Vivre et laisser mourir (roman)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Requins et services secrets)
Aller à : navigation, rechercher
Vivre et laisser mourir
Requins et Services secrets
Auteur Ian Fleming
Genre Roman d'espionnage
Version originale
Titre original Live and Let Die
Éditeur original Jonathan Cape
Langue originale Anglais britannique
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 1954
Version française
Traducteur J. Hall
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses internationales
Collection Collection Inter-espions no 1
Date de parution 1959
Série James Bond
Chronologie
Précédent Casino Royale Moonraker Suivant

Vivre et laisser mourir (Live and Let Die) est un roman d'espionnage de l'écrivain britannique Ian Fleming, publié en 1954. C'est le deuxième titre ayant pour héros James Bond.

Fleming écrit ce roman durant l'hiver 1953 dans sa villa jamaïcaine "Goldeneye". Il paraît en 1954 à Londres et est publié l'année suivante aux États-Unis avec quelques modifications dues à la censure.

Il faut attendre 1959 pour sa traduction en français sous le titre de Requins et Services Secrets. Il faut de nouveau attendre 1964 pour qu'il obtienne définitivement le titre Vivre et laisser mourir, une traduction plus fidèle du titre original.

Résumé[modifier | modifier le code]

James Bond s'envole pour New York où il doit rencontrer son ami de la CIA Felix Leiter et des agents du FBI. Cette nouvelle mission en collaboration avec les services américains a pour objet l'enquête sur un certain Mister Big, accessoirement leader d'une secte vaudou mais surtout agent du SMERSH. Il semblerait que cet homme ait découvert un trésor pirate en Jamaïque et qu'il l'écoulerait afin de financer des opérations soviétiques. À la suite des événements de Casino Royale, 007 y voit l'occasion de damer le pion au SMERSH...

James Bond arrive finalement jusqu'au repaire jamaïcain de Mister Big, après l'avoir poursuivi dans Harlem, le Colorado et même les Everglades. Il rencontre la belle Solitaire, une voyante à la solde de Mister Big. Finalement, Bond est capturé, interrogé et torturé par son ennemi, tandis que Leiter est jeté aux requins, y perdant un bras et une jambe (il ne doit le reste de sa vie qu'à un sbire de Mister Big qui comme lui aime le jazz). Ne le sachant pas encore, et ayant pu s'enfuir avec Solitaire, retenue coupable de trahison par ses sentiments pour Bond, l'agent britannique découvre le corps ensanglanté et mutilé de Leiter avec une lettre disant "Quelque chose ne l'a pas digéré".

Bond le sauve et l'hospitalise puis, avec l'aide de son autre allié Quarrel, cherche à se venger de Mister Big. Il place une mine sur son yacht, qui explose. À la suite de quoi toutes les personnes à bord, à savoir Mister Big et tous ses sbires, tombent à l'eau et finissent dévorés par les requins et barracudas des environs.

Explication du titre[modifier | modifier le code]

Ce qui suit est une citation d'un passage du livre.

James Bond informe un des agents du FBI qu'il va s'aventurer dans les quartiers d'Harlem, le fief de Mr. Big. L'agent lui recommande d'agir avec prudence car dans le cas où cela tournerait mal, personne n'irait à son secours. La politique avec Big est de "vivre et laisser vivre".

007 lui répond : « Dans mon boulot quand j'ai affaire à un homme comme celui-là, j'emploie une autre formule. C'est « Vivre et laisser mourir ».

Ceci révèle assez bien l'absence d'abandon dans la personnalité du héros de Fleming.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Le Beretta 418, l'arme de prédilection Bond jusqu'à Dr.No

Historique des éditions[modifier | modifier le code]

  • 1954 - 1955 : Publication au Royaume-Uni par Jonathan Cape puis aux Etats-Unis par Macmillian.
  • 1956 - 1957 : Éditions de poche chez Signet en Amérique, chez Pan en Grande-Bretagne.
  • 1957 : Les Éditions Gallimard refusent le roman le 18 juillet. Il leur avait été proposé le 21 janvier.
  • 15 déc. 1958 - 28 mars 59 : Adaptation en comic strip dans les pages du Daily Express. Ce comic sera traduit en 1966 pour l'Hexagone et publié par France Soir.
  • 1959 : Le roman est enfin publié en France grâce aux éditions Presses Internationales.
  • 1964 - 1973 : Plon l'édite sous différentes couvertures mais cette fois-ci sous le titre Vivre et Laisser Mourir. Union Générale d'Edtions le publia également en 1966.
  • La maison Fleuve noir se charge ensuite de sa publication en 1980 puis en 1996. Le roman sortira également dans la collection Bouquins de Robert Laffont en 1986 et 1996.
  • Bragelonne le ressort en 2007 dans une toute nouvelle traduction par Pierre Pevel. Ils avaient auparavant retraduit Casino Royale en 2006 pour la sortie du film éponyme.

Adaptation(s) cinématographique(s)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vivre et laisser mourir (film).
Roger Moore dans son premier rôle de James bond dans l'adaptation cinématographique

Le roman a été adapté au cinéma en 1973 sous le titre de Vivre et laisser mourir. Il s'agit du premier film de James Bond avec Roger Moore. Le film s'appuie sur le roman tout en s'accordant des libertés :

  • James Bond fait un saut dans les quartiers d'Harlem mais la suite est délocalisée en Louisiane et sur l'île fictive de San Monique.
  • Le méchant n'est plus à la solde de l'URSS et devient un caïd de la drogue qui souhaite inonder les marchés nord-américains. Il est le dictateur de San Monique, Docteur Kananga, et se cache sous l'identité de Mr Big ("Gros bonnet") à Harlem.
  • L'histoire du trésor est complètement oubliée et si l'on retrouve l'élément vaudou, le ton général du film est beaucoup plus léger.


Le film omet également quelques scènes-clés de l'œuvre littéraire. Certaines sont utilisées dans d'autres films de la saga tels que Permis de tuer et Rien que pour vos yeux :

  • L'interrogatoire de Mr. Big où Bond se fait casser l'auriculaire de la main gauche
  • La mutilation de Felix Leiter dans la trappe aux requins de l'entrepôt aquatique[1]
  • L'infiltration de James Bond au sein de ce même entrepôt[1]
  • 007 qui retrouve le corps souffrant de son ami Leiter[1]
  • Bond et la fille tirée par le yacht du méchant au-dessus des récifs coralliens[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]