Monts Huang

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Monts Huang
Localisation du massif
Localisation du massif
Géographie
Altitude 1 864 m, Lian Hua Feng
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province Anhui
Géologie
Âge 100 millions d'années
Roches Granite
Mont Huangshan *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Monts Huang dans la brume
Monts Huang dans la brume
Coordonnées 30° 07′ 00″ N 118° 10′ 00″ E / 30.11667, 118.1666730° 07′ 00″ Nord 118° 10′ 00″ Est / 30.11667, 118.16667  
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Type Mixte
Critères (ii) (vii) (x)
Superficie 15 400 ha
Numéro
d’identification
547
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 1990 (14e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Les monts Huang, ou Huangshan ou monts Jaunes (sinogrammes simplifiés 黄山  ; hanyu pinyin huángshān, littéralement « la montagne jaune ») sont un massif montagneux de l'Anhui méridional, province de l'est de la Chine. La région est connue pour sa beauté, qui repose sur la forme des pics de granite, sur celle tourmentée des conifères, et sur les nuages qui entourent fréquemment le massif. Cette montagne mythique change sans cesse de visage au gré des vents et des bruines... désespérant parfois les artistes qui désirent en fixer la beauté. La région abrite également des sources d'eau chaude, et des sources minérales qui alimentent des piscines naturelles. Ces montagnes sont un sujet privilégié pour la peinture et la littérature chinoises traditionnelles. Elles constituent désormais une destination touristique prisée. Les monts Huang reçoivent plus d'un million de visiteurs par an. Un téléphérique moderne permet de se hisser jusqu'à 1 800 mètres d'altitude, mais les marcheurs courageux peuvent choisir l'ascension des 4 000 marches qui mènent au sommet du pic du Lotus. Là, le regard embrasse une forêt d'aiguilles granitiques, noyées de brume et piquetées de pins aux formes tourmentées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le massif doit son nom à Huángdì, l'Empereur Jaune, qui serait venu y chercher l'élixir d'immortalité, 2 600 ans avant notre ère[1].

Depuis la dynastie Qin, les monts Huang sont connus sous le nom de Yi Shan, ce nom lui étant donné depuis 747, quand le poète Li Po l'évoqua sous cette forme dans ses écrits.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Escalier touristique construit dans les falaises des monts Huang.

Les monts Huang comprennent de nombreux sommets, dont 77 dépassent les 1 000 mètres d'altitude. Les trois sommets les plus élevés sont le pic du Lotus (Liánhuā fēng 莲花峰, 1 864 m), le pic du Grand Sommet (Guāngmíng dǐng 光明顶, littéralement le « Sommet de rayon lumineux », 1 860 m) et le pic Céleste (Tiāndū fēng 天都峰, littéralement « Pic de la capitale des Cieux », 1 840 m.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Les sources d'eau chaude de la région se trouvent au pied du pic du Nuage Pourpre. Les eaux gardent une température constante de 45°C toute l'année. La plupart des piscines naturelles se situent dans la zone de Songgu. Parmi les plus connues figurent celles des dragons : la piscine du Vieux Dragon (Lao Long Tai), la piscine du Dragon Vert (Qing Long Tai), la piscine du Dragon Noir (Wu Long Tai), la piscine du Dragon Blanc (Bai Long Tai), et l'étang de Jade.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les montagnes se sont formées au mésozoïque, il y a environ 100 millions d'années, quand une ancienne mer disparut à la suite de l'élévation de la région. Plus tard, au quaternaire, le paysage fut remodelé par l'action des glaciers. Il en résulta en certains endroits la formation de « forêts » de pics effilés.

Climat et phénomènes visuels[modifier | modifier le code]

Les sommets des montagnes se trouvant souvent au-dessus du niveau des nuages, les effets visuels et de lumière sont nombreux et impressionnants. La mer de nuages (chinois : 雲海/云海, pinyin : Yún Hǎi) et la lumière de Bouddha (chinois : 佛光 pinyin : Fóguāng) sont des phénomènes visuels qui attirent de nombreux touristes. En moyenne, la Lumière de bouddha n'apparaît que deux fois par mois.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La végétation de la région dépend de l'altitude : en dessous 1 100 m se trouve la forêt tempérée, jusque 1 800 m la forêt à feuilles caduques, et au-delà une végétation alpine, faite de pins et de végétation basse. La végétation est variée, et l'on compte un tiers des espèces de bryophytes chinois dans la région, et la moitié des espèces de fougères.

Histoire[modifier | modifier le code]

Représentations artistiques du Huangshan[modifier | modifier le code]

De très nombreux artistes ont dépeint les montagnes du Huangshan depuis des millénaires, dans la littérature, la poésie, la chanson, la peinture, la photographie et le cinéma. Le peintre et professeur Huang Binhong (黃賓虹, 1865-1955), qui se réclamait lui-même de l'école de Huangshan, était un grand collectionneur des représentations classiques de ces montagnes et en répertoria l'histoire.

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Activités[modifier | modifier le code]

Production de thé[modifier | modifier le code]

Les monts Huang sont le lieu de production de deux thés verts très réputés : le Huang Shan Mao Feng, généralement considéré en Chine comme le meilleur des thés de la qualité Mao Feng (riche en bourgeons), qui est généralement produit entre 300 et 800 mètres ; le Huang Hua Yun Jian, qui est produit à très haute altitude.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les monts Huang sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1990 pour leur nature sauvage exceptionnelle, et pour les espèces rares menacées qu'ils hébergent. Ils sont jumelés avec le massif de la Jungfrau. Le site classé par l'UNESCO couvre une superficie de 154 km², auquel s'ajoute une zone tampon de 142 km².

Galerie[modifier | modifier le code]

Vidéo des monts jaunes
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. GEO no 397, mars 2012, p.35

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]