Vivre et laisser mourir
Vivre et laisser mourir
| Titre original | Live and Let Die |
|---|---|
| Réalisation | Guy Hamilton |
| Scénario | Tom Mankiewicz |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | EON Productions |
| Pays d’origine | |
| Genre | Espionnage |
| Sortie | 1973 |
| Durée | 121 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Vivre et laisser mourir (Live and Let Die) est un film britannique réalisé par Guy Hamilton et sorti en 1973. C'est le 8e opus de la série des films de James Bond produite par Albert R. Broccoli et Harry Saltzman, par l'intermédiaire de leur société EON Productions. Roger Moore incarne James Bond pour la première fois.
Vivre et laisser mourir est l'adaptation cinématographique du roman éponyme de Ian Fleming paru en 1954. En France, le roman est d'abord sorti sous le titre Requins et services secrets.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Suite à l'assassinat de plusieurs agents, James Bond est chargé d'enquêter sur Mister Grosbonnet, un caïd de la drogue. Il commence son enquête à New York où il rencontre la voyante et splendide Solitaire, travaillant pour Grosbonnet. Rapidement, Bond se lie à Solitaire pour déjouer les plans du Dr. Kananga et de son homme de main au bras d'acier, Tee Hee.
Fiche technique [modifier]
- Titre francophone : Vivre et laisser mourir
- Titre original : Live and Let Die
- Réalisation : Guy Hamilton
- Scénario : Tom Mankiewicz d'après le roman éponyme de Ian Fleming
- Musique : George Martin, chanson-titre interprétée par Paul McCartney avec les Wings
- Photographie : Ted Moore
- Montage : Bert Bates
- Costumes : Julie Harris
- Production : Albert R. Broccoli et Harry Saltzman
- Société de production : EON Productions
- Distribution : United Artists
- Budget : 7 millions de dollars
- Pays d'origine :
Royaume-Uni - Format : Couleurs - 1,37:1 - Mono - 35 mm
- Genre : Action, espionnage
- Durée : 121 minutes
- Dates de sortie[1] :
Distribution [modifier]
- Sources et légendes : Version française (VF) sur AlloDoublage[2]
- Roger Moore (VF: Claude Bertrand) : James Bond
- Jane Seymour (VF: Monique Thierry) : Solitaire
- Yaphet Kotto (VF : Med Hondo et Daniel Kamwa) : Dr. Kananga / M. Grosbonnet (Mr. Big en V.O.)
- Geoffrey Holder : Baron Samedi
- Bernard Lee (VF : Jean-Henri Chambois) : M
- Gloria Hendry : Rosie Carver
- Clifton James (VF : Pierre Garin) : Shérif J.W. Pepper
- Julius W. Harris : Tee Hee
- Tommy Lane : Adam
- Earl Jolly Brown : Murmure (Whisper en V.O.)
- Roy Stewart (VF : Georges Atlas) : Quarrel Jr.
- David Hedison (VF : Francis Lax) : Felix Leiter
- Lois Maxwell (VF: Paule Emanuele) : Miss Moneypenny
- Lon Satton : Harold Strutter
- Arnold Williams : Chauffeur de taxi
- Ruth Kempf : Mme Bell
- Joie Chitwood : Charlie alias "Toto"
- Madeline Smith : Mlle Caruso
- Michael Ebbin : Dambala
- Kubi Chaza : La vendeuse
- Dennis Edwards : Baines (non-crédité)
- James Drake : Dawes (non-crédité)
- Robert Dix : Hamilton (non-crédité)
- Dan Jackson : Serveur (Fillet of Soul) (non-crédité)
- B.J. Arnau : Chanteuse (Fillet of Soul)
Production [modifier]
Genèse du projet et écriture [modifier]
C'est durant le tournage de Les diamants sont éternels qu'est venue l'idée d'adapter le roman Live and Let Die. Le scénariste Tom Mankiewicz pensait qu'il était judicieux d'avoir un méchant noir dans le film, car les Black Panthers étaient très actifs à l'époque[3].
Guy Hamilton, déjà réalisateur de Goldfinger et Les diamants sont éternels, est engagé pour mettre en scène Vivre et laisser mourir. Fan de jazz, Tom Mankiewicz lui suggère de situer et tourner le film à La Nouvelle-Orléans. Mais le réalisateur rappelle que Mardi gras et la parade musiciale Junkanoo ont déjà été montrés dans Opération Tonnerre en 1965. Après des repérages par hélicoptère, la ville est cependant conservée[3],[4].
En faisant d'autres repérages en Jamaïque, la production découvre une ferme aux alligators, dont le propriétaire est Ross Kananga. Cela plait tellement aux producteurs qu'ils décident d'inclure la ferme dans l'histoire. Tom Mankiewicz utilisera même le nom du propriétaire pour celui du méchant du film[3],[5].
Les producteurs ont envisagé le retour de Honey Rider, le personnage incarné Ursula Andress dans James Bond 007 contre Dr. No, avant de décider à la dernière minute qu'il serait inapproprié de lui faire vivre une histoire d'amour avec deux Bond différents.
Casting [modifier]
Sean Connery refusa un cachet alors faramineux de 5,5 millions de dollars pour jouer Bond dans ce film. Burt Reynolds, Paul Newman et Robert Redford avaient aussi un temps été envisagés pour jouer Bond. Ian Fleming avait pensé à Roger Moore dès 1962, mais il était sous contrat pour Le Saint. Après la série à succès Amicalement vôtre, Roger Moore estima qu'il était temps d'interpréter enfin le rôle qui lui avait déjà tendu les bras à deux reprises. Sean Connery était d'accord avec ce choix et ajouta que Moore était un « Bond idéal »[5]
Pour le rôle de Solitaire, le scénariste Tom Mankiewicz souhaitait Diana Ross[6], alors que les producteurs voulaient une actrice blanche, comme Catherine Deneuve. Mais Jane Seymour obtient finalement le rôle après que le producteur Albert R. Broccoli l'ait vue dans la série britannique The Onedine Line[3].
Tournage [modifier]
Le tournage s'est déroulé du 13 octobre 1972 au 15 mars 1973. Il débute en Louisiane mais seulement avec la seconde équipe car Roger Moore souffre alors de calculs rénaux[5]. En novembre, l'équipe se rend en Jamaïque, qui sert de décors à l'île fictive de San Monique. La production est ensuite divisée en deux : une équipe pour les intérieurs aux Pinewood Studios, une autre en extérieur à Harlem[3],[7].
On aperçoit les fondations du World Trade Center, alors en construction, lors de la scène au QG de la CIA à New York.
Lieux de l'action [modifier]
États-Unis, New York
États-Unis, La Nouvelle-Orléans,
Louisiane- San Monique, île des Caraïbes
Angleterre, Londres
Lieux de tournage [modifier]
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Bande originale [modifier]
Live and Let Die
Original Motion Picture Soundtrack
| Sortie | 1973 2003 (réédition CD) |
|---|---|
| Enregistré | avril 1973 |
| Format | Vinyle CD (réédition) |
| Compositeur | George Martin |
| Producteur | Frank Collura (réédition) |
| Label | United Artists / EMI |
| Critique |
Les diamants sont éternels
(1971) L'Homme au pistolet d'or
(1974)
Après avoir consécutivement composé six bandes originales de James Bond, John Barry n'était pas disponible pour celle de Vivre et laisser mourir. Les producteurs Albert R. Broccoli et Harry Saltzman demandent alors à Paul McCartney d'écrire la chanson du générique d'entrée. L'ancien Beatles l'écrit avec sa femme Linda et l'interprète avec le groupe Wings. Impressionné par la production de George Martin sur la démo du morceau "Live and Let Die", les producteurs l'engagent pour composer la bande originale du film. Petite ironie, dans Goldfinger, James Bond jugeait malsain d'écouter les Beatles sans boules Quiès.
- Listes des titres
- "Live and Let Die (Main Title)" – Paul McCartney & Wings
- "Just a Closer Walk with Thee (Trad. Arr. Milton Batiste) / New Second Line (Milton Batiste)" – Harold A. "Duke" Dejan & The Olympia Brass Band
- "Bond Meets Solitaire"
- "Whisper Who Dares"
- "Snakes Alive"
- "Baron Samedi's Dance of Death"
- "San Monique"
- "Fillet of Soul – New Orleans / Live and Let Die / Fillet of Soul – Harlem" – B. J. Arnau
- "Bond Drops In"
- "If He Finds It, Kill Him"
- "Trespassers Will Be Eaten"
- "Solitaire Gets Her Cards"
- "Sacrifice"
- "James Bond Theme" (Monty Norman)
- Titres bonus ajoutés pour la remasterisation en CD en 2003
- "Gunbarrel/Snakebit"
- "Bond to New York"
- "San Monique (Alternate)"
- "Bond and Rosie"
- "The Lovers"
- "New Orleans"
- "Boat Chase"
- "Underground Lair"
Distinctions [modifier]
Récompenses [modifier]
- Evening Standard British Film Awards 1974 : meilleur film[10]
- Goldene Leinwand 1974 pour United Artists
Nominations [modifier]
- Oscars 1974 : meilleure chanson originale pour "Live and Let Die"
- Grammy Awards 1974 : meilleur album d'une bande originale d'un film
Box-office [modifier]
Le film fait 3 053 913 entrées en France, 35 377 836 $ de recettes aux États-Unis et 91 000 000 $ dans le reste du monde, totalisant ainsi 126 377 836 $ de recettes mondiales[11].
Autour du film [modifier]
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- Q n'apparaît pas dans le film. Il y avait, de la part des scénaristes, une volonté de se démarquer des Bond précédents, d'où la quasi-absence de gadgets, hormis la montre-aimant lors du passage de Bond à la ferme aux crocodiles. Les fans réclamèrent le retour de Q pour l'épisode suivant.
- Les producteurs voulaient se démarquer des Bond précédents en se différenciant Bond de Sean Connery, peut-être pour éviter un nouvel échec comme celui avec George Lazenby. Roger Moore dans cet épisode :
- ne boit pas de vodka martini mais du bourbon whisky[5] ;
- reçoit ses ordres chez lui et non au MI6 ;
- ne porte pas de chapeau ;
- ne fume pas de cigarettes, mais des cigares (le contrat de Roger Moore lui permettait un accès illimité à des Montecristo roulés à la main, cela coûta à la production plus de 3000 livres sterling de l'époque)[réf. nécessaire].
- Lorsque le personnage de Bond/Moore fut bien établi, les « Bond-ismes » firent leur réapparition.
- Le saut en bateau de Bond établit alors, involontairement, un record du monde : 110 pieds, soit 33,5 mètres.
- C'est le seul film de la saga où l'on peut entendre, dans la version originale, un terme raciste : Lorsque Bond se fait reconduire hors du repaire de Grosbonnet par deux de ses sbires, l'un d'eux le traite de « honkey », mot employé aux États-Unis pour qualifier péjorativement un Blanc[5].
- Le personnage de Quarrel qui conduit le bateau, est un personnage aussi présent dans James Bond 007 contre Dr. No : c'est le pêcheur qui conduit James Bond à l'île de Crab Key.
Notes et références [modifier]
- Dates de sortie - Internet Movie Database
- « Fiche de doublage VF du film » sur AlloDoublage, consulté le 26 octobre 2012
- (en) (NTSC, Widescreen, Closed-captioned) Inside Live and Let Die: Live and Let Die - DVD Ultimate Edition, Disque 2. MGM/UA Home Video. 2000. ASIN: B000LY209E
- (en) (NTSC, Widescreen, Closed-captioned) Bond 1973: The Lost Documentary - DVD Ultimate Edition, Disque 2. MGM/UA Home Video. 2000. ASIN: B000LY209E
- (en) Anecdotes - Internet Movie Database
- (en) Live and Let Die - DVD Ultimate Édition (album de notes). 2006.
- (en) Exotic Locations. Live and Let Die, DVD - Ultimate Edition, disque 2.
- Lieux de tournage - Internet Movie Database
- (en) Review - Allmusic
- (en) Awards - Internet Movie Database
- Box-office - JP's box-office
Liens externes [modifier]
- Portail du cinéma britannique
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- Film réalisé par Guy Hamilton
- Film sorti en 1973
- Film sur la Guerre froide
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- EON Productions
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