Ai Weiwei

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Dans ce nom chinois, le nom de famille, Ai, précède le nom personnel.

Ai Weiwei

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Ai Weiwei

Nom de naissance Ai Weiwei
Naissance 18 mai 1957 (57 ans)
Pékin
Activités Artiste
Formation Université de cinéma de Pékin
Parsons The New School for Design
Maîtres Marcel Duchamp, Andy Warhol

Ai Weiwei (chinois : 艾未未), né le 18 mai 1957 à Pékin, est un des artistes majeurs de la scène artistique indépendante chinoise, à la fois sculpteur, performer, photographe, architecte, commissaire d'exposition et blogueur.

Il est le fils du poète et intellectuel Ai Qing (1910-1996), et demi-frère du peintre Ai Xuan. Il est marié à l'artiste Lu Qing. Il a un fils, Ai Lao.

Architecte, il a été conseiller artistique pour le cabinet d'architecture suisse Herzog & de Meuron lors de la réalisation du stade national de Pékin construit pour les Jeux olympiques d'été de 2008[1].

Il est l'un des 303 intellectuels chinois signataires de la Charte 08[2]. Dans son classement annuel, le magazine Art Review l'a désigné comme la figure la plus puissante de l'art contemporain en 2011[3] : « Son militantisme a rappelé comment l'art peut atteindre une large audience et se connecter au monde réel ».

Ai Weiwei a été arrêté par la police le 3 avril 2011, officiellement pour évasion fiscale, et libéré sous caution le 22 juin 2011, après 81 jours d'enfermement dans un lieu inconnu et des conditions dégradantes, ce qui avait soulevé une vague d'indignation à travers le monde[4]. Il reste en liberté conditionnelle et ne peut quitter Pékin sans autorisation.

Biographie[modifier | modifier le code]

La Révolution culturelle[modifier | modifier le code]

Son père est le poète et intellectuel Ai Qing[5], qui est dénoncé comme « ennemi du peuple » après certaines remarques critiques vis-à-vis du régime et envoyé, en 1957, avec sa femme Gao Ying et ses enfants dans un camp de travail et de rééducation, tout d'abord dans une ferme forestière de Beidahuang dans le Heilongjiang, puis deux ans plus tard à l'Ouest de la province du Xinjiang. C'est là, à Shihezi, que Weiwei vit jusqu'à l'âge de 17 ans, tandis que son père subit toutes les humiliations publiques possibles, dans sa rééducation politique en pleine révolution culturelle. En 1976, la famille peut rejoindre le Printemps de Pékin[6]. En 1978, il est accepté à l'université de cinéma de Pékin, où il étudie avec Chen Kaige et Zhang Yimou[7]. Il participe au mur de la démocratie du quartier de Xidan, vers décembre 1978, et la condamnation de son animateur Wei Jingsheng à 15 ans de prison, dégoûte Ai Weiwei de la politique[8].

Les étoiles[modifier | modifier le code]

En 1979, il fonde avec d'autres (Huang Rui, Ma Desheng, Li Shuang, Wang Keping, Zhong Acheng…) le groupe d'avant-garde « Les Étoiles »[9]. Ses œuvres seront incluses dans les expositions anniversaires des Étoiles, « The Stars: Ten Years, 1989 » (Hanart Gallery, Hong-Hong et Taipei) et l'exposition rétrospective de Pékin en 2007, « Origin Point » (Today Art Museum).

New York (1981-1993)[modifier | modifier le code]

Dès 1981, grâce à un réseau de relations, il part aux États-Unis, principalement à New York, où il est étudiant à la Parsons The New School for Design, qu'il délaisse rapidement, vivant de petits métiers comme charpentier ou peintre en bâtiment et créant un milieu fertile avec les Chinois exilés dans son appartement du East village[8].

Il devient l'ami du poète de la Beat Generation, Allen Ginsberg et l'admirateur de l’œuvre de Marcel Duchamp, « parce qu'il a changé la situation de l'art et les opinions des autres sur l'art ». À cette époque, il réalise beaucoup de photographies de New York et du West Side, lance des performances artistiques et crée de l'art conceptuel en modifiant des objets ready-made.

En 1987, Ai prend une part active à la fondation de la Chinese United Overseas Artists Association, dont le siège est à New York. Ai a joué un rôle majeur au sein du mouvement de l'East Village, premier collectif d'art expérimental.

Après les manifestations de la place Tian'anmen et leur dénouement tragique le 4 juin 1989, il fait une grève de la faim de huit jours avec un collectif appelé Solidarity for China.

Le retour à Pékin[modifier | modifier le code]

En 1993, son père étant malade, Ai revient s'installer à Pékin.

À partir de 1994, il lance avec Feng Boyi, un critique et commissaire d'exposition indépendant, une série de publications underground connues sous l'appellation Les livres du drapeau rouge (The red flag books). Certaines de ces publications ont alors une influence décisive dans les milieux artistiques chinois. C'est le cas en particulier de trois livres sur des artistes expérimentaux, Black Cover Book (1994), White Cover Book (1995) et Gray Cover Book (1997), qui font découvrir les œuvres et les personnages fondamentaux de l'art à un public chinois avide de connaissance[1].

Depuis, il produit un travail très iconoclaste, à la fois malicieux, destructeur et profond se consacrant à la culture classique chinoise et à l'environnement populaire occidental, il s'attache à la représentation du système politique centralisé et des contradictions de la modernité[10]. Ai est entouré en permanence d'artistes et d'autres acteurs.

Œuvres[modifier | modifier le code]

FAKE Design[modifier | modifier le code]

Ai Weiwei a assez rapidement découvert l'architecture et le design et participe activement à la création de sa résidence le Studio House en 1999, inspirée par un photographie de la Stonborough House de Paul Engelmann et Ludwig Wittgenstein à Vienne puis en 2000 le nouvel espace de la galerie China Art Archives and Warehouse (CAAW), première galerie et archive d'art contemporain en Chine, qu'il a contribué à créer en 1998.

En colère contre la Chine, il réalise en l'an 2000, l'exposition « Fuck off » avec la photo de son doigt d'honneur dirigé contre la porte de la Paix céleste, situé sur la place Tian'anmen, se positionnant désormais comme anti-Pékin, antigouvernement et anticommuniste.

Dans « Paysages provisoires », une série de photos réalisées entre 2002 et 2005, Ai tente de présenter la réalité sociale et urbaine de la Chine, et veut témoigner « du capitalisme anarchique qui se développe et des contradictions de la modernité. Les hutongs (ruelles du vieux Pékin) ont disparu pour ériger de nouveaux bâtiments, sans respect de l'histoire ni de la culture. Ces paysages marquent la fin de l'ancien temps et l'avènement des temps nouveaux ».

Il crée en 2003 le studio d'architecture FAKE Design à Caochangdi, avec 19 employés (2010), qui a réalisé par exemple le Yiwu South Riverbank (Jinhua, 2002), les 9 Boxes-Taihe Complex (Pékin, 2004), ou le Gowhere Restaurant (Pékin, 2004).

En 2007, le projet « Fairytale » (Conte de fées) avait pour but de faire venir à l'exposition de la Documenta de Cassel en Allemagne, 1001 Chinois, ce qui était utopique car il était très difficile pour un Chinois d'obtenir un visa de sortie.

Expositions[modifier | modifier le code]

Les œuvres d'Ai Weiwei ont été exposées aux États-Unis, en Belgique, en Italie, en Allemagne, en France, en Espagne, en Australie, en Chine, en Corée et au Japon.

Son travail a été présenté à la 48e Biennale de Venise en 1999 (Italie) ; à la First Guangzhou Triennial de 2002 (Chine) ; à la Biennale de Sydney de 2006, Zones of Contact, (Australie)[12] ; et à la documenta 12 de Cassel (Allemagne), où il a « importé 1 000 et 1 chinois ».

En tant qu'organisateur : Fuck Off (avec Feng Boyi), Shanghai, Chine, 2000.

Récemment, une exposition intitulée « Résistance et tradition » a été organisée à Séville en Espagne, dans l'ancien Monastère de la Cartuja (du 31 janvier au 30 juin 2013).

Sunflower Seeds[modifier | modifier le code]

Une de ses œuvres récentes les plus célèbres est l'installation Sunflower Seeds présentée dans le cadre des « Unilever Series », du 10 octobre 2010 au 2 mai 2011, au musée Tate Modern de Londres. L'œuvre est constituée de plusieurs millions de représentations de graines de tournesol ; elle joue avec une métaphore célèbre de Mao Zedong où le peuple chinois devait se tourner vers lui comme les tournesols vers le soleil. Cette sculpture, selon le mot choisi par la Tate Modern pour présenter l'œuvre, est constituée de petites porcelaines peintes une à une, à la main, par près de 1 600 artisans et ouvriers de la ville de Jingdezhen (dont la porcelaine est historiquement l'activité économique principale et qui traverse une crise de l'emploi sans précédent) et installées sur 1 000 m2 du hall sur lesquelles pouvaient initialement se déplacer les visiteurs[13].

Le stade olympique[modifier | modifier le code]

Entre 2005 et 2008, Ai Weiwei conçoit avec les architectes Herzog et Meuron la forme du stade des jeux olympiques de Pékin, dit « le Nid d'oiseau » aujourd'hui célèbre, cependant quelques mois plus tard, il appellera au boycott de ces mêmes jeux olympiques.

Aï Weiwei : Entrelacs[modifier | modifier le code]

Le musée du jeu de Paume[14], à Paris, a exposé Aï Weiwei : Entrelacs du 21 février au 29 avril 2012[15]. À l'occasion de cette exposition, le journaliste Vincent Muguet, dans l'hebdomadaire Marianne du 7 au 13 avril 2012, s'interroge sur l'artiste engagé et son œuvre. Dans son article, intitulé « Les croûtes de la révolte », il rappelle que « pour un artiste si maltraité, avoir été invité par le gouvernement à concevoir le stade olympique de Pékin, avec les architectes suisses Herzog et Meuron, est pour le moins contradictoire, même s'il appelle au boycott des Jeux en 2008 ». Vincent Huguet s'inquiète du « décalage entre l'œuvre médiatique du personnage et la pauvreté artistique des œuvres exposées » au Jeu de paume. S'il reconnaît que les photographies exposées « ont une valeur documentaire », il affirme que « plastiquement et artistiquement, elles n'ont à peu près aucune qualité », pointant du doigt la série intitulée Études de perspective, « où l'on voit un doigt d'honneur devant la Maison Blanche, l'Opéra de Sydney, San Marco à Venise ou la tour Eiffel »[16].

Activité politique[modifier | modifier le code]

En 2007, il est invité par le portail Sina à tenir un blog. Ai comprend vite le potentiel de ce nouveau média. Lorsqu'en mai 2008, a lieu le tremblement de terre du Sichuan, où les bâtiments s'effondrent si facilement, Ai Weiwei qui est architecte et connaît les normes antisismiques se révolte et lance une enquête citoyenne. Quelque 200 bénévoles parcourent la région sinistrée pour retrouver les noms des enfants disparus, leur prénom et leur âge. Au bout d'un an, une liste de 5 335 personnes est publiée par le gouvernement. Ai rend hommage à ces enfants avec « Remenbering », une installation de 9 000 sacs à dos.

En juin 2009, aux prises avec la censure entourant toute tentative de commémorer le massacre de la place Tiananmen, il met en ligne un poème intitulé ironiquement Oublions[17]. Ai exprime sur twitter ses opinions sur Tian'anmen, le Tibet, la police secrète… Sur le net, il est surnommé « Ai Welai », littéralement « celui qui aime l'avenir ». En représailles, les autorités ferment ses comptes sur le net chinois, des hommes de main le passent à tabac et détruisent son nouvel atelier de Shangaï.

Le 3 décembre 2010, Ai Weiwei, qui souhaitait rejoindre la Corée du Sud, indique que la police a refusé sa sortie du territoire chinois car il mettait alors « en danger la sécurité nationale ». Il analyse ainsi cette interdiction : « la police et les autorités aux frontières augmentent leurs efforts pour empêcher des membres éminents de la société civile chinoise de voyager à l'étranger à l'approche de la cérémonie du prix Nobel de la paix » attribué au Chinois Liu Xiaobo qui est actuellement emprisonné[18].

Ai WeiWei a été sélectionné par le site Sina.com dans la liste visant à élire l'« artiste de l'année » en dépit du gouvernement chinois[19].

Le 3 avril 2011, Ai Weiwei, en partance pour Taipei, via Hong Kong, est interpellé par la police à l'aéroport international de Pékin avant qu'il ne puisse prendre un avion. Son atelier et son domicile sont fouillés et des ordinateurs sont confisqués le même jour, alors que la Chine voit la plus large répression qu'elle ait connu depuis dix ans, commencée en février 2011[20]. Accusé d'évasion fiscale, il est mis au secret et disparaît. Le 17 avril 2012 une manifestation de soutien s'est tenue à Hong Kong pour demander « la libération de ce militant des droits de l'homme[21] ».

Le 15 mai 2011, l'artiste a pu brièvement rencontrer sa femme dans le lieu secret où il est détenu[22]. Suivant le témoignage de celle-ci, Ai Weiwei n'a subi aucune forme de torture de la part des autorités chinoises[22] et il a aussi reçu les soins demandés par son état de santé (diabète et hypertension[23]).

Ai Weiwei est libéré sous caution annonce, le 22 juin, la police pékinoise, selon le site de l'agence officielle Xinhua. Ai Weiwei faisait l'objet d'une enquête pour crime économique, qui a conclu « à une importante évasion fiscale par la société Fake, que l'artiste contrôle, et à la destruction intentionnelle de pièces comptables. » La libération sous caution est décidée « du fait de la reconnaissance par Ai Weiwei de ses crimes, en considération de son état de maladie chronique, et de son intention répétée de rembourser au fisc les sommes manquantes. » Il voit cependant sa liberté de parole et d'intervention limitée, comme condition de sa libération[24]. Selon Laetitia Cénac, il aurait cependant subi une cinquantaine d'interrogatoires et aurait été obligé d'enregistrer autant d'autocritiques devant la caméra. La solidarité mondiale des internautes et des musées a permis de récolter plus d'un million d'euros soit un montant supérieur à l'amende. Depuis les autorités l'accusent de pornographie, alléguant l’œuvre « le Tigre et les huit seins » sur laquelle Ai Weiwei pose nu sur une chaise traditionnelle, entouré de quatre jeunes femmes dévêtues[25].

En 2013, Ai Weiwei est devenu l'ambassadeur de l'association Reporters sans frontières[26],[27], et a offert cent de ses photos pour créer un album papier et digital, dont les bénéfices permettent de financer des projets de défense de la liberté de l'information[26],[28].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Merewether, Charles, Editor.~Essays by Jonathan Napack and Chin-Chin Yap. Ai Weiwei, Works: Beijing 1993-2003. Pékin, Timezone 8 Ltd., 2003.
  2. Le Figaro : Charte 08
  3. (en) http://www.artreview100.com/people/751/
  4. http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/11/02/accuse-de-fraude-fiscale-le-dissident-ai-weiwei-defie-pekin_1597517_3216.html
  5. (en) Ai Weiwei | DLD Conference
  6. (en) Charles Merewether, Ruins in Reverse, in Ai Weiwei: Under Construction, University of New South Wales press, Sydney, 2008, p. 29.
  7. (en) Archinect articles
  8. a et b (en) http://mitpress.mit.edu/books/chapters/0262015218intro1.pdf
  9. Article Les débuts de l'art contemporain chinois (1979-1984).
  10. (en) Art Facts Net articles.
  11. La Rivière des Perles, qui en raison de sa popularité se présente comme une association d'idée possible à cette pièce, est le nom d'un des cours d'eau venant alimenter le delta de la rivière des Perles dont la richesse actuelle dynamise toute l'économie de la Chine et dépend dans le même temps d'une multitude de travailleurs qui se sont déplacés là afin de nourrir leurs familles restées à la campagne où le riz est une denrée sous-payée au paysan chinois. Sur cette question Jean Ruffier, Faut-Il Avoir Peur Des Usines Chinoises ? - Compétitivité Et Pérennité De "L'atelier Du Monde", L'Harmattan,‎ 2006, 181 p. (ISBN 2-296-01586-7)
  12. (en) Asia Pacific Triennial artists
  13. « Cric Crac - Les graines de tournesol de l’artiste Ai Weiwei ne vont plus crisser » dans Le Monde du 15 octobre 2010 et :« Ai Weiwei l'audace emprisonnée » dans Le Monde Magazine du 20 mai 2011, par Philippe Dagen.
  14. http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&idArt=1500&lieu=1 : Site du Jeu de Paume.
  15. http://www.standardsandmore.fr/vu-lu-entendu/41-Expositions/265-ai-weiwei-entrelacs
  16. Vincent Muguet, Les croûtes de la révolte, Marianne, 7-12 avril 2012, p. 76-78.
  17. « […] Oublions chaque cas de persécution, chaque cas d'humiliation, chaque massacre et chaque tentative de le cacher, chaque mensonge, chaque mort. Oublier chaque moment de souffrance, et oublier chaque moment d'oubli. […] » Oublions sur Rue89.
  18. L'Express du 3 décembre 2010 : « Avant le Nobel, un artiste chinois empêché de quitter le pays ».
  19. « Les votes désignant Ai Weiwei comme "artiste de l’année" déclenchent la panique de la censure chinoise » sur le site Artinfo France.
  20. « L’artiste Ai Weiwei interpellé », Courrier international, 4 avril 2011, consulté le 6 avril 2011.
  21. L'Express.fr du 17 avril 2011 : « Manifestation de soutien à l'artiste Ai Weiwei à Hong Kong »
  22. a et b « L'artiste et activiste chinois Ai Weiwei n'aurait pas été torturé », Le Monde, 16 mai 2011
  23. (en) Michael Wines, « China Allows Dissident Artist’s Wife to Visit Him », The New York Times, 16 mai 2011.
  24. (en) China demands Ai Weiwei pay $1.85 million in taxes, fines, Reuters, June 28, 2011.
  25. Laetitia Cénac, Ai Weiwei, objectif de conscience, Le Figaro Madame, 17 février 2012, pages 40 à 43.
  26. a et b http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2013/09/12/ai-weiwei-en-campagne-pour-reporters-sans-frontieres_931322
  27. http://fr.rsf.org/ai-weiwei-ambassadeur-de-reporters-20-06-2013,44826.html
  28. http://www.lefigaro.fr/culture/2013/10/07/03004-20131007ARTFIG00326-les-photos-d-ai-weiwei-sur-ipad.php
  29. (de) Ai Weiwei - Seit 2011 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Bildende Kunst sur le site de l'Académie des arts de Berlin
  30. « Ai Weiwei a été élu à L’Académie allemande des arts », sur artmediaagency.com, 10 mai 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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