Hubert Gough
| Sir Hubert de la Poer Gough | |
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Lieutenant General Hubert Gough
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| Naissance | 12 août 1870 Gurteen-Le-Poer, Comté de Waterford, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande |
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| Décès | 18 mars 1963 (à 92 ans) Londres, Angleterre, Royaume-Uni |
| Allégeance | |
| Arme | |
| Grade | Général |
| Années de service | 1888 – 1922 |
| Conflits | Campagne de Tirah Seconde Guerre des Boers Première Guerre mondiale |
| Commandement | 5e armée, I Corps, 7e division d'infanterie, 3e brigade de cavalerie, 16e lancier de la reine |
| Faits d'armes | Libération de Ladysmith Bataille de Loos Bataille de la Somme Bataille de Passchendaele Opération Michaël |
| Distinctions | Chevalier commandeur de l'Ordre royal de Victoria, Chevalier grand-croix de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges, Chevalier grand-croix de l'Ordre du Bain |
| Famille | Sir Charles John Stanley Gough (père), Général Sir Hugh Henry Gough (oncle), Brigadier-General John Edmund Gough (frère) |
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Hubert Gough est un militaire britannique issu d'une famille aristocrate, né le 12 août 1870 à Gurteen et décédé à Londres en 18 mars 1963. Il prend une part décisive dans la seconde Guerre des Boers, en entrant le premier dans Ladysmith libérée et commande les Britanniques à la bataille de Bloedrivier Poort. Il participe également à la première guerre mondiale en dirigeant jusqu'à commander la 5e armée britannique de 1916 à 1918.
Sommaire |
Famille [modifier]
Hubert Gough est né à Gurteen dans le comté de Waterford en Irlande, ainé d'une famille aristocrate anglo-irlandaise. Son père Sir Charles John Stanley Gough, son oncle le Général Sir Hugh Henry Gough et son fère Brigadier-General John Edmund Gough sont militaires et chose rarissime tous titulaires de la Victoria Cross.
Il épouse Harriette Anastasia de la Poer, fille de John William Poer, 17e baron de la Poer, de Gurteen, comté de Waterford, ancien député pour le comté de Waterford. Avec sa femme, ils ont une fille Myrtle Eleanore Gough qui épouse le Major Eric Adlhelm Torlogh Dutton en 1936.
Début de carrière [modifier]
Gough étudie au Collège d'Eton. Il entre ensuite à l'Académie royale militaire de Sandhurst en 1888. Il rejoint le 16e Lanciers et participe à la campagne de Tirah. Il commande une colonne de secours lors du siège de Ladysmith durant la Seconde Guerre des Boers.
De 1904 à 1906, il est instructeur au Staff College. Il commande le 16e (Queen's) Lancers. En 1911, il retourne en Irlande. Il devient brigadier général commandant la 3e brigade de cavalerie au Curragh.
En mars 1914, Gough participe à l'incident de Curragh, dans lequel un certain nombre d'officier de l'armée britannique déclare préférer démissionner plutôt que d'appliquer les Homes Rules pour l'Irlande.
Première Guerre mondiale [modifier]
Début du conflit [modifier]
Au début du conflit en août 1914, Gough commande la 3e brigade de cavalerie puis la 7e division connue sous le nom de « l'armée mobile de Gough ». Gough est un général qui a les faveurs du général Haigh et connait une ascension fulgurante durant la guerre. Il devient chef du 1er corps lors de la bataille de Loos en septembre 1915.
La Somme [modifier]
Au début de la bataille de la Somme, Gough est lieutenant général à titre temporaire, il a cependant la direction de l'armée de réserve. En octobre 1916, cette armée de réserve est rebaptisée 5e armée. La 16e division irlandaise et la 36e division d'Ulster basculent sous son commandement.
Le 1er janvier 1917, il est nommé lieutenant général à titre définitif pour son comportement sur le champ de bataille.
Offensive de Nivelle [modifier]
Gough développe une rancune tenace contre Wilson qui a joué un rôle significatif dans l'incident Curragh et qui commande le 4e corps en 1916.
Lorsque Wilson est nommé en mars 1917 comme officier de liaison franco-anglais au GQG français, Gough écrit à Stamfordham pour se plaindre de Wilson. Gough prétend que Wilson n'a pas eu d'impact lors de ses différents commandements comme officier d'état major ou comme chef du 4e corps, mais qu'il a une réputation d'intrigant.
Lorsque les relations entre le général Nivelle et les généraux anglais deviennent tendues en mars 1917, Nivelle demande au gouvernement britannique de limoger Haig et de le remplacer par Gough.
La troisième bataille d'Ypres [modifier]
En juillet 1917, au cours de la troisième bataille d'Ypres ou bataille de Passchendaele, bien que les divisions soient épuisées après 13 jours de déplacement avec leur équipement sous un bombardement allemand, il ordonne à ses bataillons de se positionner à l'est du saillant d'Ypres. Les bataillons se trouvent face à des défenses allemandes épargnées par le bombardement britannique.
À la mi-août, la 16e division irlandaise a subi plus de 4200 pertes et la 36e division d'Ulster 3600 pertes soit plus de 50 % de l'effectif des troupes.
Gough reproche à ces deux divisions de n'être pas capable de conserver le terrain conquis car « elles sont irlandaises et qu'elles ne supportent pas le bombardement allemand ». Le général Haigh reproche par la suite à Gough d'avoir privilégié la carte irlandaise et de n'avoir pas engagé d'autres troupes.
Offensive du printemps 1918 [modifier]
Au cours des offensives allemandes du printemps 1918, la 5e armée de Gough supporte le poids de l'attaque allemande lors de l'opération Michaël du 21 mars 1918. Son action est contrastée au cours de cette période.
Certains historiens dont Carlyon considère comme injuste le traitement des actions de Gough lors de l'opération Michael, mais indique que la carrière de Gough est émaillée d'échecs répétés dans la planification, la préparation des batailles. Il est aussi relevé un manque total d'empathie avec le soldat de base.
Gough est limogé en avril 1918.
Après-guerre [modifier]
En 1919, il prend la direction de la Mission alliée pour les États baltes. Il prend sa retraite de l'armée en 1922.
De 1936 à 1943, il est colonel honoraire des 16e et 5e des Queen's Royal Lancers, il est président du Club de Shamrock des Militaires irlandais à Londres.
Son livre « La Cinquième Armée » défend son bilan en tant que commandant en 1918. Gough meurt le 18 mars 1963 à l'âge de 92 ans.
Distinctions [modifier]
- Chevalier commandeur de l'Ordre royal de Victoria (KCVO - 1917)[1]
- Chevalier grand-croix de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges (GCMG)
- Chevalier grand-croix de l'Ordre du Bain (GCB - 1937)[2]
Notes et références [modifier]
- London Gazette : n° 30216, p. 7912, 03-08-1917
- London Gazette : n° 34396, p. 3078, 11-05-1937
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hubert Gough » (voir la liste des auteurs)
- Général britannique
- Personnalité de la Première Guerre mondiale
- Naissance en 1870
- Naissance à Londres
- Décès en 1963
- Chevalier grand croix de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges
- Chevalier grand-croix de l'ordre du Bain
- Chevalier commandeur de l'ordre royal de Victoria
- Personnel de l'armée de terre britannique pendant la Seconde Guerre des Boers
- Général de l'armée de terre britannique pendant la Première Guerre mondiale