Jonquières (Oise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jonquières.
Jonquières
La mairie, rue de l'Archerie.
La mairie, rue de l'Archerie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Compiègne
Canton Canton de Compiègne-Sud-Ouest
Intercommunalité Agglomération de la région de Compiègne
Maire
Mandat
Jean-Claude Chireux
2014-2020
Code postal 60680
Code commune 60326
Démographie
Population
municipale
599 hab. (2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 26″ N 2° 43′ 52″ E / 49.3906, 2.7311 ()49° 23′ 26″ Nord 2° 43′ 52″ Est / 49.3906, 2.7311 ()  
Altitude Min. 55 m – Max. 153 m
Superficie 7,32 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Jonquières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Jonquières

Jonquières est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, dans la pleine d'Estrées, entre Clermont et Compiègne, sur l'itinéraire de la RN 31 Rouen - Reims et non loin de l'autoroute A1 et de la LGV Nord, à l'ouest. Jonquières est une commune résidentielle à caractère rural, peu industrialisée, en dehors de toute agglomération dans le sens de l'Insee[1], ce qui ne l'empêche évidemment pas d'adhérer à l'agglomération de la région de Compiègne. Le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne est éloigné de 9 km[2], et le chef-lieu d'arrondissement de Clermont de 21 km[3]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 64 km[4], et le chef-lieu de département Beauvais est distant de 46 km[5]. Jonquières comporte un hameau, Montplaisir, à 2 km au nord-nord-est du village. Aucun cours d'eau n'est présent sur le territoire communal.

Communes limitrophes de Jonquières[6]
Arsy Remy Lachelle
Canly Jonquières[6] Jaux
Longueil-Sainte-Marie Le Meux
Vue sur le Mont d'Huette depuis le sud.

Quatre buttes boisées cantonnent le village, dont trois se situent, au moins en partie, sur le territoire communal : Le Bocquet au sud-est (Le Meux), le Mont Hart au sud-ouest, le Mont Clerge au nord-ouest et le Mont d'Huette, le plus élevé, culminant à 157 m au-dessus du niveau de la mer. Sur cette butte se trouvait un camp chasséen[7]. Dans le cadre du plan d'urbanisme du grand Compiègne un lotissement devait y être aménagé. Le maire de l'époque, Jean-Jacques Carluy, s'est opposé à ce projet avec succès[8]. Hormis ces buttes, d'autres parties de la commune sont couvertes de forêts, la plus étendue étant le Bois de Caubrières au nord du hameau de Montplaisir. Le relief de la commune est vallonné autour du village, mais devient plus plat vers le nord.

Sur le plan des voies communication, le principal axe routier est représenté par la RN 31, qui passe à plus d'un kilomètre de distance au nord du village, dans un sens est-ouest. Sur la commune voisine de Canly, existe un échangeur avec l'autoroute A1. Le village lui-même est traversé du nord au sud par une route départementale, la RD 98. En direction du sud, elle se dirige vers Le Meux et l'échangeur avec la voie rapide de la RD 200 Compiègne - Creil. Depuis le carrefour au centre de Jonquières, part la RD 10 en direction de l'ouest, vers Canly et Sacy-le-Petit où elle donne accès à la RD 1017, près de Pont-Sainte-Maxence. Une voie communal relie Jonquières aux différents hameaux de sa commune voisine à l'est, Jaux.

Jonquières ne possède plus de gare sur son territoire, la gare la plus proche, celle du Meux - Lacroix-Saint-Ouen, étant éloignée de 4,0 km. Elle est desservie par les trains omnibus TER Picardie de la relation n° 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent huit trains pour Paris et neuf trains pour Compiègne, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 57 min pour Paris et de 8 min pour Compiègne[9]. Sur le plan des transports en commun, Jonquières est desservi par une ligne d'autocars du réseau du Conseil général de l'Oise : la ligne 33B Clermont - Compiègne, à vocation essentiellement scolaire. Elle propose toutefois deux aller-retours pour Compiègne en transport sur réservation pendant les vacances scolaires, du lundi au samedi[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Jacques Carluy    
mars 2008 avril 2014 Baudoin Gerard   Fermier
avril 2014 en cours Jean-Claude Chireux   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 599 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
651 641 736 727 717 706 702 703 655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
576 533 493 516 493 471 460 444 437
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
419 400 414 415 378 351 341 391 373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
343 327 335 477 512 527 570 585 592
2011 - - - - - - - -
599 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 27,8 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 9,7 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 27,5 %, plus de 60 ans = 27,6 %).
Pyramide des âges à Jonquières en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
3,4 
75 à 89 ans
6,9 
15,6 
60 à 74 ans
20,0 
27,8 
45 à 59 ans
27,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,1 
12,9 
15 à 29 ans
9,7 
19,0 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.

Ville fleurie : deux fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des villes et villages Fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[15],[16].

Monument historique[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Nicolas (classée monument historique par arrêté du 2 février 1920[17]) : De plan cruciforme, elle a été reconstruite en 1522 et restaurée en 1879. Les murs du transept et du chœur, à pans coupés, sont exécutés exclusivement en pierre de taille. L'ensemble des fenêtres sont des ogives surbaissées sans remplage, et l'on note l'absence totale de moulures, caractéristiques qui renvoient à la période de transition entre le roman et le gothique : le style gothique flamboyant d'usage en la région au moment de la reconstruction n'a pas laissé d'empreinte. Les croisillons du transept arborent tous les deux un pignon, dont celui du sud est exécuté en brique. La façade sud du transept présente d'autres particularités : une tourelle d'escalier ronde en lieu et place des contreforts à l'angle gauche, et deux baies bouchées plus étroites encadrant la baie centrale toujours en place. Le clocher central est en charpente ; il se résume à un toit aigu et élevé à quatre versants, couvert d'ardoise. La courte nef de trois travées est aveugle et possède une toiture commune avec les bas-côtés, de très faible hauteur. L'ensemble est voûté d'ogives. Le portail occidental date de 1762[18]. Les remarquables vitraux ont été créés par l'abbé Théodore-Cyrille Deligny, précurseur de l'Art nouveau, entre 1850 et 1860[19],[20]. Le cimetière a conservé son emplacement traditionnel près de l'église.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le couvent des Carmélites de Compiègne a été bâti sur la commune en 1991 ; il accueille actuellement treize sœurs carmélites (2010) et l'on peut assister aux différents offices dans la chapelle du couvent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Jonquières, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie »,‎ 2005, 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 56-64

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le 16 octobre 2012).
  2. « Orthodromie entre Jonquières et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 16 octobre 2012).
  3. « Orthodromie entre Jonquières et Clermont (Oise) », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 16 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Jonquières et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 16 octobre 2012).
  5. « Orthodromie entre Jonquières et Beauvais », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 16 octobre 2012).
  6. Communes limitrophes de Jonquières (Oise) sur Géoportail.
  7. Jean-Claude Blanchet, « Le camp chasséen du « Mont d'Huette » à Jonquières (Oise) : I. Présentation liminaire », Revue archéologique de Picardie, no 1-2,‎ 1984, p. 213-215 (lire en ligne).
  8. Laurent Mauron, « Le mont d'Huette a failli disparaître », Le Parisien,‎ 7 octobre 2005 (lire en ligne).
  9. [PDF] « Horaire de la relation n° 12 Busigny - Saint-Quentin - Compiègne - Paris », sur TER Picardie (consulté le 16 octobre 2012).
  10. [PDF] « Horaire de la ligne 33B Creil-Clermont » sur le site « Fiches horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 16 octobre 2012).
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  13. « Évolution et structure de la population à Jonquières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  15. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard, édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008.
  16. « Jonquières (Oise) », sur Site officiel des villes et villages fleuris,‎ 2011 (consulté le 2 octobre 2012).
  17. « Notice no PA00114721 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Estrées-Saint-Denis, arrondissement de Clermont (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1832, 110 p. (lire en ligne), p. 46-47.
  19. « Histoire locale », sur Jonquières (site officiel) (consulté le 2 octobre 2012).
  20. Philippe Bonnet-Laborderie et Jean-Marie Caudron, « Les vitraux de l'abbé Deligny : un précurseur de l'art nouveau, un curé du diocèse de Beauvais au XIXe siècle », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, no 119-120,‎ 1 décembre 2004, p. 1-88 ((résume) lire en ligne).