Mausolée de l'empereur Qin

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Mausolée du premier empereur Qin *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Détail d'une partie de l'armée enterrée
Détail d'une partie de l'armée enterrée
Coordonnées 34° 23′ 05.71″ N 109° 16′ 23.19″ E / 34.3849194, 109.273108334° 23′ 05.71″ Nord 109° 16′ 23.19″ Est / 34.3849194, 109.2731083  
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Type Culturel
Critères (i) (iii) (iv) (vi)
Numéro
d’identification
441
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 1987 (11e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le mausolée de l'empereur Qin (bīngmǎ yǒng en pinyin), qui s'étend sur environ 56 km², est un mausolée dédié à l'empereur Qin Shi Huangdi (IIIe siècle av. J.-C.). L'ensemble archéologique, qui se trouve à proximité de la ville de Xi'an, comprend d'une part le tombeau proprement dit, et d'autre part les fosses où l'on a trouvé, à partir de 1974, une armée enterrée formée par des milliers de soldats de terre cuite. Cette dernière est parfois appelée armée de terre cuite ou armée d'argile.

La tombe proprement dite est recouverte par un tumulus haut de 115 mètres, mais n'a pas été explorée. On en connaît le contenu légendaire grâce au récit de Sima Qian. En 1914, à l'occasion d'une expédition archéologique, Victor Segalen avait livré une description détaillée de l'aspect extérieur du tombeau.

À environ 1 500 mètres se trouvent les fosses contenant quelque huit mille statues[N 1] de soldats, statues qui ont quasiment toutes un visage différencié, et de chevaux en terre cuite datant de 210 av. J.-C. C'est « l'armée enterrée », destinée à garder l'empereur défunt. Ces statues furent cuites dans des fours à une chaleur d’environ 900 °C. Des couleurs minérales étaient appliquées après cuisson sur les statues, ce qui, tout en les individualisant davantage, permettait de distinguer par la couleur dominante les différentes unités de cette armée[1].

Le site a été ouvert au public à l'occasion de la fête nationale chinoise en 1979[2].

L'armée de terre cuite a été inscrite le 11 décembre 1987 sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'UNESCO[3] à la suite de l'avis favorable de l'ICOMOS[4].

Édification de la nécropole : immolations et « substituts »[modifier | modifier le code]

L'édification de la nécropole a nécessité trente-six ans d'ouvrage, avec une main-d'œuvre de quelque 700 000 personnes[5]. D'après Les Mémoires historiques de l'historien Sima Qian, les ouvriers ayant préparé le tombeau et assisté à l'enterrement ont été emmurés vivants dans le mausolée à la fin de la cérémonie afin que les secrets de sa construction ne soient pas divulgués. Les sacrifices humains à la mort d'un personnage « important » paraissent avoir été fréquents dans la Chine des Zhou[6]. Certaines fosses contiennent d'ailleurs de nombreuses dépouilles. Cependant cette pratique était déjà devenue rare au début de l'époque des Royaumes Combattants, la tombe du marquis Yi de Zheng, mort vers 433 avant notre ère, avec ses restes de 21 jeunes femmes était une exception[7] pour des personnages autres que les plus hauts dignitaires, dans l'aire culturelle Zhou. La présence de « substituts »[N 2] en terre cuite ou de bois s’était généralisée, elle allait être de règle sous la dynastie Han, et donner là l’occasion d’une création d’une très grande richesse dans le domaine de la sculpture chinoise.

Les vestiges[modifier | modifier le code]

Vue générale de la fosse no 1 au musée de Xi'an

Les premiers fragments de guerriers furent découverts par des cultivateurs qui creusaient un puits en mars 1974. C'est la fosse no 1, elle n'est qu'une fosse parmi la dizaine d'autres mises au jour. Certaines ont été retrouvées à plusieurs kilomètres du tumulus de la tombe. Les fouilles commencèrent rapidement et de larges bâtiments furent édifiés pour les protéger. Le premier fut terminé en 1979. Six cents fosses d'accompagnement du défunt étaient repérées en 2008 [8].

Les fosses et l'« armée enterrée »[modifier | modifier le code]

La fosse no 1, qui fait 230 m de long sur 62 m de large[9], renferme l'armée principale avec plus de 6 000 guerriers de terre cuite (taille légèrement plus grande que nature et fonction de leurs grades), et deux modèles réduits (à l'échelle 1/2) de chars en bronze doré, peint et laqué. On y a trouvé aussi une fosse contenant du foin, pour les chevaux et des animaux rares (certains inhumés dans des cercueils de terre cuite) et six cents à sept cents chevaux des écuries impériales, sacrifiés, sous l'œil de leurs palefreniers de terre cuite[10]. La fosse no 1 comporte 11 couloirs, qui ont en majorité plus de 3 m de largeur et sont pavés de petites briques et couverts d'un plafond de bois porté par des piliers et des poutres. Les plafonds en bois étaient couverts de claies de roseau et de couches d'argile pour l'étanchéité puis chargés d'une couche de terre de façon à ce qu'ils dépassent de 2 ou 3 m le niveau du sol[11]. Selon des estimations officielles, à la date de 2012, il resterait encore 6 000 statues de guerriers et de chevaux à déterrer dans la seule fosse no 1[12].

La fosse no 2 renferme 1 400 sujets : cavaliers à côté de leurs chevaux, et fantassins : « l’armée de gauche ».

La fosse no 3 contient 68 soldats, un char et quatre chevaux : le poste de commandement avec ses officiers de haut rang.

La 4e, vide, prévue pour l’ « armée du centre », n’aurait pas été terminée.

La 5e renfermait des sculptures de pierre calcaire : armures (les plaques d’armure étant retenues par des fils de cuivre), casques, un caparaçon et un harnais. Au sud, une fosse de 48 × 12 m contenait dans trois cellules des sabots de chevaux en bronze et un énorme vase à trois pieds (zhan).

La fosse 6 contenait plusieurs personnages de terre cuite et les os d’une vingtaine de chevaux immolés.

La fosse 7 renfermait des personnages dans des poses diverses et difficilement identifiables, certains semblent ramer, d’autres pêcher, ainsi que de splendides bronzes, grandeur nature, d’oiseaux aquatiques.

Enfin une autre fosse, en forme de caractère zhong, contenait des chevaux et des personnages dont 8 en costumes qui pourraient représenter des fonctionnaires civils [13].

Certains des personnages retrouvés dans les fosses 1 et 2 présentaient des traces d’incendie. En outre, on y a trouvé des solives de plafond brûlées[14], ce qui, joint à l’absence d’armes, est interprété comme étant le résultat du pillage par Xiang Yu et de l’incendie qui s’ensuivit. Celui-ci aurait entraîné l’effondrement des toitures et l’écrasement des personnages en terre cuite. Ceux qui sont exposés actuellement sont en fait remontés à partir des morceaux retrouvés sur place.

Détail des chevaux

Les personnages de terre cuite[modifier | modifier le code]

Les soldats ont, pour la plupart, été fabriqués en terre cuite dans des ateliers. Les différentes parties — tête, bras, jambes, torses, armes — furent produites séparément puis assemblées. Différents moules ont été utilisés pour le visage, avec ajouts d'argile pour individualiser les personnages. Une fois terminés, les soldats ont été disposés en ordre militaire dans les fosses, selon le rang et la tâche. On retrouve ainsi des officiers, des fantassins, des fonctionnaires, des arbalétriers, des chevaux et même des acrobates. Ils mesurent près de 1,80 m à 2 m. Ils portent tous une arme (épée, arc ou arbalète) en bronze recouverte d'une fine couche de chrome (raison pour laquelle certaines de ces armes sont toujours affûtées); certaines d'entre elles auraient été pillées ou en partie retirées par des archéologues pour les analyser ou les exposer dans un musée, mais on peut encore distinguer leur trace dans la forme des mains.

Les personnages diffèrent les uns des autres par la taille, l'uniforme et la coiffe. À l'origine, les soldats étaient armés et peints de couleurs vives qui ont pour la plupart disparu à la suite de l'incendie des fosses par les rebelles Han en l'an 206 av. J.-C. et par leur exposition à l'air libre durant les premières fouilles archéologiques[15], de 1970 à 1990. Les restaurateurs sont maintenant en mesure de stabiliser certains pigments, ce qui permet d'apprécier le travail des artisans et d’imaginer l'état originel des sculptures peintes.

Polychromie des soldats.

Une couche de laque[16] brun foncé recouvrait chacun d'eux. Sur ce fond, deux ou trois couches de laque et de pigments colorés étaient ajoutées. Le rouge servait ainsi à peindre les lacets, qui attachaient les plaques de l'armure, ou le ruban de la coiffe. Le vert et le bleu étaient utilisés pour les pantalons. Le rose, le jaune et le violet foncé se retrouvent sur les tuniques.

Les armes[modifier | modifier le code]

La fouille du mausolée de l’empereur Qin, ainsi que de nombre de tombes de la période des Royaumes combattants, a livré des épées et autres armes très tranchantes qui étaient revêtues d’oxyde de chrome, afin de les empêcher de s'oxyder[17],[18],[19]. Le chrome n’est venu à l’attention des Occidentaux qu’au XVIIIe siècle[20]. Les alliages d’étain et de cuivre ont prémuni les armes de bronze (couteaux, épées) contre l'oxydation et les ont gardées affûtées en dépit de 2000 ans de dégradation[21].

Si le bois des arbalètes des guerriers a complètement disparu, par contre les gachettes en bronze ont survécu. Selon les archéologues, les cinq pièces composant chaque gachette ont été fabriquées par petits lots par des équipes d'artisans, chaque lot étant ensuite assemblé au sein de petits ateliers dirigés peut-être par un contremaître[22].

La tombe proprement dite[modifier | modifier le code]

Situation réelle, actuelle, et sources historiques[modifier | modifier le code]

La tombe elle-même se trouve à environ 1,5 kilomètre à l'ouest de l'armée enterrée. Elle est enfouie sous une pyramide de terre de 75 m à 115 m de haut selon les sources, et d'environ 350 mètres de côté. Ce tumulus couvre une superficie de plus de 12 hectares. Il est protégé par deux enceintes périphériques rectangulaires. Le périmètre de l'enceinte extérieure mesure environ 6 km, pour une superficie de plus de deux kilomètres carrés (d'après le plan sur le site de l'UNESCO).

Selon les sources historiques, la tombe contiendrait, outre le corps de l'empereur Qin Shi Huangdi, une reproduction de son empire, avec des rivières de mercure coulant éternellement, et un plafond constellé de perles, pour représenter la voûte étoilée. On dit aussi que la tombe de l'empereur contiendrait les tombes de 48 concubines[N 3], enterrées vivantes avec lui. Deux chariots de bronze somptueux ont déjà été déterrés près du tumulus contenant la tombe[5].

La tombe elle-même n'a pas encore été fouillée. L'État souhaite en effet attendre le développement de technologies qui garantissent que le contenu, en particulier la momie de l'empereur, ne subira aucun dommage. De plus, les archéologues cherchent à s'assurer que les pièges et les trappes équipées d'arbalètes, installées, pense-t-on, par l'empereur pour protéger sa dépouille des pillards, ne constituent pas un danger.

Description par Sima Qian[modifier | modifier le code]

Selon l'historien Sima Qian (145-90 av. J.-C.), la construction du mausolée commença en 246 av. J.-C. et impliqua plus de 700 000 ouvriers. Dans ses Mémoires historiques, écrits un siècle après l'achèvement du mausolée, il décrit celui-ci en ces termes :

« Dès le début de son règne, Che-hoang (Qin Shi Huang) avait fait creuser et arranger la montagne Li. Puis, quand il eut réuni dans ses mains tout l'empire, les travailleurs qui y furent envoyés furent au nombre de plus de sept cent mille ; on creusa le sol jusqu'à l'eau; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage; des palais, des (bâtiments pour) toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets d'art y furent transportés et enfouis et remplirent (la sépulture). Des artisans reçurent l'ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques ; si quelqu'un avait voulu faire un trou et s'introduire (dans la tombe), elles lui auraient soudain tiré dessus. On fit avec du mercure les cent cours d'eau, le Kiang, le Ho et la vaste mer (1) ; des machines le faisaient couler et se le transmettaient de l'une à l'autre. En haut étaient tous les signes du ciel, en bas toute la disposition géographique. On fabriqua avec de la graisse de phoque des torches qu'on avait calculées ne pouvoir s'éteindre de longtemps. Eul-che (Qin Er Shi) dit : « Il ne faut pas que celles des femmes de l'empereur décédé qui n'ont pas eu de fils soient mises en liberté. » Il ordonna que toutes le suivissent dans la mort ; ceux qui furent mis à mort furent très nombreux. Quand le cercueil eut été descendu, quelqu'un dit que les ouvriers et les artisans qui avaient fabriqué les machines et caché les trésors savaient tout ce qui en était, et que la grande valeur de ce qui était enfoui serait donc divulguée ; quand les funérailles furent terminées et qu'on eut dissimulé et bouché la voie centrale qui menait à la sépulture, on fit tomber la porte à l'entrée extérieure de cette voie, et on enferma tous ceux qui avaient été employés comme ouvriers ou artisans à cacher (les trésors) ; ils ne purent pas ressortir. On planta des herbes et des plantes pour que (la tombe) eût l'aspect d'une montagne.
(1) C'est-à-dire, comme on le lit deux lignes plus bas, qu'on fit comme une carte hydrographique de l'empire. »

Se-Ma Ts'ien, Mémoires historiques, Société asiatique,‎ 1905 (lire en ligne), t. II, traduits et annotés par Édouard Chavannes, p. 193

Des recherches entreprises récemment sur le site ont fait apparaître des niveaux anormalement élevés de mercure dans le sol du tumulus funéraire, ce qui va dans le sens des Mémoires historiques de Sima Qian[23].

Galerie de l'armée éternelle[modifier | modifier le code]

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Débats sur l'attribution historique de l'armée enterrée[modifier | modifier le code]

Selon l'architecte chinois Chen Jingyuan, qui a examiné l'armée enterrée, celle-ci ne serait pas celle de l'Empereur, mais celle de son arrière arrière-grand-mère, l'impératrice douairière Xuan, comme le montreraient certaines caractéristiques stylistiques. Cette théorie, publiée dans son ouvrage grand public The Truth of Terracotta Warriors, ne suscite guère d'adhésion[31].

Contestations à propos de l'armée enterrée[modifier | modifier le code]

Des doutes ont été émis à propos de l'authenticité de l'armée enterrée : en 1988, dans ses Commentaires sur la société du spectacle, l'écrivain Guy Debord qualifie l'armée de « faux bureaucratique »[32]. Jean Leclerc du Sablon, correspondant de presse à Pékin 30 ans durant, évoque ses doutes dans son livre L'Empire de la poudre aux yeux : Carnets de Chine, 1970-2001, Paris, Flammarion, 2002[33]. En 2007, le diplomate et sinologue suisse Térence Billeter considère l'armée comme fausse[34], se fondant principalement sur la découverte du site au moment où Mao Zedong se comparait lui-même à Qin Shi Huang, sur l'absence de mention de cette armée dans la description pourtant détaillée que Sima Qian fait de la tombe, et sur le style artistique des statues. En 2010, le sinologue Jean Levi reprend ces affirmations dans son livre La Chine est un cheval et l'univers une idée[35]. Pour l'archéologue français Jean-Paul Demoule, ancien président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, « l'armée d'argile du premier empereur de Chine fait partie de ces vraies trouvailles archéologiques spectaculaires [qui] ont été présentées au moment de leur découverte comme des faux, tant elles paraissaient improbables »[36].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Terra Cotta Warriors: Guardians of China’s First Emperor, The Houston Museum of natural Science : « The subsequent excavation revealed more than 8,000 clay warriors and artifacts ». L'ouvrage collectif dirigé par Roberto Ciarla, L'armée éternelle (2008), mentionne les chiffres de « plus de 7 000 statues, plus de 600 chevaux et plus de 100 chars de combat ». Quant à Danielle Elisseeff (2010), elle propose des évaluations plus détaillées, par fosse, ces chiffres étant repris dans Les fosses et l'« armée enterrée », ci-dessus.
  2. Lothar von Falkenhausen considère en conclusion de son article « Culte des ancêtres et système funéraire à Qin à l'époque pré-impériale », paru en 2008, que « les statues de l'armée de terre cuite ne sont pas davantage des substituts de vrais soldats qu'une nature-morte de Cézanne est un ersatz d'une assiette de fruits. Elles font partie de l'œuvre d'art totale que constitue l'ensemble du mausolée. Elles « ont un rôle de signes faisant allusion à des fragments de l'au-delà » (p. 44). »
  3. Outre ces 48 concubines, le tombeau contiendrait également les corps des ouvriers enfermés lors de la fermeture du tombeau

Références[modifier | modifier le code]

  1. Corinne Debaine-Francfort, La redécouverte de la Chine ancienne, Paris, Découvertes Gallimard Archéologie, 2008, page 99, (ISBN 978-2-07-039173-8).
  2. (en) IBTimes Staff Reporter, More than 100 New Terracotta Warriors of Qin Dynasty Unearthed in China, International Business Times, 12 juin 2012 : « The terracotta army was discovered in 1974 and opened to the public on China's National Day in 1979. »
  3. Zhang Zhongli, Les guerriers et les chevaux en terre cuite des Qin : une des plus importantes découvertes du XXe siècle, Éditions de la Chine populaire, 1997, p.3, (ISBN 7-80065-592-X).
  4. le rapport, en date du 4 avril 1987, du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) recommandant l'inscription du site : « L'ICOMOS donne un avis chaleureusement favorable à l'inscription du tombeau de Qin Shi Huang sur la Liste du Patrimoine mondial au titre des critères I, III, IV et VI ».
  5. a et b (en) China, Eyewitness Travel Guide, DK, 2005, page 169 (ISBN 1-4053-0876-1).
  6. Lothar von Falkenhausen, Alain Thote 2008, p. 42-44
  7. Gilles Béguin 2010, p. 9
  8. Danielle Elisseeff 2008, p. 193
  9. (en) Lothar Ledderose, A Magic Army for the Emperor, in Ten Thousand Things. Module and Mass Production in Chinese Art, Princeton, Princeton University Press, 1998, p. 51-73.
  10. a et b Danielle Elisseeff 2008, p. 197
  11. (en) Jane Portal and Qingdao Dyan, The First Emperor: China's Terracotta Arm, British Museum Press, 2007, p. 260–167.
  12. More than 100 New Terracotta Warriors of Qin Dynasty Unearthed in China, op. cit. : « Current estimates suggest that about 6,000 statues of warriors and horses are still buried in the first pit alone. »
  13. Danielle Elisseeff 2008, p. 195.
  14. (en) « China unearths 114 new Terracotta Warriors », BBC News,‎ 2010-05-12 (consulté le 2011-12-03)
  15. Laura Vigo, « L'empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite », La revue du Musée des beaux-arts de Montréal, été 2011, p. 11.
  16. Ciarla et de Luca 2005, p. 258 La polychromie des soldats de terre cuite.
  17. (en) Maurice Cotterell, The Terracotta Warriors: The Secret Codes of the Emperor's Army, Rochester, Bear and Company, 2004, p. 102, (ISBN 159143033X).
  18. (en) J. C. McVeigh, Energy around the world: an introduction to energy studies, global resources, needs, utilization, Pergamon, 1984, p. 24, (ISBN 0080316506).
  19. (en) Zhewen Luo, China's imperial tombs and mausoleums, Beijing, Foreign Languages Press, 1993, (ISBN 7119016199), p. 44.
  20. (en) Jacques Guertin, James Alan Jacobs, Cynthia P. Avakian, Chromium (VI) Handbook’, CRC Press, 2005, pp. 7-11, (ISBN 9781566706087).
  21. (en) Eric C. Rolls, Citizens: flowers and the wide sea; continuing the epic story of China's centuries-old relationship with Australia, University of Queensland Press, 1996, p. 318.
  22. (en) Tia Ghose, Secrets of Chinese Terra-Cotta Warrior Weapons Revealed, sur le site de Soren Dreier, mis en ligne le 18 mars, 2014 : « Li and her colleagues visually inspected and measured about 216 of the five-part crossbow triggers from the mausoleum. [...] In addition, the team analyzed the spots where triggers were found in the tomb, as well as the variation in the size and shape of the pieces. The pieces were mostly uniform, suggesting the interlocking trigger parts were made in the same or nearly-identical molds and produced in small batches. Each batch of the trigger pieces was likely then assembled in small cells, or workshops, perhaps headed by an overseer ».
  23. (en) John Roach, Emperor Qin's Terracotta Army, National Geographic, s. d. : « Modern tests on the tomb mound have revealed unusually high concentrations of mercury, lending credence to at least some of the historical account. »
  24. Ciarla et de Luca 2005, p. 222
  25. Danielle Elisseeff 2008, p. 195
  26. Lothar von Falkenhausen, Alain Thote 2008, 113-114
  27. Ciarla et de Luca 2005, p. 258
  28. Lothar von Falkenhausen, Alain Thote 2008, 105 et 114
  29. Ciarla et de Luca 2005, p. 221 et 230
  30. a et b Ciarla et de Luca 2005, p. 158-159
  31. Voir (en) « Terracotta Warriors not Emperor Qin's? », in Global Times, 11 août 2009.
  32. Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, Paris, Éditions Gérard Lebovici, 1988, au paragraphe XVII.
  33. Francis Deron, « La Chine, une puissance encerclée », Le Monde, 24/10/2002, reproduit sur le site de l'IRIS.
  34. Térence Billeter, L'Empereur jaune, Paris, Les Indes Savantes, 2007, p. 476, (ISBN 978-2-84654-094-0).
  35. Jean Lévi, La Chine est un cheval et l'univers une idée, Paris, M. Nadeau, 2010, (ISBN 978-2-86231-216-3)
  36. Jean-Paul Demoule, On a retrouvé l'histoire de France. Comment l'archéologie raconte notre passé, coll. « Folio Histoire », Gallimard, 2012, 390 p., p. 225. Ces vraies trouvailles vont « des peintures préhistoriques de la grotte espagnole d'Altamira en 1878 jusqu'à celles de la grotte Cosquer en 1991, du dieu gaulois en bronze de Saint-Maur jusqu'à l'armée d'argile du premier empereur de Chine... ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Béguin, Le petit peuple des tombes , Paris, Paris Musées,‎ 2010, 71 p. (ISBN 978-2-7596-0135-6) Sur les dépôts funéraires en Chine ancienne, et en particulier les mingqi du musée Cernuschi.
  • Flora Blanchon, Léon Vandermeersch, Jean-Luc Fazan, Les guerriers de l'éternité. Qin Shihuangdi, Metz, Serpenoise,‎ 1992, 120 p. (ISBN 2-87692-116-2).
  • Roberto Ciarla et Araldo de Luca, L'armée éternelle, Paris, National Geographic,‎ 2005 (ISBN 2-84582-168-9).
  • (en) Corinne Debaine-Francfort, La redécouverte de la Chine ancienne, Paris, Découvertes Gallimard Archéologie,‎ 2008, 159 p. (ISBN 978-2-07-039173-8).
  • Jean-Paul Desroches, Guilhem André, Han Wei, Danielle Elisseeff, Flora Blanchon, Catherine Delacour, CHINE, Le Siècle Du Premier Empereur, Arles, Actes Sud,‎ 2001, 217 p. (ISBN 2-7427-3300-0).
  • Danielle Elisseeff, Art et archéologie : la Chine du néolithique à la fin des Cinq Dynasties (960 de notre ère), Paris, École du Louvre, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux (Manuels de l'École du Louvre),‎ 2008, 381 p. (ISBN 978-2-7118-5269-7) Ouvrage de référence, bibliographie et Sites Internet. Sur l'armée de Qin : pages 192-197.
  • Lothar von Falkenhausen, Alain Thote, Les Soldats de l'Eternité : L'armée de Xi'an, Paris, Pinacothèque de Paris,‎ 2008, 350 p. (ISBN 978-2-9530-5466-8).
  • (en) John Man, The Terra Cotta Army: China's First Emperor and the Birth of a Nation, Cambridge (Massachusetts), Da Capo Press,‎ 2008 (ISBN 030681840X).
  • (en) China, DK, Eyewitness Travel Guide,‎ 2008, 169 p. (ISBN 1-4053-0876-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]