Goldfinger (roman)

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Goldfinger
Opération Chloroforme
Auteur Ian Fleming
Genre Roman d'espionnage
Version originale
Titre original Goldfinger
Langue originale Anglais
Lieu de parution original Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Date de parution originale 1959
Version française
Date de parution 1960
Série James Bond
Chronologie
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Goldfinger (Goldfinger) est le septième roman écrit par Ian Fleming à mettre en scène l'agent secret britannique James Bond. Il fut publié en 1959 pour la première fois au Royaume-Uni.

Résumé[modifier | modifier le code]

« Monsieur Bond, les gens de Chicago ont un proverbe qui dit ceci : la première rencontre est un concours de circonstances, la deuxième une coïncidence, la troisième une déclaration de guerre. Il y eut d'abord Miami, ensuite Sandwich, et enfin Genève. Je crois qu'il est grand temps que je sache à quoi m'en tenir à votre sujet. »

— Auric Goldfinger


Par le plus grand des hasards après une opération au Mexique, James Bond est chargé de trouver comment Auric Goldfinger s'arrange pour tricher et ainsi soutirer des sommes d'argent phénoménales à ses partenaires à la canasta dans un hôtel de Miami. Mais il ne se doute pas encore à quel homme il fait face : Goldfinger est l'homme le plus riche du Royaume-Uni, considéré comme un trafiquant d'or à échelle internationale pour la Banque d'Angleterre ainsi que le trésorier européen du SMERSH pour les services secrets.

Lingot d’or connu

En Angleterre, Bond et Goldfinger jouent au golf, et là encore Goldfinger triche pour gagner, mais Bond le découvre et le prend à son propre jeu. Goldfinger l'invite ensuite chez lui. Bond rencontre Bon-à-tout, le domestique colossal du bandit lui faisant une démonstration de sa force à titre d'avertissement. Ensuite Bond rencontre Tilly Masterson sur une route française près de la frontière suisse en suivant Goldfinger. Elle projette de le tuer car il a tué sa sœur Jill, ancienne acolyte de Goldfinger, l'ayant punie de sa liaison avec Bond en la recouvrant de peinture d'or.

Près du repaire suisse de Goldfinger, Bond découvre que le trafiquant fait passer son or entre les frontières et le fondant dans la carrosserie de sa Rolls, puis en siège d'avion pour une compagnie aérienne indienne, là où la valeur de l'or est bien plus haute qu'en Angleterre. Bon-à-tout les capture, ils sont faits prisonniers. Goldfinger tente de le tuer avec une scie circulaire alors qu'il est ligoté sur la table, mais il l'épargne à la suite d'une proposition de Bond pour travailler avec lui. Goldfinger l'engage comme secrétaire avec Tilly et réunit les plus grands chefs des syndicast du crime des États-Unis autour d'une table pour exposer son plan, "l'opération Grand Slam" : Braquer Fort Knox en empoisonnant l'eau potable de la base et utiliser une bombe atomique pour percer le blindage de l'entrepôt d'or pour voler le métal précieux en lingots et les refiler au SMERSH.

Bond expose sur un papier le plan de Golfinger, avec une récompense pour celui qui l'apportera à Felix Leiter et le planque sous la lunette des toilettes du jet de Goldfinger espérant qu'un agent d’entretien le trouve. Le jour J, Goldfinger et son équipe parviennent devant Fort Knox mais les soldats, avertis, feignent la mort, et quand Goldfinger s'apprête à pénétrer dans l'entrepôt, ils se réveillent et cernent les bandits. Goldfinger et Bon-à-tout parviennent à s'échapper, mais Tilly se fait tuer devant les yeux de Bond pendant la fuite.

Les autorités saisirent les biens et les usines de Goldfinger, mais celui-ci est toujours introuvable. Bond est appelé à revenir en Grande-Bretagne, mais dans l'avion qui le reconduit se trouve Goldfinger et ses hommes ainsi que Pussy Galore, la chef du gang de Harlem qu'il avait fréquenté lors de l’opération. Celle-ci fait parvenir à l'agent qu'elle est de son coté. S'engage ensuite un combat dans l'avion aboutissant une dépressurisation de l'appareil. Les adversaires neutralisés, ils réussirent à poser l'appareil. Le roman s'achève sur une discussion de Bond et Pussy Galore lui révélant qu'elle cherchait un vrai homme et Bond lui propose de lui montrer...

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • James Bond
  • M
  • Auric Goldfinger
  • Bon-à-tout (Oddjob) Domestique quasiment-muet et coréen de Goldfinger, qui utilise sa maîtrise du karaté ainsi que son chapeau-melon pour abattre les ennemis de son employeur
  • Jill Masterson secrétaire de Goldfinger, elle sera tuée par ce dernier pour sa trahison à Miami en recouvrant entièrement son corps d'or.
  • Tilly Masterson elle cherche à se venger de Goldfinger pour le meurtre de sa sœur, et elle le suit en même temps que Bond d'Angleterre en Amérique
  • Pussy Galore c'est la tête des "Cement Mixers", un gang de Harlem composé uniquement de femmes. Elle est lesbienne.
  • Felix Leiter ex de la CIA maintenant au compte de l'agence Pinkerton, il sera d'une aide précieuse à 007.

Autour du roman[modifier | modifier le code]

Les deux Goldfinger[modifier | modifier le code]

Pour le personnage d'Auric Goldfinger, Ian Fleming s'est inspiré d'un de ses voisins de Hampstead, à Londres, l'architecte Ernő Goldfinger (en). Détestant le style moderne du hongrois, l'auteur se serait donc "vengé" d'une certaine façon en faisant de l'architecte le méchant du roman. La femme de Ernõ, Ursula Goldfinger, était d'ailleurs une membre du même golf que Fleming : c'est donc grâce à elle que le britannique a eu connaissance de ce qui sera par la suite son septième méchant littéraire. Quoi qu'il en soit, lorsque le roman parut en 1959, Ernõ Goldfinger intenta une action juridique envers l'éditeur Jonathan Cape. Ian Fleming voulu rebaptiser son personnage "Goldprick", un nom qui lui avait été suggéré par le critique littéraire et ami de l'auteur Cyril Connolly et qui peut être traduit par "connard en or". Toutefois, l'éditeur refusa de renommer le personnage et, par extension, le roman ; il paya les droits à l'architecte, offrit 6 copies du livre, et accepta de rajouter aux éditions futures du roman une note indiquant que tous les personnages présents étaient purement fictifs[1].

Recouverte d'or[modifier | modifier le code]

Dans le roman puis dans le film qui en a été tiré, Goldfinger fait entièrement recouvrir de peinture d'or le corps de Jill, ce qui lui obstrue les pores de la peau, qui ne peut plus "respirer", ce qui entraine la mort de Jill. Mais cette "suffocation de la peau" , bien que solidement ancrée dans les esprits, n'a aucune réalité scientifique. Il aurait fallu que la peinture recouvre le nez et la bouche. Toutefois, avoir le corps recouvert entièrement de peinture n'est pas sans dangers : en effet, différentes toxines ou bactéries peuvent ainsi pénétrer dans la peau par ses pores et entrainent des dommages internes sévères sinon la mort[2],[3].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Goldfinger (film).
Aston Martin DB5 qui devint très vite la « voiture de James Bond », grâce à sa présence dans le film

Goldfinger fut adapté au cinéma en 1964 sous le même titre. Ce fut le premier Bond réalisé par Guy Hamilton (qui réalisera en quelques années plus tard 3 autres[4]) , et le troisième avec Sean Connery dans le rôle de 007. Les lignes principales du roman sont conservées dans le film, mais plusieurs éléments ont été modifiés : par exemple, Pussy Galore est clairement lesbienne dans le roman, mais ce n'est que suggéré dans le film.
Par ailleurs, Goldfinger est sorti peu de temps après la mort de Ian Fleming, qui n'a pu passer que peu de temps sur le tournage du film.

On peut aussi remarquer que l'une des répliques cultes de la saga cinématographique ne figure pas dans le livre :

« (James Bond) : Do you expect me to talk? ?
(Goldfinger) : No, Mr Bond, I expect you to die. »

Références[modifier | modifier le code]