Pierre François Sauret de La Borie

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Pierre François Sauret de la Borie
Croix de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Croix de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis

Surnom Sauret
Naissance 23 mars 1742
Gannat (Allier)
Décès 24 juin 1818 (à 76 ans)
Gannat (Allier)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade général de division
Années de service 17561801
Distinctions Baron de l'Empire
Chevalier de Saint-Louis
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 35e colonnes

Pierre François Sauret de la Borie, né le (23 mars 1742 à Gannat, mort le 24 juin 1818 à Gannat) dit Sauret. Baron de La Borie, Chevalier de l'ordre de Saint-Louis, général d'Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Commence sa carrière militaire en 1756 comme soldat au régiment de Guyenne. Il participe à de nombreux combats durant la guerre de Sept Ans, notamment à la bataille de Rossbach, alors qu'il n'a que 15 ans. Il devient sergent en 1763 et progresse lentement en grade jusqu'à devenir officier en 1790 et capitaine en 1792.

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Guerre des Pyrénées[modifier | modifier le code]

En 1792, Sauret servait dans l'Armée des Alpes. De 1793 à 1795 il rejoint l'armée des Pyrénées Orientales en guerre contre l'Espagne. Il y gagne une promotion rapide. En octobre 1793, il est promu Général de Brigade. En décembre 1793, blessé à la jambe gauche lors de la bataille de Villelongue-dels-Monts, il est alors nommé général de division le 23 décembre 1793.

Quand Jacques François Dugommier prend la commande de l'armée en janvier 1794, il réorganise l'armée en trois divisions d'infanterie et une réserve de cavalerie. Sauret, Dominique Pérignon et Pierre Augereau commandent les divisions d'Infanterie et André de La Barre dirige la cavalerie. Pendant l'offensive dirigée par Dugommier, Sauret entraîne sa division à la victoire dans la Bataille du Boulou (1794), les 30 avril et 1er mai 1794.

Ses troupes, incluant les brigades des généraux Jean-François Micas, Louis Pelletier, Jean-Jacques Causse, Jean Pinon, and Claude Victor, ont participé au siège de Collioure, le lendemain de la bataille du Boulou. Le 26 mai, la garnison espagnole (7 000 hommes) se rendit, alors que les émigrés français fuirent dans des bateaux de pêche. La reddition, en septembre, du Fort de Bellegarde permit à Dugommier de préparer l'invasion de la Catalogne pour l'automne.

Sauret commanda l'aile gauche à la bataille de Sierra Negra, où Dugommier fut tué par un boulet espagnol le 18. Son successeur Pérignon, renforça Sauret. Après une bataille de 4 jours, l'armée française obtint une victoire malgré les fortifications.

Pérignon capture rapidement Figueres et le port de Rosas. Sauret commandait alors 13 000 hommes (brigades Victor, Causse, Martin, Motte, Chabert et Guillot et une petite division Beaufort de Thorigny). Sauret y fut blessé deux fois. Après plus de deux mois de siège, les Espagnols abandonnent Rosas.

Armée d'Italie[modifier | modifier le code]

Au printemps 1796, Sauret est transféré à l'armée d'Italie dont Napoléon Bonaparte vient de prendre le commandement. Il est impliqué dans des batailles quand l'armée autrichienne tente de lever le Siège de Mantoue (1796-1797). Sa division participa à la défense de la rive ouest du lac de Garde, où il dut battre en retraite face à des troupes quatre fois plus nombreuses.

Le 31 juillet il vainquit les troupes de Joseph Ocskay à Salò, se retira sur Lonato del Garda. Sauret fut blessé le 1er août et Guieu pris le commandement de sa division qui participa à la bataille de Lonato et ne put participer à celle de Castiglione.

Suite de sa carrière[modifier | modifier le code]

Bonaparte retira à Sauret son commandement. Il écrivit à son propos : « Bon, très bon soldat ; pas assez intelligent pour un officier général ; malchanceux ». On lui confia alors les commandes des forteresses de Tortona, Alexandrie et Genève.

Élu au corps législatif en 1799, il en devient le secrétaire en 1803. Entre temps, il a pris sa retraite du service militaire actif en 1801 pour poursuivre à plein temps sa carrière politique.

Il mourut le 24 juin 1818 à Gannat, où il est également né.

Son nom figure sur la 35e colonne de l'arc de triomphe de l'Étoile (pilier Ouest)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]