Homoparentalité

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Famille homoparentale.

L'homoparentalité désigne les situations (biologiques, psychologiques ou légales) dans lesquelles un enfant a deux parents de même sexe[1] ou bien l'ensemble des situations dans lesquelles l'enfant a au moins l'un de ses deux parents qui se définit comme homosexuel ou lesbienne[2],[3].

Le terme est un néologisme inventé en 1997 par[4],[5],[6],[7] l’Association des parents gays et lesbiens (APGL).

Notions[modifier | modifier le code]

Le concept de famille nucléaire composée d'un père, d'une mère et des enfants est, en tant que modèle sociologique dominant, relativement récent, puisque datant du XIXe siècle. Il a progressivement remplacé le modèle de la famille élargie qui comprend aussi les grands-parents, parfois les oncles, les tantes et leurs descendants (en Grèce antique, la famille élargie en une « maisonnée » regroupe aussi les esclaves devant obéir au pater familias). Ce schéma de la famille nucléaire a récemment évolué avec une diversification et une complexification des schémas, notamment avec l'accroissement du nombre de familles monoparentales ou recomposées, auxquelles s'ajoutent donc les familles homoparentales. [réf. nécessaire]

Afin d'obtenir une reconnaissance légale des familles homoparentales, les associations ont créé ou repris des notions pour définir l'ensemble des acteurs qui composent la famille et qui profitent également à tous les schémas familiaux contemporains où procréation, parentalité et relation de couple ne se superposent pas nécessairement :

  • le parent biologique, dit parfois parent génétique, est le parent dont le génome a été utilisé lors de la procréation.
  • le parent légal est le parent, biologique ou non, qui a reconnu (ou pu reconnaitre) l’enfant. Il exerce ou non l’autorité parentale. Le Code civil français se garde bien de s’aventurer sur le terrain « biologique » et définit la possession d'état (un des modes constitutifs de la filiation[8]) de manière pragmatique comme étant liée au fait d’avoir porté le nom du ou des parents, d’être considéré comme leur enfant par ceux-là, par la famille, par la société et que l’état civil l’ait reconnu comme tel[9]. Un parent adoptif sera ainsi un parent légal non-biologique.
  • le parent social est le/la partenaire ou conjoint du parent légal mais n'a ni lien biologique avec l'enfant, ni lien juridique, et pourtant il/elle participe à l'éducation de l'enfant aux côtés du parent légal. La différence avec le beau-parent est dans le fait que le parent social était aux côtés du parent légal avant la naissance de l'enfant. Ce parent social se sent aussi impliqué que le parent légal, il y a un lien très fort avec l'enfant, mais ce lien n'est pas sécurisé juridiquement dans la plupart des pays.
  • la gestatrice ou mère porteuse est la femme qui a assuré la gestation de l’enfant sans être la mère biologique.
  • dans le cadre de la famille recomposée, le beau-parent est l’époux du parent légal se conduisant comme un parent vis-à-vis de l'enfant.

À ces schémas plus ou moins anciens, les couples de même sexe cherchant à fonder une famille, ont ajouté celui de la coparentalité où, sur deux parents biologiques, l'un au moins est homosexuel. Ce schéma pouvant réunir deux couples et une géométrie variable quant à la définition de ceux qui assurent le projet parental, la notion de parent social s'applique également, dans la coparentalité, à la personne qui se comporte comme parent sans avoir le statut de parent légal ni avoir été le parent biologique. En règle générale, on parle de second parent lorsqu’il s’agit de la ou du partenaire qui participe à l'éducation de l'enfant aux côtés du parent légal homosexuel[10].

Formes[modifier | modifier le code]

L'homoparentalité implique la présence d’au moins un parent homosexuel. Cette définition regroupe plusieurs situations familiales différentes.

Unions hétérosexuelles antérieures[modifier | modifier le code]

Il arrive que l’un des parents légaux de l’enfant vive avec une personne du même sexe qui agit comme un parent social, en s’investissant dans l’éducation et les soins portés à l’enfant, et qui l’aime comme si c’était son propre enfant, indépendamment de la filiation.

Ce parent social, avec lequel les parents légaux peuvent partager l’autorité parentale mais, selon la législation locale, il peut être dénué de droits.

Adoption[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Adoption homoparentale.

Dans certains pays, un couple homosexuel peut adopter un enfant alors que cela est interdit dans d'autres.

Dans les pays où l'homoparentalité n'est pas reconnue, l'adoption par un seul des membres du couple est parfois possible. En France, depuis 2013, l'adoption pour les couples homosexuels est possible si le couple est marié, mais pas si les conjoints ont simplement contracté une entente civile de solidarité (PAC). Un homosexuel célibataire pour également adopter, mais l'attitude des services d'adoption est ambigüe pour les personnes affichant leur homosexualité. Dans certains Conseils Généraux, il vaut mieux, pour un-e homosexuel-le célibataire, de dissimuler son homosexualité, de mentir sur son orientation sexuelle voire de nier l'existence d'un compagnon ou d'une compagne. A contrario, dans d'autres Conseils Généraux, les services sociaux accordent l'agrément à la condition que la personne ne cache pas son homosexualité.[réf. nécessaire]

Que l'on soit couple homosexuel ou célibataire ouvertement homosexuel, l'agrément que vous donnera le Conseil Général décrira cette situation, et cet agrément est la pièce à produire dans le pays où vous voudrez ensuite adopter. Il faudra lors faire face à l'homophobie potentielle du pays d'adoption ou à la réticence des structures d'accueil (souvent religieuses) face à l'homosexualité. Cette mention de l'homosexualité sur l'agrément restreindra la recherche à seulement une poignée de pays.[réf. nécessaire]

Avant 2013, exceptionnellement, l'adoption simple était parfois utilisée en France pour créer des liens de filiation entre un enfant et le partenaire de même sexe d'un parent sans mettre fin au lien de parenté légal avec ce parent. L'adoptant exercait alors seul l'autorité parentale. Toutefois un arrêt rendu par la Cour de cassation le 24 février 2006[11] modifia l'état de la jurisprudence et reconnut pour la première fois à deux femmes qui vivaient une relation stable et harmonieuse le droit d'exercer en commun l'autorité parentale sur deux enfants qu'elles élèvaient ensemble depuis leur naissance. La mère titulaire de l'autorité parentale délèguait alors tout ou partie de l'exercice de cette autorité à sa partenaire.

Le 20 février 2007, la Cour de Cassation en cassant un arrêt de la cour d'appel de Bourges a considéré impossible l'adoption homoparentale par l'autre conjoint[12]. En revanche, elle a reconnu le droit aux couples du même sexe d'être reconnus parents adoptifs en France s'ils ont obtenu ce droit à l'étranger[13].

Depuis la loi "Mariage pour Tous" votée en 2013, le conjoint marié à une personne homosexuelle peut adopter son enfant, à la condition que l'enfant n'ait qu'un seul parent légal. Cette adoption est plénière, et n'est possible que dans la cadre du mariage.

Procréations médicalement assistées[modifier | modifier le code]

Selon les pays, les centres de procréations médicalement assistées peuvent réaliser des inséminations artificielles auprès d'une femme célibataire, une femme en couple homosexuel ou uniquement une femme mariée ou en couple avec un homme.

Par exemple, la loi française interdit l’insémination avec donneur aux personnes seules ou homosexuelles.

Insémination artisanale[modifier | modifier le code]

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L'insémination artisanale est une technique de procréation non médicalisée consistant à introduire, à l'aide d'une seringue ou d'une pipette, du sperme dans le vagin, sans qu'il n'y ait de rapport sexuel.

Gestation pour autrui[modifier | modifier le code]

La législation concernant la gestation pour autrui varie grandement d'un pays à l'autre : elle est totalement interdite en France, pour les couples gais ou les célibataires elle est essentiellement possible aux États-Unis, dans les États qui l'autorisent, et dans une moindre mesure, au Canada (hors Québec) ou en Afrique du Sud (sans indemnisation de la mère de substitution) en Russie (procréation pour autrui, du fait d'un vide juridique) ou en Inde.

Coparentalité[modifier | modifier le code]

Il y a là de deux à quatre personnes autour du berceau de l’enfant : les parents naturels c’est-à-dire une mère lesbienne et/ou un père gay, et leurs éventuels partenaires.

À la différence des beaux-parents qui arrivent dans un second temps, les partenaires sont des coparents, car ils sont prêts à s’engager vis-à-vis de l’enfant dès sa conception. Ils assurent le quotidien comme les parents naturels et se sentent des parents à part entière même s’ils n’en ont pas le statut légal.

Législation[modifier | modifier le code]

L'homoparentalité dans l'Union Européenne[modifier | modifier le code]

L'homoparentalité est reconnue légalement dans 9 des 27 pays de l’Union européenne (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Malte, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) qui admettent dans leur législation l'adoption d'enfants par des couples de même sexe, sous des formes plus ou moins étendues.

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

L'humour, comme ici sur un panonceau lors de la Gay pride de Budapest, en 2008, qui dit « Jésus avait deux papas », est une arme favorite pour lutter contre les préjugés liés à l'homoparentalité.

La controverse entre les partisans et les opposants de la famille homoparentale est vive[14]. Le sujet est neuf et cette nouveauté inquiète ou donne espoir, selon le camp où l’on se place. En 1991, le groupe « Sociologie de la famille », créé en 1989 au sein du CNRS, publie La Famille, état des savoirs qui ne consacre pas une ligne au couple homosexuel[15]. En 2002, dans une interview au quotidien Libération, François de Singly souligne les contradictions intrinsèques de la loi française : « l'homoparentalité porte le débat sur un autre terrain : celui de l'intérêt de l'enfant, dont on n'a pas la définition. Si un enfant a besoin de deux parents, comment se fait-il qu'on ait inscrit la possibilité d’adoption par une seule personne dans la loi ? Si l’on pense qu’il a le droit à ses deux parents et à son origine, pourquoi l’accouchement sous X, pourquoi l’adoption plénière alors qu’elle abolit les deux parents d’origine ? L’homoparentalité n’est qu'une des modalités de nos contradictions et de nos incapacités vis-à-vis de la filiation. Les résistances face à l’homoparentalité viennent notamment de théories, par exemple une lecture de la psychanalyse. Toute l'histoire de la famille le montre, les théories dominantes passent et d'autres conceptions, savantes et politiques, du bien-vivre ensemble naissent[16]. »

En 2012, selon un sondage, la moitié des Français est favorable à l'adoption homoparentale[17].

Selon la philosophe Sylviane Agacinski, la distinction fondamentale entre les membres d'un couple étant celle du sexe, parler d'homoparentalité revient donc à inventer la catégorie des hétérosexuels et rejeter la division, qu'elle considère comme fondamentale, entre l'homme et la femme. Le rapport existant entre un enfant et un couple de deux parents est, selon elle, universel, et la différence sexuelle entre les parents correspond à la différence des sexes nécessaires à la génération. En 2007, elle écrit : « Si l'ordre humain, social et symbolique, donne aux individus une filiation double, mâle et femelle, ce n'est pas en raison des sentiments qui peuvent lier les parents entre eux, des désirs qui les animent ou des plaisirs qu'ils se donnent, c'est en raison de la condition sexuée de l'existence humaine et de l'hétérogénéité de toute génération dont la culture a jusqu'ici voulu garder le modèle. »[18]

Cette approche a été contestée par le chercheur Louis-George Tin, président du Comité IDAHO. Dans son livre L'invention de la culture hétérosexuelle, il se donne pour objectif de montrer que l'hétérosexualité est une donnée construite, culturelle et historique, au même titre que l'homosexualité et la bisexualité. Cette thèse est néanmoins combattue par de nombreux sociologues qui font par ailleurs valoir que Louis-George Tin est un militant de la cause homosexuelle.[réf. nécessaire]

Les opinions de Sylviane Agacinski sont également critiquées par des sociologues comme Éric Fassin et Martine Gross. Dans une tribune signée avec Gilles Bon-Maury, Martine Gross dénonce une confusion entre sexualité et procréation qui conduit à dénier des parents aux enfants. Elle prône au contraire une conception « plus laïque » de la filiation, passant outre le primat biologique[19].

Recherches sur les compétences parentales et le développement des enfants issus de familles homoparentales[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1970, près d'une soixantaine de recherches empiriques ont tenté de vérifier si les enfants issus de leur famille se développaient aussi bien que ceux de familles hétéroparentales. La qualité méthodologique de ces recherches est très disparate et leurs thèmes très variés. Selon les recensions de Fitzgerald[20], Anderssen et al.[21], Tasker[22], Patterson[23] et Pawelski et al.[24],[25] ces recherches portent sur des cibles aussi diverses que : l'attachement[26], le développement affectif et émotionnel[20],[21],[22],[23],[24], l'ajustement comportemental[21],[23],, l'ajustement social[20],[21],[22],[23],[24], le développement intellectuel[20],[21],[23],, la performance académique[22],[23],, l'identité et l'orientation sexuelle[20],[21],[22],[23],[24], les comportements sexués[21],[22],[23],[24], les indices de stigmatisation[21],[24], etc. Les auteurs de recensions observent, le plus souvent, que les résultats de ces recherches montrent peu ou pas de différences entre les compétences parentales ou entre les développements des enfants issus des deux types de familles[20],[21],[22],[23],[24]. À ce chapitre, il y a quand même de notables exceptions. La recension de Belcastro, en 1994[27], comptait 14 recherches empiriques relevant des différences significatives et, en 2005, Quick[25] en comptait 20. Depuis, se sont ajoutées d'autres recherches empiriques qui montrent des différences significatives, notamment la recherche de Sirota[28], Goldberg[29], d'Allen[30] et la controversée[n. 1]recherche empirique de Regnerus qui enregistre à elle seule 25 différences sur 40 variables mesurées[44].

Dans une revue de la littérature plus explicative, les sociologues Stacey et Biblarz[45] suggèrent que cette dissension entre les auteurs reflète un affrontement de nature plus idéologique. Selon eux, deux courants s'affrontent par publications scientifiques interposées. D'un côté, les représentants d'une vision «anti-gay» «hétéronormative» de la famille qui présument que le développement sain d'un enfant dépend de soins donnés par des parents hétérosexuels mariés. De l'autre côté, les nombreux chercheurs en psychologie qui ne partagent pas cette vision conservatrice et qui sont «compatissants» avec les parents de même sexe. Comme les premiers chercheraient, dans les données empiriques sur le développement comparé des enfants, la preuve de différences préjudiciables, les seconds chercheraient «défensivement» à montrer qu'il n'y en a pas ["no difference" doctrine].

« We agree, however, that ideological pressures constrain intellectual development in this field. In our view, it is the pervasiveness of social prejudice and institutionalized discrimination against lesbians and gay men that exerts a powerful policing effect on the basic terms of psychological research and public discourse on the significance of parental sexual orientation. The field suffers less from the overt ideological convictions of scholars than from the unfortunate intellectual consequences that follow from the implicit hetero-normative presumption governing the terms of the discourse - that healthy child development depends upon parenting by a married heterosexual couple. While few contributors to this literature personally subscribe to this view, most of the research asks whether lesbigay parents subject their children to greater risks or harm than are confronted by children reared by heterosexual parents. Because anti-gay scholars seek evidence of harm, sympathetic researchers defensively stress its absence.[45] »

Stacey et Biblarz croient observer que cet alignement doctrinaire a infléchi non seulement les cibles et les protocoles de recherche, mais aussi l'interprétation des données au point de bloquer en partie le développement de ce domaine de recherche[45]. Ils donnent l'exemple de recherches, comme celle de Tasker & Golombok (1997)[46], qui montrent des différences significatives entre enfants de famille hétéroparentales et homoparentales. Normalement ces différences auraient dû éveiller l'intérêt et conduire à des recherches plus pointues. Malheureusement, observent Stacey et Biblarz, le contexte politique a plutôt conduit les chercheurs à minimiser ces résultats dans leurs discussions pour finalement conclure, conformément à la doctrine, qu'il n'y a quand même « pas de différences ». Dans leur propre recension, Vecho et Schneider (2005)[47] retiendront, de façon plus générale que ce «champ de recherche reste encore limité par le contexte polémique et militant qui a accompagné l’émergence de ces travaux.» (p. 271).

Malgré leurs dissensions, les acteurs des deux camps partagent un certain tronc méthodologique commun. Concernant la collecte des données, ils admettent à peu près tous que les recherches empiriques actuelles présentent d'importants biais méthodologiques. Des commentateurs, observent que le piège du double standard les conduit, chacun de leur côté, à exalter la valeur des méthodes qui conduisent à des résultats qui les confortent dans leurs convictions et à dénigrer les méthodes qui conduisent à des résultats adverses[48],[49],[50]. Mais, malgré tout, certains repères demeurent communs.

La sélection des sujets de recherche

Dans une recension portant sur 23 recherches empiriques, Anderssen & al.(2002) constataient déjà qu'elles reposaient toutes sur des échantillons des sujets de type « convenience » ou ne précisaient pas l'origine des sujets[21]. Anderssen & al., à la suite de Fitzgerald, expliquent que les recherches sur l'homoparentalité sont menées dans des conditions difficiles de recrutement et que ces contraintes conduisent les chercheurs à adopter des méthodes incertaines[21],[20],[51]. Le plus souvent, les sujets sont recrutés par petites annonces dans des magazines spécialisés s'adressant à cette cible ou par des sondages en « boule de neige»; méthode consistant à demander à un sujet déjà recruté de suggérer d'autres personnes qui appartiennent à son réseau de relations. Les recherches plus récentes présentent la même caractéristique. En fait, à l'heure actuelle, seulement 7 recherches portant sur 4 échantillons probabilistes ont été publiées[52],[53],[54],[55],[44],[56],[30].

Bien que, dans d'autres contextes, ces méthodes de recrutement ne soient pas toujours contraires à une bonne démarche scientifique, il est généralement admis qu'elles tendent à composer des échantillons qui ne sont pas représentatifs de la population étudiée[57]. Par exemple, dans les recherches considérées ici, les sujets homoparentaux sont presque toujours blancs, instruits et ont de bons revenus[20],[22],[23]. Les auteurs de ces recherches le signalent d'ailleurs eux-mêmes comme une source de biais (Biais de sélection) dans la discussion de leurs résultats. Par ailleurs, il est reconnu que, dans un contexte de recherches portant sur un thème controversé, ce mode de recrutement est encore plus hasardeux puisqu'il pourrait ouvrir la porte à une surreprésentation de candidats cherchant la désirabilité sociale[20] ou qui participent à une croisade politique[58]. [n. 2]

« Évidemment, en adoptant une telle approche, on attire des couples ayant un niveau de scolarité assez élevé et entretenant des liens avec la communauté homosexuelle. Ceux-ci pourraient être des militants (…) qui veulent poser un geste politique en tant qu’homosexuels, ou les couples qui s’entendent particulièrement bien pourraient décider d’être interviewés ou de répondre à un questionnaire, ce qui influencerait les résultats de la recherche et rendrait l’interprétation des résultats difficile. Ambert, A-M (2005) p. 3 [60] »

Groupes témoin

Le groupe témoin est un groupe de référence hétéroparentale auquel l'échantillon de parents ou d'enfants homoparental est comparé. Pour que la méthodologie soit valide, les deux groupes doivent être"« appariés », c'est-à-dire être identiques sauf en ce qui regarde la variable à l'étude. On désigne ce principe sous l'expression « toutes choses égales par ailleurs » (Ceteris paribus). Malheureusement, certaines recherches empiriques ne comportent pas de groupe contrôle (10 sur 23 dans la revue de Anderssen et 'al.[21]) et ceux qui en comportent ne sont pas toujours bien appariés. Par exemple, dans la recherche de Bos de 2010[61], la composition ethnique et le niveau d'instruction des parents ne sont pas équivalents et dans la recherche de Regnerus de 2012[44], la structure familiale est uniforme dans un groupe et disparate dans l'autre[62]. Dans ces circonstances, le chercheur n'est pas certain si ce qu'il mesure est l'effet de sa variable à l'étude ou l'effet des autres différences qui séparent les deux groupes (biais de confusion).

Dispositif d'insu.

Il est reconnu que les préjugés d'un chercheur influencent la mesure de ses résultats dans le sens de ses attentes. On appelle ce phénomène l'effet Pygmalion. Réciproquement, les sujets d'une recherche modifient plus ou moins consciemment leur comportement lorsqu'ils savent être l'objet d'une mesure ou d'une observation. Ce changement est d'autant plus important que l'observation concerne des conduites pouvant faire l'objet de jugement de valeur. On appelle ce phénomène l'effet Hawthorne. Pour neutraliser ces biais de confusion qui fausseraient les résultats, un protocole rigoureux doit, autant que possible, prévoir des mesures d'insu. Par exemple, le chercheur principal confie la correction des questionnaires de recherche et les calculs à des collègues qui ignorent ses hypothèses de recherche et il donne le moins de détails possible à ses sujets pour ne pas influencer leurs réponses. Ces dispositifs sont très rarement utilisés, de façon complète, par les chercheurs en homoparentalité (1 sur 23 dans la revue de Anderssen et al.[21])(celle de Bailey & al 1995[63]).

Autres problèmes

Si on ajoute que le plus souvent les recherches reposent sur des enquêtes conduites par questionnaire adressé aux parents eux-mêmes, que le groupe est souvent composé d'un trop petit nombre de sujets pour être statistiquement fiable et que la plupart des recherches portent sur des familles homoparentales maternelles (lesbiennes)[20],[22],[25], on mesure mieux toute la difficulté à tirer des conclusions tranchées.

« In summary, research on diversity among families with lesbian and gay parents and on the potential effects of such diversity on children is still sparse (Martin, 1993, 1998; Patterson, 1995b, 2000, 2001, 2004; Perrin, 2002; Stacey & Biblarz, 2001; Tasker, 1999). Data on children of parents who identify as bisexual are still not available, and information about children of non-White lesbian or gay parents is hard to find (but see Wainright et al., 2004, for a racially diverse sample)… However, the existing data are still limited, and any conclusions must be seen as tentative… It should be acknowledged that research on lesbian and gay parents and their children, though no longer new, is still limited in extent. Although studies of gay fathers and their children have been conducted (Patterson, 2004), less is known about children of gay fathers than about children of lesbian mothers. Although studies of adolescent and young adult offspring of lesbian and gay parents are available (e.g., Gershon et al., 1999; Tasker & Golombok, 1997; Wainright et al., 2004), relatively few studies have focused on the offspring of lesbian or gay parents during adolescence or adulthood.[22] »

Conclusions

Les auteurs plus favorables à l'homoparentalité contourneront ce lourd bilan méthodologique en formulant des conclusions par la négative. Ils affirmeront que la littérature scientifique ne permet pas de confirmer que les parents de familles homoparentales sont de moins bons parents ou que les enfants ne se développent pas aussi bien dans ce type de famille[64],[65],[66]. Inversement, les auteurs moins favorables à l'homoparentalité concluront plutôt qu'on ne peut pas retenir de ces études que les parents de même sexe sont d'aussi bons parents[67], ou qu'on ne peut tirer aucune conclusion de ces recherches[25].

L'orientation sexuelle des parents joue-t-elle un rôle dans celle des enfants ?[modifier | modifier le code]

− C'est la question qui a fait l'objet du plus grand nombre de recherches concernant les conséquences d'une éducation reçue de parents de même sexe[68]. Bien que les seuils de signification statistique ne soient pas toujours atteints, il ressort des recherches que les enfants issus de ces familles semblent envisager plus librement la possibilité d'avoir des relations avec des partenaires de même sexe, effectuent des expériences de cette nature en un peu plus grand nombre et sont moins susceptibles de s'identifier comme exclusivement hétérosexuels[69],[70],[71],[72]. Par contre, ce libéralisme ne semble pas non plus conduire un beaucoup plus grand nombre d'enfants à s'identifier exclusivement comme homosexuel une fois adulte[73].

Culture[modifier | modifier le code]

Cinéma et séries télévisées[modifier | modifier le code]

Des œuvres de fiction ont montré des exemples d'homoparentalité au cinéma et dans les séries télévisées. Le film français La Cage aux folles (1978) est l’un des premiers à aborder le sujet de l'homoparentalité, car l'un des deux hommes, anciennement marié, avait eu un enfant. Par la suite, le film américano-taïwanais Garçon d'honneur (1993) et le film japonais Hush! (2001) montrent comment un couple d'homosexuels et une femme célibataire conçoivent ensemble un enfant (de manière involontaire dans le premier). Le film français de 2008 Comme les autres présente une situation similaire.

Le téléfilm franco-belge Tous les papas ne font pas pipi debout (1998) met en scène un couple de lesbiennes dont le petit garçon veut connaître son papa. On retrouve une intrigue proche dans le film américain Tout va bien ! The Kids Are All Right (The Kids Are All Right) (2010).

Dans les deux séries télévisées Queer as Folk (britannique, 1999-2000) et Queer as Folk (américaine, 2000-2005), deux lesbiennes élèvent un enfant et découvrent la coparentalité avec le père biologique, meilleur ami gay de l'une des mères. La série américaine The L Word (2004-2009) montre un couple lesbien ayant un enfant, et pose dans les dernières saisons la question des familles homoparentales en situation de séparation et les problèmes notamment légaux que cela peut entraîner lorsque le couple n'est pas marié.

La série Six Feet Under (2001-2005) traite de l'adoption homoparentale : deux hommes en couple y adoptent deux enfants (2 jeunes frères). Le film canadien Breakfast with Scot (2008) aborde lui aussi la question de l'adoption par un couple gay d'un enfant qui se révèle être homosexuel lui-même. Dans le film suédois primé Les Joies de la famille (2009), un couple d'hommes adopte ce qu'ils croient être un nourrisson pour se retrouver avec un jeune ex-délinquant de 15 ans à la suite d'une erreur administrative.

Modern Family est une série télévisée américaine, créée par Christopher Lloyd II et Steven Levitan, et diffusée depuis le 23 septembre 2009 sur ABC, dans laquelle évolue entre autres un couple de gays ayant récemment adopté une petite vietnamienne. Cette série aborde la question de l'homoparentalité sous forme d'un faux documentaire et relate de manière comique les différentes situations auxquelles sont exposés ces nouveaux papas.

D'autres films ou séries télévisées abordent de près ou de loin le thème de l'homoparentalité ou de la coparentalité : Glee, Un couple presque parfait, Desperate Housewives, Gazon Maudit, Clara Sheller, Brothers & Sisters, J'ai deux mamans

Hors fiction, le film documentaire Naître père (2013) suit l'attente de jumeaux par un couple français d'hommes dont les bébés sont portés par une Américaine.

Musiques[modifier | modifier le code]

  • La chanson «Mon petit mec et moi» du groupe Les Wriggles, sortie en 2005, traite du regard que porte la société sur l'homoparentalité.
  • La chanson «Les deux hommes» de Lynda Lemay, sortie en 2002, narre l'histoire de «deux mâles» qui sont aussi «deux pères».
  • Dans la chanson «Petit pédé» sortie en 2002, Renaud évoque l'homoparentalité dans un couplet : «Rêv'rez peut-être d'un enfant / Y en a plein les orphelinats / Sauf que pour vous papa-maman / C'est juste interdit par la loi».

Parents LGBT célèbres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études et recherches
  • Observatoire de l'enfance en France, Les Nouvelles Familles en France, Hachette, 1998
  • Flora Leroy-Forgeot, Les Enfants du PaCS, réalités de l'homoparentalité, L'atelier de l'Archer (Diffusion PUF), 1999
  • Flora Leroy-Forgeot et Caroline Mécary, Le Couple homosexuel et le droit, Odile Jacob, 2001
  • Association canadienne pour la santé mentale-Montréal et Alliance de recherche IREF/Relais-Femme, Parentalité gaie et lesbienne : familles en marge ?, Montréal, UQAM, 2001
  • Nathalie Ricard, Maternités lesbiennes, Montréal, les Éditions du remue-ménage et IREF, 2001
  • Anne Cadoret, Des parents comme les autres : Homosexualité et parenté, Odile Jacob, 2002
  • Fiona L. Tasker, Susan Golombok, Grandir dans une famille lesbienne : Quels effets sur le développement de l'enfant ?, ESF, 2002
  • Elisabeth Roudinesco, La Famille en désordre, Fayard, 2002.
  • Stéphane Nadaud, L'Homoparentalité : une nouvelle chance pour la famille ?, Fayard, 2002
    Thèse soutenue, le 10 octobre 1999, à l'université de Bordeaux II intitulée "Approche psychologique et comportementale des enfants vivant en milieu homoparental : étude sur un échantillon de 58 sujets élevés par des parents homosexuels" par l'auteur, aujourd'hui pédopsychiatre à l'hôpital public de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis)
  • Alain Roy, La Filiation homoparentale : Esquisse d’une réforme précipitée [Québec]», Revue Enfances, Familles, Générations, no 1 "Regards sur les parents d’aujourd’hui", Automne 2004. [lire en ligne]
  • Martine Gross (dir.), Homoparentalités : État des lieux, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, Érès,‎ 2005, 2e éd.
    Actes du colloque « Parentés et différences des sexes », organisé par l'APGL les 1er et 2 octobre 1999
  • Anne-Marie Ambert, Les couples de même sexe et les familles homoparentales : relations, parentage et questions relatives au mariage., The Vanier Institute of the Family, 2005[74].
  • Anne Cadoret, Martine Gross, Caroline Mécary, Bruno Perreau (dir.), Homoparentalité. Approches scientifiques et politiques, PUF, 2006.
  • Emmanuel Gratton, L'homoparentalité au masculin : Le désir d'enfant contre l'ordre social, PUF/Le Monde "Partage des savoirs", 2008.
  • Martine Gross, Deux parents ou deux mamans ? Évolution des termes d’adresse et de désignation dans les familles lesboparentales in D. Le Gall (dir.), Identités et genres de vie. Chroniques d'une autre France, 2008
  • Martine Gross, « Les familles homoparentales : entre conformités et innovations » Informations sociales. 154, 2009 : 106-114
  • Martine Gross, « Les grands-parents dans les familles homoparentales : entre lien biologique et lien social » Politiques sociales et familiales, 97, p. 41-50, 2009
  • Martine Gross, Choisir la paternité gay, Eres, 2012
  • Virginie Descoutures, Les Mères lesbiennes, PUF/Le Monde "Partage des savoirs", 2010.
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  • Rail F.R. & Roussy, A. L'homoparentalité, faits et croyances. Psychologie Québec, Vol 28, Num 06, novembre 2011, p. 28-31[75]
  • Bruno Perreau, Penser l'adoption. La gouvernance pastorale du genre, PUF, 2012.
  • Éric Garnier, L'Homoparentalité en France. La bataille des nouvelles familles, éd. Thierry Marchaisse, 2012.
  • Serge Portelli et Clélia Richard, Désirs de familles : homosexualité et parentalité, éd. L’Atelier, 2012.
  • Martine Gross, Parent ou homo, faut-il choisir? Le cavalier bleu, 2013
Romans et témoignages
  • Myriam Blanc, Et elles eurent beaucoup d’enfants, Histoire d’une famille homoparentale, Le Bec en l'Air, 2005
  • Claire Breton, J'ai 2 mamans, c'est un secret, Foyer Homos : Des enfants racontent. Leduc.S, 2005
  • Brigitte Célier, Maman, Mamour, ses deux mamans, Grandir dans une famille homoparentale, Anne Carrière, 2008
  • Muriel Douru, Deux mamans et un bébé, Danger Public 2008, réed. KTM 2011
  • Éric Dubreuil, Des parents de même sexe, Odile Jacob, 1998
  • Christophe Girard, Père comme les autres, Hachette Littérature, 2006
  • Martine Gross et Mathieu Peyceré, Fonder une famille homoparentale, Ramsay, 2005.
  • Stéphanie Kaim, Nous, enfants d'homos : Homoparentalité : une génération témoigne, La Martinière, 2006.
  • Dan Savage, The Kid : une histoire d’adoption, Laville, 2012.
  • Taina Tervonen et Zabou Carrière, Fils de, éd. Trans Photographic Press, 2011.
  • Ophélie Texier, Jean a deux mamans, L'École des loisirs, 2004.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La publication, en juin 2012, de la recherche empirique de Regnerus, portant sur de jeunes adultes identifiant au moins l'un de leurs parents comme ayant eu une relation amoureuse homosexuelle, a donné lieu à une importante controverse politique et scientifique aux États-Unis. Des groupes de défense des droits des homosexuels[31] l'ont rapidement dénoncé et des pétitions en ligne ont été lancées[32] ; une lettre ouverte a été adressée à la revue Social Science Research (qui a publié l'étude) par des chercheurs et professionnels[33],[34],[35]. En réaction à cette levée de boucliers, l'éditeur du journal Social Science Research a demandé un audit sur le processus de publication au professeur Darren Sherkat. L'audit a été publié[36] dans Social Science Research, ainsi qu'un résumé de son avis dans The Chronicle[37]. Regnerus a aussi fait l'objet d'une plainte auprès de l'Université d'Austin (Texas) pour "malversation scientifique" de la part d'un militant gay, mais dont il est sorti blanchi[38]. Cependant, dans un second temps, des courriels professionnels de Regnerus obtenus par voie judiciaire[39] ont permis à The American Independent d'établir l'implication[40] – dans la conception, la conduite et l'analyse de l'étude – du principal mécène de Regnerus, le think-tank conservateur Witherspoon Institute. D'autre part un rapport[41] de l'American Sociological Association, relevant cinq erreurs méthodologiques dans cette étude, conclut qu'elle ne remet pas en cause[42] le consensus actuel en sciences sociales selon lequel les enfants élevés par des parents de même sexe se portent aussi bien que ceux élevés par un homme et une femme. Des rapports[43], émanant d'autres associations professionnelles (American Psychiatric Association, American Medical Association, American Academy of Pediatrics, American Psychological Association, etc.) aboutissent à des conclusions très voisines de celui de l'American Sociological Association.
  2. Lors d'un symposium international sur les problèmes de collecte de données, le méthodologiste néerlandais Jelke Bethlehem donne l'exemple d'un sondage ouvert sur internet où s'est produit un noyautage par un groupe prosélyte qui est parvenu à renverser complètement le résultat au profit de sa croisade[59],[58].

Références[modifier | modifier le code]

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  3. LEROY-FORGEOT, F. (1999). Les enfants du PaCS. Réalités de l’homoparentalité, Paris, L’Atelier de l’Archer,
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  5. http://tpehomo.canalblog.com/
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  11. « Arrêt n° 652 du 24 février 2006 de la Cour de cassation - Première chambre civile »
  12. Charlotte ROTMAN, « Homoparentalité, double recul en cassation : Pour deux familles, la Cour s'oppose à l'adoption d'enfants par la compagne de la mère biologique », Libération,‎ 21 février 2007 (lire en ligne)
    « Arrêt n° 221 du 20 février 2007 de la Cour de cassation - Première chambre civile »
  13. L'homoparentalité reconnue implicitement par la justice
  14. La députée Valérie Pécresse est par exemple opposée à une évolution de la législation : « L'ouverture du mariage et de l'adoption ne suffira pas à répondre aux aspirations des couples de même sexe qui désirent des enfants. Pour leur garantir ce « droit », il faudrait ouvrir la procréation médicalement assistée aux couples de femmes, et l'accès aux mères porteuses aux couples d'hommes. Et là, cela va trop loin." » (« Face-à-face : quel avenir pour la famille française ? : La famille est au cœur du débat présidentiel pour Valérie Pécresse (UMP) et Patrick Bloche (PS) », Le Figaro,‎ 15 octobre 2007 (lire en ligne)
  15. Blandine Grosjean, « 1991-2002, la famille en pleine mutation », Libération,‎ 25 mars 2002)
  16. Blandine Grosjean, « La famille ne déclenche plus de guerre : interview de François de Singly, chercheur au CNRS », Libération,‎ 25 mars 2002
  17. http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/03/05/un-francais-sur-deux-pour-l-adoption-par-les-couples-homosexuels_1651752_823448.html
  18. L'homoparentalité en question, par Sylviane Agacinski, Sylviane Agacinski, Le Monde, 22 juin 2007
  19. Homoparentalité : l'ignorance ne peut conduire qu'à la violence, par Martine Gross et Gilles Bon-Maury, Le Monde, 9 juillet 2007
  20. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) Bridget Fitzgerald, « Children of lesbian and gay parents: A review of the literature », Marriage and Family Review, vol. 29, no 1,‎ 1999, p. 57-75 (lire en ligne)
    « What the research suggests is that the gay and lesbian parents are completely capable of providing a positive home environment in which to raise children. »
  21. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) N. Anderssen, C. Amlie et E. A. Ytteroy, « Outcomes for children with lesbian or gay parents. A review of studies from 1978 to 2000 », Scandinavian journal of psychology, vol. 43, no 4,‎ 2002, p. 335-351 (DOI 10.1111/1467-9450.00302, résumé)
    « The present review did not reveal evidence that children of lesbian mothers differed from other children on emotional adjustement, sexual preference, stigmatisation, gender role behavior, behavioral adjustment, gender identity, or cognitive functionning. The studies reported surprisingly similar findings despite the variety of conceptual and methodological approaches. »
  22. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) F. Tasker, « Lesbian mothers, gay fathers, and their children: a review », Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics, vol. 26, no 3,‎ juin 2005, p. 224-40 (résumé)
    « The research reviewed above suggests that lesbian or gay parenting does not affect children's functioning on key developmental outcome. »
  23. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) Charlotte J. Patterson, « Children of Lesbian and Gay Parents », Child Development, vol. 63, no 5,‎ octobre 1992, p. 1025-1042 (DOI 10.1111/j.1467-8624.1992.tb01679.x, résumé)
    « There is no evidence to suggest that psychosocial development among children of gay men or lesbians is compromised in any respect relative to that amongs offspring of heterosexual parents. »
  24. a, b, c, d, e, f et g (en) James G. Pawelski, Ellen C. Perrin, Jane M. Foy, Carole E. Allen, James E. Crawford, Mark Del Monte, Miriam Kaufman, Jonathan D. Klein, Karen Smithi, Sarah Springer, J. Lane Tanner et Dennis L. Vickers, « The Effects of Marriage, Civil Union, and Domestic Partnership Laws on the Health and Well-being of Children », Pediatrics, vol. 118, no 1,‎ juillet 2006, p. 349 -364 (lire en ligne)
    « There is ample evidence to show that children raised by same-gender parents fare as well as those raised by heterosexual parents. More than 25 years of research have documented that there is no relationship between parents'sexual orientation and any measure of a child's emotional, psychosocial, and behavioral adjustment »
  25. a, b, c et d (en) Sharon Quick, « Amended Declaration », Family Watch,‎ 2010 (consulté le 4 novembre 2012)
    « Contrary to commonly stated conclusions that there are no significant differences in various outcomes for children of “homosexual” and “heterosexual” parents, many differences have been tabulated in the original studies. In fact, this same body of research contains findings and comments by the authors that raise concerns about the well-being of children in households with parents with SSSAB. These concerns should provide impetus for further study, not conclusions that there are no significant problems for such children. »
  26. (en) Stephen Erich, Heather Kanenberg, Kim Case, Theresa Allen et Takis Bogdanos, « An empirical analysis of factors affecting adolescenet attachement in adoptive families with homosexual an straight parents », Children and Youth Services Review, vol. 31, no 3,‎ 2009, p. 398-404 (lire en ligne)
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    « The conservative funders who bankrolled a flawed and widely cited academic study that’s critical of gay parenting choreographed its release in time to influence “major decisions of the Supreme Court,” documents show. The documents, recently obtained through public-records requests by The American Independent, show that the Witherspoon Institute recruited a professor from a major university to carry out a study that was designed to manipulate public policy. In communicating with donors about the research project, Witherspoon’s president clearly expected results unfavorable to the gay-marriage movement. »
  41. (en) American Sociological Association, « Brief of amicus curiae »,‎ février 2013, p. 16-22
  42. p. 21-22
    « As the social science consensus described in Part I demonstrates, the evidence regarding children raised by same-sex parents overwhelmingly indicates that children raised by such families fare just as well as children raised by opposite-sex parents, and that children raised by same-sex parents are likely to benefit from the enhanced stability the institution of marriage would provide to their parents and families. All told, the Regnerus study, even as revised, does not undermine the consensus that children raised by same-sex parents fare just as well as those raised by opposite-sex parents. »
  43. (en) American Psychological Association & al., « Brief of the American Psychological Association… »,‎ mars 2013, p. 29-33
  44. a, b et c (en) Mark Regnerus, « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study », Social Science Research, vol. 41, no 4,‎ juillet 2012, p. 752–770 (lire en ligne)
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  46. (en) Fiona Tasker et Susan Golombok, Growing Up in a Lesbian Family., New York, Guilford,‎ 1997
  47. Vecho, O. & Schneider, B. (2005) Homoparentalité et développement de l’enfant : bilan de trente ans de publications, dans: La psychiatrie de l'enfant, P.U.F. 2005/1 (Vol. 48), 271-328
  48. Georges-André Tessier, « Commentaire sur l’article "L’homoparentalité, faits et croyances" », Psychologie Québec, vol. 29, no 2,‎ novembre 2011, p. 29 (lire en ligne)
    « Parmi les sophismes ayant cours en psychologie, j’en identifie un qu’on appelle le double standard. Il consiste à se montrer très critique face à la méthodologie de recherches qui ne donnent pas les résultats qu’aimerait celui qui les appréhende, mais, symétriquement, de se montrer complaisant face à la méthodologie de recherches qui donnent les résultats qui correspondent à ses convictions. À ce sujet, Rail et Roussy (2011) ont probablement raison de dire que certains auteurs alimentent les stéréotypes à propos des homosexuels en interprétant des données de recherche de façon « critiquable ». Pourtant, n’aurait-il pas été juste de dire que d’autres auteurs cherchent à ébranler les mêmes stéréotypes en interprétant des données de recherches de façon non moins critiquable ? Toujours à propos du double standard, Rail et Roussy ont raison de mettre en garde les lecteurs contre des auteurs qui naviguent trop près du sillage des milieux intégristes religieux. Mais n’aurait-il pas été également pertinent de mettre les lecteurs en garde contre les auteurs navigant trop près du sillage des groupes de militants gais? »
  49. François-Robert Rail et Alain Roussy, « Réplique à Commentaire sur l’article "L’homoparentalité, faits et croyances" », Psychologie Québec, vol. 29, no 2,‎ novembre 2011, p. 29 (lire en ligne)
    « Le commentaire de M. Tessier est très pertinent. Nous ajoutons que l’appartenance à un groupe religieux, même intégriste, ou à un courant activiste gai n’est pas d’emblée problématique dans une démarche de recherche. Les chercheurs aussi ont droit à leurs croyances et leurs valeurs (qui teintent probablement leurs hypothèses), aussi extrêmes soient-elles. »
  50. Redding R E (2013) Politicized Science. Society, Volume 50, Issue 5, pp 439-446
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    « Some may have volunteered for this project because they were motivated to demonstrate that lesbians were capable of producing healthy, happy children. To the extent that these subjects might wish to present themselves and their families in the best possible light, the study findings may be shaped by self-justification and selfpresentation bias. »
  59. Jelke Bethlehem, « Peut-on établir des statistiques officielles à partir d’enquêtes en ligne reposant sur le principe de l’autosélection ? », Statistique Canada,‎ 2009 (consulté le 4 novembre 2012)
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  67. (en) Philip A. Belcastro, Theresa Gramlich, Thomas Nicholson, Jimmie Price et Richard Wilson, « A Review of Data Based Studies Addressing the Affects of Homosexual Parenting on Children's Sexual and Social Functioning », Journal of Divorce & Remarriage, vol. 20, no 1-2,‎ 1993, p. 120 (résumé)
    « The conclusion that there are no significant differences in children reared by lesbian mothers versus heterosexual mothers is not supported by the published research data base »
  68. Anderssen, N. & al. (2002) voir plus haut
  69. Schumm W.R. (2010) CHILDREN OF HOMOSEXUALS MORE APT TO BE HOMOSEXUALS? A REPLY TO MORRISON AND TO CAMERON BASED ON AN EXAMINATION OF MULTIPLE SOURCES OF DATA. Journal of Biosocial Science / Volume 42 / Issue 06 / November 2010, pp 721-742
  70. Rail F.R. & Roussy, A. L'homoparentalité, faits et croyances. Psychologie Québec, Vol 28, Num 06, novembre 2011, p. 28-31 http://www.ordrepsy.qc.ca/pdf/Psy_Qc_vol_28_no6_Novembre2011.pdf
  71. Bailey, J.M., Bobrow, D., Wolfe, M., Mikach, S. (1995). Sexual orientation of adult sons of gay fathers. Developmental psychology, 31, 1, 124-129.
  72. Tasker, F. L., Golombok, S. (1997). Growing up in a lesbian family. New-York: Guilford
  73. Rail F.R. & Roussy, A (2011) voir plus haut
  74. pdf sous: http://www.vanierinstitute.ca/modules/news/newsitem.php?ItemId=354
  75. http://www.ordrepsy.qc.ca/pdf/Psy_Qc_vol_28_no6_Novembre2011.pd

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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