Valence (Drôme)

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Valence
Le kiosque Peynet sur le Champ de Mars, avec en arrière plan le clocher de la cathédrale Saint-Apollinaire.
Le kiosque Peynet sur le Champ de Mars, avec en arrière plan le clocher de la cathédrale Saint-Apollinaire.
Blason de Valence
Blason
Valence (Drôme)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme (préfecture)
Arrondissement Valence (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de quatre cantons :
Valence 1, 2, 3, 4
Intercommunalité CA de Valence-Romans Sud Rhône-Alpes
Maire
Mandat
Nicolas Daragon
2014-2020
Code postal 26000
Code commune 26362
Démographie
Gentilé Valentinois
Population
municipale
63 148 hab. (2011)
Densité 1 721 hab./km2
Population
aire urbaine
175 095 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 00″ N 4° 53′ 30″ E / 44.9333333333, 4.89166666667 ()44° 56′ 00″ Nord 4° 53′ 30″ Est / 44.9333333333, 4.89166666667 ()  
Altitude Min. 106 m – Max. 191 m
Superficie 36,69 km2
Localisation

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Liens
Site web valence.fr

Valence est une commune du sud-est de la France, préfecture du département de la Drôme en région Rhône-Alpes. Elle est la 5e commune de cette région par sa population, avec 63 148 habitants recensés en 2011 (127 559 habitants pour l'agglomération)[1]. Ses habitants sont appelés les Valentinois[I 1].

Située au cœur du couloir rhodanien, Valence est souvent désignée comme étant « la porte du Midi de la France ». La ville est historiquement rattachée au Dauphiné, dont elle forme la deuxième plus grande ville après Grenoble et fait aujourd'hui partie du réseau des Villes et pays d'art et d'histoire.

Commune fondée en 120 avant Jésus Christ, elle se positionne rapidement comme étant le plus vaste carrefour de voies derrière Lyon. Son activité économique est essentiellement tournée vers les secteurs agroalimentaires, métallurgiques, de constructions mécaniques et d'électroniques. Elle possède de beaux monuments tels que la Maison des Têtes, bâtie entre 1528 et 1532 par Antoine de Dorne, la Cathédrale Saint-Apollinaire, construite entre 1063 et 1099 sous l'impulsion de l'évêque Gontard ou encore la Fontaine monumentale de l'architecte Eugène Poitoux. La ville compte de nombreux monuments historiques, dont la plupart se trouvent dans le Vieux Valence.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Valence, des communes de son agglomération, montrant également l'occupation des sols (urbanisé, espaces agricoles, etc.).
Valence et les communes de son agglomération.

Situation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vallée du Rhône.

Sa situation géographique place Valence au centre de l'axe méridien de la vallée du Rhône, au débouché de la vallée de l'Isère, voie d'accès vers les Alpes. La ville se trouve à 561 km au sud-est de Paris, à égale distance (100 km) au sud de Lyon et sud-ouest de Grenoble, 120 km au nord d'Avignon, 220 km au nord de Marseille, 204 km au nord de Montpellier, 110 km au sud-est de Saint-Étienne, 113 km à l'est du Puy-en-Velay, 50 km au nord de Montélimar, 40 km à l'est de Privas et 63 km à l'ouest de Die. Située à quelques kilomètres au sud du 45e parallèle, la ville est souvent désignée comme la « porte du Midi de la France ». « À Valence le Midi commence » disent les « gens du Nord ».

L’agglomération est désormais établie sur quatre terrasses alluviales qui s'étagent sur la rive gauche du Rhône :

  • la plus basse, qui est la plus proche du fleuve, où se trouvaient les quartiers de pêcheurs et de mariniers ;
  • la terrasse intermédiaire, à l'abri des crues du fleuve, où s'est développée la ville historique, d'abord à l'intérieur de ses remparts, puis à l'extérieur ;
  • la troisième terrasse fortement urbanisée dans la deuxième moitié du XXe siècle ;
  • la plus haute, dénommée plateau de Lautagne où se développe un pôle d'activités technologiques depuis la fin du XXe siècle en bordure d'exploitations agricoles céréalières et maraîchères.

La ville a également donné son nom à une région géographique bien délimitée : le Valentinois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bourg-lès-Valence, Saint-Marcel-lès-Valence Alixan Rose des vents
Guilherand-Granges (Ardèche) N Montélier,
Chabeuil,
Malissard
O    Valence    E
S
Soyons (Ardèche) Portes-lès-Valence Beaumont-lès-Valence,
Montéléger

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 669 hectares, soit 36,69 km2 ; son altitude varie entre 106 et 191 mètres[I 2].

Le socle granitique, coupé par le Rhône dans le défilé Saint-Vallier/Tain, est recouvert par 4 000 mètres de sédiments dans la fosse de Valence. Au Miocène, une molasse formée de roches détritiques dues à l’érosion des Alpes et du Massif central, se dépose dans une mer peu profonde. Son épaisseur peut atteindre 4 à 500 mètres. Au Pliocène, la mer s'est réduite en lac, ce qui entraîne des dépôts lacustres et la formation de lœss. Au cours du Quaternaire, entre les périodes glaciaires, les moraines sont emportées par les eaux de fusion aux stades inter-glaciaires et sont creusées par les rivières. Ainsi se sont formées des terrasses emboitées. Ces terrasses emboîtées de l'Isère et du Rhône finissent de combler la fosse de Valence[I 3].

La Drôme des Collines, qui intègre Valence, s'est formée à la fin du Miocène. Sous l'effet de la poussée alpine, la région est recouverte d'un lac et la molasse fluvio-lacustre forme quelques ondulations dans la plaine de Valence. La confluence de l'Isère et du Rhône et l'érosion fluviatique provoquée par leurs eaux forment au Quaternaire quatre terrasses superposées où s'installera Valence[I 3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Valence est arrosée par le Rhône, la commune étant sur sa rive gauche. L'un de ses affluents traverse également la ville : l'Épervière, une rivière longue de 2,6 km[I 4], formée entre autres par la réunion de la plupart des canaux valentinois.

Climat[modifier | modifier le code]

Courbes de températures et précipitations dans le Valentinois en 1990.

Valence bénéficie d'un climat tempéré dont la principale caractéristique est un vent quasi permanent qui souffle et assèche le long du couloir rhodanien. Baptisé « Mistral » lorsqu'il vient du nord, il apporte beau temps et fraîcheur en été, mais une impression de froid glacial en hiver. Lorsqu'il provient du sud, il annonce généralement l'arrivée de perturbations orageuses. Il s'appelle alors le vent du midi ou le vent des fous car, pour certaines personnes, il rend l'atmosphère pénible à supporter, surtout en été.

Le climat est semi-continental avec des influences méditerranéennes. La station météorologique de Gotheron de Saint-Marcel-lès-Valence, située à 6 km du centre de Valence, a enregistré sur la période 1966-2004 une température moyenne de 12,3 °C et 886 mm de précipitations. L'ensoleillement annuel de Valence est de 2 500 h/an (moyenne 1970-1994). On note cependant de fortes variations d'une année sur l'autre en fonction de l'influence dominante (tour à tour méditerranéenne et semi-continentale). Au cours de la période 1994-2004, les années suivantes sont remarquables : manque d’ensoleillement en 1996 (1 712 h), déficit de précipitations (572 mm) et températures élevées en 1997, pluviométrie importante en 1999 (1 049 mm) et en 2002 (1 257 mm), ensoleillement important (environ 2 500 h) de 1999 à 2002, s’accompagnant de températures supérieures à la moyenne, gel en avril 2003 ayant affecté la production de pêches, été caniculaire en 2003, avec ensoleillement exceptionnel pour l’année (2 781 h), déficit pluviométrique en 2004 (722 mm)[I 5].

Valence se situe à l’endroit de la vallée du Rhône où le régime des vents se régularise, à la fois vers le sud (mistral) et vers le nord : ajoutée au cours du Rhône qui est linéaire de Lyon à Valence, cette circonstance a permis la navigation à la voile sur le Rhône à partir de Valence[2].

Végétation[modifier | modifier le code]

La végétation dans la plaine de Valence est de type médio-européenne appartenant à l'étage supraméditerranéen (chêne pédonculé, chêne rouvre dans les endroits les plus froids, taillis de charmes) mêlée d'espèces thermophiles comme le chêne pubescent, voire chênes verts sur les versants exposés ayant des sols drainants. On trouve également au sud de de la vallée de la Drôme où l'influence méditerranéenne l'emporte enfin (20 km plus au sud) des populations spontanées de thym, de lavande, d'euphorbe characia, genêts d'Espagne (Genista hispanica), canne de Provence (Arundo donax), ainsi que de pins d'Alep sur la face ouest du massif de Crussol. En raison de l'exposition et de la nature du sol, les coteaux ardéchois offrent des paysages de garrigue et de chênaies méditerranéennes (Quercus Ilex) dès Tournon qui se situe à 22 km au nord de Valence (collines de Cornas, château de Crussol et Soyons). Les collines (calcaires pour la plupart) possèdent une double végétation : méditerranéenne côté sud et sub-continentale côté nord.

Autrefois, la culture de l'olivier remontait jusque sur les hauteurs bien exposées de Tain-l'Hermitage (18 km au nord), mais elles furent remplacées par la culture de la vigne dans un premier temps, puis par celle des abricotiers, pêchers et autres fruitiers qui sont encore très présents dans la région, même si plus de 7 000 ha de fruitiers (abricotiers, cerisiers, pêchers et kiwis principalement) ont disparu des paysages drômois du fait d'une épidémie de sharka et de bactériose obligeant à l'arrachage depuis 2003.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

L'A7 à l'entrée nord de Valence en direction du sud.
L'A7 à l'entrée nord de Valence en direction du sud.

La ville occupe une position clef, au centre de la vallée du Rhône. Située sur un carrefour important de réseaux routiers, elle est notamment connue pour être un point de passage (cf. l'Aire d'autoroute de Valence) des vacanciers qui se dirigent vers la Côte d'Azur. L'autoroute du soleil la relie à Lyon (100 km au nord), à Avignon (120 km au sud), puis à Marseille (220 km au sud). L'autoroute A49 la relie à Grenoble (95 km au nord-est).

Par contre, les relations avec les villes du Massif central (Le Puy-en-Velay, Clermont-Ferrand) sont plus difficiles : les routes sont très sinueuses. Par exemple, l'itinéraire le plus court pour accéder à Saint-Étienne passe par le col de la République (ex-RN 82) à 1 161 m d'altitude.

Projet d'enfouissement de l'A7[modifier | modifier le code]

À Valence, l'autoroute A7 longe le Rhône et traverse donc la ville en la coupant du fleuve. Un projet d'enfouissement de l'autoroute à hauteur de la ville est à l'étude[3].

La ville de Valence a été coupée de son fleuve lors de la construction de l’autoroute A7 dans les années 1960. L’idée est née d’enfouir l'axe rapide en tranchées semi-couvertes sur une distance d'environ 1,5 km. Ce projet d’enfouissement de l’autoroute devrait rendre les berges du Rhône accessibles aux Valentinois. Mais le projet ne devrait pas aboutir avant au moins 2025. Les études qui seront prochainement menées devront permettre de se prononcer sur la longueur exacte d'autoroute à traiter, les choix techniques et le coût financier. Selon une étude préliminaire, les coûts du chantier devraient culminer à hauteur de 500 000 000 euros, dont les dépenses seront partagées entre l'État, la société Vinci Autoroutes, le département de la Drôme et la ville de Valence.

Périphérique de Valence[modifier | modifier le code]

Le périphérique valentinois est constitué de l'autoroute A7 et de la route nationale 7. Il est situé sur les axes européens E15 et E713.

Formant une demi-boucle, le périphérique de Valence fait un peu plus de 22 km et relie la commune de Bourg-lès-Valence au nord (à hauteur du péage de Valence Nord) au quartier valentinois de Fontlozier au sud (à hauteur du péage de Valence Sud), contournant ainsi la majeure partie de la ville et assurant la desserte de l'Est valentinois. Il présente des caractéristiques autoroutières sauf en deux points singuliers. Le passage de l'autoroute A7 en plein centre-ville est l'héritage des années 1960 quand la ville tournait le dos à son fleuve. Elle est même doublée par une voirie urbaine, la D2007N.

Des projets visant à former une boucle complète en reliant l'actuel périphérique à un contournement de l'ouest valentinois sur la rive droite du Rhône sont à l'étude. La rocade Est est de conception plus récente et elle assure la continuité de la RN7, ce qui offre une alternative gratuite à l'A7. Cette section assure également le prolongement de l'autoroute A49 au droit de Valence. Un projet de dédoublement par l'autoroute A749 a été envisagé pour soulager le périphérique de son trafic de transit mais a été abandonné alors même que cet axe était concédé à la société des Autoroutes du Sud de la France (ASF) et que des acquisitions avaient été effectuées.

La rocade Ouest s'esquisse progressivement et elle concerne directement le département de l'Ardèche. Elle se matérialise par un deuxième pont (Pont des Lônes) sur le Rhône (D96 et D534) qui vient soulager le Pont Mistral situé en centre-ville. Cette rocade est amenée à se développer car elle se trouve en tronc commun avec la D86, l'axe principal de la rive droite du Rhône. La déviation des communes de Guilherand-Granges, Saint-Péray et Cornas est programmée, ce qui garantit sa réalisation à l'horizon 2025. Il restera alors à construire un troisième pont sur le Rhône dans le nord de l'agglomération (à Bourg-lès-Valence) pour achever la rocade : ce projet n'en est qu'au stade des études préliminaires et il semble qu'un passage sur l'actuel barrage de la CNR soit retenu afin d'en limiter le coût.

Les ponts de Valence[modifier | modifier le code]

L'ancien pont en pierre (vers 1919), remplacé depuis 1967 par le pont Frédéric Mistral.

Durant l'Antiquité, l’existence d’un pont assurant, comme à Vienne, la liaison entre les deux rives, est probable. En effet, dès 1388, le toponyme « Pont Péri » est porté par un quartier de la Basse-Ville se situant dans le prolongement de l’axe est-ouest de la cité antique. De plus, A. Blanc aurait découvert, toujours dans ce même prolongement, des pilotis de chêne, à rapprocher peut-être à un embarcadère ; il mentionne également la « tour de Constance », sur la rive valentinoise, construction déjà connue au Moyen Âge et qui supporta toutes les crues du Rhône. Quoi qu’il en soit, l’existence d’une liaison entre les deux rives ne fait pas de doute et un point de passage aurait même pu exister à la hauteur du site de Valence dès l’époque protohistorique. Qu'il ait ou non existé, ce pont antique ne fut pas remplacé avant le XIXe siècle.

Les différents ponts successifs de Valence, par ordre chronologique, sont :

  • la passerelle Seguin construite à partir de 1827 (deux ans après celle de Tain-Tournon, qui fut la première passerelle de ce type installée en France) et livrée à la circulation en 1830 ;
  • le pont en pierre, datant de 1905, détruit le 19 juin 1940 par le Génie français pour ralentir l'avancée des troupes allemandes. Dès août 1940, le Rhône est à nouveau franchissable en barque puis par un bac à traille. Un pont provisoire Pigeaud est ensuite installé par le Génie. Ce pont fut à nouveau endommagé le 18 août 1944 lors d'un bombardement des forces alliées ;
  • une passerelle suspendue provisoire installée en 1949 et qui fonctionnera jusqu'en 1967 ;
  • le pont Frédéric Mistral, achevé en 1967, est toujours en service ; il lie la commune de Guilherand-Granges (Ardèche) au centre-ville de Valence (Drôme).
  • le pont des lônes inauguré le 18 décembre 2004, situé dans le sud de la ville, est, enfin, le « deuxième pont » de Valence, longtemps attendu pour atténuer les problèmes de circulation entre les deux rives du Rhône. Il lie les communes de Guilherand-Granges et Soyons (Ardèche) aux quartiers sud de Valence.

Durant les longues périodes où aucun pont n'était disponible, un bac à traille permettait de traverser le Rhône. Sur la rive droite, à Guilherand-Granges, une ancienne pile utilisée par ce bac est encore dressée.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gare de Valence-Ville et Gare de Valence-TGV.
Façade de la gare de Valence-Ville. Statue de Désiré Bancel.
Train en gare de Valence-TGV

Mise en service en 1865, le rôle de la gare de Valence-Ville s'est recentré sur les transports régionaux depuis la mise en service de la gare de Valence-Rhône-Alpes-Sud TGV ou simplement Valence-TGV. La gare de Valence-Ville est le point de départ des trains en direction de Grenoble, Chambéry, Annecy et Genève. La gare de Valence-Ville était également l'origine de la relation qui dessert Livron, Crest, Die, Veynes-Dévoluy, Gap, Embrun et Briançon.

La gare de Valence-TGV, sur la ligne LGV Méditerranée, est située à 11 km au nord-est du centre-ville. Avant la mise en service de cette gare, une quarantaine de TGV s'arrêtaient en gare de Valence-Ville, permettant par exemple de rejoindre Paris en 2 h 36. À l'ouverture de la gare TGV en juin 2001, une desserte de cinquante TGV par jour était prévue, 8 TGV continuant de desservir Valence-Ville[4]. La gare de Valence-TGV est régulièrement reliée à 35 villes importantes, dont Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Lille, Nice, Montpellier, Nantes, Le Havre, Reims, Avignon, Besançon, Strasbourg, Dijon et Bruxelles.

En 2003, 60 TGV quotidiens ont desservi la gare, pour 1,8 million de voyageurs[5].

En 2008, la gare était desservie par 58 TGV quotidiens, transportant 2,2 millions de voyageurs[6].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Citéa.

Dans la région existe un réseau de bus appelé Citéa qui couvre l'agglomération valentinoise (située à cheval sur les départements de la Drôme et de l'Ardèche) et l'agglomération romano-péageoise (à 20 km au nord de Valence). Le réseau est géré par Valence Romans Déplacements et contrôlé par la CA de Valence-Romans Sud Rhône-Alpes et son exploitation est confiée au VTV (Véolia Transport Valence) depuis 2012 (juillet 2006 pour l'ancien réseau CTAV). Étant donné de la grande étendue du réseau Citéa, ce dernier se divise en deux secteurs, celui de Valence et celui de Romans-sur-Isère.

Le territoire couvert par le réseau représente 517 km2. Il est composé de 39 communes situées dans et autour des agglomérations de Valence et Romans-sur-Isère et est habité par près de 220 000 personnes. Quatrième réseau urbain de la région Rhône-Alpes, il possède 20 lignes régulières, plus de 200 arrêts et une flotte de 220 bus.

La carte OùRA! permet non seulement de voyager sur tout le réseau Citéa, en chargeant ses titres de transports, mais aussi de combiner ses déplacements avec d'autres modes de transport comme les TER Rhône-Alpes (Train Express Régional), les réseaux de transport en commun de Saint-Étienne, Grenoble ou Lyon, ou encore de louer un vélo en libre service.

Vélos en libre-service[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Libélo.
Station de vélos Libélo, dans le centre-ville de Valence

Depuis le 28 mars 2010, la ville possède un système de vélocation appelé Libélo et géré par Citébus (filiale de Transdev), en libre service et en location longue durée. Il comprend 160 vélos sur le concept Smoove key répartis sur 18 puis 20 stations et 200 vélos en location longue durée sur Valence, Guilherand-Granges et Bourg-lès-Valence.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance de l'Épervière comporte 420 postes d’amarrage : il s'agit du 1er port fluvial de France. Bâti en 1973, à l'initiative de la Chambre de commerce et d'industrie de la Drôme, autour d'un bassin de 44 000 m2, il est inclus dans un parc d'agrément 17 hectares. La qualité des services proposés ont permis l'obtention du Pavillon Bleu d'Europe, en 2005[I 6].

Le Port fluvial de commerce de la Drôme est situé, pour sa part, dans la commune limitrophe de Portes-lès-Valence. Il s'étend sur 41 hectares. Courant juillet 2013, la Compagnie nationale du Rhône (CNR) a débuté une campagne de travaux sur le port, d'une valeur de 14 000 000 euros, pour le développer, afin d'en faire un lieu d'échange de niveau européen[7].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Valence-Chabeuil.

L'aéroport de Valence-Chabeuil, situé sur la commune de Chabeuil, est co-géré par le Conseil général de la Drôme et la Chambre de commerce et d'industrie de la Drôme[I 7]. Il n'accueille plus de ligne régulière depuis l'arrêt de la ligne Valence-Paris[Quand ?], qui fonctionnait depuis 1969.

L'aéroport dispose de trois pistes : une en béton de 2 100 mètres, et deux en herbe, de 1 300 mètres et 440 mètres. L'aérogare de 530 m2 dispose de deux passerelles d'accès aux avions. L'aire de stationnement des avions est de 16 000 m2. Les passagers ont à leur disposition un parking de 150 places, et une zone hôtelière. Un aéroclub, ainsi qu'une société d'hélicoptère[Quoi ?] sont installés sur l'aéroport[I 8].

L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry se trouve à 110 km au nord de Valence par l'A7 et propose des vols internationaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le vieux centre est issu de la fondation romaine sur plan orthonormé, l’occupation des rives du Rhône étant peu dense, probablement à cause de leur instabilité[8]. L’orientation des rues de la ville romaine, orientation encore assez largement présente dans les rues de la vieille ville, est identique à celles des cadastres antiques de la campagne environnante. Le plan orthonormé suit donc une double orientation, variable selon les quartiers, double orientation à laquelle correspondent deux modules de base de ce plan : l’un d’environ 360 pieds romains (soit 107 m), l’autre de 420 pieds, qui se décompose parfois en espacements de 120 pieds. Ce second module explique l’angle de la rue L’Équerre ; la place des Ormeaux fait exactement un actus carré (soit un carré de 120 pieds romains de côté) ; la cathédrale Saint-Apollinaire occupe deux actus carrés)[9]. La présence de l’amphithéâtre romain à proximité de la Porte Neuve n’est décelable que dans le dessin des rues du cadastre de 1807[10].

La première terrasse alluviale, à 120-125 m d’altitude, est entièrement occupée par l’agglomération dans les années 1960. L’agglomération valentinoise s’est ensuite développée sur la terrasse rissienne, à environ 150 m d’altitude. Au sud, le plateau de Lautagne, à 180 m d’altitude, détermine un sillon étroit entre cette avancée de la terrasse de la Léore et le Rhône qui a limité le développement de la ville dans cette direction. À la fin du XXe siècle, la ville est à nouveau coupée du Rhône par la construction de l’autoroute A7[11]. Les zones portuaires se trouvent rejetées au sud à Portes-lès-Valence[12]. L’agglomération s’étend également sur la rive droite du Rhône, mais est limitée par le rebord du plateau vivarais : elle englobe cependant les communes de Guilherand-Granges, Saint-Péray, Cornas et Soyons[13].

Pour faciliter l’expansion de l’agglomération vers l’est, une grande voie expresse a été construite (elle est empruntée par la RN 7)[14], où se trouve l’aéroport de Chabeuil, en activité depuis 1969[15]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartiers de Valence.
Vue sur les quartiers sud de Valence depuis le plateau de Lautagne.
Vue sur les quartiers sud de Valence depuis le plateau de Lautagne.

La ville de Valence est composée d'une vingtaine de quartiers (avec une moyenne de 3 500 habitants par quartier). Ils sont tous différents les uns des autres : les quartiers nord sont plutôt populaires et résidentiels (Polygone, Fontbarlettes, le Plan et la Chamberlière), tandis que les quartiers sud sont généralement habités par les classes moyennes et les retraités (Fontlozier, Hugo-Provence, Laprat, les Baumes, Mannet, Valence Sud et Lautagne), bien qu'il existe un quartier populaire (Valensolles), les quartiers centraux sont commerciaux et animés (Centre-ville, Gare, Victor Hugo) voire touristiques durant l'été (Vieux Valence, Basse ville, l'Épervière) et les quartiers Est sont des quartiers à caractère résidentiel (Baquet, Grand Charran, Petit Charran, Châteauvert, Danton et Briffaut) voire ruraux (Les Martins, Thodure).

Certains quartiers sont représentés par un « comité de quartier », ce qui en fait un tissu micro-local très vivant. Un comité de quartier est une association d’habitants qui joue un rôle vis-à-vis des institutions publiques, et qui permet un échange d’informations entre les habitants et les services municipaux. Par ce biais, les habitants peuvent participer à l’orientation des projets d’évolution de leur quartier selon leurs aspirations.

Pour éviter un déplacement à l'hôtel de ville, la ville de Valence a créée cinq mairies annexes dans les quartiers excentrés. Les mairies annexes de Fontbarlettes, du Plan, du Centre-ville, de Valence Sud et de la Chamberlière sont mises à disposition des habitants et se chargent de certains services administratifs délégués par la mairie centrale.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 34 661, alors qu'il était de 32 376 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 88,4 % étaient des résidences principales, 1,0 % des résidences secondaires et 10,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 24,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 74,7 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 43,1 %, en légère hausse par rapport à 1999 (41,1 %). La part de logements sociaux (HLM loués vides) était de 16,5 % contre 18,8 %, leur nombre ayant baissé : 5 059 contre 5 439[Insee 3].

Concernant les logements sociaux, il existe plusieurs organismes dont les principaux sont l'Office Public de l'Habitat de Valence (OPH) et Drôme Aménagement Habitat (DAH) qui construisent, entretiennent et gèrent des logements sociaux à travers toute la ville et dans l'agglomération valentinoise[16], la plupart étant situés dans les quartiers dits populaires. Quant aux subventions de l’OPH, elles proviennent de la ville de Valence, du département de la Drôme, de la Région et de l’État[17]. Celles de DAH proviennent principalement du département.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Les grands projets de la municipalité ne concernent encore que la ville centre, même s'ils ont le mérite de s'attaquer aux trois terrasses qui jalonnent la ville : la première terrasse concerne Valence-le-Haut (quartiers du Plan et de Fontbarlettes), la deuxième concerne le centre et le sud, et la troisième les berges du Rhône.

L'un des plus grands projet de la ville est la reconquête des berges, défigurées par le passage de l'autoroute A7 sur 1,4 kilomètre[3]. Quand il était maire de Valence, le député Patrick Labaune avait défendu un contournement est de la voie. L'élu préconise donc un "effacement de l'A7", concrètement un enfouissement de l'autoroute en tranchées semi-couvertes. Le projet aurait séduit la société des Autoroutes du sud de la France (ASF), mais le maire se refuse pour l'instant à donner un prix, qui avoisinerait les 500 000 000 euros selon les experts[3],[18].

D'autres projets seront lancés pour créer sur les berges une boucle verte de 24 kilomètres de Valence à Bourg-lès-Valence. Outre une rénovation des infrastructures touristiques de l'Épervière, la ville veut transformer le quartier des îles en écoquartier, avec des logements à énergie positive[19],[3]. Ce projet pourrait engendrer la suppression des jardins familiaux se situant sur le site. Cependant, il existe une partie constructible et les jardins seront réinstallés sur des terres fertiles du plateau de Lautagne.

Un autre quartier nouveau est prévu sur les friches industrielles du secteur Hugo-Provence, dans le sud de la ville, avec 200 logements, moitié sociaux, moitié privés, des commerces et un hôtel[18]. Une première partie devrait être livrée avant 2015[3].

Un autre enjeu est le désenclavement des Hauts-de-Valence, qui font l'objet d'un programme de renouvellement urbain de 117 millions d'euros, cofinancé par la ville et l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Il comprend la démolition de 417 logements dans les quartiers populaires du Plan et de Fontbarlettes et leur reconstruction d'ici à la fin 2014 dans l'ensemble de la ville[3]. Le projet inclut également un désenclavement et une connexion de ces quartiers au reste de la ville. Des espaces publics partagés seront créés sur les boulevards Roosevelt et Kennedy.

D'un coût estimé à 100 millions d'euros[3], le dernier grand projet porté par la ville concerne la création d'une Cité des sports et de la culture sur la friche militaire de Latour-Maubourg. Celle-ci accueillera la nouvelle piscine Jean-Pommier, une salle d'exposition municipale, un pôle média avec les sièges de la radio France Bleu Drôme Ardèche et du journal Le Dauphiné libéré, et enfin un pôle d'enseignement supérieur. Les bâtiments rénovés abriteront une maison de l'étudiant, l'école privée Maestris, l'école d'infirmières et l'École régionale des beaux-arts de Valence, qui vient de créer un établissement public de coopération culturelle avec celle de Grenoble. Outre l'espace de la friche, la ville disposera en 2015 du terrain libéré par le déménagement de la maison d'arrêt. Elle a aussi lancé une étude pour implanter aux alentours un nouveau palais des congrès[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La conquête des Gaules par Jules César fit du couloir rhodanien un axe de communication nord-sud essentiel, reliant les nouvelles possessions romaines à la mer Méditerranée. De nombreuses colonies y furent fondées, dont Valentia, nom latin signifiant La Vaillante, La Vigoureuse, dans le territoire des Segovellaunes.

Le nom de la commune est Valença en occitan, Valènço en provençal littéraire et Valinço en provençal local.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Valentinois.

Note : le gentilé correspondant à Valence est Valentinois, mais le « Valentinois » désigne aussi une des anciennes provinces de France ayant pour capitale Valence et faisant partie de la province du Dauphiné.

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Valence

Les armes de Valence se blasonnent ainsi : « De gueules à la croix d'argent chargée en cœur d'une tour d'azur. »

Devise : Unguibus et Rostro (Par le bec et par les ongles).

Antiquité : la colonie de Valentia[modifier | modifier le code]

Le Valentinois à la fin de la Préhistoire[modifier | modifier le code]

La cité de Massalia, depuis longtemps en bons termes avec Rome, lui avait demandé de l’aide contre les Salyens qui ravageaient son territoire. L’intervention des Romains, dès 125 av. J.-C., assura sa sécurité mais la guerre se poursuivit contre les Allobroges, chez qui les dynastes salyens avaient trouvé refuge. En août 121 av. J.-C. l’armée de Quintus Fabius Maximus les écrase lors de la bataille du confluent (sous-entendu, du Rhône et de l’Isère) selon Strabon (Géographie, IV, 1, 11)[réf. nécessaire].

Orose signale que Caius Marius, envoyé par Rome pour stopper les Cimbres et les Teutons, avait établi son camp non loin de la confluence entre le Rhône et l’Isère[20]. Les fouilles menées sur la partie haute du plateau de Lautagne (à 2,5 km au sud du centre de Valence) ont révélé la présence de dispositifs d’ordre défensif datés du Ier siècle av. J.-C. : ainsi la fondation de la ville pourrait provenir d'un camp militaire romain[réf. nécessaire].

Même sous domination romaine, les Allobroges, tribu établie au nord de l’Isère, se soulevèrent à plusieurs reprises contre l’occupant romain. Le dernier affrontement se déroule à Solonion identifiable avec l'actuelle commune de Soyons (Solo selon Tite-Live, Epitomé 103) en 62 avant notre ère[réf. nécessaire].

Le choix du site[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Valence
Vue aérienne de Valence

La cité de Valentia fut établie sur une terrasse de la rive gauche du Rhône, à cinq kilomètres au sud du confluent de l’Isère et à une quinzaine de kilomètres de celui de la Drôme.

Cette situation géographique se comprend par le croisement de plusieurs voies de transport et de communications :

  • Valentia avait une place privilégiée dans les échanges nord-sud grâce au Rhône et à la via Agrippa.
  • Valentia s’insérait dans des axes est-ouest puisque les différents chemins qui traversaient la plaine en venant de la vallée de l’Isère et de celle de la Drôme (voie des Alpes) convergeaient vers la cité. Le Rhône se franchissait au niveau de Valence sur un bac, un gué ou un pont.

La cité antique[modifier | modifier le code]

La ville de Valence, comme bon nombre de villes gallo-romaines, reçut un plan orthonormé. L’orientation du réseau viaire urbain a successivement suivi les cadastres « A », inclinée à N-12°30’E et « B », inclinée à N-23°E, repérés dans la plaine valentinoise[9].

Nous connaissons le decumanus de la cité grâce à la découverte d’une chaussée et d’un réseau d’égouts à quelques mètres au nord de la mairie. Le cardo du réseau urbain était la via Agrippa qui traversait la cité en ligne droite de la porte sud de la cité jusqu’à l’ancienne porte et tour d’Aïon, au nord de la ville, devenue par la suite « Tourdéon » (détruite aujourd'hui)[réf. nécessaire].

C’est le long de la via Agrippa que devait se situer le forum, sans doute bordé d'une basilique civile, de la curie, d'un temple, etc., dont nous ignorons l’emplacement[réf. nécessaire].

Entre la rue du Théâtre et la rue Vernoux, furent mises au jour les ruines des thermes publics. L’alimentation en eau de la cité de Valentia se faisait grâce aux nombreuses sources à proximité : des restes de l’aqueduc qui amenait à Valence les eaux de la Source du Treuil ont été découverts.

En dessin au trait, une voie dallée mène à une porte voûtée ouvrant dans une muraille, encadrée de deux tours et surmontée d’arcades.
Évocation de la porte Sud de la cité de Valentia sous le Haut-Empire.

Tout autour de l’actuelle cathédrale furent découverts des fragments d’architecture appartenant sans doute à un grand temple.

La cité possédait des établissements de spectacle :

  • un cirque dont le lieu-dit quartier du Cire (« Siry » au Moyen Âge) aurait conservé le souvenir[réf. nécessaire] ;
  • un amphithéâtre, soit au bord du Rhône, à l’extérieur[réf. nécessaire] de l’enceinte[Laquelle ?] ou près de Porte Neuve[10] ;
  • un théâtre côte Sainte-Ursule : trois sondages ont permis de découvrir l’orchestra, des traces de grandes marches et de gros éléments de murs[réf. nécessaire]. Il était implanté en limite nord de la ville[10] ;
  • un odéon dont la courbure serait matérialisée par la rue du Croissant[10]. (En fait les soubassements d'un odéon ont été retrouvé lors des travaux du nouveau musée, place des Ormeaux, et son contour est matérialisé au sol à l'entrée du musée.)

La cité fut ceinte d’un rempart dès le Haut-Empire. Cette enceinte aurait été mise en place entre 15 av. J.-C. et 15 ap. J.-C. Une porte monumentale défendue par deux tours en saillie fut découverte au sud de la ville.

Des habitations se sont installées autour de la cité, en dehors des remparts.

  • à l’est de la cité de Valentia, non loin de la voie des Alpes (en direction de Die et Gap), dans l'actuelle rue Faventines.
  • à l'ouest, au quartier des Nonniers, sur la commune de Guilherand-Granges (rive droite du Rhône, face à Valence) : un pont ou un bac reliait les rives du fleuve.

Le port antique se situait peut-être sur le territoire de l’actuelle commune de Bourg-lès-Valence.

De nombreuses tombes se pressaient à la sortie de la cité, le long des voies : plusieurs nécropoles ont été découvertes à l'est et au sud de la ville antique.

L'Antiquité tardive[modifier | modifier le code]

Au cours des premiers siècles de notre ère, Valence devint un important carrefour routier présent sur les cartes et itinéraires et, au Bas Empire, cette cité conserva sa position privilégiée.

Mais dès le IVe siècle, Valentia dut faire face à de nombreuses razzias mais la cité conservait, à l’abri de son rempart, sa parure monumentale rivalisant, selon Ammien Marcellin (Histoires, XV, 11, 14), avec Arles et Vienne.

À l’aube du Ve siècle, la cité vivait à l’abri du rempart érigé sous le Bas-Empire (construction encore visible au XIXe siècle). Les Wisigoths s’emparèrent de Valence en 413 ap. J.-C. ; les Burgondes furent maîtres du bassin rhodanien à la fin du Ve siècle ; le Valentinois échut au royaume franc en 533. Ces invasions successives effacèrent presque toute trace de romanisation.

Durant cette période troublée, la ville aménagea au mieux son enceinte antique : les portes romaines furent murées, faisant ainsi disparaître les deux axes principaux de la cité et restructurant durablement le réseau urbain. Les habitants des campagnes s’installèrent sur les petits Monts de la plaine, donnant naissance à un grand nombre de villages : Montoison, Montmeyran, Montélier, Montvendre, Montéléger, etc.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 800, une nouvelle cathédrale Saint-Estève (de saint Étienne) est construite à la place du baptistère, avec un chœur orienté à l'ouest. Elle est construite symétriquement à l'église Saint-Jean-l'Évangéliste. Elle abritait de nombreuses reliques : celles des saints Apollinaire, Cyprien, Corneille, Félix, Fortunat, Achillée et un fragment de la Sainte-Croix. Le quartier épiscopal comprenait également des logements pour les chanoines, regroupés autour d'une cour-cimetière, et une église ronde, Notre-Dame-la-Ronde[21]. Au début du IXe siècle, peut-être avant, la muraille romaine est surélevée avec des murs construits en galets[22]. En 890, la veuve du roi de Provence Boson, fait couronner leur fils Louis roi de Provence à Valence[23].

En 1029, l'archevêque de Vienne, investit Guigues III dit « le Vieux » du comté de Viennois[23]. Il appartient à la famille des comtes d'Albon, qui tient la région depuis quelques décennies, occupant fréquemment le comté et l'évêché de Valence[24]. La région subit encore les razzias des Sarrazins à la fin du IXe et au Xe siècle[25].

Le Rhône est parfois présenté comme la frontière entre le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique dont Valence fait partie, jusqu’au XVe siècle, mais c'est surtout un trait d'union entre les différents pays qui le bordent. L'évêché de Valence, tout comme la principauté rivale, le comté de Valentinois-Diois, s'étendent d'ailleurs sur les deux rives. C'est aussi un axe commercial important, notamment pour le sel, ce dont va profiter la ville qui en garde comme trace le nom de la rue « Saunière », autrefois nom de l'une des quatre portes de Valence, celle qui donnait au Sud.[réf. nécessaire] La ville profite aussi de sa position à un point de changement du régime des vents dans la vallée du Rhône : au Moyen Âge, les bateaux remontaient le fleuve uniquement par halage au col, ou au sang (par des hommes). Au nord de Valence, la remontée pouvait se faire à la voile (mais pas toujours). À la fin du XVe siècle, elle est même la capitale du halage, car outre cet avantage dû au vent, elle est une escale à un jour de Lyon, et un carrefour pour pénétrer dans les montagnes. Enfin, la remontée du Rhône est particulièrement difficile au niveau de Valence, ce qui occasionnait des arrêts forcés. Plusieurs Valentinois étaient spécialisés dans le courtage des haleurs[26]. Les haleurs tiraient des gros bateaux ou des trains de barque, par équipes de quelques dizaines à plusieurs centaines d’hommes. Chaque homme tirait une masse d’une tonne environ[27]. Ce mode de halage régresse fortement à la fin du XVe siècle, pour être remplacé par le halage à chevaux, sauf pour le halage local[28].

Portail de l'ancienne abbatiale Saint-Ruf.

La ville, à l'abri des crues du fleuve et protégée par ses remparts, est une étape sur la route des pèlerinages vers Compostelle. La vie religieuse s'anime, la cathédrale Saint-Apollinaire est construite ainsi que l'abbaye des chanoines de Saint-Ruf. Deux personnages importants se disputent le pouvoir sur la ville : l'évêque et le comte de Valentinois.

L'essor économique se traduit par le développement de bourgs, surtout du côté du Rhône : la Rivière (Riperia) dite aujourd'hui, moins poétiquement, « basse-ville » ; la Ville Neuve, au nord de l'ancienne porte Pomperi et le Bourg-Saint-Pierre, formé autour de l'abbaye Saint-Pierre, qui a engendré la commune actuelle de Bourg-lès-Valence. Ailleurs, sur la moyenne terrasse, l'habitat hors-les-murs est associé aux fondations religieuses : la commanderie des Hospitaliers, porte Tourdéon, l'abbaye Saint-Félix, porte Saint-Sulpice, la commanderie templière à Faventines, le prieuré bénédictin de Saint-Victor au sud à proximité de l'ancienne Via Agrippa, et peut-être, plus au sud encore, une léproserie dont la mémoire est transmise par le canal de la Maladière.

Après la disparition du comté de Valentinois, incorporé au Dauphiné, le dauphin Louis II peut imposer l'hommage à l'évêque et à l'abbé de Saint-Ruf (abbé exempt et immuniste) : Valence est donc incorporée au Dauphiné.

La seconde moitié du XVe siècle et le début du XVIe siècle constituent un âge d'or pour la cité médiévale, matérialisé par la maison des Têtes et le Pendentif. Fondée le 26 juillet 1452 par le dauphin Louis, futur Louis XI, l'université de Valence s'est rapidement développée. Des professeurs de renom venus de divers pays, tel Jacques Cujas ont forgé sa réputation en enseignant le droit, la théologie, la médecine et les arts. Après son sacre, Louis XI confirme sa préférence en expédiant ses lettres patentes destinées à l'université le 12 octobre 1461[29]. En mars 1480, le roi soutient encore son université préférée[30].

Le dauphin Louis fait de nombreux séjours à Valence qui, en signe d'allégeance, lui fait don d'une porte de la ville, la porte Saunière et de quelques maisons alentour. Il en fait un « palais delphinal », occupé par la suite par l'ordre religieux des récollets. Devenu Louis XI, il autorisa en 1476 un marché au bourg de Valence lors de son séjour dans la ville[31] et confirma ses privilèges de la taxe[32], en faveur de la ville de Valence.

Cette époque s'achève brutalement en 1562 lors de l'occupation de la ville par les troupes du baron protestant des Adrets : tous les édifices religieux de Valence sont partiellement ou totalement détruits.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La ville est reliée au chemin de fer dès 1854.
On voit ici la gare de Valence-Ville et la statue de Bancel, dans les années 1920.
Train à vapeur en provenance de l'Ardèche, sur la place de la République (vers 1910).

François Rabelais y étudie en 1532.

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[33].

C'est à Valence que s'achève en mai 1755 l'épopée de Louis Mandrin, le contrebandier qui défiait la ferme générale et redistribuait le produit de ses larcins. Après avoir passé plusieurs jours à la prison de la ville, Mandrin est condamné à mort : il est conduit sur la place des Clercs où est dressé l’échafaud, il est ensuite roué jusqu'à ce que mort s'ensuive. Son corps est exposé après sa mort, durant trois jours, et de nombreuses personnes accourent pour lui rendre un dernier hommage, tant sa popularité s'était accrue. La mort de Mandrin sur la roue de Valence marque la fin de ses agissements mais aussi le début d'une légende tant l'homme marqua les esprits de ses contemporains.

Napoléon Bonaparte est affecté dans cette ville de 1785 à 1786 au sein du régiment d'artillerie de La Fère. Il y fit ultérieurement de nombreux séjours.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Après la convocation des États généraux, l’agitation et l’inquiétude croissent jusqu’à la prise de la Bastille, dont la nouvelle parvient dans la région vers le 20 juillet, provoquant espoir mais renforçant aussi les inquiétudes d’un complot réactionnaire des aristocrates[34]. La Grande Peur naît dans la région d’une rumeur, et se transmet de proche en proche, suivant les réseaux de proximité, à une vitesse foudroyante, mettant l’ensemble des villages en branle pour assurer leur défense[35]. Une fois le pic de peur passée, une inquiétude latente reste, les communautés villageoises réalisant qu’en cas d’urgence, elles sont en fait isolées et pratiquement réduites à leurs propres moyens[36]. Des gardes nationaux se forment rapidement, y compris à Valence, mais les communautés trouvent cela insuffisant, et elles constituent des fédérations locales d’assistance mutuelle, passant outre les anciens découpages provinciaux. Dans la région, on a l’appel de Largentière pour une fête de la fédération le 23 août, Romans-sur-Isère en septembre, La Voulte aux champs de l’Étoile le 29 novembre rassemblant 12 000 gardes nationaux[37]. Valence invite les communautés environnantes le 31 janvier et rassemble 16 000 gardes de 293 communes[38]. La région connaît d’autres fêtes de fédération l’hiver et le printemps, jusqu’au sommet de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, célébrée à Paris et simultanément dans 250 villes de France, dont Valence[39].

L'université disparaît en 1792 pour renaître à la fin du XXe siècle.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Communauté arménienne[modifier | modifier le code]

Mémorial du groupe Manouchian de Valence.

Après le génocide arménien de 1915, de nombreux Arméniens vinrent se réfugier en France dans les années 1920. Dans la mémoire de la communauté, les premiers arrivants sont recrutés par des patrons de Valence qui descendent à Marseille en recruter 150 en 1922[I 9]. On compte 827 Arméniens installés à Valence en 1926, 1 670 en 1931[40], venant de Brousse, Malatia et Kharpout[I 9]. Si les Arméniens sont appréciés des patrons, ils rencontrent la méfiance des Valentinois[I 9],[41]. C’est un groupe qui compte une très forte proportion de jeunes adultes, les enfants et les vieillards ayant plus souffert du génocide et du voyage d’exil[42]. Ils sont employés majoritairement comme manœuvres, ou fondent un petit commerce (pour 25 % des actifs)[43]. Très rapidement, un « quartier arménien » se crée, entre le boulevard Vauban, la rue Farnerie, la rue Madier-Montjau et le boulevard d’Alsace, peuplé à 40 % d’Arméniens. L’ensemble de la vieille ville, aux bâtiments vétustes, abandonnés et peu chers, est concerné par ces installations[44].

En 1956, le groupe compte 2 500 personnes, soit 6 % de la population valentinoise, et la quatrième communauté arménienne de France (après celles de Paris, Lyon et Marseille)[45]. La communauté à l’identité très forte (avec journaux, cinémas, dancings propres, Union sportive arménienne) s’est dispersée, avec le « village arménien » rue de Fontlozier[46]. Elle montre des signes d’intégration rapide : en 1946, la moitié des 2000 Arméniens de Valence ont opté pour la nationalité française[47].

En 1947, 200 Arméniens de Valence profitaient de l’offre soviétique de retour au pays, qui se révèle un échec. La communauté forte accueille de nouveaux réfugiés, fuyant la Syrie (années 1960) ou la guerre du Liban. Aujourd'hui, 7 500 Valentinois appartiennent à cette communauté[I 9] ce qui fait de la communauté arménienne de Valence l'une des plus importantes de France : l’Union nationale arménienne est d’ailleurs domiciliée à Valence[48].

Cette forte présence est passée dans l’odonymie : une rue et une place de l’ancien quartier arménien y font référence (avec la rue d’Arménie et la place Missak Manouchian) et la vie culturelle de la communauté est très active, avec 28 associations, dont l’église évangélique, des cours d'arménien, et la Maison de la culture arménienne[I 9].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Valence subit plusieurs bombardements aériens alliés, destinés à détruire le pont sur le Rhône. Le 15 août 1944, les bombes détruisent plusieurs quartiers et édifices de la ville, dont l'hôpital, faisant 280 victimes. De la préfecture de l'époque, il ne reste que le portail, soigneusement conservé depuis. Quatre jours plus tard, le 19 août 1944, un train allemand chargé de nitroglycérine explose, détruisant en grande partie le quartier de La Palla et faisant 335 victimes parmi les civils, les militaires et les résistants.

La partie nord de Valence, ainsi quasiment rasée, a été rebâtie et on y trouve aujourd'hui beaucoup de bâtiments administratifs tels que l'Hôtel de préfecture de la Drôme, la trésorerie générale, la sécurité sociale, la poste et l'hôtel de police.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville
L'hôtel de ville

La ville de Valence est une collectivité territoriale administrée par un conseil municipal qui est l'assemblée délibérante de la commune. Le conseil municipal élit en son sein le maire. Comme pour toute commune dont la population est comprise entre 60 000 et 79 999 habitants, ce conseil est composé de 49 membres (le maire, 14 adjoints et 22 conseillers municipaux) élus au suffrage universel direct pour un mandat de six ans renouvelable.

L'actuel conseil a été élu en avril 2014. Il a pour mission de régler par ses délibérations les affaires de la commune.

La mairie de Valence emploie plus de 1 700 agents municipaux (emplois permanents et non permanents) représentant plus de 100 métiers et exerçant tous une mission de service public, allant de la maintenance de la voirie à l'entretien des parcs, de la gestion des écoles à l'encadrement culturel et sportif, etc.

Le maire actuel de Valence est Nicolas Daragon, membre de l'UMP élu en 2014.

Suite aux élections municipales de 2014, la composition du Conseil municipal de Valence est la suivante :

Conseil municipal de Valence (mandature 2014-2020).
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Générations Valence Demain » UD (UMP) Nicolas Daragon 38 Majorité
« J'aime Valence » UG Alain Maurice 10 Opposition
« Oui ! Valence Bleu Marine avec le soutien du Front National » FN-RBM-EXD Richard Fritz 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
26 octobre 1947 24 septembre 1957 Camille Vernet Radical-Socialiste  
25 septembre 1957 26 mars 1971 Jean Perdrix Radical-Socialiste  
27 mars 1971 17 mars 1977 Roger Ribadeau-Dumas RPR  
18 mars 1977 18 juin 1995 Rodolphe Pesce PS Conseiller général
19 juin 1995 7 avril 2004 Patrick Labaune UMP Conseiller régional
8 avril 2004 21 mars 2008 Léna Balsan UMP  
22 mars 2008 4 avril 2014 Alain Maurice PS Avocat
5 avril 2014 en cours Nicolas Daragon UMP Conseiller général

Cantons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des cantons de Valence.

Capitale du département de la Drôme, la ville de Valence est divisée en quatre cantons dont elle est chef-lieu.

Le découpage cantonal de Valence a évolué depuis la création des départements en 1790. Créé en 1801, le canton de Valence est divisé en deux en 1964, puis en trois en 1973 et enfin en quatre en 1984. Le redécoupage cantonal de 2015 conduit à la création de quatre nouveaux cantons comprenant chacun une fraction cantonale de la commune de Valence et des communes entières.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Intercommunalité et syndicats intercommunaux[modifier | modifier le code]

Valence est la plus grande ville de Valence-Romans Sud Rhône-Alpes, communauté d'agglomération regroupant 51 communes de sa région. Elle a la charge de plusieurs domaines de compétences, notamment des transports publics locaux, du développement économique, de l'assainissement et de l'environnement, de la gestion des complexes sportifs et des médiathèques publiques[I 10].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le comité de jumelage de Valence est l'association chargée de la promotion, la coordination et l'organisation des échanges entre Valence et ses villes jumelles, avec le soutien de la Ville de Valence.

Plusieurs villes sont jumelées ou partenaires de Valence[I 11] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 63 148 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 633 7 532 8 212 9 805 10 406 10 967 13 407 13 901 16 122
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
16 875 18 711 20 142 20 668 23 220 24 502 24 761 25 283 26 212
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
26 946 28 112 28 706 28 654 30 964 34 275 36 582 40 020 41 470
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
52 532 62 358 68 604 66 356 63 437 64 260 65 263 63 148 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2004[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2011, son agglomération comptait 127 559 habitants (s'étalant sur 10 communes) et son aire urbaine comptait 175 095 habitants (39 communes drômoises et ardèchoises).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vue sur la façade ouest du lycée privé catholique Montplaisir.
Vue sur la façade ouest du lycée privé catholique Montplaisir.

Enseignement scolaire[modifier | modifier le code]

  • 10 collèges (Paul-Valéry, Camille-Vernet, Sainte-Anne, Jean-Zay…),
  • 4 lycées classiques (Camille-Vernet (options artistiques : Cinéma, Art, Musique, Russe), Institution Notre-Dame, Institution Saint-Victor, Émile-Loubet (options artistiques : Théâtre, Danse, Chinois)).
  • 6 lycées d'enseignement professionnel (La Providence, Victor-Hugo…),
  • 1 lycée d'enseignement technique (lycée industriel Jules-Algoud),
  • 1 lycée polyvalent tertiaire,
  • 1 lycée technologique industriel.
  • Lycée privé catholique Montplaisir

Enseignement supérieur court et long[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Valence compte deux hôpitaux, un public et un privé[I 12]. De nombreux professionnels de santé sont installés sur la commune, notamment 58 médecins généralistes[I 13], 67 infirmiers[I 14], 80 kinésithérapeutes[I 15].

Cultes[modifier | modifier le code]

Valence compte deux paroisses catholiques, qui dépendent du Diocèse de Valence, doyenné de Valence : Notre-Dame des peuples de Valence[I 16], et Saint-Émilien-de-Valence[I 17]. L'église réformée de France dispose également d'un lieu de culte à Valence[I 18], ainsi que l'église protestante évangélique[I 19]. Une mosquée, dans le centre ville de Valence, accueille les membres du culte musulman[I 20]. La communauté juive dispose aussi d'une synagogue à Valence[I 21].

Sports[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Valence fête l'amour, autour du Kiosque Peynet[I 22],
  • Valence fête le printemps, fête les productions agricoles[I 23],
  • Boulevards de chine, brocantes et antiquités[I 24],
  • Festival de Valence, concerts gratuits en ville[I 25],
  • Valence Lumières et Images en fête, Fête de l'image[I 26].

Économie[modifier | modifier le code]

Panorama de Valence vue de la rive droite du Rhône (en territoire ardéchois).
Panorama de Valence vue de la rive droite du Rhône (en territoire ardéchois).

Point névralgique des grands itinéraires européens nord-sud et porte du Sillon Alpin pour les liaisons ouest-est en direction de l’Italie et de la Suisse, le territoire de l'agglomération valentinoise se développe autour d’entreprises innovantes, d’une offre en enseignement supérieur, de pôles d’excellence et d’une offre foncière économique[51]. Le développement de l’économie de Valence est favorisé par la proximité des grandes métropoles comme Lyon ou Genève et, grâce aux axes de transport, des grandes capitales européennes.

Le développement économique de Valence peut également compter sur un territoire producteur de richesses dans l'agroalimentaire, les hautes technologies avec la présence de grands groupes de l’électronique ou de l’aéronautique, de nombreuses PME innovantes et d’un pôle universitaire d’importance comme dans l’image animée et la connaissance avec la présence de grands studios d’animation reconnus internationalement pour la qualité de leurs productions[52].

L’agglomération valentinoise par sa position géographique et stratégique à la croisée des principaux flux européens, bénéficie d’infrastructures exceptionnelles et multimodales : la gare ferroviaire de triage, le port de commerce de Valence : desserte fluviale et fluviomaritime par le Rhône, par le canal du Rhône à la Méditerranée et par l'accès au gabarit Freycinet vers le Nord, un accès autoroutier à l’A7 et une branche vers l’Isère et l’Italie (A49), un embranchement ferroviaire donnant accès aux flux Europe-Méditerranée et à l’Italie[53].

Valence est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Drôme, qui gère le port de plaisance de l'Épervière et l'aéroport de Valence-Chabeuil.

Selon l'Insee en 2005, le pourcentage de la distribution de la population active par secteurs d'activité était :

Population active par secteurs
Agriculture Industrie Construction Services
0,9 % 17,8 % 4,8 % 76,5 %
  • Agroalimentaire (fruits, légumes, vins) ;
  • Métallurgie ;
  • Construction mécanique ;
  • Électronique / Monétique / Automatismes.

Zones d'activités économiques[modifier | modifier le code]

La zone commerciale des Couleures compte environ quatre-vingt enseignes grand public dans le domaine de l'équipement, de la maison, du sport et de la personne.

Les secteurs Briffaut Est-Ouest, dans l'est valentinois, comptent 320 entreprises (200 sur Briffaut Est dont un pôle automobile regroupant différentes concessions et services associés ; et 120 entreprises sur Briffaut Ouest).

Les technoparcs regroupent une centaine d'entreprises.

Le plateau de Lautagne, situé dans le sud de la ville, regroupe une quarantaine d'entreprises technologiques à forte valeur ajoutée. Une extension de 30 hectares environ est programmée courant du deuxième semestre 2008.

La zone des Auréats est le plus ancien site industriel valentinois, il s'étend sur 120 hectares et compte 180 entreprises (côté Valence).

L'hôtel d'activités Cime, installé dans les anciens locaux de Tézier, regroupe 86 entreprises de services. Le site subit actuellement des travaux de reconversion.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Fin 2010, 7 260 établissements étaient installées sur la commune de Valence : 70 % dans le secteur tertiaire du commerce, et 16 % d'établissements de l'administration publique (scolaire, santé…). L'industrie ne représente que 5 % des établissements de la commune. Un tiers de ses unités économiques emploient moins de 10 salariés[Insee 4].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu net fiscal moyen déclaré est de 19 609 €, en 2009. Seulement 48,20 % des ménages ont été imposables cette même année[Insee 5].

L'imposition des ménages et des entreprises à Valence en 2010[I 27]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 17,55 % 0,00 % 7,80 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 25,17 % 0,00 % 11,57 % 2,12 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 49,21 % 0,00 % 42,44 % 5,28 %
Cotisation foncière des entreprises (ex-TP) 0,00 %* 24,27 % 0,00 % 0,00 %

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, 44 612 personnes avaient un travail, dont 91,4 % un emploi salarié. Le taux de chômage sur la commune est de 16,5 %[Insee 6].

Emplois selon le secteur d'activité[Insee 7]
Catégorie professionnelle Nombre d'emploi
Agriculture 300
Industrie 5 441
Construction 2 120
Commerce, transports, services divers 21 177
Administration publique, enseignement, santé 14 993

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De nombreux monuments de Valence sont protégés au titre des monuments historiques[I 28].

Vieux Valence[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vieux Valence.
Le Pendentif et le clocher de la  cathédrale Saint-Apollinaire
Maison des Têtes, détail de la façade
Maison des Têtes, détail de la façade
Le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste

Le Vieux Valence est un quartier situé dans la vieille ville de Valence, s'articulant principalement autour de la place des Clercs et comprenant également le quartier de Basse ville. Il faut attendre le XIXe siècle pour que la Ville sorte de ses remparts, remplacés par des boulevards dès 1860. Valence se développe alors en éventail autour de son centre ancien. Dans ce quartier qui composait autrefois le centre historique de la ville de Valence, on y trouve:

La cathédrale Saint-Apollinaire est une cathédrale de style roman, qui fut érigée au XIe siècle. C'est l'évêque Gontard (1063-1099) qui impulsa la construction de cet édifice qui est aujourd'hui le plus ancien de la ville. Plusieurs blocs de pierre de la cathédrale Saint-Apollinaire sont des remplois de constructions gallo-romaines de la cité de Valentia.

La Maison des Têtes, construite entre 1528 et 1532 par Antoine de Dorne, Consul de Valence, professeur royal à l'université, dont la façade Renaissance comporte plusieurs têtes sculptées représentant les vents, la fortune, le temps ou encore la théologie. Cette maison, marquant le passage du style gothique au style renaissance, doit son nom aux nombreuses têtes qui ornent sa façade. Son corridor est orné de bustes d'empereurs romains. Le bâtiment est classé au titre des monuments historiques depuis 1944[I 29].

Le musée des beaux-arts de Valence est le seul musée du genre dans la Drôme, ses collections réunissent peintures, dessins, sculptures, arts décoratifs du XVIe siècle au XXe siècle. Créé en 1850 et installé dans l'ancien évêché depuis 1911, il abrite une centaine de dessins d'Hubert Robert dont beaucoup de sanguines. Les travaux d'agrandissement du musée (qui ont commencé en 2009) ont été achevés en décembre 2013. Le nouvel aménagement du musée se compose de trente-cinq salles, réparties sur cinq niveaux : au rez-de chaussée, les collections archéologiques se poursuivent aux cinquième et quatrième niveaux, puis on remonte le temps en descendant vers les niveaux inférieurs. L’aménagement a permis des circulations faciles par escaliers et ascenseurs, et privilégié l’éclairage naturel, ouvrant de nombreuses vues sur la ville et le Rhône, tout en mettant en valeur l’architecture de l’ancien évêché.

Le Pendentif, bâtiment d'inspiration Renaissance, qui est probablement le monument funéraire de Nicolas Mistral, chanoine de la cathédrale Saint-Apollinaire, semble construit en 1548, d'après une pierre gravée portant une inscription allant dans ce sens. Ce monument fut transformé, après la Révolution, en débit de boissons. Il a été racheté par la ville de Valence vers 1830 et fait partie des premiers monuments inscrits à l'inventaire national des monuments historiques, après une visite de Prosper Mérimée dans la Drôme.

La maison du Drapier, XIIIe siècle garde un aspect médiéval malgré les restaurations du XIXe siècle. Elle appartenait probablement, à l’origine, à un riche drapier. Le rez-de-chaussée était consacré à la production artisanale et au commerce, tandis que les étages abritaient le logement de l’artisan.

La maison de la Pra, hôtel particulier XVe siècle, propriété de Claude Frère, riche marchand qui fut premier président du parlement du Dauphiné.

La maison Dupré-Latour, datant du XVIe siècle, comporte une remarquable tourelle d'escalier. La maison Dupré-Latour est un ancien hôtel particulier qui fut édifié par la Famille Genas, négociants enrichis par le commerce du sel. En 1760, l'hôtel est racheté par François Dupré-Latour dont le nom lui restera attaché et dont les descendants continueront à habiter. En 1993, la maison est cédée à la ville, et classée au titre des monuments historiques, depuis 1927[I 30].

La maison mauresque dite mauresque à Ferlin, du nom de son propriétaire, bâtie en 1858 et d'inspiration orientale.

L'église Saint-Jean-Baptiste (XIe siècle et XIIe siècle) et sa tour-porche néo-romane XIXe siècle. Cette église de la vieille ville est perchée au point le plus haut de la ville, signe de son ancienneté. Elle serait l'un des tout premiers lieux de culte chrétien, dans une Valence alors naissante.

Le temple de l'abbaye Saint-Ruf, ancienne chapelle d'un prieuré roman.

L'église Notre-Dame, située rue Berthelot. Édifiée au milieu du XIXe siècle, ses offices y sont maintenant menés par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre selon la forme extraordinaire du rite romain.

Le théâtre à l'italienne datant de 1837, récemment rénové, est l'un des joyaux de l'architecture du XIXe siècle à Valence. Il dispose de 390 places, d'une salle de répétition, et d'un studio de danse.

L’abbaye Notre-Dame de Soyons est une ancienne abbaye bénédictine de femmes qui fut créée en 1632 par le transfert de l’abbaye de Saint-Jean l’Évangéliste du bourg de Soyons (Ardèche) à la suite des guerres de religion. Elle est inscrite au titre des monuments historiques, depuis 1926[I 31].

L'hôtel de ville, situé sur la place de la Liberté, a été inauguré en 1894. Il comporte une façade classique, agrémentée d'un beffroi et d'une toiture aux tuiles colorées.

Le centre du patrimoine arménien est un lieu d’histoire et de mémoire original qui aborde l’actualité autour de grandes thématiques : les migrations, la mémoire des conflits, l’histoire des peuples et des cultures. En effet, Valence a l'une des plus importantes communauté arménienne de France. Le centre du patrimoine arménien est installé dans l’ancienne faculté de Droit au cœur du centre piéton de Valence, à proximité du quartier historique des Valentinois d’origine arménienne (concentré autour des rues Bouffier, d’Arménie et de Belle Image).

L'ancienne préfecture, près de la place Saint-Jean, dont il ne reste plus que la porte d'entrée monumentale. Le reste a été détruit lors d'un bombardement pendant la Seconde Guerre mondiale le 15 août 1944. Elle occupait ce lieu depuis la fin du XVIIIe siècle. Auparavant, se trouvait le palais abbatial de Saint-Ruf.

La place des Clercs, bordée de façades colorées. C'est à partir du Ve siècle, lorsque le quartier épiscopal fut créé, que la place des Clercs commença à prendre de l'importance. Des commerces s'installèrent, des marchés eurent lieu et l'on y rendait justice. On y trouvait à l'époque médiévale deux églises : la cathédrale à partir du XIe siècle et Notre-Dame de la Ronde qui était plus ancienne (il reste une colonne située actuellement dans les toilettes publiques). Les guerres de religion détériorèrent considérablement ces bâtiments.

Les « côtes », pittoresques montées vers la ville haute. On trouve des traces des enceintes d'autrefois en haut de la côte Sainte-Ursule et en bas de la côte Sylvante ; elles servaient à protéger la ville des invasions, épidémies ou inondations dues aux crues du Rhône. Elles étaient très utilisées à l'époque médiévale par le peuple (bateliers, charretiers, muletiers…) qui empruntait ces escaliers pour aller jusqu'aux petites rues et places de la ville haute. La côte Sainte-Ursule quant à elle était moins empruntée ; elle séparait les propriétés de deux monastères. Elle est établie à l'emplacement du théâtre romain et servait probablement de sortie. On peut également citer les côtes Saint-Martin, Saint-Estève, des Chapeliers et de la Voûte.

En ville[modifier | modifier le code]

Les « boulevards de Valence », large promenade, tracée sur l'ancien emplacement des remparts et bordée d'immeubles de style « hausmannien », dont la rénovation a été effectuée de 2004 à 2009.

Le kiosque à musique construit en 1860 sur l'esplanade du Champ de Mars servit de modèle au dessinateur Raymond Peynet pour immortaliser ses amoureux, et qui porte depuis le nom de kiosque Peynet.

La fontaine monumentale, œuvre de l'architecte Eugène Poitoux et datant de 1887, se situe en centre-ville, sur les boulevards. En 2005, la fontaine fut rénovée et déplacée de quelques mètres, afin de mieux s'intégrer dans la perspective des boulevards rénovés et en 2006, une copie du génie ailé, qui fut détruit en 1954 par la foudre s'étant abattue sur la colonne, fut replacée au sommet de la colonne.

Le parc Jouvet, jardin public de 7 hectares créé en 1905 et inauguré par le président Émile Loubet porte le nom de Théodore Jouvet, donateur du terrain, et comporte plus de 700 arbres d'essences diverses. Ce parc est également doté d'une animalerie, d'un petit train, et d'une roseraie.

La gare de Valence-Ville, dont la façade s'inspire du Petit Trianon de Versailles. Le bâtiment voyageurs d'aujourd'hui, qui a été mise en service en avril 1866, a été conçu par Louis-Jules Bouchot[54], architecte de Napoléon III. La façade principale sur rue du pavillon central fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 octobre 1982[I 32].

L'esplanade du Champ de Mars, qui avant les travaux de reconversion en 2001, était un parking parsemé de platanes, est aujourd'hui une large esplanade arborée, d'où le regard porte au-delà du Rhône jusqu'au château de Crussol, à l'avant-garde des monts ardéchois.

Le château d'eau de Philolaos (premières études du sculpteur en 1963), construit entre 1969 et 1971 est situé au parc Jean-Perdrix, entre les quartiers du Plan et de Fontbarlettes, à l'est de la ville. Il est constitué de deux tours vrillées aux lignes épurées hautes de 52 et 57 mètres qui allient fonctionnalité et recherche artistique. En 1981, il a obtenu le « prix du quartier de l'Horloge » récompensant la meilleure œuvre d'art urbain des années 1970. La sculpture-château d'eau est distinguée par le label XXe siècle en 2003 et a fait l'objet de l'émission d'un timbre en 2013.

Les canaux[modifier | modifier le code]

Patrimoine unique en France, aujourd'hui lieux de promenade et pour certains, d'élevage de truites, les canaux de Valence ont accompagné la ville depuis l'époque romaine. C'est dans les quartiers Est de Valence, au pied d'un gradin, la terrasse du séminaire, que les canaux (16 kilomètres et 40 kilomètres en comptant les canaux secondaires d'arrosage) prennent leur source. Très vite, les Valentinois vont s'attacher à canaliser ces eaux formant des marécages insalubres. Au XIIIe siècle, la réglementation et l'utilisation des canaux sont le privilège des monastères de Saint-Ruf et Saint-Victor qui décidèrent de l'emplacement des moulins.

En effet, l'eau, utilisée pour l'irrigation, la consommation d'eau potable et les lavoirs, est également une source d'énergie précieuse pour le développement économique de l'époque. Les principaux (Charran, Thon, Moulins et Malcontents) traversent la ville d'est en ouest avant de se rejoindre pour former le canal de l'Épervière qui se jette ensuite dans le Rhône. Au XIXe siècle, les canaux perdent leur importance et seront même un peu oubliés, cachés par la ville et les routes.

La municipalité a entrepris depuis quelques années un travail de mise en valeur des chemins, bordés de peupliers et de saules, longeant ces canaux. Des itinéraires verdoyants ont été balisés le long des canaux des Malcontents, de la Grande Marquise, de Thibert, du Charran et de Californie. Des canaux qui continuent encore aujourd'hui d'arroser les jardins.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc Jouvet, côté Champ de Mars.
Le parc Jouvet, côté Champ de Mars.

L'esplanade du Champ de Mars est une vaste promenade de 3 hectares planté de tilleuls, avec le Kiosque Peynet en son centre[55].

Sous cette terrasse, se trouve le jardin de ville ou parc Jouvet. Il porte le nom de Théodore Jouvet, dont la statue est placée près du belvédère depuis la Belle Époque. Ce jardin occupe des pentes, est traversé de petits ruisseaux, orné de statues. Parc central, c'est aussi un des plus important ensembles monumentaux et civique de Valence : le monument aux morts de la commune de Valence, en forme d'obélisque, y est construit après la Première Guerre mondiale[56] ; le général Championnet, enfant du pays, y a aussi sa statue, qui est démontée en mai 1944 et cachée, pour empêcher qu'elle soit fondue par l'occupant allemand[56]. La rencontre du médecin Gilbert Dreyfuse avec Louis Aragon, son contact dans la Résistance, a été racontée par le poète après guerre dans un petit article, publié en 2001[57].

Les espaces verts publics de Valence totalisent 230 hectares (plus de 10 % de la superficie de la commune). Les principaux parcs de la ville sont :

  • le parc Jean-Perdrix ;
  • le parc Jouvet ;
  • le parc Benjamin-Delessert ;
  • le parc de loisirs de l'Épervière ;
  • le parc Marcel Paul ;
  • le parc des Trinitaires ;
  • le parc du Polygone ;
  • le parc Itchevan ;
  • le parc de Châteauvert ;
  • le parc Saint-Ruf.

En 2014, la commune de Valence bénéficie du label « ville fleurie » avec « 4 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[58].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Dragées de Valence
  • le suisse, spécialité valentinoise, est un biscuit en pâte sablée en forme de bonhomme, avec poudre d'amande et écorce d'orange. Le nom, la forme et la décoration de ce biscuit sont inspirés de l'uniforme des gardes suisses du pape Pie VI décédé à Valence ;
  • la Dragée de Valence est une confiserie à la praline enrobée de sucre fabriquée dans la plus pure tradition, pour fêter les évènements solennels de la vie tels que les baptêmes, communions et mariages.
  • les fruits : pêches, abricots ;
  • la chef Anne-Sophie Pic (trois étoiles au guide Michelin) exerce à Valence ;
  • Baptiste Poinot, chef du Flaveurs (une étoile au guide Michelin) ;
  • Masashi Ijishi, chef de La Cachette (une étoile au guide Michelin).

Ville de garnison[modifier | modifier le code]

Depuis l'installation en 1773 d'un régiment d'artillerie, le régiment de la Fère, Valence a été le lieu de cantonnement de nombreuses unités militaires.

Depuis 1984, le 1er régiment de spahis est installé à la caserne du quartier Bacquet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anne-Sophie Pic, grand chef cuisinier.
Anne-Sophie Pic, grand chef cuisinier.
Nicolas Daragon, maire actuel de Valence.
Le rugbyman Sébastien Chabal
Le rugbyman Sébastien Chabal.
Mathias Malzieu, chanteur du groupe de rock Dionysos
Mathias Malzieu, chanteur du groupe de rock Dionysos.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Valence au cinéma[modifier | modifier le code]

La liste qui suit concerne les films ayants été entièrement ou partiellement tournés à Valence.

Galerie d'image[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. Fiche économique Insee de Valence
  5. revenu fiscal sur le site de l'Insee
  6. Emploi sur la commune
  7. emploi par catégorie

Source Internet[modifier | modifier le code]

  1. David Malescourt, « Nom des habitants des communes françaises », sur le site habitants.fr de la société commerciale Patagos.
  2. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  3. a et b Géologie du triangle Valence, Romans, Tain
  4. l'épervière sur le site du SANDRE
  5. [PDF]« Arboriculture biologique : 11 années d’expérimentation en vergers de pêchers et pommiers - Résultats expérimentaux 1994-2004, Suivi longitudinal, Impact du mode de production », INRA Gotheron, en partenariat avec Agribiodrôme et le GRAB,‎ mars 2006
  6. port de plaisance
  7. Aéroport de Valence-Chabreuil
  8. infrastructures
  9. a, b, c, d et e Krikor Amirzayan, « Valence, la ville arménienne », Association des communautés arméniennes, consulté le 16 décembre 2013.
  10. communauté d'agglomération Valence Agglo – Sud Rhône-Alpes
  11. http://www.afccre.org/fr/nos-membres/annuaire-des-villes-jumelees villes jumelées à Valence
  12. hôpitaux à Valence
  13. Médecins à Valence
  14. infirmiers à Valence
  15. kiné à Valence
  16. paroisse Notre-Dame-des-Peuples-de-Valence
  17. Paroisse Saint-Émilien de Valence
  18. église réformée de France à Valence
  19. église protestante évangélique à Valence
  20. mosquée de Valence
  21. synagogue à Valence
  22. Valence fête l'amour
  23. Valence fête le printemps
  24. Boulevards de chine
  25. Festival de Valence
  26. Valence Lumières et Images en fête
  27. « Impots locaux à Valence », taxes.com
  28. Valence sur la Base Mérimée
  29. « Notice no PA00117093 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Notice no PA00117092 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Notice no PA00117084 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Notice no PA00117088 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Insee - Population de l'unité urbaine de Valence au recensement de 2011, consulté le 17 juillet 2014
  2. M. Rossiaud, « Les haleurs du Rhône au XVe siècle », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, 7e congrès, Rennes, 1976 : « Les transports au Moyen Âge ». p. 286.
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Le Point : Une ville en devenir
  4. Le TGV pour Valence plus long et plus cher Le Parisien 26 mai 2001
  5. « Terre des sens » sur de nouveaux rails, Le Point 17 janvier 2007
  6. http://www.rovaltain.fr/pole-economique.html
  7. Travaux de la CNR
  8. Gérard Chouquer, Thierry Odiot, Alain Beeching, Jacques Léopold Brochier, Sylvio Matteucci, « L'évolution morpho­historique de la cité de Valence », Dialogues d'histoire ancienne, volume 10, 1984. p. 369.
  9. a et b Chouquer, Odiot, op. cit., p. 370.
  10. a, b, c et d Chouquer, Odiot, op. cit., p. 371.
  11. Pierre Dubesset, « Perspectives actuelles de l'aménagement urbain à Valence-sur-Rhône », Revue de géographie de Lyon, Volume 49, no 3, 1974, p. 286
  12. RG 287
  13. Dubesset 1974, op. cit., p. 286-8
  14. Dubesset 1974, op. cit., p. 288
  15. Pierre Dubesset, « L'aéroport de Valence-Chabeuil », Revue de géographie de Lyon, volume 46 no 4, 1971. p. 449.
  16. Drôme Aménagement Habitat (DAH)
  17. Drôme-Hebdo : Logements sociaux à Valence
  18. a et b Grands projets de ville
  19. Une nouvelle dynamique pour le port
  20. Orose, Histoires, V, 16, 9-10
  21. Christian Frachette, « Valence au dixième siècle (879-1029) », Études drômoises, (no)96, décembre 1998, p. 37.
  22. Frachette, op. cit., p. 37-38.
  23. a et b Frachette, op. cit., p. 34.
  24. Frachette, op. cit., p. 35.
  25. Frachette, op. cit., p. 35 et 37.
  26. Rossiaud, op. cit., p. 290.
  27. Rossiaud, op. cit., p. 287.
  28. Rossiaud, op. cit., p. 296.
  29. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA127
  30. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA538 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, mars 1480 (1479 avant Pâques)
  31. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA189 Lettres patentes de Louis XI, Valence, mars 1476 (1475 avant Pâques)
  32. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA187 Lettres patentes de Louis XI, Lyon, le 30 mars 1476 (1475 avant Pâques)
  33. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 254
  34. Yoichi Uriu, « Espace et Révolution : enquête, grande peur et fédérations », Annales historiques de la Révolution française. (no)280, 1990, p. 154.
  35. Uriu, op. cit., p. 155.
  36. Uriu, op. cit., p. 156-157.
  37. Uriu, op. cit., p. 157-158.
  38. Uriu, op. cit., p. 158.
  39. Uriu, op. cit., p. 160.
  40. P. Garagnon, « La colonie arménienne de Valence-sur-Rhône », Revue de géographie alpine, 1956, Tome 44, no 3, p. 524.
  41. Garagnon, op. cit., p. 538.
  42. Garagnon, op. cit., p. 524-525.
  43. Garagnon, op. cit., p. 525-526.
  44. Garagnon, op. cit., p. 526 et 533.
  45. Garagnon, op. cit., p. 523.
  46. Garagnon, op. cit., p. 534.
  47. Garagnon, op. cit., p. 537.
  48. Garagnon, op. cit., p. 535.
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  51. Éonomie-Emploi à Valence
  52. Éonomie-Emploi à Valence
  53. Panorama économique de Valence
  54. François Pourpardin, « Les bâtiments voyageurs édifiés le long de la ligne impériale (La Compagnie du PLM : les gares de l'architecte Jules Bouchot) », dans Revue d’histoire des chemins de fer, no 38, 2008, pp. 59-71 lire (consulté le 13 juillet 2011).
  55. Louis Aragon, « Le rendez-vous de Valence », texte annoté par Bernard-Marie Despesse, Études drômoises, (no)116, octobre 2001, p. 26.
  56. a et b Louis Aragon, op. cit., p. 27.
  57. Louis Aragon, « Le rendez-vous de Valence », texte annoté par Bernard-Marie Despesse, Études drômoises, (no)116, octobre 2001, p. 26-30.
  58. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Blanc, Valence, Éditions SAEP, Colmar-Ingersheim, 1973.
  • André Blanc, Valence à travers les hommes, Éditions SOREPI, Valence, 1975.
  • Robert Bornecque, Histoire de Valence et de sa région: Die - Crest, Éditions Horvath, Roanne.
  • Philippe Ravit, Le paysage valentinois, de la fondation de la colonie de Valentia (Valence) au IIIe siècle ap. J.-C., Lyon 3, 2007, 202 p. philippe.ravit (mémoire)
  • Collectif, Valence, Ville de Valence et Office du tourisme, 1991, 334 p.
  • Bernard-Marie Despesse, Le Parc Jouvet au cœur de Valence, Valence, Mémoire de la Drôme, 2004, 216 p.
  • Collectif, Valence, visages d'une ville, Altal éditions, 2009, 124 p.
  • Bernard-Marie Despesse, Le Champ de Mars terrasse de Valence, Valence, Mémoire de la Drôme, 2010, 224 p.
  • Collectif, Il était une fois Châteauvert…, Valence, Mémoire de la Drôme, 2011, 128 p.
  • Alain Balsan, Valence 2000 ans d'histoire, Valence, Mémoire de la Drôme, 2012, 152 p.
  • Bernard-Marie Despesse, La Sculpture-château d'eau de Philolaos à Valence, Valence, Mémoire de la Drôme, 2013, 156 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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