Premier livre des Rois

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Scènes du chapitre 15 du Premier livre des Rois (manuscrit Quedlinburg Itala, du Ve siècle)

Le premier livre des Rois est un livre de l'Ancien Testament et classé parmi les livres des Prophètes, dans la tradition juive et dans la mouvance évangélique. Avec le deuxième livre des rois il constituait à l'origine un ensemble, le livre des rois qui a été divisé à l'époque de la Septante.

Les deux livres des Rois racontent l'histoire d'Israël depuis la rébellion d'Adonias (Adonija), quatrième fils du roi David (vers 1015 av. J.-C.) jusqu'à la captivité finale de Juda (vers 586 av. J.-C.). Ils contiennent toute l'histoire du royaume du nord (les dix tribus d'Israël) depuis la séparation d'Israël en deux royaumes jusqu'à sa déportation par les Assyriens dans les régions du nord.

Résumé[modifier | modifier le code]

Trois parties peuvent être distinguées dans l'ensemble des livres. La première relate la royauté de Salomon, la deuxième raconte en parallèle les histoires des royaume d'Israël et de Juda jusqu'à la fin d'Israël. La troisième se consacre au royaume de Juda jusqu'à la chute de celui-ci. Le premier livre des Rois part de la mort de David à la prophétie d'Élie. Celle-ci s'achève dans le second livre des Rois[K 1].

Règne de Salomon[modifier | modifier le code]

Le chapitre 1, qui fait le lien entre les Livres de Samuel et les livres des Rois, décrit les derniers jours de la vie du roi David et comment Salomon grâce à sa mère Bethsabée et au prophète Nathan s'empare du pouvoir[1]. Les chapitres 2 à 11 racontent le règne de Salomon en commençant par le don de la sagesse de la part de Dieu et l'exercice de celle-ci lors du jugement de Salomon (1 Rois 3, 4-28). Après une présentation de la cour du roi Salomon, de l'exercice de sa sagesse (1 R 4,1 à 1 R 5,14), la construction du temple est abordée. Du verset 5,15 à 5,32 sont relatés les relations internationales nécessaires à la construction du temple puis des chapitres 6 à 8 décrivent de manière très précise la construction du Temple de Salomon. Ensuite sont abordées les richesses du roi Salomon, les relations commerciales qu'entretient le royaume d'Israël, la venue de la reine de Saba avant de finir par la chute de Salomon au chapitre 11[K 1]. Cette présentation peut être divisée en deux parties. La première qui va jusqu'au chapitre 8 est d'une tonalité positive alors que la fin de récit, bien que des éléments positifs apparaissent encore, est plus critique. Le roi désobéit aux ordonances de Dieu en recherchant des femmes étrangères et en se tournant vers des idoles. Ces erreurs combinées à des fautes politiques entraînent un châtiment divin qui se manifeste par la partition du royaume[1].

Les royaumes d'Israël et de Juda[modifier | modifier le code]

Les chapitres 12 à 16 parlent des successeurs immédiats de Salomon, Roboam et Jéroboam. Ce dernier provoque la division du royaume d'Israël en devenant roi des 10 tribus alors que les tribus de Benjamin et de Juda forment un second royaume fidèle à la famille de David. Jéroboam est fidèle à YHVH mais pour l'adorer fait construire deux sanctuaires l'un à Dan et l'autre à Béthel. Ce faisant, il désobéit à un des préceptes divins qui insiste sur la place unique du temple de Jérusalem, situé en Juda, pour l'hommage à porter à Dieu. Du chapitre 15 à la fin du premier livre des rois et dans le second livre, l'histoire des deux royaumes, surtout vue comme une histoire des rois successifs, est présentée de façon synchronique. Chaque roi est évalué selon deux critères que sont l'obéissance à Yavhé et la reconnaissance du temple de Jérusalem comme sanctuaire unique. À cause de ce centralisme cultuel aucun roi d'Israël ne trouve grâce aux yeux de l'auteur du livre. Certains rois, comme Achab qui introduit le culte de Baal, sont encore plus exécrés. En revanche les rois de Juda, qui sont aussi comparés à leur aïeul David sont jugés plus favorablement[1].

Élie[modifier | modifier le code]

À partir du chapitre 17 commence le récit du ministère du prophète Élie. Il avertit le roi Achab, roi d'Israël, que le pays va connaître une sécheresse durant trois ans. Après cette prophétie, Élie commence une retraite près d'un torrent se jetant dans le Jourdain. Il part ensuite à Sidon où il est recueilli par une veuve et son fils dans la ville de Sarepta. Duex miracles se produisent dans cette maison grâce à l'intercession d'Élie envers Yavhé. Tout d'abord, la jarre de farine et la cruche d'huile utilisées pour confectionner le pain ne se vident jamais. Ensuite, le fils meurt mais Élie le fait ressusciter en priant trois fois Dieu[2]. Lorsque trois années se sont écoulées, Yavhé ordonne à Élie de retourner voir le roi Achab. Élie s'en prend au roi qui a abandonné Yavhé pour Baal. Il met ensuite au défi les 450 prêtres de Baal d'offrir un holocauste uniquement en priant leur dieu. Après l'échec des prêtres, Élie prie Dieu de brûler la viande du scaridice et son vœu est exaucé. Les prêtres de Baal sont égorgés[3]. Jézabel la femme d'Achab exige la mort d'Élie qui est obligé de s'enfuir sur le mont Horeb où Yavhé lui parle et lui annonce qu'il fera périr tous ceux qui ont adoré Baal[4]. Le ministère d'Élie continue dans les deux chapitres suivants et Le chapitre 22 rapporte une guerre contre la Syrie dans laquelle Achab et Josaphat, roi de Juda, unissent leurs forces. Le prophète Michée prophétise contre les rois.

Prophètes[modifier | modifier le code]

Plusieurs prophètes interviennent face aux rois pour leurs faire suivre les commandements divins[K 2] :

  • Ahiyya de Silo chapitre 11 versets 29-40 et 14,1-18
  • Michée Ben Yimla 22,5-28
  • Élie 17-19 et 21
  • Élisée 19,19-21

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Thomas Römer, La première histoire d'Israël : l'école deutéronomiste à l'œuvre, Labor et Fides, coll. « Le Monde de la Bible » (no 56),‎ 2007, 216 p. (ISBN 9782830912272, lire en ligne), p. 16
  2. 1R 17,16-23
  3. 1R 18
  4. 1R 19

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. a et b p. 384
  2. p. 386

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Texte intégral[modifier | modifier le code]

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