Transplantation rénale

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Schéma représentant la position d'un rein transplanté.

La transplantation rénale, ou greffe de rein est une intervention chirurgicale consistant à remplacer un rein défectueux par un rein sain, prélevé sur un donneur. Selon la pathologie initiale, le greffon peut être posé sans que le rein ou les reins malades n'aient été retirés. Le rein transplanté est généralement greffé plus bas que la position anatomique normale, notamment dans la fosse iliaque.

Il s'agit de la greffe la plus courante, elle possède un taux de réussite élevé. Elle est pratiquée chez les patients souffrant d'insuffisance rénale terminale afin d'améliorer leur qualité de vie, et de les libérer des contraintes des séances de dialyses. Cette greffe n'est donc pas vitale pour le patient.

Historique[modifier | modifier le code]

La première transplantation rénale à partir d'un donneur vivant a eu lieu en 1952 sur le jeune Marius Renard par l'équipe de Louis Michon à l'Hôpital Necker à Paris, les suites néphrologiques étant assurées par Jean Hamburger. Le jeune homme mourut 21 jours plus tard. La première transplantation rénale en Belgique fut pratiquée le 2 février 1960 à l'hôpital Brugmann par l'équipe du professeur Paul Mingers.

Rôles du rein[modifier | modifier le code]

Le rein est l'organe de filtration du sang et de la formation de l'urine. Il permet de purifier le sang des ses déchets tels que certains métabolites ou des médicaments. Le rein assure également l'équilibre des volumes corporels.

Indication[modifier | modifier le code]

Insuffisance rénale chronique au stade terminal.

Technique et déroulement[modifier | modifier le code]

Le donneur[modifier | modifier le code]

Il s'agit le plus souvent d'une personne décédée. Mais le donneur peut aussi être vivant[1], non-apparenté ou membre de la famille. En cas de donneur vivant apparenté :

  • lorsque les deux reins sont équivalents on prélève le rein gauche ;
  • lorsque les deux reins ne sont pas équivalents on prélève le moins performant ;
  • lorsque la vascularisation est multiple, on prélève le rein qui a la vascularisation la plus simple.

L'opération[modifier | modifier le code]

L'intervention chirurgicale occasionne des appréhensions propres à chacun quant aux douleurs ressenties, aux cicatrices, aux suites opératoires[2]etc.

Évolution et suivi[modifier | modifier le code]

Complications possibles[modifier | modifier le code]

Suivi du patient greffé[modifier | modifier le code]

Un masque doit être porté pendant au moins six mois pour ne pas attraper des infections virales ou des microbes.

Les analyses sanguines seront fréquentes : créatininémie, urémie, population des globules blancs ainsi que la clairance de la créatinine (pourcentage de la filtration rénale et le fonctionnement) avec également le dosage du médicament anti-rejet (Tacrolymus ou Ciclosporine). Une échographie du greffon cherche à détecter le rejet du greffon, une échographie Doppler rénale une fois tous les six mois surveille l'absence de sténose de l’artère rénale.

La cortisone, Le Tacrolymus (ou la Ciclosporine) et les immunosuppresseurs seront administrés à vie pour éviter le rejet du greffon et leur dosage sera revu par le médecin lors de la consultation.

L'Institut national de santé américain (National Institutes of Health) a annoncé, le 3 juillet 2013, la mise au point d'un nouveau test urinaire non invasif permettant de détecter le rejet probable d'un rein greffé[3]. Ce test mesure les taux de trois biomarqueurs présents dans les urines d'un patient et permet d'indiquer si le système immunitaire du receveur est en train de réagir contre les cellules du greffon, entraînant ainsi son rejet et l'échec de la greffe[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Matas AJ, Payne WD, Sutherland DE, Humar A, Gruessner RW, Kandaswamy R, Dunn DL, Gillingham KJ, Najarian JS. « 2,500 living donor kidney transplants: a single-center experience » Ann Surg. 2001;234(2):149-64. PMID 11505060
  2. (fr) [vidéo] La greffe de rein : au bloc et après - une vidéo Renaloo TV sur YouTube
  3. (en) « Urine test can diagnose, predict kidney transplant rejection », National Institutes of Health,‎ 3 juillet 2013 (consulté le 19 juillet 2013)
  4. Suthanthiran M, Schwartz JE, Ding R, Abecassis M, Dadhania D, Samstein B, Knechtle SJ, Friedewald J, Becker YT, Sharma VK, Williams NM, Chang CS, Hoang C, Muthukumar T, August P, Keslar KS, Fairchild RL, Hricik DE, Heeger PS, Han L, Liu J, Riggs M, Ikle DN, Bridges ND, Shaked A., « Urinary-cell mRNA profile and acute cellular rejection in kidney allografts », The New England journal of medicine, vol. 369, no 1,‎ 2013, p. 20-31 (PMID 23822777, lire en ligne) modifier

Voir aussi[modifier | modifier le code]