Ginette Leclerc

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Ginette Leclerc

Nom de naissance Geneviève Lucie Menut
Naissance
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 79 ans)
Paris (France)
Profession actrice
Films notables Le Corbeau
La Femme du boulanger

Ginette Leclerc, de son vrai nom Geneviève Lucie Menut, née le à Paris 18e et morte le à Paris 16e, est une actrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ginette Leclerc naît à Montmartre où ses parents, Louis Menut et Suzanne Fauth, tiennent une joaillerie. Elle se marie à dix-huit ans, le , avec un danseur de seize ans son aîné, Lucien Leclerc, « pour ne pas travailler ». En effet, elle veut être danseuse, mais sa famille s'oppose à ce choix. Toutefois, le ménage avec son mari ne dure pas et ils finissent par divorcer le . Plus tard, Ginette Leclerc partage pendant une dizaine d'années la vie du comédien Lucien Gallas.

Elle a des débuts assez difficiles, posant pour des cartes postales coquines, et faisant de la figuration pour le cinéma à partir de 1932, jusqu'au jour où elle est remarquée par Jacques Prévert.

C'est dans Ciboulette en 1933 que Claude Autant-Lara lui confie un petit rôle, qui sera le véritable début de sa carrière, suivi bientôt, en 1934, par L'Hôtel du libre échange de Georges Feydeau, transposé au cinéma par Marc Allégret, elle y donne notamment la réplique à Fernandel, puis en 1937, L'homme de nulle part de Pierre Chenal, ainsi que Prison sans barreaux où elle joue un personnage d'une grande perversité.

Elle devient célèbre en 1938 grâce au film La Femme du boulanger de Marcel Pagnol, aux côtés de Raimu et de la chatte Pomponette. Son meilleur rôle sera Denise, la femme sensuelle et boiteuse, amoureuse d’un médecin, dans Le Corbeau de Clouzot, sans oublier sa composition dans Le Val d'enfer de Maurice Tourneur.

Sous l’Occupation, Ginette Leclerc, partenaire de Tino Rossi, Jean Tissier, Georges Marchal et de bien d’autres grands acteurs de l'époque, tient aussi un cabaret avec son compagnon, Lucien Gallas, et accueille le milieu parisien de la collaboration et des occupants.

À la Libération, elle est détenue, sans jugement, presque une année, pour avoir travaillé, comme d'ailleurs une partie des comédiens français de l'époque, avec la firme allemande Continental, qui monopolisait les productions françaises. À sa sortie de prison elle ne retrouve plus de grands rôles, elle joue néanmoins, en 1948, dans La Maudite, coproduction franco-belge réalisée par Norbert Benoit avec un scénario de Norbert Benoit et Marcel Roy, en 1949, dans Un homme marche dans la ville de Marcello Pagliero, en 1951, dans le Plaisir, de Max Ophüls et en 1955 dans le film Gas-oil de Gilles Grangier, où elle interprète Mme Scoppo, ou encore dans Le Cave se rebiffe, partenaire de Bernard Blier et Jean Gabin, en 1961. Son dernier rôle sera en 1977 dans La Barricade du point du jour de René Richon. Elle a alors soixante-cinq ans.

Cela ne l'empêche pas de participer aussi à plusieurs séries policières de la télévision, entre autres Maigret ou Les Cinq Dernières Minutes, passant, bien souvent avec l’âge, de rôles de prostituée à ceux de femmes autoritaires et méchantes, ou de « mère maquerelle ».

Elle aura tourné en tout près de cent films.

Elle a joué, au théâtre, notamment dans des pièces de Marcel Achard et de Jean-Paul Sartre.

Avec ses yeux de braise, son sourire charnel et sa voix canaille, Ginette Leclerc fut, pendant des années, la représentation de la femme fatale et de la vamp des bas-fonds. Ginette Leclerc disait : « Je suis l'actrice qui a fait le plus longtemps le trottoir et qui a été le plus souvent assassinée ». En 1963, elle a écrit un livre de souvenirs, intitulé simplement Ma vie privée.

En 1984, deux chutes dans son appartement de la rue de Belloy dans le 16e arrondissement de Paris, l'obligent à une longue rééducation. Elle meurt le , des suites d'un cancer. Elle est inhumée au cimetière parisien de Pantin dans la 14e division.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ginette Leclerc, Ma vie privée, La Table Ronde, Paris, 1963, 229 p.
  • Christian Gilles, Ginette Leclerc : le désir des hommes, L'Harmattan, Paris, 2000, 172 p. (ISBN 9782747505079)
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]