Homosexualité dans les religions

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Bûcher du chevalier Hohenberg et de son valet, accusés de sodomie, devant Zürich, 1482.

Les religions sont majoritairement contre l’acte homosexuel, sans condamner pour autant la personne homosexuelle. C'est le cas en ce qui concerne les trois monothéismes issus de la révélation d'Abraham, mais aussi pour le bouddhisme tibétain ou l'hindouisme. L’acte homosexuel, longtemps persécutés par certaines autorités religieuses, l'est parfois encore; les personnes homosexuelles choisissent donc la dissimulation, le combat associatif, humoristique ou la fuite, parfois militante, via l’apostasie.

Religions abrahamiques[modifier | modifier le code]

L'homosexualité dans le Judaïsme[modifier | modifier le code]

Dans le judaïsme, les peuples ayant précédé Israël semblent avoir pratiqué la prostitution féminine et masculine rituelle au service de Baal ou Ba'al (hébreu : בָּעַל, Báʿal, qui signifie diable ou mari) et d'Astarté ou Ashtarot (עשתרת) en hébreu, et la Bible condamne les pratiques idolâtres[1]. Babylone est qualifiée de "prostituée". Sous le règne de Roboam, fils de Salomon, les textes rapportent que la prostitution masculine était officielle dans le pays[2]. La condamnation de ces pratiques idolâtres intègre celle de l'homosexualité. Elle apparaît dans le Lévitique[3] et ne semble concerner que les relations entre hommes.

Le roi David embrassant Jonathan (manuscrit médiéval)

Deux passages dans la Torah semblent les condamner :

Dans le Lévitique : la relation sexuelle entre hommes est présentée comme une « abomination » ("To'évah" en hébreu).

1. "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination." : Lévitique 18:22

L'interprétation du rabbin Gabriel Farhi[4] énonce qu'il ne s'agirait pas ici d'une condamnation de pratiques sexuelles entre deux hommes au sens strict mais que la condamnation porte sur le "comme", autrement dit un homme qui a des relations sexuelles avec un homme devrait faire autrement qu'avec une femme. Cette interprétation ne condamnerait dès lors que le rapport sexuel anal (autorisé avec une femme). La sodomie pose en effet la question du consentement du partenaire passif (l'interdit condamnerait dans ce verset le viol homosexuel pratiqué par les Cananéens). La sodomie d'un homme consisterait alors à féminiser le partenaire passif en l'assimilant à une femme, d'où son interdiction.

2. "L'homme qui couche avec un homme comme on couche avec une femme : c'est une abomination qu'ils ont tous deux commise, ils devront mourir, leur sang retombera sur eux." : Lévitique 20:13. Notons que la peine de mort n'est pas appliquée car depuis la chute du Temple, un sanhédrin ne peut se constituer pour la prononcer.

Si ces deux passages interdisent des pratiques, les sentiments et le désir homosexuel ne sont pas condamnés.

Traditionnellement les deux versets ont été interprétés comme une prohibition totale des pratiques homosexuelles mais des interprétations modernes remarquent qu'ils se trouvent à la fin d'une série des lois que interdissent l'inceste homme/femme, ils pourraient donc s'interpréter comme une interdiction à l'inceste homme/homme. Aucune mention n'est faite aux femmes.

Selon John Boswell, l'hostilité et les préjugés du judaïsme face aux pratiques liées à l'homosexualité pourraient s'expliquer par leur lien avec des rituels liés au paganisme et la prostitution sacrée[5]. Alain Daniélou[6] nous indique que les anciens Hébreux ont connu la prostitution sacrée[7] masculine et féminine.

Le récit de Sodome et Gomorrhe quant à lui est évoqué dans les récits de la Genèse. Au verset 19:5 de la Genèse, les habitants de Sodome veulent "connaître" (= "iada'" en hébreu, qui signifie avoir des relations sexuelles) les compagnons de Loth qui leur proposent en échange ses filles. Le verset énonce: "Ils appelèrent Loth et lui dirent : où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Amène-les-nous pour que nous les connaissions" (Genèse 19:5). À la suite de ce verset, les mots latin sodomia et français sodomie et leurs dérivés, tel sodomite ont été appliqués très improprement à l'homosexualité (pas seulement masculine), le terme ancien de gomorrhéenne ayant été utilisé abusivement pour désigner spécialement les lesbiennes.

Néanmoins les textes bibliques évoquent aussi la tendre amitié qui unit le deuxième roi d'Israël David (Bible) à Jonathan (Bible) (en hébreu: יְהוֹנָתָן / יוֹנָתָן "celui que Dieu a donné") fils de Saul : « Or il advint que l'âme de Jonathan se lia à l'âme de David et que Jonathan l'aima comme lui-même »[8]. Après la mort de ce dernier au combat, David se plaint : « Je suis en détresse à cause de toi, mon frère Jonathan, tu m'étais très cher, ton amour était pour moi plus merveilleux que l'amour des femmes »[9]. Les pratiques homosexuelles semblent bien avoir existé comme le rapporte l'historien Juif Flavius Josèphe en parlant des religieux Zélotes (en grec : ζηλωτής zelotes ; Qiniim en hébreu) révolutionnaires lors de la résistance désespérée de Jérusalem assiégée par les Romains[10]. Mais la position du Judaïsme reste la condamnation de l'acte. (Lire à ce titre : l'homosexualité dans le Judaïsme). Les religions héritières de la loi de Moïse ont intégré ce rejet du Lévitique de l'homosexualité. Le judaïsme libéral accepte l'homosexualité, y compris pour les rabbins dans le cas du judaïsme libéral américain. En France, le Beit Haverim ( association) milite dans le sens d'une prise en compte de l'homosexualité dans la communauté juive française(inutile puisque condamner l'homosexualité, c'est la reconnaître).

La destruction de Sodome (Tableau de Johann Georg Trautmann (1713-1769)

L'homosexualité dans le Christianisme[modifier | modifier le code]

L'acte homosexuel est considéré comme un péché. Il reprend à son compte la même interdiction du Lévitique que le Judaïsme, sans la condamnation; et y adjoint des extraits des épîtres de Paul (notamment 1 Corinthiens VI, 9-10 [11] et Romains, I, 26-28[12]. Paul de Tarse, dit ainsi que le chrétien est affranchi de la loi source de péché [13]. Néanmoins, après dix siècles de liberté sexuelle au sein de la Rome antique, l'un des premiers empereurs romains chrétiens, saint Théodose proclame le 6 août 390 un édit condamnant à mort par l'épée les passifs (un « homme s'accouplant comme une femme » selon le Code de Théodose[14]). Ce passage vers une répression directe de certains rapports sexuels doit être replacé dans le contexte de l'apparition et de l'affirmation du christianisme à la fin de l'Empire romain : émerge une attitude sociale, la morale chrétienne, opposée à celle de la décadence impériale.

D'après l'historien John Boswell, le christianisme aurait pratiqué des unions de même sexe jusqu'au XIIe siècle côté latin et plus tard encore (au moins jusqu'au XVIIIe siècle) côté oriental. Il aurait cité un cas romain remontant à un siècle et demi[15]. Cependant ses interprétations sont très critiquées par d'autres historiens qui l'accusent de confondre systématiquement liens spirituels et charnels[16]. Des prélats et certains papes auraient eu des comportements manifestement homosexuels[réf. nécessaire] sans pour autant avoir de relations sexuelles. Les témoignages sont nombreux tout au long de l'histoire à commencer par celui du roi Edgar d'Angleterre dit le Pacifique (943-975) qui s'adressant à ses évêques, donne une description peu flatteuse de ce qu'il avait vu lors d'un de ses voyages à Rome :

Benoît XVI (2008)

"... On ne voit à Rome que débauches, dissolution, ivrogneries et impuretés... les maisons des prêtres sont devenues les retraites honteuses des prostituées, des bateleurs, jongleurs, équilibristes, acrobates.... et des sodomites... on joue nuit et jour dans la demeure du pape".

Catholicisme romain[modifier | modifier le code]

L'Église catholique romaine est tolérante envers « la condition ou tendance homosexuelle » des croyants, tout en rejetant les « actes »[17]. La Congrégation pour la doctrine de la foi, sous la houlette du cardinal Ratzinger (futur Benoît XVI) a rappelé, en 1986[18] et 2003[19], cette position, enjoignant, en particulier, les évêques et législateurs catholiques à s'opposer aux législations en faveur du mariage entre personnes de même sexe ou de son équivalent dans les autres législations. Selon l'Association David et Jonathan "ce texte durcit la position traditionnelle de l’Église concernant les homosexuels. La distinction entre tendances et actes homosexuels, sur laquelle insistaient tous les textes du Magistère jusqu’ici, disparaît de fait[réf. nécessaire]. La tendance homosexuelle devient incompatible avec une authentique chasteté et en elle-même coupable". Le dernier texte publié par le Saint-Siège ce sujet remontait à 1961. Le Vatican lui-même a mis en place deux mouvements fondés sur la morale catholique romaine de l'amitié et de l'abstinence complète : le mouvement Courage et les Rencontres Fraternelles Aelred. Ces mouvements militent contre le mariage entre personnes de même sexe et mettent l'accent sur la chasteté intégrale encadrée par des pratiques religieuses et des organisations religieuses.

De nos jours, excepté dans les formes religieuses à tendance intégriste catholique, orthodoxe, évangélique ou autres [20], on ne réclame pas des homosexuels l'abstinence mais plutôt de la retenue et de la discrétion[21]. Dans l'Église catholique romaine, on met l'accent sur l'accueil et la bienveillance à l'égard des personnes homosexuelles. En juillet 2013, le pape François expose : « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? ». Il rappelle que « le catéchisme de l’Église catholique dit très bien qu'on ne doit pas marginaliser ces personnes qui doivent être intégrées dans la société »[22].

Églises orthodoxes[modifier | modifier le code]

Le patriarche orthodoxe de Moscou et de toute la Russie Alexis II déclara devant l'assemblée du Conseil de l'Europe, en octobre 2007, que « l'Église orthodoxe russe éprouve amour et compassion pour le pécheur mais pas pour ses péchés. Tel est l'enseignement moral de la Bible. Le péché, c'est l'adultère, l'infidélité, des relations sexuelles irresponsables et tous les actes qui altèrent la conscience de l'homme. (...) Si certains se livrent à une propagande en faveur de l'homosexualité, il est du devoir de l'Église de dire où est le Bien car l'homosexualité est une maladie qui modifie la personnalité de l'homme. Ce n'est donc pas l'une de ces pathologies dont on peut parler avec détachement comme de la kleptomanie par exemple. (...) Ces convictions ne doivent conduire à aucune discrimination »[23]. Son successeur, le patriarche Cyrille Ier, à l'occasion d'un voyage en Ukraine, en juillet 2010[24], exprima partager la vision du pape Benoît XVI sur de nombreuses questions actuelles, spécialement les questions morales et ecclésiales. Concernant l'homosexualité, il nota que « la Parole de Dieu est déformée afin de correspondre au critère laïciste libéral. Il est écrit très clairement qu'il s'agit d'un péché[25] ».

Le 17 mars 2008, les 13 membres du comité permanent de l'Église orthodoxe de Grèce déclarèrent que la proposition de loi d'union matrimoniale civile, envisagée par le gouvernement grec, serait une « bombe catastrophique » logée dans les fondements même de la société grecque, minant le mariage et la vie de famille[26]. Le Synode affirma, de la part de l'Église de Grèce, que « l'Église accepte et bénit le mariage établit selon les traditions orthodoxes, et considère tout autre type de relation semblable comme étant de la prostitution ».

Dans son document portant sur « le mariage, la famille, la sexualité et la sainteté de la vie[27] », le Saint Synode de l'Église orthodoxe aux États-Unis déclara en juillet 1992 que « l'homosexualité doit être perçue comme le résultat de la rébellion de l'humanité contre Dieu, et donc, contre sa nature propre et son propre bien-être. Elle ne doit pas être considérée comme une manière de vivre et d'agir pour des hommes et des femmes faits à l'image et à la ressemblance de Dieu. Les hommes et les femmes ayant des sentiments et des émotions homosexuels doivent être traités avec la compréhension, l'acceptation, l'amour, la justice et la miséricorde dus à tous les êtres humains. (…) Les personnes [homosexuelles] instruites et trouvant conseil dans la foi chrétienne orthodoxe et la vie ascétique et qui veulent encore justifier leur attitude, ne peuvent pas participer aux mystères sacramentels de l'Église, puisque le faire ne les aiderait pas, mais, au contraire, leur ferait du mal ».

Dans l'orthodoxie, la position reste donc la condamnation de l'homosexualité. Cette attitude va jusqu'à l'implication politique. Ainsi, le patriarche de Roumanie Teoctist Ier (1915-2007) s'est opposé publiquement avec l'appui du saint Synode de Roumanie en 1996 et en 2000 au fait que la Chambre des Députés roumaine envisageait d’abolir une loi réprimant par la prison le délit d’homosexualité. Dans son homélie pascale de 2001 il fustigeait vivement l'homosexualité[28].

Le Saint Synode de l’Église d’Amérique quant à lui, s'est opposé à cette attitude et s'est exprimé en 1992 par une écoute pastorale à ce sujet, tout en soulignant que l’homosexualité, comme telle, était une révolte de la nature contre Dieu, comme le sont tous les péchés : « Les hommes et les femmes ayant des sentiments et des émotions homosexuels doivent être traités avec la compréhension, l'acceptation, l'amour, la justice et la miséricorde dus à tous les êtres humains. (…) Les personnes (homosexuelles) instruites et trouvant conseil dans la foi chrétienne orthodoxe et la vie ascétique et qui veulent encore justifier leur attitude, ne peuvent pas participer aux mystères sacramentels de l'Église, puisque le faire ne les aiderait pas, mais, au contraire, leur ferait du mal ». La voie proposée reste donc la compréhension, l'écoute, l'abstinence et l'ascèse. Le métropolite Michel Laroche du représentant du patriarcat de Kiev en France partage la même opinion[29] et propose de laisser les solutions pastorales de ces questions aux prêtres de paroisses et aux moines tout en citant Luc (évangéliste) : « Ne jugez-pas et vous ne serez pas jugés ».

Églises orthodoxes-orientales[modifier | modifier le code]

Pour l'Église copte orthodoxe, selon la Bible, la tradition copte et le credo, l'homosexualité est un péché et Dieu les condamne[30]. Le père M. Mikhail (États-Unis)[31] affirme que l'orientation sexuelle vient d'une prédisposition datant de la petite enfance, est donc acquise et constitue un choix[30]. « Une personne homosexuelle se fait des illusions si elle pense pouvoir pratiquer ce style de vie et aller au ciel. L'homosexualité est un péché et la personne homosexuelle qui veut guérir doit la reconnaître comme telle et se repentir »[30].

Églises protestantes et Communion anglicane[modifier | modifier le code]

Mgr Desmond Tutu, 2004.

Le Protestantisme, dans sa grande majorité, a revu sa position sur la question. Cela étant précisé, il existe des positions extrêmement variées et différentes selon les courants, et de nombreux questionnements existent, du fait par exemple des propos de l'apôtre Paul dans l'épitre au Romains au chapitre 1 v. 27, ou encore selon les interprétations qui sont faites de certains passages de l'ancien et du nouveau testament.

Certains mouvements se sont cependant grandement libéralisés :

L'homosexualité dans l'anglicanisme, par exemple, semble échapper au rejet de l'homosexualité issu du christianisme et au-delà, du judaïsme, avec bénédiction du mariage entre personnes de même sexe et consécration d'évêques ouvertement gays ou lesbiennes ce qui est cause de division. Sur ce point, la crise est ouverte depuis l'ordination d'un pasteur vivant ouvertement une relation homosexuelle stable, Gene Robinson, comme évêque du New Hampshire en 2003 par l'Église épiscopale des États-Unis. Elle a conduit à un certain nombre de changements d'obédience par des paroisses et des diocèses qui tout en voulant rester dans la Communion anglicane, se sont mis sous la juridiction de provinces plus conservatrices notamment en Afrique, exceptée l'Afrique du Sud. En Afrique du Sud, l'archevêque primat Desmond Mpilo Tutu Prix Nobel de la Paix, déclare en 1998 « Puisque nous considérons que l'amour concerne tout l'être et pas seulement la dimension sexuelle, et qu'il ouvre au don de soi et à la compassion, quelles raisons aurions nous de croire que cette qualité doit être réservée aux couples hétérosexuels ? »[32]. Il est encore plus direct en novembre 2007, n'hésitant pas à lancer " If God, as they say, is homophobic, I wouldn't worship that God." [33] qu'on peut traduire par "Si Dieu, comme il le disent, est (sic) homophobe, je ne rendrais pas de culte à ce Dieu".

De même, l'Église évangélique luthérienne en Amérique (ELCA) a voté en août 2009 pour permettre aux homosexuels monogames (et non plus simplement célibataires) d'être ordonné pasteurs[34].

Autres Églises chrétiennes[modifier | modifier le code]

L'Église vieille-catholique ou Union catholique internationale d'Utrecht regroupe les héritiers de l'Église janséniste d'Utrecht et, depuis 1870, les héritiers des catholiques qui refusent le dogme de l'infaillibilité pontificale et la juridiction universelle de l'évêque de Rome. Cette Église défend des positions plus libérales que l'Église catholique romaine et accepte les bénédictions de couples homosexuels. En 1996 l'Église vieille-catholique hollandaise déclara qu'une bénédiction des relations entre personnes de même sexe était possible, mais sans encore accorder le droit de se marier. En effet, le mariage est, selon les vieux-catholiques, un sacrement. Mais dès 2002, un rapport de cette même église conseilla d'engager les discussions au sujet du mariage. Lors de son synode national de 2006, l'Église catholique-chrétienne, branche suisse de l'Église vieille-catholique, rappela que « la préférence sexuelle d’un être humain et sa façon de la vivre dans une perspective chrétienne ne peut être en soi un critère déterminant » pour l’exercice d’un ministère dans l’Église, mais souligna, cependant, l’importance d’une certaine intelligence pastorale dans l’engagement de membre du clergé vivant en partenariat homosexuel[35]. D'autre part, la bénédiction des couples homosexuels qui n'est, pour cette Église suisse, ni un sacrement ni un mariage religieux, consiste en une prière prononcée soit dans une célébration à part entière, à l’église ou dans un contexte privé (par exemple, dans l’appartement du couple), soit au cours d’une eucharistie paroissiale[35].

La Société religieuse des Amis (quakers) (Religious Society of Friends)[36] publie en 1963 un ouvrage intitulé Towards a Quaker View of Sex[37] (« Vers une vision quaker de la sexualité ») qui expose des vues très libérales et fait beaucoup dans le changement d'attitude envers les personnes homosexuelles[38],[39]. En 1987, le comité exécutif des quakers britanniques reconnaît qu'il n'y a pas de raisons essentielles à ce que ne soient pas célébrées des unions de personnes de même sexe[39]. L'Assemblée annuelle britannique des quakers accepte formellement le mariage entre personnes de même sexe en 2009, avec mandat d'obtenir du gouvernement les nécessaires changements légaux[40],[41].

L'homosexualité dans l'Islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Homosexualité dans l'islam.

L'islam, considère l'homosexualité comme étant un péché contre l'ordre établi par Dieu. La charia, loi islamique, condamne fortement l'homosexualité dans toutes les écoles juridiques et prescrit la peine de mort ou une peine discrétionnaire[42] comme sanction en cas de pratique. L'homosexualité masculine est un crime dans la plupart des pays à majorité musulmane.

Dans le Coran, il est clair que Dieu a détruit la cité de Loth qui a exercé ces pratiques. Voici quelques citations :


Le Coran [26:165-166]

« Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n’êtes que des gens transgresseurs». «Si tu ne cesses pas, Lot, tu seras certainement du nombre des expulsés». «Je déteste vraiment ce que vous faites. »


Le Coran [27:54-55]

« [Et rappelle-leur] Lot, quand il dit à son peuple : «Vous livrez-vous à la turpitude [I'homosexualité] alors que vous voyez clair». Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs ? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. »


Le Coran [7:80-81]

« Et Lot, quand il dit à son peuple : «Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier.» »


Le Coran [29:28-30]

« Et Lot, quand il dit à son peuple : «Vraiment, vous commettez la turpitude où nul dans l’univers ne vous a précédés. Aurez-vous commerce charnel avec des mâles ? Pratiquerez-vous le brigandage ? Commettrez-vous le blâmable dans votre assemblée ? » »


Le Coran [21:74]

« Et Lot ! Nous lui avons apporté la capacité de juger et le savoir, et Nous l’avons sauvé de la cité où se commettaient les vices; ces gens étaient vraiment des gens du mal, des pervers. »


Le Coran [54:33-34]

« Le peuple de Lot traita de mensonges les avertissements. Nous lâchâmes sur eux un ouragan, excepté la famille de Lot que Nous sauvâmes avant l’aube, »


Interrogé sur la question, Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, souligne que les pays sanctionnant l'homosexualité par la peine de mort répondent d'une mauvaise interprétation des textes sacrés, « sur des hadiths non authentiques ». Pour Oubrou, « aucun texte univoque, authentique, ne fait mention d'une quelconque sanction contre les homosexuels. Éthiquement parlant, le Coran n'admet pas l'homosexualité. Mais le passage de cette condamnation morale a une condamnation juridique n'existe pas ». Mais cette position d'ouverture reste très marginale dans le monde musulman : L'Islam ne fait pas exception à la règle de rejet global de l'homosexualité même si on observe selon les temps et les lieux une différence sur les peines appliquées.

Anciens manuscrits musulmans de Mauritanie

L'évolution actuelle sur la question laisse une place à l'ouverture de certains imams comme l'imam Tareq Oubrou, pour qui ni le Coran ni la Sunna ne condamnent l'homosexualité, ajoutant que l'homophobie est contraire aux principes de l'Islam. L'imam de Bordeaux Tareq Oubrou souligne que l'homosexualité « n'est pas préconisée par l'islam, mais que les musulmans homosexuels sont des musulmans à part entière. Le fait de les stigmatiser, de les violenter, de les harceler est antinomique avec l'éthique commune ». Abdel Nour Brado, représentant de la Junta Islamica de Cordoue déclare qu'« il n'y a dans le Coran aucune référence contre l'homosexualité. Il faut débattre de ce sujet entre nous et comprendre que célébrer des mariages religieux entre gays serait la meilleure réponse des musulmans vivant en occident à ceux qui persécutent les homosexuels dans le monde musulman » mais ce point de vue reste tout à fait marginal dans la réalité du monde musulman contemporain.

Plusieurs associations de gays musulmans se sont créées au cours des dernières années, dont la Fondation Al-Fatiha (créée en 1998 aux États-Unis), HM2F (pour "Homosexuel-les Musulman-es de France", créée en janvier 2010 par Ludovic-Mohamed Zahed ; également auteur de l'ouvrage intitulé "Le Coran et la Chair", ou Merhaba (en Belgique). L'association chrétienne française David et Jonathan a également ouvert le groupe Abu Nuwas pour répondre à une demande de jeunes gays musulmans. Mais ces actions restent l'exception.

Dans la quasi-totalité des pays dont la population est essentiellement musulmane, l'homosexualité est considérée comme un délit conduisant à des peines allant jusqu'à 10 ans de prison. Cette pratique est cependant passible de la peine de mort dans 7 pays : Mauritanie, Soudan, Nigéria, Somalie, Arabie Saoudite, Yémen et Iran.

Même lorsque l'homosexualité n'est pas illégale Turquie), la censure officielle peut être dure: en 2010, Selma Aliye Kavaf, alors ministre aux Affaires familiales, a parlé de «maladie» en évoquant l'homosexualité. Des charges pour homosexualité peuvent également être utilisées dans la répression politique. Depuis 1998, le leader de l'opposition malaysienne Anwar Ibrahim a été jugé plusieurs fois pour sodomie[43].

Un des cas emblématique récent est celui du prince saoudien Saoud ben Abdelaziz ben Nasser Al Saoud condamné le 20 octobre 2010 à la prison à perpétuité, avec peine de sûreté de vingt ans et purge sa peine au Royaume-Uni, où il pouvait demander asile à l'issue de celle-ci, l'homosexualité étant punie de la peine de mort en Arabie saoudite.

Conclusion sur les religions monothéistes[modifier | modifier le code]

Certains observateurs notent que ces trois grandes religions, de même que plusieurs confessions protestantes, si souvent antagoniques, « s'accordent sur un point : leur rejet de l'acte homosexuel » et leurs chefs spirituels, à de rares exception près, œuvrent ensemble pour dénoncer l'acte homosexuel et s'opposer à son institution[44],[45]. Mais ces religions ne haïssent pas pour autant les personnes homosexuelles, même si ces personnes font des actes rejetés par ces religions.

Religions asiatiques[modifier | modifier le code]

Détail d'un Shunga japonais du XVIIIe

L'homosexualité dans le Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Homosexualité dans le bouddhisme.

En 2013, le Dalai-Lama, représentant suprême du bouddhisme tibétain, juge sévèrement les textes anciens et souligne que les temps ont changés et ajoute : "Si l’on s’aime avec sincérité, tous les ­orifices peuvent être éventuellement appropriés"[46].

Le bouddhisme n'aborde pas explicitement le sujet de l'homosexualité, mais il prône globalement de garder la maîtrise des sens. Les interprétations varient dans le détail mais la tendance globale est de reconnaitre la seule sexualité hétérosexuelle en vue de la procréation et de rejeter la recherche du plaisir « pour le plaisir ».

Le Dalaï Lama, a clairement évolué sur le sujet: en 1997, du point de vue bouddhiste, les relations d'homme-à-homme ou de femme-à-femme étaient encore considérées comme des pratiques sexuelles déviantes [47].

En mars 2014, le dalaï-lama déclara qu'il n'a aucune objection au mariage homosexuel, estimant que cela relève de « la loi de chaque pays ». Il déclara : « si deux personnes, un couple, estiment que c'est plus pratique, que cela les satisfait plus et que les deux côtés sont d'accord, alors d'accord »[48].

L'homosexualité dans le Shintoïsme[modifier | modifier le code]

Il n'y a jamais eu dans le shintoïsme d'opposition à l'homosexualité[49]. Les contemporains de l'époque d'Edo étaient libres de représenter les kami (dieux japonais) dans des actes sexuels impliquant la sodomie les uns avec les autres[50]. Durant le shogunat Tokugawa, plusieurs dieux shinto, surtout Hachiman, Myoshin, Shinmei et Tenjin, étaient considérés comme les divinités gardiennes du nanshoku (amours homme–homme)[50]. L'écrivain de l'époque Ihara Saikaku plaisante en disant que puisqu'il n'y a aucune femme dans les trois premières générations de la généalogie des dieux décrite dans le Nihon Shoki, les dieux ont forcément eu des relations homosexuelles — ce que Saikaku considère comme la vraie origine du nanshoku[50]. Il n'en est pas moins vrai que pour les Japonais l'homosexualité est un comportement individuel qui doit être permis et protégé, mais qui ne doit pas intervenir dans le domaine ni le débat public. Il n'y a aucun débat sur l'homophobie ni sur l'union homosexuelle. Des mariages sont arrangés et de façade pour préserver l'image de la famille. Le Shintoïsme est certes conservateur mais garde un regard serein et tout à fait discret sur l'homosexualité.

Les amours homosexuelles dans le clergé shintoïste et bouddhiste japonais : les relations Nanshoku à l'intérieur des monastères étaient historiquement surtout d'ordre pédérastiques, il s'agissait de relations structurées selon l'âge où le plus jeune partenaire n'était pas considéré comme adulte. Le partenaire le plus âgé, nenja (« amant » ou « admirateur »), était souvent un moine, un prêtre ou un abbé, et le plus jeune était probablement un aide (chigo, 稚児) prépubère ou adolescent[51]. Les rapports n'avaient plus lieu une fois que les garçons devenaient adultes (ou quittaient le monastère). Les deux partenaires étaient encouragés à traiter leur relation de façon sérieuse et à la mener honorablement et le nenja se devait d'écrire un vœu de fidélité[52]. En dehors des monastères, les moines étaient considérés comme ayant une prédilection particulière pour les prostitués mâles, ce qui était le sujet de nombreuses histoires drôles[53].

L'homosexualité dans l'Hindouisme et les autres religions de l'Inde[modifier | modifier le code]

Dans l'hindouisme, le plaisir n'est pas perçu comme un mal : c'est un don de Dieu. Le péché de la chair n'existe pas comme dans le judaïsme ou le christianisme, et de nombreuses sculptures sensuelles voire érotiques sur les parois externes des temples sont là pour en témoigner. En revanche, le plaisir charnel est accepté et acceptable uniquement dans la mesure où il est hétérosexuel et consommé dans les liens du mariage. Comme en Europe, différentes époques ont apporté différents degrés de tolérance mais faire de l'hindouisme (ou brahmanisme) et de ses religions-sœurs (sikhisme, jaïnisme, bouddhisme, etc.) un havre homophile serait un contresens, puisque l'islam domina le sous-continent pendant cinq siècles, succédé par le puritanisme du colonisateur britannique.

Néanmoins, le kama-sutra, écrit par le brâhmane et ascète Vastyayana, ne dénonce en aucun cas l'homosexualité, mais au contraire en décrit les vertus et les actes, sans aucun tabou de principe [54].

Enfin, les homosexuels sont considérés par l'hindouisme orthodoxe comme « bénis des Dieux », puisque leur éros est pur : non souillé de préoccupation de type social ou lié à la « famille » (l'éros, ou kâma, est un des quatre but des créatures, avec le gain matériel, le devoir ou vertu, et la libération du cycle des réincarnations) ; en effet, l'éros des hétérosexuels est impur puisque pouvant engendrer des enfants ; or, faire des enfants qui n'ont pas leur place dans la société est un très grave péché qui entache les parents, dans l'hindouisme ; les homosexuels, avant l'ère islamique en Inde, n'ont jamais eu à souffrir du moindre reproche de la part des brâhmanes, bien au contraire [55].

Les homosexuels et la religion[modifier | modifier le code]

Fausse papesse des Sœurs de la perpétuelle indulgence

Des lesbiennes et des gays croyants, poussés par leur foi en Dieu et la croyance que leur religion va changer, ont fondé des lieux, des associations qui les réunissent dans leur foi. Beit Haverim (« la maison des amis ») pour les juifs, David et Jonathan et la Communauté du Christ Libérateur (CCL) (cette dernière étant situé en Belgique) pour les chrétiens ou Homosexuels musulmans de France (HM2F) ainsi que la Fondation Al-Fatiha pour les musulmans, jouent ce rôle d'accueil.

Pour celles et ceux qui considèrent que cette démarche est une soumission, il reste la possibilité de l'apostasie. Certaines associations, comme les Panthères roses[56], militent ouvertement pour cette solution, bien que paradoxalement liées à des groupes proches de mouvements religieux. En Espagne, le Collectif des lesbiennes, gays et transsexuels[57] a déposé, le jeudi 8 juillet 2004, 1 200 déclarations d'abandon de la foi catholique à l'archevêché de Madrid pour protester contre les « privilèges injustifiés » de l'Église catholique romaine dans ce pays et pour supprimer les noms des déclarants des listes de baptisés sur lesquelles elle s’appuie pour établir le nombre de catholiques en Espagne et recevoir un financement public proportionnel.

Il n'existe pas d'associations chez les chrétiens évangéliques, mais parfois des homosexuels y expriment ouvertement leur désaccord [58].

Des lesbiennes et des gays ont créé les Radical Faeries (« Fées radicales »), un rassemblement oscillant entre le new-age et le paganisme préjudéochrétien. L’humour est une arme traditionnelle de la culture gay et les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence mettent en scène le décorum papiste en le retournant.

  • L’UFMCC, une Église œcuménique et gay friendly : les Metropolitan Community Churches (MCC, littéralement « Églises communautaires urbaines », officiellement, en français, « Églises chrétiennes œcuméniques[59] »), rassemblées dans l’Universal Fellowship of Metropolitan Community Churches (UFMCC, « Fédération internationale des Églises chrétiennes œcuméniques »), dont les membres sont majoritairement homosexuels[60], trouvent leur origine dans la première église fondée à Los Angeles, en 1968, par le révérend Troy Perry (en), avant les émeutes de Stonewall de 1969 et les fêtes et défilés de la fierté gay et lesbienne[61]. Troy Perry, ancien ministre de l'église pentecôtiste Church of God of Prophecy (en)[61], conscient de son orientation homosexuelle et souffrant de la stigmatisation sociale qui lui était attachée, considéra que la seule solution était d'établir une Église dédiée au soutien spirituel et à la formation religieuse de la communauté gay et lesbienne[61]. C'est dans son living-room que se tint le premier service de cette nouvelle Église, le 16 octobre 1968[61], service qui rassembla onze hommes et une femme (d'origine catholique, protestante ou juive, dont un couple hétérosexuel). Le mouvement se développa à tel point que, le 7 mars 1971, le service de dédicace du nouveau bâtiment acquis en propre par l'Église, rassembla 1012 personnes[61]. Le 28 juin 1970, Troy Perry et deux de ses amis, Morris Kight et le révérend Bob Humphries, fondèrent le Christopher Street West (en) (du nom de la rue de New York où eut lieu la fameuse rébellion du Stonewall Inn), la première parade et fête de la fierté gay et lesbienne[62]. Les MCC représentaient, en 2003, plus de 300 églises à travers le monde, et plus de 40000 membres répartis en 18 pays[61]. Elles constituèrent également le lieu de naissance de douzaines d'organisations gays et lesbiennes ou de projets de justice sociale[61]. Les MCC demandèrent, en 1990, à devenir membre du National Council of the Churches of Christ in the U.S.A. (Conseil National des Églises du Christ des États-Unis)[63], partenariat œcuménique d'Églises. Elles procédèrent également à l'union de plusieurs couples de même sexe lors de la Gay/lesbien/bisexual Pride de New York en 1994, marche qui commémorait le 25e anniversaire de Stonewall.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Juges, 2, 11-13.
  2. Patrick Banon, Tabous et interdits, Acte Sud.
  3. Lévitique, 20, 13 (traduction L. Segond) : "Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable
  4. http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/3/1/module_1794.php Conférence Akadem de Gabriel Farhi
  5. John Boswell, Christianisme, tolérance sociale et homosexualité, Gallimard, 1985, page 140
  6. Alain Daniélou, Shiva et Dionysos, éditions Arthème Fayard, Paris, 1979, 1991, ISBN 2-213-00813-2
  7. 1 Rois 14, 22-24 : Juda fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur (...). Comme ceux-ci, ils bâtirent à leur usage des hauts lieux, des stèles et des poteaux sacrés sur toutes les collines élevées et sous tout arbre verdoyant ; il y eut même des prostitués sacrés (héb. גַם־קָדֵשׁ, transcrit gam qâdesh; gr. σύνδεσμος, transcrit sundesmos; lat. effeminati) dans le pays, ils agirent selon toutes les abominations des nations que le Seigneur avait dépossédées devant les fils d'Israël.
  8. Samuel I, 18, 1
  9. Samuel I, 1, 19-27
  10. Flavius Josèphe, Guerre Juive, IV, IX, traduction Pierre Savinel, p. 403-404, Collection « Arguments » (1977), ISBN 2707301353 : « Parmi les Zélotes, le contingent des Galiléens se distinguait par son imagination dans le mal et son audace... Leur désir de pillage était insatiable et ils n'arrêtaient pas de perquisitionner dans les riches demeures ; l'assassinat des hommes et le viol des femmes était leur amusement ; ils dévoraient leurs dépouilles arrosées de sang et, ne sachant qu'inventer, prenaient sans vergogne les mœurs des femmes, arrangeaient leurs cheveux avec soin, portaient des vêtements féminins, s'inondaient de parfums et se faisaient les yeux pour rehausser leur beauté. Non contents d'imiter la coquetterie des femmes, ils prenaient leurs passions et ils imaginaient des amours contre nature. Ils se vautraient dans la ville comme dans un bordel et souillaient la cité tout entière de leurs actions impures. Mais, avec une apparence de femme, ils avaient un bras d'assassin et, s'approchant avec une démarche lascive, ils se transformaient brusquement en guerriers, tiraient leur glaive de dessous leur robe fine et colorée, et transperçaient qui ils rencontraient. »
  11. « Ne savez vous donc pas que les injustes n'hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni les débauchés, les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les pédérastes, ni les voleurs, ni les accapareurs, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les filous n'hériteront du Royaume de Dieu » 1 Corinthiens VI, 9 – 10
  12. « … c'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes… »
  13. Romains 7, 2
  14. Codex Theodosianus 9.7.3 (4 décembre 342), introduit par les fils de Constantin en 342.
  15. John Boswell, Les Unions du même sexe dans l'Europe antique et médiévale, Fayard, 1996.
  16. (en) A Groom of One's Own?, article paru dans The New Republic
  17. Dans sa Lettre sur la pastorale à l'égard des personnes homosexuelles, le cardinal Ratzinger rappelle : « Déjà dans sa Déclaration sur quelques questions d'éthique sexuelle, du 29 décembre 1975, (…) on soulignait le devoir de chercher à comprendre la condition homosexuelle et on observait combien la culpabilité des actes homosexuels devait être jugée avec prudence. En même temps, la Congrégation tenait compte de la distinction faite communément entre la condition ou tendance homosexuelle et les actes homosexuels. Ces derniers étaient décrits comme des actes qui sont privés de leur finalité essentielle et indispensable, des actes intrinsèquement désordonnés et en tant que tels, ne pouvant en aucun cas être approuvés. »
  18. Card. Joseph Ratzinger, « Lettre sur la pastorale à l'égard des personnes homosexuelles », vatican.va,‎ 1986 (consulté le 15 juin 2008)
  19. Card. Joseph Ratzinger, « Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles », vatican.va,‎ 2003 (consulté le 15 juin 2008)
  20. lire à ce titre quelle est la perception mormone de l'homosexualité ou comment est perçue l'homosexualité chez les Témoins de Jéhovah
  21. Arlene Swidler (dir.), Homosexuality and World Religions, Trinity Press, 1993.
  22. http://www.francetvinfo.fr/monde/bresil/jmj/le-pape-francois-appelle-a-le-pas-juger-ou-marginaliser-les-gays_380028.html
  23. Alexis Fricker, « Alexis II fustige les homosexuels sous les applaudissements d'une partie du Conseil de l'Europe et le silence des médias »., Site en ligne Europe & US, jeudi 4 octobre 2007. Voir « l'article complet en ligne. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26
  24. Selon une dépêche de l'agence russe Interfax datée du 19 juillet 2010.
  25. Inma Alvarez, « Le patriarche Kirill partage la vision du pape sur de nombreuses questions, comme le sacerdoce des femmes et l´homosexualité », Site en ligne Zenit, le monde vu de Rome, mardi 20 juillet 2010. Voir l'article en ligne..
  26. George Conger, « Grèce : l'Église dit non au contrat d'union civile », Site en ligne religiousintelligence.co.uk, 19 mars 2008 ; texte désormais inaccessible mais traduit en français par le blog Saint Materne. Voir l'article en ligne.
  27. Saint Synode des Évêques, On Marriage, Family, Sexuality, and the Sanctity of Life, 10e concile pan-américain de l'Église orthodoxe aux États-Unis, Miami (Floride), juillet 1992, Paragraphe « Homosexuality ». Voir le texte complet en ligne.
  28. Marc Costa de Beauregard, Théologie de la sexualité. Le sens de la distinction du masculin et du féminin (homosexualité et hétérosexualité). Essai d'une interprétation chrétienne de la question homosexuelle, novembre 2001, p. 28. Voir le texte en ligne.
  29. Textes du métropolite Michel Laroche du 18/02/2011
  30. a, b et c Isabelle Graesslé, Pierre Bühler, Christoph D. Müller (éd.), Qui a peur des homosexuel-les ?: Évaluation et discussions autour des prises de position des Églises protestantes de Suisse, Labor et Fides, Genève, 2001, p. 169.
  31. M. Mikhail, La position de l'Église orthodoxe copte sur l'homosexualité.
  32. Journal français Le Monde du 18 juillet 1998.
  33. BBC NEWS | World | Africa | Tutu chides Church for gay stance
  34. Jacqueline L. Salmon, 'Monogamous' Gays Can Serve in ELCA, Washington Post, 22 août 2009
  35. a et b Page « Mariages / baptêmes / deuils » du site de de l'Église catholique-chrétienne.
  36. Pour une vision plus complète des relations entre quakerisme et homosexualité, voir l'article en anglais Homosexuality and Quakerism.
  37. D. Bladmires & F. Jonathan, Toward a Quaker View of Sex, Londres, éd. Alastair, 1963.
  38. Régis Dericquebourg, « L'homosexualité comme phénomène social » in L'homosexuel(les) dans les sociétés civiles et religieuses, Strasbourg, Cerdic publication, 1985. p. 145-163. Voir l'article en ligne sur le site de l'auteur.
  39. a et b (en) Steven Walton, Conference on Committed Partnerships. Woodbrooke from Monday 2nd June to Wednesday 4 June 2008, A Quiet Word, juillet-août 2009, p. 3-4. Voir la revue en ligne sur le site des quakers de Leeds.
  40. Communiqué de presse « Quakers consider committed relationships », Britain Yearly Meeting, 31 juillet 2009.
  41. « Resolving the hotly disputed issue of homosexuality in the church has not been as easy for other religious groups », The Guardian, 31 juillet 2009.
  42. Mohammed Mezziane, Sodomie et masculinité chez les juristes musulmans du IXe au XIe siècle. Arabica 55 (2008) 276-306.
  43. http://www.slate.fr/lien/49589/MONDE-islam-musulman-homosexualite
  44. Daniel Boulé, Au nom de toutes les religions, Fugues, octobre 2012, vol. 29, no 7.
  45. Lysiane Gagnon, Le mariage pour tous, La Presse, Montréal, 22 novembre 2012.
  46. http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/La-lecon-de-vie-du-dalai-lama-455806/
  47. Dalai Lama, rapporté par le San Francisco Chronicle du 11 juin 1997.
  48. Le dalaï lama ne voit pas d'objection au mariage gay pour les athées, Le Figaro, 7 mars 2014
  49. The Greenwood encyclopedia of LGBT issues worldwide, Volume 1, By Chuck Stewart, p. 430; accessed through Google Books
  50. a, b et c (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1999 (ISBN 0-520-20909-5, lire en ligne), p. 32–34
  51. (en) Margaret Childs, « Chigo Monogatari: Love Stories or Buddhist Sermons? », Monumenta Nipponica, Sophia University, vol. 35,‎ 1980, p. 127–51
  52. (en) Gregory M. Pflugfelder, Cartographies of desire: male–male sexuality in Japanese discourse, 1600–1950, University of California Press,‎ 1997 (ISBN 0-520-20900-1), p. 39–42
  53. (en) Gregory M. Pflugfelder, Cartographies of desire: male–male sexuality in Japanese discourse, 1600–1950, University of California Press,‎ 1997 (ISBN 0-520-20900-1), p. 75
  54. L'hindouisme, anthropologie d'une civilisation, Madeleine Biardeau, Flammarion.
  55. Approche de l'hindouisme, Alain Daniélou, éditions Kailash.
  56. Les Panthères roses, « L’église catholique est anti-choix, choisissons de nous débaptiser ! », pantheresroses.org (consulté le 15 juin 2008)
  57. Judith Silberfeld, « Apostasie en masse pour protester contre les «privilèges» de l'Eglise », tetu.com,‎ 2004 (consulté le 15 juin 2008)
  58. http://thegazette.com/2012/03/13/stand-together/
  59. Voir la FAQ du site de la MCC de Montpellier.
  60. Voir le point de vue du pasteur Elder Donald Eastman sur l'homosexualité dans la Bible, « Homosexualité: ni un péché ni une maladie. Ce que la Bible dit et ce qu'elle ne dit pas », Universal Fellowship of Metropolitan Community Churches, 1990
  61. a, b, c, d, e, f et g Chuck Stewart, Gay and lesbian issues: a reference handbook, ABC-CLIO Ltd, 2003, p. 158-159 et 268.
  62. (en) « Rev. Troy D. Perry Biography, Founder of Metropolitan Community Churches and Gay Rights Activist ». Voir l'article en ligne paru sur le site du révérend Perry.
  63. Isabelle Graesslé, Pierre Bühler, Christoph D. Müller (éd.), Qui a peur des homosexuel-les ?: Évaluation et discussions autour des prises de position des Églises protestantes de Suisse, Labor et Fides, Genève, 2001, p. 160.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Boswell, Christianisme, tolérance sociale et homosexualité, Paris, Gallimard, 1985.
  • Pierre Hurteau, Homosexualités masculines et religions du monde, Paris, L'Harmattan, 2010.
  • (en) Arlene Swidler (dir.), Homosexuality and World Religions, Trinity Press, 1993.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sites connexes[modifier | modifier le code]

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