Aulacomya atra

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Aulacomya atra (écrit de façon erronée Aulacomya ater), ou Cholga, selon son nom commun, est une éspèce de mollusque bivalve filtreur de la famille des Mytilidae (genre Aulacomya) originaire d'Amérique du Sud.

Aire d'origine[modifier | modifier le code]

On la trouve sur les côtes du Pérou et de tout le Chili, particulièrement depuis Callao jusqu'au canal Beagle ainsi que dans l'archipel Juan Fernández [1]. Dans l'Atlantique américain, sa distribution s'étend du sud du Brésil jusqu'à la Terre de Feu et les Îles Malouines.

Autres localisations[modifier | modifier le code]

On la trouve aussi sur les côtes de la Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud où elle peut mesurer 90 mm de long[2] depuis la Namibie jusqu'à Port-Alfred (Afrique du Sud). Elle vit entre la zone intertidale juqu'à 40 mètres[3].

Une grande cholga, marché de Puerto Montt. On aperçoit le byssus sur le côté droit, face ventrale de la moule.

Elle a été introduite depuis l'Amérique du sud dans le fjörd Moray (Écosse, Europe) en 1997[4]. Elle a sans doute été apportée sous formes de larves fixées sur les coques de cargos marchands. On ne connaît pas d'autres stations en Europe.

On trouve sur la côte atlantique du Maroc des moules de grande taille pouvant mesurer 20 cm de long, à coquille moins large.

Utilisation[modifier | modifier le code]

C'est une espèce comestible, qui peut atteindre 170 mm de long[5] et fait partie de la nourriture typique du Chili, particulièrement du Sud (Puerto Montt, île de Chiloé). Les indigènes, depuis des temps très reculés, étaient friands de ces coquillages. Les femmes alacalufes les pêchaient en plogeant en apnée. Les coquilles vides s'entassaient sur les rivages formant des monticules pouvant dépasser 2 mètres.

Description[modifier | modifier le code]

La coquille mytiliforme a le bord central concave dans la majorité des exemplaires tandis que le dorsal est notoirement plus proéminent jusqu'à la moitiè postèrieure de la valve. Il présente des stries externes de croissance concentriques et des côtes radiales. Le périostracum est de couleur noir-bleuté à café sombre. Les umbos sont recourbés et pointus. La charnière a une unique dent sur la valve gauche. L'intérieur des valves est nacré[6]. Comme toutes les moules, on trouve à la base du pied un organe filamenteux, le byssus, qui sert à la Moule à se fixer sur les supports (rochers, coques de navires, etc) immergés.

Emplacement du byssus sur la face ventrale de la moule

Le rebord des valves est tranchant et peut infliger de graves blessures.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La tierra en que vivimos, Editorial Antártica, Santiago, 1984, p.245
  2. Day, J.H. 1969. Marine Life on South African Shores Balkema, Cape Town
  3. Branch, G.M., Branch, M.L, Griffiths, C.L. and Beckley, L.E (2005): Two Oceans: a guide to the marine life of southern Africa ISBN 0-86486-672-0
  4. Moule de Magellan Aulacomya ater Joint Nature Conservation Committee; lu le 11.09.2013
  5. Buceo en la Universidad de Valparaíso; acceso 11.09.2013
  6. Aulacomya atra en Macrofauna.cl; lu le 11.09.2013

Webographie[modifier | modifier le code]