Tulou du Fujian

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tulou du Fujian *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Oval tulou.JPG
Coordonnées 25° 01′ 23″ N 117° 41′ 09″ E / 25.023056, 117.685833 ()25° 01′ 23″ Nord 117° 41′ 09″ Est / 25.023056, 117.685833 ()  
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Type Culturel
Critères (iii) (iv) (v)
Numéro
d’identification
1113
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 2008 (32e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Les tulou du Fujian (chinois simplifié: 福建土楼 ; pinyin: fújiàn tǔlóu) sont un type particulier de tulou, bâtiment traditionnel de résidence communautaire de l'ethnie Hakka dans la province du Fujian au Sud de la Chine.

Structure des tulous[modifier | modifier le code]

Les tulous sont de grandes bâtisses en argile (elles peuvent comporter jusqu'à 5 étages) de forme carrée, ovale ou ronde sans ou presque d'ouvertures sur l’extérieur à l'exception de meurtrières en hauteur. et d'une grande et solide porte d'entrée. Comme les maisons pékinoises à cour carrée (Siheyuan), elles sont organisées de manière concentrique. Le cœur de la maison est une grande cour très vivante qui sert de lieu de socialisation et qui renferme en son centre le temple des ancêtres, la salle du précepteur et l'estrade de théâtre. À l'intérieur de la tulou, les pièces communiquent toutes entre elles, donnant l'impression d'un immense dortoir. En effet, certaines tulous abritent pas moins de 60 familles soit 400 personnes.

Composition des Tulous[modifier | modifier le code]

Les murs, composés d'argile et de terre, sont épais (3 m d'épaisseur pour le mur extérieur et 1,5 m à l'intérieur) ce qui permet de garder la chaleur pendant les rudes hivers. La forme circulaire des tulous facilite également une bonne circulation de l'air et une aération naturelle. Des murs transversaux plus épais en argile servaient aussi de murs coupe-feu à l'intérieur pour éviter que les incendies éventuels ne se propagent à l'ensemble de la construction. Ces murs ingénieux et respectueux de l'environnement, étaient donc capables de résister au feu, aux attaques de bandits, aux tremblements de terre et même aux bombardements afin de protéger la vie paisible qui se déroulait à l'intérieur[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. "l'Architecture des maisons chinoises"

Bibliographie[modifier | modifier le code]