Jean Topart

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Jean Topart

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Dans Rocambole, de Jean-Pierre Decourt
(1964-1965)

Nom de naissance Jean Pierre Camille Henri Topart
Naissance 13 avril 1922
Paris, France
Nationalité Flag of France.svg Française
Décès 29 décembre 2012 (à 90 ans)
Le Port-Marly, Yvelines
France
Profession Acteur

Jean Topart est un acteur français né le 13 avril 1922[1] à Paris et mort le 29 décembre 2012 au Port-Marly (Yvelines)[2]. Il fut membre de la troupe du TNP de Jean Vilar dans les années 1950-1960. Il a joué de nombreux rôles au théâtre, ainsi que dans plusieurs grandes fictions de la télévision française : il est Le Bret aux côtés de Daniel Sorano dans le fameux Cyrano de Bergerac de Claude Barma à Noël 1960, Sir Williams dans le feuilleton Rocambole de Jean-Pierre Decourt (1964-1965) et Émile Zola dans Émile Zola ou la Conscience humaine, de Stellio Lorenzi (1978). Son timbre et son élocution en font également une des voix les plus singulières de la télévision et de la radio françaises[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts et le TNP[modifier | modifier le code]

Jean Topart commence des études de médecine puis choisit le théâtre, suivant en cela l'exemple de sa sœur Lise Topart, jeune actrice qui entame une carrière éclair au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avant d'être frappée par un destin tragique. Il suit des cours de comédie chez Berthe Bovy et Marie Ventura, et connaît son premier succès public au théâtre Antoine, où Pierre Fresnay lui donne sa chance dans L'Ecurie Watson (1948).

Il intègre en 1955 la troupe du TNPJean Vilar lui confie des rôles dans toutes les grandes créations de la troupe, notamment Henri IV, Ce fou de Platonov, La Résistible Ascension d'Arturo Ui. Au Festival d'Avignon, dont il est un habitué, il remporte de beaux succès publics et critiques dans Le Prince de Hombourg et Macbeth (1956), Le Songe d'une nuit d'été (1959) et Mère Courage (1960).

En 1959, Jean Renoir lui confie le rôle de Désiré, le majordome, dans le Testament du docteur Cordelier, où il joue au côté de Jean-Louis Barrault et Michel Vitold.

Les années 1960-1970 et la télévision[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, Jean Topart quitte le TNP. Il va poursuivre sa carrière au cinéma et au théâtre : on le voit notamment en 1965 au côté de Danielle Darrieux dans Comme un oiseau. Mais la célébrité lui viendra surtout de ses rôles, souvent de personnages sombres ou mystérieux, dans plusieurs grands feuilletons télévisés des années 1960. Il est Le Bret dans le Cyrano de Bergerac de Claude Barma en 1960 ; il est Iago dans Othello du même Claude Barma en 1962. Il joue dans l'épisode intitulé les Cathares (1966) de la série La caméra explore le temps de Stellio Lorenzi, ainsi que dans un épisode du Tribunal de l'Impossible dans le rôle de Nostradamus où il donne la réplique à Rosy Varte.

Son interprétation la plus célèbre reste cependant celle de l'inquiétant Sir Williams dans Rocambole, feuilleton-phare de Jean-Pierre Decourt diffusé sur la première chaîne de la RTF puis de l'ORTF en 1964 et 1965, adapté de l'œuvre de Ponson du Terrail, où il joue au côté de Pierre Vernier. Il a également joué dans plusieurs autres fictions marquantes de l'époque, dont Gaspard des montagnes, autre téléfilm de Jean-Pierre Decourt.

Il obtient un de ses plus beaux rôles dans Zola ou la Conscience humaine, un téléfilm en quatre épisodes réalisée par Stellio Lorenzi d'après la biographie Bonjour monsieur Zola d'Armand Lanoux et diffusée à partir du 29 avril 1978 sur Antenne 2. Il y incarne un Zola sensible, engagé et courageux.

Au cinéma, il interprète le sinistre Docteur Philippe Morasseau dans Poulet au vinaigre (1985) de Claude Chabrol. Dans sa dernière apparition sur le grand écran, en 2000, il joue un personnage inspiré du cinéaste Jean-Pierre Melville dans le film Les Acteurs de Bertrand Blier.

Doublages, narrations[modifier | modifier le code]

Jean Topart est aussi connu pour sa voxographie impressionnante, comme narrateur, lecteur, doubleur, et dans de nombreux dessins animés français et japonais des années 1970-1980. Son timbre de voix fort et son élocution à l'intonation changeante[4],[5] selon les besoins, lui ont permis de jouer dans de nombreuses séries animées de qualité. Ainsi, il a interprété la voix grave et inquiétante de Zeus et des dieux dans Ulysse 31 de Jean Chalopin et Bernard Deyriès. Ce dernier a de nouveau fait appel à lui pour être le narrateur des petits documentaires qui concluaient chaque épisode de la série Les Mystérieuses Cités d'Or [6]. C'est aussi le narrateur des dessins animés Rémi Sans Famille et Lady Oscar et la voix du Dragon Bleu qui donne la réplique à Chantal Goya dans la chanson du même nom pour la comédie musicale Le Mystérieux Voyage de Marie-Rose en 1984. Il sera également la voix de Léonard de Vinci pour le spectacle du même nom au parc d'attractions Mirapolis en 1987.

Il a notamment doublé Christopher Lee (rôle du Bourgmestre) dans la version française de Sleepy Hollow, film de Tim Burton (1999).

Il prêta sa voix pour les jingles radio de Cauet, d'abord sur Europe 2, puis sur Fun Radio, ainsi que pour la publicité, notamment pour les disques de Mylène Farmer.

À la télévision on l'a encore entendu en 2006 (rediffusion en 2008), toujours comme narrateur, dans le documentaire E.P. Jacobs : Blake ou Mortimer ? diffusé sur France 5.

Il est le frère de la comédienne Lise Topart, disparue en 1952 dans un accident d'avion à Nice. Ils sont inhumés au cimetière du Père-Lachaise à Paris[7].

Il a deux filles et cinq petits-enfants.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Émissions de télévision[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Voxographie sélective[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Narration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'année de naissance est bien 1922 (Lesgensducinema.com, IMDb). La date de 1927 donnée par Allociné est erronée.
  2. « Le comédien Jean Topart est mort », Libération, mis en ligne le 30 décembre 2012.
  3. Voir une compilation d'extraits de films ou d'émissions avec Jean Topart sur Dailymotion
  4. Armelle Héliot : Jean Topart, une page d'histoire, décembre 2012.
  5. Jean-Pierre Thibaudat : Disparition d’une voix (Jean Topart) après celle d’une gueule (Paul Crauchet), janvier 2013.
  6. « “Les Cités d’or”, enfin du soleil », Libération, mis en ligne le 6 décembre 2012.
  7. « TOPART Jean (1921-2012) », Amis et Passionnés du Père-Lachaise,‎ 2013-01-04 (consulté le 2013-05-31)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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