Salsepareille

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La salsepareille (Smilax aspera L.) est une plante monocotylédone appartenant au genre Smilax, qui fait lui-même partie de l’ordre des Liliales et de la famille des Smilacacées.

Noms communs : salsepareille d’Europe, liseron épineux, en anglais : prickly ivy.
Le genre Smilax compte 350 espèces dans le monde. D’autres espèces sont utilisées à des fins médicinales, notamment Smilax china L., la racine de Chine.

Description[modifier | modifier le code]

Feuille
Fleurs
Smilax aspera - Muséum de Toulouse

La salsepareille est un sous-arbrisseau ou liane vivace. Elle mesure de 1 à 3 m de haut et possède une tige volubile, ligneuse, sarmenteuse et épineuse. Ses feuilles alternes, persistantes, luisantes, sont en forme de cœur ou de pique, et munies de deux stipules transformés en vrilles. Le limbe coriace est parcouru de 5 à 7 nervures à tracé pseudo-parallèle se rejoignant au sommet, mais, fait exceptionnel pour une monocotylédone, réunies par un réseau de nervures secondaires. Le bord du limbe est épineux.

C’est une plante dioïque, à fleurs petites, blanc jaunâtre, réunies en petites ombelles. Les fruits petits et globuleux, parfois ovales, ressemblent à des groseilles, sont rouge foncé. La plante contient des saponines.

Floraison d’août à octobre en région méditerranéenne. Fruits à maturité en novembre-décembre.


Certaines sous-espèces sont parfois distinguées :

  • S. aspera subsp aspera
  • S. aspera subsp balearica
  • S. aspera subsp mauritanica
  • S. aspera subsp nigra

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce pousse dans les terres sèches au Mexique[réf. nécessaire], au Moyen-Orient, en Afrique centrale (République démocratique du Congo, Kenya, Éthiopie), en Asie centrale (Inde, Bhoutan, Népal) et en Europe dans les régions méditerranéennes.

La liane, trop solide pour être rompue à la main, contribue à rendre la garrigue languedocienne difficilement pénétrable.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L’étymologie populaire attribue son nom au fait que les chasseurs fatigués déterraient sa racine et la mangeaient, trouvant ainsi l’énergie pour « chasser pareil »[réf. nécessaire]. En réalité, il s’agit d’un emprunt au portugais salsaparilla ou à l’espagnol zarzaparrilla, composé de zarza, ronce (de l’arabe saras, plante épineuse), et de parrilla, treille. Les formes « salseparille » et « sarzepareille » sont attestées en français dès le XVIe siècle (première attestation : Ambroise Paré vers 1560).

Utilisations diverses[modifier | modifier le code]

Aspect général

Plante médicinale, utilisée notamment en cas de rhumatisme et de maladie de peau (eczéma, psoriasis), mais aussi en cas de grippe, anorexie ou goutte. Elle a une action diurétique et diaphorétique, car elle active la circulation. Seules ses racines sont utilisées, et ses baies, si elles ne sont pas vraiment toxiques, ne sont pas consommables.

La plante est également consommée pour ses vertus fortifiantes et aphrodisiaques au Mexique[réf. nécessaire], ainsi qu’en Amazonie pour accroître la virilité et traiter les troubles de la ménopause[réf. nécessaire]. Elle est utilisée dans le traitement des affections respiratoires et de la syphilis[réf. nécessaire].

Les jeunes pousses peuvent être consommées à la manière des asperges.[réf. nécessaire]

Elle est également cultivée comme plante ornementale.

Ennemis[modifier | modifier le code]

La chenille du papillon de nuit, le bombyx du pin, le Dendrolimus pini (Lasiocampidae).

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

  • La salsepareille est connue pour être le mets favori des Schtroumpfs.
  • Dans L'Homme qui n'a pas d'étoile (Man without a Star) réalisé par King Vidor en 1955, c'est la boisson conseillée pour ne pas le regretter le lendemain matin (contrairement au whisky).
  • Dans le livre Mémoires sauvés du vent (1983) de Richard Brautigan, le narrateur boit une boisson salsepareille devant une station service avant d'aller tirer avec son 22 long rifle sur des pommes pourries
  • Dans le film The Big Lebowski des frères Coen (1998), elle est consommée à deux reprises par le conteur de l'histoire (Sam Elliot).
  • Dans la série télévisée Fringe, elle est la boisson favorite du Dr Walter Bishop (2008, saison 1, épisode 4).
  • Dans le jeu vidéo Xenoblade Chronicles (2010), la salsepareille est un objet de collection.
  • Dans le jeu vidéo Fallout: New Vegas (2010), la Sunset Sarsaparilla est une boisson consommable à base de salsepareille.
  • Dans Mentalist, épisode 19 de la saison 5 (2013), la salsepareille est une boisson que commande Patrick Jane au bar dans une ville de type Far West.

Autre salsepareille[modifier | modifier le code]

Au Québec, on nomme salsepareille une autre espèce de plante, que l’on trouve communément dans les sous-bois d'érables et conifères : l'Aralia nudicaulis L., de la famille des Araliacées, celle du lierre et du ginseng. La plante porte trois tiges sur un pied. La fleur, lorsque présente, part du pied et les fruits deviennent bleu foncé en murissant. Son rhizome se développe à l'horizontale à fleur de terre. Cette plante est utilisée en décoction comme anti-stress, régulateur de la pression sanguine et stimulant général.

Le nom de « salsepareille indigène » désigne aussi le Houblon (Humulus lupulus).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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