Livres de Samuel

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Les livres de Samuel forment une partie de la Bible. Dans la tradition juive, ils appartiennent au groupe des Prophètes et viennent alors après le livre des Juges. Dans la tradition chrétienne, ils sont compris dans les livres historiques de l'Ancien Testament et suivent le livre de Ruth[n 1].

À l'origine il existe un seul livre de Samuel, mais la traduction grecque de la Septante le divise en deux (premier et deuxième livre de Samuel) et le rattache au livre des Rois qui est également divisé en deux. Ces quatre livres deviennent un ensemble intitulé Règnes qui se retrouve encore dans les bibles du christianisme orthodoxe. Ils retrouvent leur indépendance dans la version de la Vulgate mais le livre de Samuel reste divisé en deux. Ils couvrent à eux deux une période d'environ cent trente ans, depuis la naissance du prophète Samuel jusqu'à peu avant la mort du roi David. Cette histoire est, selon la théorie la plus couramment adoptée, une compilation de plusieurs récits anciens repris par un ou des rédacteurs appelés deutéronomistes. Elle servirait à montrer que pour être agréée par Dieu, la monarchie doit suivre les lois édictées par celui-ci et inscrites dans le Deutéronome.

Titre[modifier | modifier le code]

En hébreu les livres de Samuel sont appelés Shemouel (שמואל). À l'origine les deux livres n'en forment qu'un. C'est lors de la traduction de la Septante que ce livre est rattaché au livre des Rois sous le titre générique de Règnes. Cet ensemble est divisé en quatre parties qui correspondent donc à Samuel 1 (Règnes 1), Samuel 2 (Règnes 2), Premier livre des Rois (Règnes 3) et Second livre des Rois (Règnes 4)[1]. Par la suite, dans le texte de la Vulgate, le livre de Samuel et le livre des rois sont de nouveau séparés et reprennent leur titre original. Cependant, la division en deux livres persiste à cause de la longueur des rouleaux[2]. En effet, comme le grec impose de disposer de plus de place pour traduire un texte hébreu, la disposition sur deux rouleaux facilite la manutention du texte[3]. Dans les bibles juives, le livre de Samuel n'est pas divisé avant le XVe siècle sous l'influence des bibles chrétiennes et un siècle plus tard est imprimé la première bible juive comportant deux livres de Samuel [4]. L'église orthodoxe, cependant, garde toujours comme texte de référence la version de la Septante et le regroupement en 4 livres Règnes continue à être utilisé[5].

Texte[modifier | modifier le code]

miniature en couleur
Lucien d'Antioche dans le Ménologe de Basile II (bibliothèque Vaticane).

Le texte du livre de Samuel est connu dans deux versions, celle de la Septante, traduction grecque de la Bible datée du IIIe siècle av. J.-C., et celle du texte massorétique écrite en hébreu au Xe siècle, qui présentent des différences notables. La découverte des manuscrits de la mer Morte a montré que ces deux versions étaient les héritières de deux traditions différentes et que la Septante n'était pas une traduction fautive du texte hébreu. Au contraire, le texte massorétique est difficile et comprend des erreurs qui ont été souvent corrigées grâce au texte de la Septante. Ainsi en 1842 est édité l'ouvrage Die Blücher Samuelis d'Otto Thenius qui propose un texte inspiré du massorétique mais qui l'adapte à chaque difficulté en utilisant la Septante. Il est le premier d'une longue lignée qui se poursuit jusqu'à la découverte des manuscrits de la mer Morte. En effet, plusieurs de ces manuscrits qui datent du IIe siècle av. J.-C. présentent un texte proche de celui de la Septante bien qu'ils soient incomplets[6],[7]. Dès lors, des chercheurs comme Frank Moore Cross supposent que le texte biblique n'était pas aussi fixe qu'il est maintenant mais que des traditions différentes s'étaient imposées dans des parties de l'Empire romain[7]. Après avoir été très critiqué, le texte massorétique retrouve des défenseurs qui cherchent à résoudre les difficultés du texte en partant de la linguistique[8].

Le texte qui est supposé avoir été établi par Lucien d'Antioche aux alentours de l'an 300 prolonge le livre de Samuel en y ajoutant le premier et le deuxième chapitre jusqu'au verset 11, du livre des Rois qui décrit la mort du roi David[9]. Il semble que cette version reprenne une tradition bien plus ancienne que la version kaigé[n 2] qui date du Ier siècle et qu'elle ait été écrite pour une lecture publique lors du culte[10].

Récit[modifier | modifier le code]

tableau représentant Samuel, Saül et David
Samuel entre Saül et David

Bien que le Premier livre couvre à peu près la durée de la vie de Samuel, il s'intéresse également à l'histoire de Saül, et plus encore à celle de David ; leurs trois parcours s'entrecroisent à travers l'ensemble du Premier livre, qui montre la mise en place d'un système monarchique. Le deuxième livre, en revanche, ne retient plus que l'histoire de David et évoque les gloires comme les vicissitudes de son règne.

Premier livre de Samuel[modifier | modifier le code]

Après avoir présenté Samuel dans les chapitres 1 à 7, le texte s'intéresse à Saül et aux relations qu'il entretient avec Samuel au cours des chapitres 8 à 15. C'est à ce moment du récit qu'est décrit le choix de Saül comme roi malgré le désaveu de cette fonction par Yahvé qui y voit un rejet de sa majesté divine au profit d'une royauté humaine. Les derniers chapitres montrent le déclin de Saül opposé à l'essor de David et la mort héroïque du roi dont le récit achève le livre.

Article détaillé : Premier livre de Samuel.

Deuxième livre de Samuel[modifier | modifier le code]

Ce livre est consacré à David qui est proclamé roi de Juda alors qu'au nord règne Abner, commandant des armées de Saül, au nom du fils de Saül, Eshbaal. Lorsqu'Eshbaal meurt, David devient roi de la totalité du pays, fait de Jérusalem sa capitale, vainc les Philistins et soumet la Transjordanie et la Syrie (chapitres 5 à 8). Les chapitres 9 à 20 font état des luttes que doit mener David, en particulier contre son fils Absalom. Les quatre derniers chapitres relatent divers épisodes de la vie du roi.

Article détaillé : Deuxième livre de Samuel.

Plan[modifier | modifier le code]

Place dans les canons[modifier | modifier le code]

Dans la Bible juive le livre de Samuel appartient au groupe des Prophètes antérieurs (Neviim Rishonim [נביאים ראשונים]) qui comprend aussi le livre de Josué, le livre des Juges et le livre des Rois[11]. Dans la tradition chrétienne les livres de Samuel appartiennent aux livres historiques (qui intercalent le livre de Ruth entre les Juges et Samuel) et sont suivis des livres des Rois[12].

Une partie de la critique biblique suppose que le livre de Samuel faisait à l'origine partie d'un vaste ensemble dénommé Ennéateuque qui aurait compris les cinq livres du Pentateuque et les quatre livres des Prophètes antérieurs. Cependant, même si des indices montrent que des liens existent entre les neuf premiers livres de la Bible (récit unique partant de la création du monde à la prise de Jérusalem et quelques éléments qui se répondent d'un livre à l'autre), cette hypothèse tient difficilement. En effet il n'a jamais été retrouvé de recueils de rouleaux comprenant tout cet ensemble et trop de différences stylistiques existent pour supposer une écriture unique[13].

Structure[modifier | modifier le code]

Le livre de Samuel est organisé autour d'une opposition forte entre deux parties disproportionnées. La première qui va du début du premier livre jusqu'au chapitre 15 présente Samuel, Saül et le début de la monarchie ; la seconde s'intéresse à David, de ses débuts à la cour de Saül jusqu'aux évènements marquants de la fin de son règne, et se développe du chapitre 16 jusqu'au second livre au chapitre 24[14]. Le premier livre s'arrête à la mort de Saül et le second est consacré uniquement à David[4]. À l'intérieur de ces grands ensembles, de plus petits regroupements sont visibles comme celui du récit de l'arche qui pourrait être très ancien, précédent même les récits davidiques[15] ou celui de l'ascension de David (de 1 S 16 à 2 S 8)[14]. L'existence de récits quasiment autonomes a été proposée dès 1926 et lorsque Noth a présenté sa théorie d'un récit deutéronomiste il a repris cette idée ancienne en suggérant que le rédacteur deutéronomiste s'était emparé de cet ensemble de récits qu'il aurait alors reliés. Cependant, même si la théorie de Noth s'est imposée majoritairement dans la recherche biblique, d'autres auteurs ont imaginé que la compilation de récits aurait eu lieu bien avant, dans un cercle prophétique entre le IXe et VIIIe siècles av. J.-C.. Le rédacteur deutéronomiste aurait alors repris ce texte pour l'adapter selon son opinion anti-monarchiste[16]. la rédaction deutéronomiste aurait été reprise plusieurs fois et à un premier ensemble de récits assemblés de 1 S 1 à 2 S 8, deux autres parties auraient été ajoutées (2 S 9-20 puis 2S 21-24)[17].

Auteur et datation[modifier | modifier le code]

La tradition juive, comme le montre le traité du Talmud Baba Batra[9] attribuait au prophète Samuel la rédaction du livre qui porte son nom. Le prophète Gad aurait raconté les évènements se déroulant après la mort de Samuel[18]. Une autre tradition ancienne fait de Jérémie l'auteur de ces deux livres car il était considéré comme celui du Livre des Rois[9]. L’exégèse a depuis rejeté ces légendes et proposé d'autres auteurs bien que jusqu'à présent aucune théorie n'ait réussi à convaincre la totalité des chercheurs. À la fin du XVIIIe siècle Johann Gottfried Eichhorn suppose que le livre de Samuel provient d'une source ancienne racontant la vie de David. Puis au XIXe siècle Charles-Henri Graf, appartenant à l'école de la théorie documentaire tend à démontrer l'existence de deux sources différentes aux fonctions différentes. La première aurait été plus attachée aux évènements historiques et la seconde serait d'inspiration plus théologique. Sur ce modèle, plusieurs chercheurs ont proposé des théories pour distinguer les différentes strates du livre et s'inspirant des éléments de recherche concernant le Pentateuque ont retrouvé des textes élohistes, jahvistes, etc[19]. À l'heure actuelle, bien que certains continuent à défendre des thèses de cet ordre, la théorie dominante, celle de l'histoire deutéronomiste, propose une écriture par un groupe de scribes d'un récit historique partant du Deutéronome pour s'achever au livre des Rois et comprenant les Livres de Samuel. Ce récit aurait été construit à partir de plusieurs histoires : histoire de la succession, histoire de l'arche, histoire de l'accession au trône de David[20]. Cependant certains exégètes, comme Konrad Schmidt, rejettent cette hypothèse. Il aurait existé avant l'Exil un récit couvrant la période Moïse et Josué. Pendant l'Exil, un récit retraçant la vie des rois d'Israël et de Juda aurait été écrit. Lors de la création du Pentateuque, ce texte historique aurait intégré le livre de Josué et l'ensemble aurait été divisé en plusieurs livres : Josué, Samuel et Rois[21].

Même si la théorie de l'histoire deutéronomiste est retenue, la datation de l'œuvre est encore une question ouverte. Plusieurs écoles s'affrontent sur la résolution de ce problème. Les chercheurs américains, suivant la solution trouvée par Frank Moore Cross, supposent généralement que le livre a été composé à l'époque du roi Josias, au VIIe siècle av. J.-C.. En revanche, d'autres exégètes, s'appuyant sur le ton anti-monarchiste du livre, affirment que le livre a été écrit après la chute de Jérusalem, en -586 et l'exil[22].

Réalité historique[modifier | modifier le code]

Le livre de Samuel présente la constitution d'un royaume d'Israël sous l'égide de Saül dans un premier temps et surtout grâce à David qui est le fondateur de la dynastie des rois de Juda. Or, les recherches archéologiques montrent que l'état de Juda apparaît tardivement, à la fin du VIIIe siècle av. J.-C. lorsque le royaume de Samarie disparaît. À l'époque de David, il existe seulement des clans dominant des territoires et effectuant des razzias sur ceux avoisinants. Le personnage de David est cependant attesté sur une stèle datée du IX ou VIIIe siècle av. J.-C.[23].

Thèmes et théologie[modifier | modifier le code]

Finalité du texte[modifier | modifier le code]

Le livre de Samuel s'inscrit dans une série de textes qui va de la Genèse aux livres des Chroniques et qui servent de récit historique aux Hébreux. Cependant, cet aspect important et évident n'est pas le seul qui structure le récit. Le livre de Samuel est tout autant un livre théologique qu'un livre historique. Les enseignements théologiques peuvent être résumés en quatre point. Tout d'abord, Dieu dirige les affaires des hommes ; il est attaché à son peuple et veut son bonheur même lorsqu'il le punit à cause de sa conduite. De plus Dieu élit des êtres exception, comme David, pour qu'il montre la voie à son peuple. Enfin Dieu se manifeste par des paroles et des actes qui sauvent les Hébreux lorsqu'ils sont menacés par les tribus voisines[24].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Aspects religieux[modifier | modifier le code]

L'existence humaine[modifier | modifier le code]

L'être humain apparaît dans ce livre comme soumis à la volonté divine. La prière d'Hanna présente dès le début du livre cet aspect. Dieu dirige le monde entier et lui seul décide des fortunes humaines. Même si cela n'apparaît pas clairement aux hommes, Yahvé organise le monde pour le bien des élus même quand ceci ne le comprennent pas[25]. Dès lors l'obéissance inconditionnée est demandée[26].

Le prophète et le roi[modifier | modifier le code]

Le livre de Samuel, même s'il est une compilation de récits est marqué par l'idéologie attribuée à l'école deutéronomiste. En effet, bien qu'il présente la création de la monarchie, le texte en est dans le même temps une critique. La perte de confiance du peuple envers le système des juges, après l'épisode de la corruption des fils de Samuel telle qu'elle est dépeinte au chapitre 8, amène les hébreux à demander à Samuel un roi. Or, même si l'instauration de la monarchie était prévue[27] et a l'aval de Yavhé, elle est quand même montré comme un rejet de l'autorité divine. La seule condition acceptable pour l'instauration de la royauté est une obéissance sans faille du roi et de ses sujets aux ordres divins). C'est en cela que réside l'opposition essentielle entre Saül et David. Le premier se rebelle contre Yahvé alors que le second s'y soumet totalement [22]. L'idéal reste cependant le personnage de Samuel qui est le réel représentant de Yahvé ; il est tout autant prophète que chef politique ou militaire. De même les hébreux, lorsqu'ils reviendront de l'exil pour retrouver Jérusalem, doivent, selon l'opinion du rédacteur deutéronomiste, s'unir autour de l'obéissance à Dieu et plus concrètement à sa loi écrite dans le Deutéronome et non autour d'un roi. Le roi est un mal nécessaire désiré par le peuple mais il est légitime à la seule condition qu'il se soumette totalement à Dieu et qu'il reconnaisse la prédominance des prophètes (comme le fait David)[23].

Aspects politiques[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, le livre de Samuel présente aussi une volonté d'unir Juda et Israël et plus particulièrement le territoire de Benjamin d'où est issu Saül. Alors que le royaume de Samarie a disparu, Juda se présente comme héritier du royaume davidique qui comprenait toutes les tribus hébreux. Le territoire de Benjamin est le plus proche de celui de Juda et l'insistance dans le texte pour faire de David le successeur légitime de Saül s'explique par les prétentions territoriales de Juda sur son voisin à l'époque de la rédaction deutéronomiste. D'ailleurs ces deux territoires sont réunis lorsqu'ils seront dominés par l'empire néo-babylonien[23]. Ces prétentions territoriales sont aussi le signe des tensions qui existent entre les deux royaumes. Le livre de Samuel montre aussi ces tensions à l'œuvre car selon les passages «Israël» inclut ou exclut la région de Juda et dans le deuxième livre Absalom se révolte, en appelant les régions du Nord, contre son père David, qui règne sur le sud[28].

Intertextualité[modifier | modifier le code]

La figure du roi est donc ambiguë. Incarnée par David qui a été choisi par Yahvé et auquel a été promis une descendance perpétuellement royale elle ne peut être rejetée totalement mais la catastrophe de l'exil expliqué comme un continuel reniement de Yahvé par les rois montre que la monarchie ne peut être une forme valable de gouvernement. Cette ambivalence née de la confrontation entre les légendes anciennes favorables à David et la réalité de l'exil va perdurer dans les années suivantes puis, lorsque l'espoir d'une restauration davidique disparaît, se transformer en une espérance messianique. La personne du Christ telle qu'elle est présentée dans les évangile, descendant de David et incarnation de la loi divine, permet la résolution de cette tension[29].

Ancien Testament[modifier | modifier le code]

Le psaume 18 qui célèbre une victoire est entièrement copié dans le chapitre 22 du livre 2, mais d'autres livres font référence au livre de Samuel. Ainsi, le livre d'Isaïe, qui défend une alliance sacerdotale ent Yahvé et ses prêtres s'oppose au livre de Samuel qui défend une alliance davidique entre Yavhé et la famille de David assurée d'être à jamais choisie pour régner sur les hébreux [30].

Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Dans le Nouveau Testament le livre de Samuel est peu cité, bien que Jésus soit présenté comme «fils de David»[31]. Il est fait référence au début du chapitre 21, qui raconte l'épisode de David chez les prêtres de Nob, dans le chapitre 2 de l'évangile de Marc et des deux autres évangiles synoptiques. Les Actes des Apôtres et l'épître aux Hébreux évoquent le livre de Samuel et plus précisément l'oracle de Natan et présentent Samuel comme le premier des prophètes. Enfin, lors du récit de la naissance du Christ le chapitre 5 du livre 2 de Samuel est cité[32].

Postérité[modifier | modifier le code]

Comme David est présenté comme l'annonce du Christ, le livre de Samuel a suscité l'intérêt des pères de l'église comme Jean Chrysostome ou Origène et des commentateurs postérieurs comme Théodoret de Cyr ou Bède le vénérable. En effet, David dans ce livre présente plusieurs particularités qui sont reprises plus tard par les évagiles. Ainsi, David libère son peuple de la menace philistinne et Jésus libère l'humanité de Satan et de la mort ; David est roi et prophète comme le Christ[33]. Lorsque Charlemagne est empereur, les analyses ont pour fin de montrer que Charlemagne est le nouveau David[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le livre de Ruth dans les bibles chrétiennes s'intercale entre le livre des Juges et les livres de Samuel alors qu'il est classé dans les Ketouvim dans les bibles juives.
  2. Le terme de kaigé désigné une version grecque révisée de la Septante, produite entre le IIe et IVe siècles. Elle est ainsi nommée parce qu'elle traduit la conjonction gam (« גם » = « aussi ») en hébreu par le mot kaigé (« καὶ γε » = « au moins ») en grec. Jean Koulagna, Salomon de l'histoire deutéronomiste à Flavius Josèphe : Problèmes textuels et enjeux historiographiques, Éditions Publibook Université,‎ 2009, 198 p. (ISBN 9782748345834, lire en ligne), p. 81 ; 96.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Römer 2007, p. 14
  2. Anonyme, « Premier et deuxième livres des Chroniques : Introduction », dans Évêques catholiques, La Bible : traduction officielle, Mame,‎ 2013 (ISBN 9782728919796, lire en ligne)
  3. (en) Joseph Robinson, The Second Book of Kings, Cambridge, Cambridge University Press, coll. « The Cambridge Bible Commentary »,‎ 1987, 256 p. (ISBN 9780521097741), p. 1
  4. a et b Hancock 2011, p. 287
  5. François Orfeuil, Approches de la Bible : Un orthodoxe lit des textes, Paris, L'Harmattan, coll. « Religions et spiritualité »,‎ 2014, 268 p. (ISBN 978-2-343-03819-3), p. 42
  6. Émile Puech, « Qumrân et le texte de l'ancien testament », dans André Lemaire, Magne Saebø, International Organization for the Study of the Old Testament, Oslo, Brill,‎ 2000 (ISBN 90-04-11598-6, lire en ligne), p. 454
  7. a et b Tsumura 2007, p. 3-4
  8. Tsumura 2007, p. 8
  9. a, b et c Caquot et de Robert 1994, p. 7
  10. Wolfgang Kraus et Olivier Munnich, La Septante en Allemagne et en France : textes de la Septante à traduction double ou à traduction très littérale, vol. 238, Saint-Paul, coll. « Orbis biblicus et orientalis »,‎ 2009, 307 p. (ISBN 9783525534571), p. 4
  11. Thomas Römer, « Les prophètes », dans Thomas Römer, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides,‎ 2009, 902 p. (ISBN 9782830913682, lire en ligne), p. 313
  12. Anonyme, « Premier et deuxième livres des Chroniques : Introduction », dans Évêques catholiques, La Bible : traduction officielle, Mame,‎ 2013 (ISBN 9782728919796, lire en ligne), p. 37
  13. Thomas Römer, « Introduction », dans Thomas Römer et Konrad Schmid, Les dernières rédactions du Pentateuque, de l'Hexateuque et de l'Ennéateuque, Louvain, Presses universitaires de Louvain,‎ 2007 (lire en ligne), p. 4
  14. a et b Nihan et Nocquet 2009, p. 359
  15. Tsumura 2007, p. 12
  16. Nihan et Nocquet 2009, p. 365
  17. Nihan et Nocquet 2009, p. 373
  18. Thomas Römer, « Les Prophètes : Introduction », dans Thomas Römer, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides,‎ 2009, 902 p. (ISBN 9782830913682, lire en ligne), p. 313
  19. Caquot et de Robert 1994, p. 15
  20. Caquot et de Robert 1994, p. 17
  21. Ernst Axel Knauf, « 1-2 Rois », dans Thomas Römer, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides,‎ 2009, 902 p. (ISBN 9782830913682, lire en ligne), p. 387
  22. a et b Nihan et Nocquet 2009, p. 374
  23. a, b et c Nihan et Nocquet 2009, p. 380
  24. (en) David F. Payne, I & II Samuel, Westminster John Knox Press,‎ 1982, 277 p. (ISBN 9780664245733, lire en ligne), p. 4
  25. Tsumura 2007, p. 68
  26. Tsumura 2007, p. 72
  27. Deutéronome chapitre 17 verset 14 et 15
  28. (en) Graeme Auld, « 1 and 2 Samuel », dans James D. G. Dunn et John William Rogerson, Eerdmans Commentary on the Bible, Wm. B. Eerdmans Publishing,‎ 2003 (ISBN 9780802837110), p. 213
  29. Nihan et Nocquet 2009, p. 381
  30. Gosse 1997, p. 120
  31. Actes des Apôtres 13 v. 20-23
  32. a et b Caquot et de Robert 1994, p. 14
  33. (en) Leland Ryken, James C. Wilhoit et Tremper Longman III, Dictionary of Biblical Imagery, InterVarsity Press,‎ 2010, 1080 p. (ISBN 9780830867332, [qjEYEjVVEosC lire en ligne]), p. 195

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • André Caquot et Philippe de Robert, Les livres de Samuel, vol. 6, Labor et Fides, coll. « Commentaire de l'Ancien Testament »,‎ 1994, 649 p. (ISBN 9782830907032, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Gosse, Structuration des grands ensembles bibliques et intertextualité à l'époque perse : de la rédaction sacerdotale du livre d'Isaie à la contestation de la Sagesse, Berlin, De Gruyter,‎ 1997, 197 p. (ISBN 3-11-015395-5, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • (en) Rebecca S. Hancock, « 1 and 2 Samuel », dans The Oxford Encyclopedia of the Books of the Bible, Oxford University Press,‎ 2011, 1056 p. (ISBN 9780195377378, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christophe Nihan et Dany Nocquet, « 1-2 Samuel », dans Thomas Römer, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides,‎ 2009, 902 p. (ISBN 9782830913682, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Thomas Römer, La première histoire d'Israël : l'école deutéronomiste à l'œuvre, Labor et Fides, coll. « Le Monde de la Bible » (no 56),‎ 2007, 902 p. (ISBN 9782830912272, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • David Toshio Tsumura, The First Book of Samuel, Wm. B. Eerdmans Publishingl, coll. « New international commentary on the Old Testament »,‎ 2007, 698 p. (ISBN 9780802823595)Document utilisé pour la rédaction de l’article