIe siècle, avec adjonction d'un clocher et d'une chapelle seigneuriale. Cette église possède des fonts baptismaux et une chaire à prêcher du XVIIe siècle, une table de communion en fer forgé et un autel du XVIIIe siècle, le clocher possède quatre cloches.

Le domaine de la Motte[modifier | modifier le code]

Il est construit sur une motte féodale, mentionné en 1341. Le bâtiment actuel date du XVIIIe siècle. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 27 octobre 2000[6],[7].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne prévôté dont le bâtiment principal date du début du XIXe siècle ;
  • La Forge ou maison de la Lune date du XVIe siècleet comporte une salle d'exposition d'outils ancestraux.
  • Le château de Montevran, construit en 1912, a abrité un parc animalier, ouvert à la fin des années 1950s et fermé en 1981. Le château a été rasé en 1992[8],[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le village abrite le Domaine des Hauts de bruyères, second Center Parcs français, ouvert en 1993.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rencien E, « Chaumont-sur-Tharonne, le charme solognot », Le Petit Solognot, 2008, n°46, p.6-10
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Chaumont-sur-Tharonne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2010)
  6. « Notice no PA41000023 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Toulier B, « La Motte, un domaine solognot à travers le temps », Vieilles maisons françaises, octobre 2007, p.32-33
  8. Rencien E, « Il était une fois le château de Montevran », Le Petit Solognot, 2008, n°46, p.12-14
  9. Vasst B, Montevran, un livre de la jungle solognote, Journal de la Sologne, automne 2010, n°151 p61-64

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Belton, Chaumont-sur-Tharonne : un village de Sologne : essai d'histoire et souvenirs, 1981
  • Janine Palacin, "Le monde d'hier et d'aujourd'hui à Chaumont-sur-Tharonne", Editions KARTHALA, 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]