Viol correctif
L'expression de viol correctif[1] désigne une pratique criminelle où des femmes lesbiennes sont violées par des hommes, dans le but de les « guérir » de leur homosexualité et de changer leur orientation sexuelle[2].
Le terme « viol correctif » de l'anglais corrective rape a été utilisé au début des années 2000 par des organisations militantes de la défense des droits de l'homme, pour décrire les viols commis en Afrique du Sud contre les lesbiennes[3]. Une attaque notable a eu lieu en 2008, lorsque Eudy Simelane, membre de Équipe d'Afrique du Sud de football féminin, et militante pour des droits des LGBT en Afrique du Sud, a subi un viol collectif puis a été assassinée à KwaThema (Gauteng)[4].
Un rapport de l'ONG ActionAid de novembre 2008 et de la Commission sud-africaine des droits de l'homme ont appelé à la création d'une législation spécifique contre ces crimes notamment le viol correctif[5].
Notes [modifier]
- Patricia Huon, Une Sud-Africaine victime d'un viol correctif témoigne, Têtu, 12 avril 2010.
- Sébastien Hervieu, En Afrique du Sud, des lesbiennes sont violées pour être "guéries", Le Monde, 10 mai 2011.
- (en) Vasu Reddy, Cheryl-Ann Potgieter, and Nonhlanhla Mkhize, "Cloud over the rainbow nation: 'corrective rape' and other hate crimes against black lesbians", HSRC Review, 5(1) (March 2007): 10–11
- (en) Annie Kelly, "Raped and killed for being a lesbian: South Africa ignores 'corrective' attacks", The Guardian, 12 mars 2009.
- Rebecca Harrison, Une ONG dénonce les viols de lesbiennes en Afrique du Sud, Challenges.fr, 13 mars 2009.
Liens externes [modifier]
- Yolanda Mufweba, "'Corrective rape makes you an African woman'", Saturday Star, 2003-11-07 (en)
- Samira Ahmed, "'Corrective rape' in South Africa", channel4.com, 2009-03-12 (television news report) (en)