Stéthoscope

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Un stéthoscope (du grec stêthos (στῆθος), "poitrine", et scope du grec ancien "skopein" (σκοπεϊν), « observer ») est un instrument médical acoustique, utilisé pour l'auscultation, c’est-à-dire l'écoute des sons internes au corps humain.

Historique[modifier | modifier le code]

Stéthoscopes du XIXe siècle

Le stéthoscope a été inventé selon la légende[1] le en France, par le docteur René Laennec. Il ne s'agissait alors que d'une simple liasse de papiers roulés, permettant d'éloigner l'oreille du médecin de son patient pour des raisons de pudeur, mais aussi d'efficacité. Il créa ainsi l'auscultation médiate par opposition à l'auscultation immédiate où il avait la tête collée à la poitrine du patient. Sa première description écrite de son système remonte au 8 mars 1817. Laennec en construisit secondairement plusieurs modèles en bois.

Le modèle en a été amélioré vers 1830 par Pierre Piorry qui construisit un adaptateur en ivoire du côté auriculaire. Vers la même époque, un tube flexible relie le pavillon à l'écouteur mais le modèle rigide va encore persister quelques décennies.

Le stéthoscope bi-auriculaire (pour les deux oreilles) a été imaginé dès 1829 mais construit seulement en 1851. Le tube était en caoutchouc mais cette solution s'avéra fragile et dut être abandonnée. Un second modèle, plus rigide, vit le jour en 1852 à base de tubes métalliques.

Vers 1870, des stéthoscopes différentiels apparaissent : deux pavillons, montés chacun sur un tube et connectés à une oreille, devaient permettre de comparer l'auscultation à deux endroits différents.

En 1961, le Dr David Littmann créa le stéthoscope contemporain avec son double pavillon réversible, qui reste toujours utilisé de nos jours.

Le 1er stéthoscope du monde est aujourd'hui à Nantes car René Laennec (1781-1826) qui en est l’inventeur a vécu à Nantes, place du Bouffay notamment de 1788 à 1800. L’un de ses descendants a légué une partie de ses objets et manuscrits originaux, dont le célèbre stéthoscope à l’école de médecine. Aujourd’hui, une salle d’exposition les met enfin en valeur au dernier étage de la fac de Pharmacie[2].

Le stéthoscope contemporain[modifier | modifier le code]

Stéthoscope moderne

Actuellement, les stéthoscopes comportent un ou deux pavillons, pièces métalliques pourvues d'une membrane que l'on applique sur la peau du patient. Cette membrane, mise en vibration par les sons corporels, est reliée par un ou deux tubes souples en caoutchouc aux embouts que l'opérateur place dans ses oreilles. La rigidité du système au niveau auriculaire, se fait grâce à une armature métallique : la lyre. Par sa construction, il constitue un amplificateur acoustique (large pavillon, petits écouteurs). Les capteurs peuvent filtrer certaines fréquences, pour recueillir les sons plus spécifiquement aigus ou graves, selon les diagnostics à effectuer. Des modèles à amplification électronique ont été construits, sans réel succès commercial.

Le stéthoscope est utilisé par les professionnels de santé afin d'écouter les battements cardiaques, le murmure respiratoire, le thrill artériel, les bruits abdominaux ou fœtaux, ou encore utilisé lors de la prise de la tension artérielle.

Intérêts[modifier | modifier le code]

C'est un appareil non intrusif, qui n'a pas d'effet secondaire. Il donne de nombreuses informations sur l'état du patient. Il est très utilisé pour ausculter le cœur ou les poumons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Isabelle Grellet, Caroline Kruse, Histoires de la tuberculose : Les fièvres de l'âme, 1800-1940, Ramsay,‎ 983, p. 23
  2. Presse-Océan (rédaction), « Le 1er stéthoscope du monde est à Nantes », www.presseocean.fr,‎ 24 juillet 2012 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]