Maillé (Indre-et-Loire)

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Maillé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes de Sainte-Maure-de-Touraine
Maire
Mandat
Bernard Eliaume
2008-2014
Code postal 37800
Code commune 37142
Démographie
Gentilé Maillaciens
Population
municipale
599 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 13″ N 0° 34′ 56″ E / 47.0536111111, 0.582222222222 ()47° 03′ 13″ Nord 0° 34′ 56″ Est / 47.0536111111, 0.582222222222 ()  
Altitude Min. 43 m – Max. 110 m
Superficie 15,67 km2
Localisation

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Maillé
Liens
Site web maille.fr

Maillé est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Ses habitants sont appelés les Maillaciens, Maillaciennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le massacre de Maillé du est le plus important commis en France par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale après celui d'Oradour-sur-Glane et ses 642 victimes[1].

Suite à une embuscade quelques jours avant et en représailles aux actions de la résistance locale contre l'occupant allemand, le sous-lieutenant de la Wehrmacht Gustav Schlüter et ses hommes massacrent 124 personnes (sur 600 habitants du bourg et des environs) et rasent le village.

Les unités allemandes responsables n'ont pas été identifiées avec précision. Au terme de l'enquête de gendarmerie de 1944, le sous-lieutenant Gustav Schlüter a été mis en cause mais les historiens en contestent le rôle. En 1953, Gustav Schlüter est condamné à mort par contumace par le tribunal militaire de Bordeaux. Il ne sera jamais retrouvé et sa peine ne sera pas exécutée.

Une enquête allemande a été ouverte en 2004 car les crimes de guerre y sont imprescriptibles. Elle est menée par le juge Ulrich Mass, procureur général du parquet de Dortmund, dans le cadre d'une information judiciaire contre X pour "crimes de guerre".

Le , le magistrat, accompagné de deux enquêteurs et d'un traducteur, se rend à Maillé pour une reconnaissance des lieux[2].

Le , 64 ans après les faits, le président de la République Nicolas Sarkozy se rend en personne à Maillé. "En ignorant si longtemps le drame de Maillé, en restant indifférente à la douleur des survivants, en laissant s'effacer de sa mémoire le souvenir des victimes, la France a commis une faute morale", dit-il.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Maillé

Les armes de Maillé se blasonnent ainsi :

De gueules au chevron d'argent accompagné de trois coquilles d'or[3].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en mars 2008 Bernard Eliaume    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 599 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
492 473 426 450 507 503 548 552 595
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
551 529 530 578 525 502 515 466 456
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
456 474 478 470 491 482 490 449 542
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
602 587 518 580 594 653 619 614 599
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique

Graphique d'évolution de la population, 1793-1999

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bibliothèque Municipale[modifier | modifier le code]

La commune de Maillé dispose d'une bibliothèque municipale, qui fait partie du réseau de la Direction Départementale des Biblitohèques et de la Lecture de Touraine. Ses horaires d'ouverture sont: Vendredi 16h - 18h30 ; Samedi 10h30 - 12h. Son catalogue (ainsi que celui des autres bibliothèques de la Communauté de Communes de Sainte-Maure de Touraine) est consultable en ligne à cette page: http://cc-sainte-maure.bibli.fr/opac/.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Il a existé une famille de Maillé, Chevaliers, vicomtes de Tours, barons de Maillé, Sgrs de La Roche-Bourdeuil, de Benais, de Cravant, de Chezelles, de La Guerche, de Négron, de Milly, de La Clarté, de L'islette, de Faye-la-Vineuse, de Villeromain, de Rochecorbon, de Montils-lès-Tours, de Beauçay, de La Haye (baronnie), de Rillé, de Champchévrier, d'Hommes, de Latan, du Breuil, de Narsay, de la Guéritaude, de La Jonchère, du Puy-de-Monthazon, de St-Georges-du-Bois, de Bretignolles, de Chahaigues, de La Fresnaye, du Plessis-Rafré, des Cartes, de Chançay, de La Jaille, de La Chétardière, près Cléré, de Benebard, du XIe au XVIIe siècle.

Cette famille, qui compta parmi les plus anciennes et les plus illustres maisons de Touraine, a fourni cinq chevaliers-croisés, des dignitaires ecclésiastiques et des fonctionnaires importants[6].

  • Les 124 victimes du massacre de 1944.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Enquête sur un crime de guerre oublié, Le Monde, 26 juin 2008.
  2. Enquête sur un crime de guerre oublié, Le Monde, 26 juin 2008 ; Maillé, ce village martyr qu'on avait oublié, Le Figaro, 24 juin 2006
  3. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, 1867, Notes sur l'article: v.19, pages 605 et 606


Liens externes[modifier | modifier le code]