Saint-Connan

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Saint-Connan
Le bourg de Saint Connan et son étang.
Le bourg de Saint Connan et son étang.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Saint-Nicolas-du-Pélem
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Jean-Yves Philippe
2014-2020
Code postal 22480
Code commune 22284
Démographie
Gentilé Saint-Connanais, Saint-Connanaise
Population
municipale
304 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 08″ N 3° 03′ 46″ O / 48.418888889, -3.062777777848° 25′ 08″ Nord 3° 03′ 46″ Ouest / 48.418888889, -3.0627777778  
Altitude 210 m (min. : 154 m) (max. : 282 m)
Superficie 13,54 km2
Localisation

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Saint-Connan [sɛ̃kɔnɑ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Le nom de la commune en breton est Sant-Konan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Connan fait partie du canton de Saint-Nicolas-du-Pélem et dépend de l'arrondissement de Guingamp.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint Connan
Plésidy Senven-Léhart
de Saint Connan Saint Gildas
Saint-Gilles-Pligeaux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situé à 218 mètres d'altitude, Le Fleuve Le Trieux est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Saint-Connan. Deux étangs sont situés sur la commune, l'Etang Neuf et l'Etang du Bourg, d'une superficie de 9 hectares chacun environ, de deux à trois mètres de profondeur.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Connan vient du nom d’un moine d’origine armoricaine, disciple de saint Cadoc et/ou de saint Cadvan, établi dans l'île d'Ely (Bardsey island). On rencontre les appellations suivantes : Sanctus Conanus (en 1156-1166), treffve Sainct Chorentin (en 1535-1536). Sous l’Ancien Régime, on trouve les formes suivantes : Saint-Connen, Saint-Conan ou Saint-Connan[1].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Roc-Conan[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Connan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pligeaux. La seigneurie de Saint-Connan (Conani terram) est signalée en 1142, comme ayant été donnée à l’abbaye cistercienne de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen) par Alain Le Noir, père du duc Conan IV qui confirme la donation en 1156 et en 1166 (Mor., Pr. I, 641).

Saint-Connan est une ancienne paroisse succursale de Saint-Gilles-Pligeaux. L'ancienne paroisse primitive de Pligeaux (de « pleiaut » paroisse primitive) englobait jadis outre le territoire actuel de Saint-Gilles-Pligeaux ceux de Kerpert, Saint-Connan, Kerien, Lanrivain, Canihuel, Sainte-Tréphine, Magoar, Le Vieux-Bourg, Saint-Gildas, Le Leslay, Bothoa et Saint-Nicolas-du-Pélem. Pligeaux est réduit dès le XIVe siècle. Son chef-lieu est transféré de Kerpert à Saint-Gilles avant 1371. L'église Saint-Gilles est l'église paroissiale de Pligeaux dès 1393. En 1393, des indulgences lui sont accordées par le Saint-Siège : " ... Item pro ecclesia beati Egidii, que parrochiali ecclesie de Pligeau, Corisopitensis diocesis, subdita … Datum ut supra " (Archives du Vatican).

Église Saint-Corentin de Saint-Connan

Saint-Gilles-Pligeaux (Pleiaut) est mentionné dès 1146 dans un acte de Conan IV (duc de Bretagne et fils d'Alain Le Noir), confirmant la fondation de l’abbaye de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen) en 1142. Saint-Gilles-Pligeaux (Ploegeau) est cité en 1368 dans les bénéfices du diocèse de Quimper, et comme paroisse lors du procès de canonisation de Charles de Blois.  À la fin de l'Ancien Régime, la paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux possède deux succursales : Kerpert et Saint-Connan. Suite à un échange avec Saint-Connan, Saint-Gilles-Pligeaux cède les villages de Creniel, Pradou, la Villeneuve, Lescanic et Cosquer en 1836 et reçoit en échange, les villages de Kerhoué, Bossant et Jarnay. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Connan dépendait du doyenné de Saint-Nicolas-du-Pélem. La première municipalité est élue au début de 1790. Pendant la Terreur, Saint-Connan porte le nom de Roc-Connan (arrêté du district de Guingamp en date du 16 février 1794).

Saint-Connan devient une paroisse à part entière dès 1804. Par l’ordonnance du 14 décembre 1836, Saint-Connan s’est agrandi des villages de Creniel, Pradou, la Villeneuve, Lescanic et Cosquer, et cela, au détriment de Saint-Gilles-Pligeaux. En échange, Saint-Connan a cédé à Saint-Gilles-Pligeaux, les villages de Kerhoué, de Bossant et du Jarnay.

Le 27 juin 1142 est fondé par le comte Alain Le Noir l'abbaye Notre-Dame de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen), de l'ordre de Cîteaux, sur le territoire de Saint-Connan (alors paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux). En novembre 1719, le marquis de Pontcallec, chef de la conjuration qui porte son nom, trouve refuge dans l'abbaye de Coat-Mallouen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1960 Yves Lavenan radical Agriculteur
1960 1983 Charles Le Bizec   Agriculteur
1983 en cours Jean-Yves Philippe PS Architecte
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 304 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822 808 977 795 872 871 937 921 919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
902 901 958 845 894 872 904 905 944
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
944 967 970 846 806 703 619 546 544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
530 469 400 400 331 317 301 296 311
2011 - - - - - - - -
304 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Allée couverte du Park-Kerdic à Saint-Connan

Monuments et lieux à l'inventaire général du patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Allée couverte du Parc-Kerdic classée aux monuments historiques.

Autres monuments et lieux[modifier | modifier le code]

  • Étang Neuf de Saint-Connan
  • Étang du bourg de Saint-Connan
  • Fontaine Saint-Corentin
  • Église Saint-Connan

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

Le Musée de la Résistance en Argoat de l'Etang-Neuf s'inscrit dans un lieu porteur de mémoire. C'est au cœur de la forêt de Coatmallouen que se met en place, en juin 1944, le maquis de Plésidy à Saint-Connan. Fort de plusieurs centaines d'hommes, il affronte les troupes d'occupation lors de l'attaque lancée contre lui le 27 juillet 1944 et participe à la Libération de Guingamp et de sa région. L'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance dans l'ouest des Côtes d'Armor y est racontée à travers cinq espaces d'expositions et une salle de projection.

Musée de la Résistance en Argoat perché sur l'Etang-Neuf

Photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Dathanat, Histoire du maquis de Saint-Connan Coat Mallouen - Français ? Peut-être !

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.infobretagne.com/saint-connan.htm
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Connan », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 30 novembre 2012)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011