Armancourt (Oise)

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Armancourt
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Compiègne
Canton Canton de Compiègne-Sud-Ouest
Intercommunalité Agglomération de la région de Compiègne
Maire
Mandat
Éric Bertrand
2014-2020
Code postal 60880
Code commune 60023
Démographie
Gentilé Armancourtois
Population
municipale
553 hab. (2011)
Densité 272 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 26″ N 2° 45′ 54″ E / 49.3739, 2.765 ()49° 22′ 26″ Nord 2° 45′ 54″ Est / 49.3739, 2.765 ()  
Altitude Min. 30 m – Max. 112 m
Superficie 2,03 km2
Localisation

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Armancourt

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Armancourt

Armancourt est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Armancourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, dans la moyenne vallée de l'Oise et près de la rive droite de cette rivière, à une distance orthodromique de 6 km au sud-ouest du chef-lieu d'arrondissement de Compiègne[1]. La distance avec la capitale, au sud-ouest, est de 65 km[2]. Armancourt entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Compiègne composée de quatorze communes totalisant 70 610 habitants en 2009[3],[4].

Communes limitrophes d’Armancourt (Oise)[5]
Jaux
Le Meux Armancourt (Oise)[5]
Lacroix-Saint-Ouen

Avec une petite superficie de 2,03 km², Armancourt est la sixième commune la moins étendue parmi les 694 communes de l'Oise[6]. Elle ne possède que trois communes limitrophes, dont Lacroix-Saint-Ouen. Du fait que la limite entre les deux communes se situe au milieu de l'Oise, aucun lien routier direct n'existe entre les deux communes : il faut traverser Le Meux, au sud, pour se rendre d'une ville à l'autre. Le territoire communal est partagée en deux secteurs par la voie ferrée de Creil à Aulnoye-Aymeries et par la RD 13 qui lui est parallèle. Le secteur à l'est de cette ligne de partage correspond à la plaine alluviale de l'Oise, couverte de surfaces agricoles. À l'ouest, s'élève un coteau qui correspond au versant est d'un petit massif de collines. Ce secteur est accidenté et présente plusieurs parcelles boisées ; s'y trouve le point culminant de la commune à 112 m au-dessus du niveau de la mer. Les maisons qui ne sont pas bâties le long de la RD 13, seule route signifiante dans la commune, se situent déjà à flanc de coteau ou au sommet des buttes. Hormis l'Oise, aucun cours d'eau n'est présent à Armancourt.

Concernant les voies de communication, la RD 13 déjà mentionnée est l'unique route départementale qui existe sur la commune. C'est une route de desserte locale parallèle à la voie rapide de la RD 200 Compiègne - Creil, qui au niveau d'Armancourt passe par la rive opposée de l'Oise. Un échangeur existe sur la commune voisine du Meux, au sud. La RD 200 donne également accès à l'autoroute A1 par l'échangeur n° 9 sur la commune de Longueil-Sainte-Marie, à 10 km d'Armancourt. Compiègne est accessible par la RD 13, qui toutefois ne permet une traversée de l'Oise qu'au nord du centre-ville, près de la gare, ou à partir de Jaux, par la déviation de Compiègne (RD 1131) qui permet de s'approcher de la ville par le sud. Une voie communale quitte Armancourt en direction du nord-ouest, passant par les hameaux de Dizocourt et Varanval (commune de Jaux) et se dirigeant vers la RN 31.

Bien que traversé par la ligne de chemin de fer, Armancourt n'a jamais possédé de gare. En direction de Creil et Paris, la gare la plus proche est celle du Meux - Lacroix-Saint-Ouen, à une distance routière de1,9 km. Elle est desservie par les trains omnibus TER Picardie de la relation n° 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent huit trains pour Paris et neuf trains pour Compiègne, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 57 min pour Paris et de 8 min pour Compiègne. En direction de Compiègne, la prochaine gare est le point d'arrêt de Jaux, à 1,9 km également, mais ne s'y arrêtent que six trains dans chaque sens[7]. Sur le plan des transports en commun, Armancourt est desservi par une ligne d'autocars du réseau du Conseil général de l'Oise : la ligne 33B Clermont - Compiègne, à vocation essentiellement scolaire. Elle propose toutefois deux aller-retours pour Compiègne en transport sur réservation pendant les vacances scolaires, du lundi au samedi[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Armancourt Blason Écartelé: aux 1er et 4e d'azur à la tour d'argent, ouverte et ajourée de sable, aux 2e et 3e d'argent au lévrier de gueules accolé et bouclé d'or, accompagné de trois tourteaux de gueules et surmonté d'un lambel du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Joël François DVD  
mars 2008   Éric Bertrand    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 553 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
323 346 350 367 352 313 277 274 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
228 213 205 181 176 201 192 185 185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
178 191 166 180 157 141 165 165 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
177 159 244 472 501 527 533 541 558
2011 - - - - - - - -
553 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 33 %, plus de 60 ans = 14,9 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 30,9 %, plus de 60 ans = 14,7 %).
Pyramide des âges à Armancourt en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,7 
4,2 
75 à 89 ans
2,6 
10,3 
60 à 74 ans
11,4 
33,0 
45 à 59 ans
30,9 
18,4 
30 à 44 ans
19,1 
17,6 
15 à 29 ans
19,1 
16,1 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Armancourt ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Armancourt.
  • L'Église Notre-Dame d'Armancourt (inscrite monument historique par arrêté du 22 août 1949[13]), rue des Vignes blanches : L'édifice est bâti à 117 m d'altitude sur une butte dominant le village, à l'écart du centre. Près de l'église se trouvaient jadis une source au caractère miraculeux, ainsi qu'un moulin à vent. C'est, selon l'appréciation d'Eugène Müller, un édifice sans caractère, pour lequel Louis Graves a identifié l'année de construction 1410. De style gothique tardif, l'église est bâtie en pierre de taille et suit un plan cruciforme classique. La nef tout comme le chœur polygonal portent sur deux travées et sont de hauteur identique, ainsi que le transept. Ses pignons présentent une alternance de briques et de pierres de taille, seule fantaisie que se permettent les façades latérales. Au-dessus de la croisée du transept s'élève le petit clocher central en charpente, au toit octogonal recouvert d'ardoise. L'on ne note qu'un seul bas-côté, au sud ; ses deux fenêtres sont de taille inégale. Quant à la façade occidentale avec son portail carré aux angles arrondis et les deux niches vides encadrant la baie au-dessus, elle est plus récente que le reste de l'église. À l'intérieur, la voûte de la nef est supportés par des gros piliers cannelés. Comme particularité, la tourelle d'escalier donnant accès au clocher se situe à l'intérieur de l'église, près du portail. Le transept nord-ouest abrite une grotte de Notre-Dame de Lourdes. Les vitraux coloriés du XVe siècle ne subsistent plus. Du fait de mouvements du sol, la structure de l'édifice est sérieusement affectée, et les voûtes et supports se sont désarticulées près du portail et près du chevet[14],[15],[16],[13].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le calvaire, rue des Matinnoix (RD 13), à l'angle avec l'impasse des Larris Martin, et à la limite avec la commune voisine de Jaux : Croix filigrane en fonte, peinte en plusieurs couleurs, plantée dans un solide socle en pierre.
  • Les fermes et maisons picardes traditionnelles, datant de la plupart du XIXe siècle, le long de la rue principale du village, la RD 13 (rue des Matinnoix, rue de la Basse-Côte).
  • Le monument aux morts, sur le parking face à la mairie, rue de la Basse-Côte.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Armancourt, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie »,‎ 2005, 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 21-25

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Armancourt et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 18 octobre 2012).
  2. « Orthodromie entre Armancourt et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 18 octobre 2012).
  3. « Composition communale de l'agglomération : 60502-Compiègne », sur le site de l'Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  4. « Résumé statistique - unité urbaine de Compiègne », sur le site de l'Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  5. Communes limitrophes d'Armancourt sur Géoportail.
  6. « Résumé statistique national (fichier Excel) », sur Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  7. [PDF] « Horaire de la relation n° 12 Busigny - Saint-Quentin - Compiègne - Paris », sur TER Picardie (consulté le 18 octobre 2012).
  8. [PDF] « Horaire de la ligne 33B Creil-Clermont » sur le site « Fiches horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 18 octobre 2012).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Armancourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  13. a et b « Notice no PA00114483 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Estrées-Saint-Denis, arrondissement de Clermont (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1832, 110 p. (lire en ligne), p. 30-31.
  15. Émile Coët, « Armancourt », Notice historique et statistique sur les communes de l'arrondissement de Compiègne, Compiègne, A. Mennecier,‎ 1883, p. 82 (lire en ligne).
  16. Eugène Müller, Courses archéologiques autour de Compiègne, Compiègne, Progrès de l’Oise,‎ 1904, 84 p. (lire en ligne [PDF]), p. 228