Le Meux

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Le Meux
L'Église Saint-Martin du Meux
L'Église Saint-Martin du Meux
Blason de Le Meux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Compiègne-Sud-Ouest
Intercommunalité Agglomération de la région de Compiègne
Maire
Mandat
Évelyne Le Chapellier
2014-2020
Code postal 60880
Code commune 60402
Démographie
Population
municipale
1 968 hab. (2011)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 06″ N 2° 44′ 43″ E / 49.3683333333, 2.74527777778 ()49° 22′ 06″ Nord 2° 44′ 43″ Est / 49.3683333333, 2.74527777778 ()  
Altitude Min. 30 m – Max. 122 m
Superficie 7,8 km2
Localisation

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Le Meux

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Le Meux

Le Meux est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, dans la moyenne vallée de l'Oise et près de la rive droite de cette rivière, à une distance orthodromique de 7,7 km au sud-ouest du chef-lieu d'arrondissement de Compiègne[1]. La distance avec la capitale, au sud-ouest, est de 63 km[2]. Le Meux est une commune résidentielle et industrielle à caractère rural, en dehors de toute agglomération[3], ce qui ne l'empêche évidemment pas d'adhérer à l'Agglomération de la région de Compiègne. Le Meux comporte quatre hameaux : La Croisette, au carrefour des RD 13 et RD 98 à mi-chemin entre la gare et le bourg ; Le Bac près de l'actuel pont de l'Oise face à Lacroix-Saint-Ouen ; La Bruyère au sud-ouest du centre ; et Caumont, à 1,3 km au nord-est, au pied du versant sud de la butte dite Le Bocquet.

Communes limitrophes du Meux[4]
Jonquières Jaux
Longueil-Sainte-Marie du Meux[4] Armancourt
Rivecourt Lacroix-Saint-Ouen
Paysage près du hameau de Caumont.

Le Meux possède un relief assez varié. Au niveau de l'Oise, qui représente la limite orientale de la commune dans son secteur sud, se trouve le point le plus bas à 30 m au-dessus du niveau de la mer. En remontant vers le nord, suit la plaine alluviale de l'Oise traversée par la voie rapide de la RD 200 et occupée par la zone industrielle. Puis, au-delà de la voie ferrée de Creil à Aulnoye-Aymeries et de la RD 13, orientées dans un sens nord-est - sud-ouest, se situe le village dont la mairie est bâtie à 51 m d'altitude. Le village est encadré au loin par des collines boisées à l'ouest, au nord et à l'est, dont Le Bocquet culminant à 121 m au-dessus du niveau de la mer, point culminant du Meux. La plaine agricole entre ces collines est légèrement ondulée. Aucun cours d'eau n'y est présent.

Concernant les voies de communication, le bourg est desservi directement par les deux routes départementales déjà mentionnées. La RD 13 est une route de desserte locale de la rive droite de l'Oise et passe par les différentes localités qui s'y alignent. La RD 98 qui lui est perpendiculaire représente un petit axe nord-sud, reliant la RN 31 Rouen - Reims au nord de la commune voisine de Jonquières à la RD 200 ainsi qu'à Lacroix-Saint-Ouen. C'est la RD 200 Compiègne - Creil qui est la route la plus importante présente sur la commune. À 6,5 km au sud-ouest de son interconnexion avec la RD 98, se trouve l'échangeur no 9 de l'autoroute A1, sur le territoire communal de Longueil-Sainte-Marie. Le Meux dispose également d'une gare, appelée Meux - Lacroix-Saint-Ouen, à 1,0 km du centre du bourg. Elle est desservie par les trains omnibus TER Picardie de la relation no 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent huit trains pour Paris et neuf trains pour Compiègne, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 57 min pour Paris et de 8 min pour Compiègne[5]. Sur le plan des transports en commun, Le Meux est desservi par une ligne d'autocars du réseau du Conseil général de l'Oise : la ligne 33B Clermont - Compiègne, à vocation essentiellement scolaire. Elle propose toutefois deux aller-retours pour Compiègne en transport sur réservation pendant les vacances scolaires, du lundi au samedi[6].

Vue d'ensemble, avec le vieux village et le nouveau quartier résidentiel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'appelait Ulmeus, l'ormeau, en 1156[7]. Le nom a évolué régulièrement (Dou Meus, De Omeus, Omeux) pour se stabiliser en Le Meux au début du XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Centre-ville du Meux.
Mairie du Meux.
Salle des fêtes.

Le site est très ancien : des traces d'occupation humaine au Paléolithique et au Néolithique ont été retrouvées dans les environs immédiats. La position géographique du village l'a souvent placé au cœur des campagnes militaires. En 51 avant Jésus-Christ, les légions romaines conduites par César passent l'Oise à Compiègne et traversent le Meux, Jonquières, Canly avant d'attaquer les Bellovaques à Clermont. Il s'agit de l'ancienne cité des Bellovaci, conquise par les Romains.

L'histoire de la commune est liée aux seigneurs du Fayel. Le premier d'entre eux fut un chevalier envoyé par les seigneurs de Pierrefonds pour défendre les terres à la demande des prêtres de Saint-Wandrille qui avaient reçu les terres du roi Childebert III en octobre 704. S'ensuivit une querelle entre les moines, soutenus par les papes (Innocent II en 1142, Eugène III en 1145, Clément IV en 1267 et Grégoire X en 1273), et le seigneur du Fayel. En 1177, le roi Louis VII confirma la possession de la chapelle aux moines et le seigneur du Fayel conserva les terres. La même mésaventure semble être arrivée aux prémontés de l'abbaye Saint-Yved-de-Braine qui possédaient les terres du Meux et de Chevrières. En 1157, ces terres appartiennent au seigneur du Fayel.

Il y avait un château fort démantelé en 1429 sur ordre de Charles Vll.

La famille de Rouville récupéra les terres du Meux en 1536 suite à des successions entre la famille du Fayel et de Ferrières, puis de Ferrières et de Rouville. Cette famille de la noblesse normande conserva les terres autour du château actuel jusqu'en 1722 (donation à Jacques François Tardieu de Maleissye). C'est sans doute Jean de Rouville, ou son fils Hercules-Louis, qui fit construire l'actuel château dans la première moitié du XVIIe siècle.

Le village connut une nouvelle vitalité avec la création d'une zone industrielle au milieu des années 1980. Elle s'est accompagnée de la création de lotissements et d'une modernisation importante des équipements (groupe scolaire en 1988…).

Lors d'épisodes orageux la nuit du 26 au 27 juillet 2013, la commune est touchée par d'importantes chutes de grêlons. 26 personnes sont mises au chômage technique suite aux dégâts sur la zone industrielle, les toitures de certaines habitations sont endommagées[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2011   Évelyne Le Chapellier    
1977 2011 Robert Ternacle UMP  
1970 1977 Anicet Schambert    
1965 1970 Gustave Lardier    
1965 1965 Odilon Dufau    
1944 1965 Raymond Meunier    
1925 1944 Gustave Denuncq    
1919 1925 Joseph Prevost    
1912 1919 Géry Relot    
1911 1912 François Bourcier    
1908 1911 Armand Desmaret    
1896 1908 Charles Junius Bourcier    
1894 1896 Jean-Baptiste Fontaine    
1884 1894 Charles Junius Bourcier    
1881 1884 Louis Paulin    
1876 1881 Charles Junius Bourcier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 968 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
952 1 068 1 138 1 060 1 030 970 940 956 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
915 868 786 767 739 710 712 688 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
724 674 651 694 690 670 636 629 662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
656 723 768 998 1 471 1 708 2 027 1 968 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,4 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 25,7 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 11 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 25,1 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 26,4 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 13,5 %).
Pyramide des âges à Le Meux en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
3,1 
75 à 89 ans
5,5 
7,7 
60 à 74 ans
7,2 
22,2 
45 à 59 ans
19,0 
25,7 
30 à 44 ans
26,4 
17,7 
15 à 29 ans
16,1 
23,4 
0 à 14 ans
25,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Meux

Les armes de Le Meux se blasonnent ainsi :

écartelé: au premier d'azur à deux poissons adossés d'argent accompagnés de quatre billettes d'or 1,2,1; au second de gueules à la fasce d'argent; au troisieme d'or au lion contourné d'azur, au quatrième mi coupé mi parti d'hermine à la bordure d'azur chargée de 10 fers à cheval d'or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du Meux.
Clocher de l'église.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château du Meux.
  • Le château du Meux (inscrit monument historique par arrêté du 17 mai 1977[13]) : il s'agit d'un ancien relais de chasse construit en 1637, modifié aux XVIIIe et XIXe siècles.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin, rue du général Leclerc : C'est une église cruciforme au clocher latéral et au chœur polygonal, datant essentiellement du début du XVIIe siècle (Louis Graves indique l'année 1612). La nef non voûtée a été rebâtie vers la fin du XIXe siècle avec les fonds mis à dispositions par des donateurs. L'architecture Renaissance en vogue au moment de la construction ne se manifeste pour autant pas sur les façades de l'église Saint-Martin. L'édifice est assez élevé et éclairé par de grandes verrières. Les murs sont en pierres de taille très régulières. La nef porte sur trois travées et possède des bas-côtés, dont chaque travée est dotée de son propre pignon, donnant respectivement vers le nord et vers le sud. Le clocher s'élève au-dessus du croisillon sud du transept. Il est de plan carré et flanqué d'une tourelle d'escalier ronde, à l'est. Ses contreforts aux angles se retraient trois fois, et sont couronnés à chaque niveau par un petit clocheton. L'étage supérieur succède à un niveau intermédiaire aveugle, et est percée de deux vastes baies géminées abat-son par face. Leurs arcades sont des ogives cintrées. Le clocher et coiffé par un simple toit à quatre versants. Quant au chœur, il est éclairé par sept hautes baies ogivales, de même forme que les baies des façades latérales. Malgré les deux reconstructions successives, l'église conserve quelques éléments plus anciens, dont le portail occidental avec son archivolte plein cintre décoré d'un ornement à étoiles simples, s'appuyant sur des colonnettes garnies de chapiteaux aux feuillages. Ce portail renvoie à l'architecture romane. À l'intérieur, le bénitier est creusé dans un chapiteau du XIIIe siècle, et les fonts baptismaux datent de la fin du XIIIe, ou du début du XIVe siècle. Les nervures des voûtes retombent sur des consoles ornées d'armoiries, et au-dessus du chœur, des armoiries ornent les intersections des nervures des voûtes. Les voûtes des bras du transept présentent des pendentifs au-dessous des clés de voûte[14],[15],[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Le Meux, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie »,‎ 2005, 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 75-79

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Le Meux et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 18 octobre 2012).
  2. « Orthodromie entre Le Meux et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 18 octobre 2012).
  3. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le 16 octobre 2012).
  4. Communes limitrophes du Meux sur Géoportail.
  5. [PDF] « Horaire de la relation n° 12 Busigny - Saint-Quentin - Compiègne - Paris », sur TER Picardie (consulté le 19 octobre 2012).
  6. [PDF] « Horaire de la ligne 33B Creil-Clermont » sur le site « Fiches horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 19 octobre 2012).
  7. Émile Lambert, Collection de la Société de linguistique régionale de la Picardie historique, vol. 1, Musée de Picardie, 1963, p. 74
  8. « Les orages ont fait des dégâts en Picardie », Le Courrier Picard,‎ 27 juillet 2013
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Le Meux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  13. « Notice no PA00114747 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Émile Coët, « Armancourt », Notice historique et statistique sur les communes de l'arrondissement de Compiègne, Compiègne, A. Mennecier,‎ 1883, p. 113-114 (lire en ligne).
  15. Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Estrées-Saint-Denis, arrondissement de Clermont (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1832, 110 p. (lire en ligne), p. 48-49.
  16. Eugène Müller, Courses archéologiques autour de Compiègne, Compiègne, Progrès de l’Oise,‎ 1904, 84 p. (lire en ligne [PDF]), p. 229